Le monde à l’envers, ou la drôle de cohérence des Verts allemands

Ci-dessous la traduction d’un article en anglais d’Andy Gheorgiu, consultable dans sa version originale ici. Il souligne encore une fois qu’il n’est guère d’écologie véritable qui ne s’attaque au libéralisme qui épuise les ressources de notre planète au service et au profit de quelques-uns.

Le 21 juin 2019

C’est le monde à l’envers : des électeurs font confiance à des Verts allemands pour faire face à la crise climatique, au moment même où ce parti soutenait le gaz américain « Libre » obtenu par fracturation.

Il y a fort longtemps, dans un pays connu pour ses forêts verdoyantes, ses vieilles traditions et sa grande industrie, un miracle allait se produire. Une transition énergétique propre et indispensable par un pays européen industrialisé – et très influent – était sur le chemin de la soi-disant « Energiewende » (« Révolution énergétique »).

Cependant, la transition avait trop bien marché. Le puissant lobby des combustibles fossiles a constaté qu’un système énergétique décentralisé respectueux du climat, basé sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (peut-être couplé à un modèle économique modifié), était sur le point de transformer les anciens schémas économiques et était sur le point de transformer les anciens schémas énergétiques.

C’est pourquoi il lutte avec acharnement contre tout ce qui pourrait nous sauver du chaos climatique. Ses tenants ont même infiltré les esprits des groupes environnementaux, des groupes de réflexion et de la plupart des univers politiques existants. Leur clé pour maintenir le statu quo polluant est le gaz.

L’Allemagne est déjà le plus gros consommateur et revendeur de gaz d’Europe. Utilisant près de 92 milliards de mètres cubes de gaz fossiles en 2017, le gaz représentait 24% de la consommation d’énergie primaire de l’Allemagne. Après l’annonce finale de l’élimination du charbon, l’industrie des combustibles fossiles voit émerger un marché du gaz encore plus important en Allemagne. S’exprimant lors du Forum économique mondial de cette année à Davos, la chancelière Merkel a assuré le secteur des combustibles fossiles que l’élimination du charbon ne signifie rien d’autre que du gaz en Allemagne.

Terminaux GNL proposés pour l’Allemagne

Grâce au gazoduc Nord Stream existant, Gazprom peut acheminer le gaz russe directement en Allemagne par la mer Baltique, permettant ainsi à Moscou de contourner les pays de transit européens tels que la Pologne, la Biélorussie et l’Ukraine, touchée par la crise. L’ Allemagne et Gazprom poussent maintenant fortement en faveur de la construction d’un deuxième gazoduc, Nord Stream II, qui doublerait la capacité actuelle d’entrée de gaz russe en passant de 55 à 110 Gm3 par an.

Mais au lieu d’arrêter le projet ou de lancer un débat sur le besoin réel de gaz en Allemagne, le pays investit en outre des fonds publics dans des projets similaires à Nord Stream II, tels que le corridor de gaz du Sud.

Battage publicitaire américain et soumission allemande ? (en anglais)

Pendant ce temps, sous la pression de l’administration Trump, Merkel veut cofinancer la construction d’au moins un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) avec des fonds publics. Quatre terminaux sont en cours de discussion. Le budget fédéral allemand pour 2019 prévoit des subventions pour le gaz de 36,85 millions d’euros plus 65,7 millions d’euros en crédits d’engagement jusqu’en 2023. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire.

Dans le budget commun, les investissements privés et les projets d’infrastructure « Amélioration de la structure économique régionale » peuvent également être subventionnés. Cinquante pour cent du montant total de la subvention sera payé par l’État fédéral touché et l’autre moitié par le gouvernement national. Dans le cas du projet de terminal méthanier à Brunsbüttel, le gouvernement fédéral actuel veut ajouter 50 millions d’euros des fonds publics du budget commun à la somme de 450 millions d’euros qui ne permettent pas à eux seuls d assurer le financement du projet autrement non rentable de ce projet. Cela déclencherait automatiquement le versement 50 millions d’euros supplémentaires du gouvernement national !

Le ministre de l’Economie, Peter Altmaier, a qualifié le soutien de « geste en faveur de nos amis américains », conscient du fait que les analystes du marché ont qualifié la décision de « création d’une ruine de l’investissement », soulignant que « l’Allemagne n’a pas besoin du gaz de Trump. »

Le candidat le plus avancé est le terminal méthanier de Brunsbüttel, dans l’État fédéral du Schleswig-Holstein. Selon Brunsbuettel Ports, le gaz pourrait provenir des États-Unis et serait utilisé sur place par les sociétés pétrochimiques, par exemple par Yara, l’un des bien nommés « Exxon de l’agriculture », pour la fabrication d’engrais. La société énergétique allemande RWE a signé un contrat de capacité avec l’investisseur German LNG et a conclu en novembre 2018 un accord de coopération avec le premier acheteur mondial de GNL, Tokyo Gas. Un mois plus tard, Woodside Energy Trading et RWE ont signé un accord de fourniture de GNL à moyen terme, dont la source principale est le gaz fossile provenant du projet de gaz naturel liquéfié Corpus Christi, au Texas. En termes simples, le service public allemand veut acheter plus de GNL aux États-Unis, car Trump promeut les richesses en gaz en Europe.

Le plus gros concurrent de Brunsbüttel est Stade, situé dans l’État fédéral voisin de Basse-Saxe. Ce site est privilégié par le géant pétrochimique et le fournisseur d’agents de soutènement, Dow Chemical, qui souhaite utiliser le gaz pour ses installations énergivores et comme matière première directe pour la production de plastiques et de produits pétrochimiques. Le site de Dow Chemical consomme à lui seul 1% de la production d’électricité allemande.

Sous la pression de l’administration Trump, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a invité les plus grands groupes de pression américains du GNL à une conférence à Berlin le 12 février.

En présence du secrétaire adjoint américain à l’Energie, Dan Brouillette, Altmaier a annoncé le même jour que le gouvernement allemand modifierait également le cadre juridique en vigueur de sorte que les consommateurs, et non les investisseurs, paient les coûts de construction et d’exploitation annuels des conduites de raccordement pour les terminaux méthaniers.

Le projet de nouvelle législation a été publié secrètement le jeudi 14 mars 2019. La date limite pour le dépôt des déclarations officielles a été fixée au mardi 19 mars 2019 à 15 heures, heure de Paris. J’ai néanmoins pu faire une déclaration au nom de Food & Water Europe et de l’Alliance climatique allemande contre le GNL. Notre document a été signé par 25 groupes environnementaux, soulignant les menaces climatiques, environnementales et économiques liées aux terminaux méthaniers proposés, mais également les vices de procédure évidents liés à la nouvelle législation proposée.

Le Conseil fédéral allemand devait approuver la nouvelle législation. Nous espérions que les gouvernements des États fédéraux co-dirigés par les Verts s’abstiendraient au moins du vote – ce qui aurait entraîné le rejet de la nouvelle législation. Cependant, la réalité fut différente.

Les verts en puissance vendent leurs valeurs fondamentales

Au lieu de s’opposer  aux développements récents visant à créer une infrastructure inutile d’importation de GNL, ou pour le moins de les critiquer, les Verts ont voté en faveur de la nouvelle législation, ouvrant la voie à un afflux de gaz fracturé américain hostile au climat.

C’est vraiment dommage que le gouvernement allemand (composé de conservateurs et de socialistes) soutienne ces projets, mais c’est encore pire lorsque le Parti Vert (qui fait partie du gouvernement régional de plusieurs États fédéraux d’Allemagne) soutient la construction par des subventions gouvernementales d’une infrastructure d’importation de gaz naturel liquéfié obtenu par fracturation.

Cela paraît absurde, en particulier étant donné que les Verts allemands sont arrivés en deuxième position lors des élections au Parlement européen en mai 2019 et qu’ils avaient même atteint un record dans un nouveau sondage, devançant les conservateurs d’Angela Merkel.

Opposition à la hausse

Le peuple allemand en a définitivement eu assez de cette hypocrisie et l’opposition grandit dans tout le pays.

Food & Water Europe a initié et co-fondé la Climate Alliance contre le GNL en octobre 2018, qui a contraint l’investisseur chez Brunsbüttel à ouvrir un dialogue public avec plusieurs événements publics qui se sont tenus en février 2019.

Aux premières heures du 31 janvier, nous avons surpris les politiciens et les représentants de l’industrie (qui s’étaient réunis pour un soi-disant petit déjeuner parlementaire) en organisant une action de protestation devant la représentation permanente de l’État fédéral du Schleswig-Holstein à Berlin. Nous avons également lancé une pétition contre le projet de terminaux méthaniers en Allemagne, signée par  plus de 79 600 personnes .

Entre-temps, notre opposition croissante attire l’attention de la très influente ONG allemande  Deutsche Umwelthilfe (Aide à l’environnement allemande), qui a publié un avis juridique contestant la réalisation du projet de terminal méthanier à Brunsbüttel. Parallèlement aux manifestations Friday for Future et Extinction Rebellion Germany, des manifestations ont été organisées dans la perspective du vote susmentionné sur la législation relative au GNL à Berlin.

Une chose est maintenant claire pour toutes les personnes impliquées : nous sommes prêts pour ce combat en évolution. La lutte ne fait que commencer.

Ne les laissons pas voter la “loi climat” sans agir

La loi climat proposée par le gouvernement pro-nucléaire d’Edouard Philippe va accroître gravement les risques : elle prévoit entre autres de décaler de 10 ans l’échéance pour atteindre 50% de nucléaire dans la production électrique…

Comme quoi il est bien des gens qui font de l’écologie uniquement un souci préélectoral.

Le réseau Sortir du nuclaire lance une campagne pour interpeller les députés. Pour y participer, cliquez sur l’image ci-dessous.

La protestation contre la base aérienne de Ramstein sera sexy

A l’heure où on a beaucoup parlé d’Europe, en oubliant qu’elle était devenue une Europe de la guerre et non de la paix,  un article de Pressensa sur la mobilisation contre la base aérienne de Ramstein d’où partent les drones de la mort ! 

Capture d’écran de la vidéo « La destruction du CDU » de Rezo

Quand on parle de Ramstein, on ne parle pas d’une bande musicale mais d’une base aérienne étasunienne sur le sol allemand. Il s’agit de la base aérienne des États-Unis, centre de guerre des drones pour le Proche et Moyen-Orient, point opérationnel de toutes les armes nucléaires stockées en Europe. En outre, toutes les opérations des forces aériennes étasuniennes en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient sont coordonnées depuis Ramstein. Les guerres contraires au droit international sont menées depuis le territoire allemand et avec l’accord de l’Allemagne, c’est-à-dire depuis le pays qui a juré : « Plus de fascisme, plus de guerre ».

Déjà en 1999, Joschka Fischer a mené l’Allemagne dans la guerre dite du Kosovo, et a transformé les anciens Verts pacifistes en parti belligérant. Oui, les Verts qui, grâce au changement climatique et à Fridays for Future, sont incroyablement branchés en ce moment. Chère Alliance 90/Les Verts, faites attention à ce qui vient, avant qu’un Youtuber ne vous crie dans les oreilles : « La protection de l’environnement et du climat ne va pas sans politique de paix ».

Grâce à Rezo, Ramstein est maintenant aussi arrivé à la génération Youtube. Dans sa fameuse vidéo « La destruction du CDU » (uniquement en allemand !),qui a été cliqué 14 millions de fois, il a consacré 8 minutes à la base aérienne états-unienne de Ramstein (à regarder dès la minute 29:22). Bien sûr, cela suscite l’espoir d’une mobilisation accrue des organisateurs pendant la Semaine d’action Stop Ramstein, qui se déroule du 23 au 30 juin et qui a été annoncée ce 19 juin passé lors d’une conférence de presse à Berlin.

Pascal Luig et Reiner Braun lors de la conférence de presse de la campagne Stop Base aérienne de Ramstein le 19.06.2019 à Berlin. (Photo de Pressenza)

L’acquisition des drones de combat d’Hébron et l’entrée du gouvernement allemand dans le commerce des drones tueurs, le doublement des missions de drones par l’administration Trump par rapport au premier semestre 2018, notamment au Pakistan, au Yémen et en Afghanistan, où 80% des victimes sont des civils, confirment ainsi l’accusation de violation du droit international, sont autant d’arguments pour protester pour la cinquième fois aux portes de la base.

Cependant, la semaine de protestation de cette année est particulièrement marquée par la menace d’une guerre contre l’Iran et le rôle que cette base aérienne jouerait dans une guerre en tant que force opérationnelle centrale pour toutes les troupes aéroportées étasuniennes en Afrique et en Asie. De grandes quantités de munitions sont déjà transportées dans la région via Ramstein. D’où la demande adressée au gouvernement fédéral de ne pas participer à une telle guerre, ce qui signifie de ne pas accorder de droits de survol et d’empêcher l’utilisation de Ramstein à ces fins.

Après la cessation du traité FNI par les États-Unis [N.d.T. Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), qui cherche le démantèlement, par les États-Unis et l’URSS, d’une catégorie de missiles avec des charges nucléaires ou conventionnelles], le stationnement d’armes nucléaires terrestres en Europe menace et devrait très probablement avoir lieu à Ramstein. Le stationnement de nouvelles armes nucléaires en Europe doit être empêché et les armes existantes doivent être retirées, c’est la deuxième exigence centrale de l’action de protestation de cette année.

Outre les aspects de politique dans le domaine de la paix, les conséquences environnementales de cette base militaire deviennent de plus en plus importantes et le débat sur le climat prend une toute nouvelle dimension. La base aérienne et ses activités représentent des véritables tueurs du climat. L’armée états-unienne consomme plus de pétrole que des pays comme la Suède ou l’Irak. Un avion supersonique états-unien produit autant d’émissions que 34.000 voitures par heure. Le kérosène utilisé, qui est beaucoup plus cancérigène que les véhicules diesel est régulièrement rejeté dans la région, la pollution des eaux souterraines et bien sûr les émissions de CO2 sont déjà des raisons suffisantes pour fermer la base militaire.

La campagne « Stop Base aérienne Ramstein » aura lieu du 23 au 30/06/2019 et l’on prévoit :

Un camp international d’une semaine pour la paix,
Une veillée publique dans l’église des Apôtres,
Un congrès international contre les bases militaires,
Un atelier sur la paix,
Une grande manifestation suivie d’un festival pour la paix,
Actions de désobéissance civile.
Pour plus d’informations : https://www.ramstein-kampagne.eu/

Sans l’environnement, rien ne va plus. Cependant, un monde respectueux du climat n’est d’aucune utilité si des actions guerrières le rendent inhabitable. Par conséquent, les militants pour la paix et l’environnement doivent se soutenir mutuellement pour un monde meilleur.

Comment signer le référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris ?

 

⚠ Le site développé par le gouvernement est d’utilisation fastidieuse et peu intuitive. Suite à de nombreuses remontées de difficultés et bugs rencontrés par des volontaires pour signer, voici une fiche contenant les informations nécessaires pour signer correctement.

Nombre de participant·e·s : Le plus important possible pour atteindre les 4 717 396 signatures
Temps nécessaire : 15 à 30 minutes
Matériel nécessaire :
– 1 ordinateur, un téléphone ou une tablette relié à internet ou le formulaire adéquat
– Vos informations personnelles (noms, prénoms, adresse, commune d’inscription sur les listes électorales…)
– Votre carte d’identité ou votre passeport en cours de validité
– Si possible votre carte d’électeur·rice

Pourquoi c’est important ?

Aéroports de Paris, ou ADP. Depuis quelques jours, vous voyez probablement ces trois lettres fleurir sur les réseaux sociaux. Les Aéroports de Paris dont il est question, ce sont les aéroports de Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget. À eux trois, ces aéroports voient passer plus de 105 millions de voyageur·se·s chaque année, soit plus que la population française.

En mars 2019, l’Assemblée nationale a voté la privatisation de ces aéroports. C’est-à-dire que tout l’argent récolté avec la location des espaces pour les boutiques commerciales ou les redevances payées par les compagnies aériennes n’iraient plus dans les caisses de l’État mais dans les poches des actionnaires.

Or les aéroports de Paris rapportent de l’argent à l’État. Beaucoup. L’année dernière ils ont rapporté 173 millions d’euros rien qu’en dividendes. Jackpot. Mais outre l’aberration économique de vendre une poule aux oeufs d’or, cette privatisation pose deux autres problèmes : de souveraineté et écologique.

De souveraineté, car cela revient à confier une de nos principales frontières, avec 105 millions de personnes y transitant, à une entreprise privée. Et écologique, car garder le contrôle du transport aérien national est un point essentiel pour réussir la transition écologique.

Après le fiasco de la privatisation des autoroutes, dont le prix des péages a depuis augmenté de 20%, il est nécessaire d’empêcher cette nouvelle vente de notre patrimoine commun.

Macron brade les bijoux de famille, ne le laissons pas faire.

Que faire ? 

En avril 2019, 248 parlementaires ont signé pour engager une procédure de Référendum d’Initiative Partagée (RIP). En effet, depuis 2008 la Constitution permet d’organiser un référendum si il est soutenu par au moins 185 parlementaires et 4,7 millions d’électeurs et d’électrices.

Le seuil des 185 parlementaires validé, le Conseil constitutionel a autorisé, pour la première fois de notre histoire, la collecte des 4,7 millions de soutiens. Pour signer, il faut se rendre seulement et uniquement sur ce site du ministère de l’Intérieur. Les signatures sur d’autres plateformes sont inutiles.

Qui peut soutenir ?

Toutes les personnes en âge de voter et inscrites sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien au Référendum.

Comment apporter mon soutien à ce référendum ?

1 – Par internet, en signant sur le site du Référendum d’Initiative Partagée

Un site internet dédié est mis en place par le gouvernement afin de récolter les signatures des Référendums d’Initiative Partagée (R.I.P.).

Pour soutenir la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris et empêcher leurs privatisations, voici comment faire :

Connectez-vous sur le site du gouvernement en cliquant sur le bouton ci-dessous puis suivez les différentes étapes indiquées :

Étape 1

Étape 1 : Cocher la case et cliquer sur « Suivant »

Étape 2

Remplir toutes les cases puis cliquer sur « Suivant ».

Lorsque vous renseignez votre commune, le site va vous proposer un code. Pas de panique, ce n’est pas le code postal de votre commune mais le code INSEE. Il n’y a rien à changer.

Indiquez tous les prénoms inscrits sur votre carte d’identité en les séparant par un espace et en les faisant commencer par une majuscule. Faites particulièrement attention aux accents et aux tirets si il y en a dans vos noms ou prénoms. Pour les femmes mariées : utilisez le nom de naissance uniquement.

Étape 3

Remplir les champs et cliquer sur « Valider votre soutien ».

Vous utilisez votre carte d’identité : le numéro de votre carte d’identité est inscrit en haut de votre carte, juste sous la « République Française ». La date et le département de délivrance sont inscrits au dos de votre carte.

Vous utilisez votre
passeport : le numéro de passeport est en haut à droite sur la page d’information où se trouve la photo, il est composé de 9 caractères (2 chiffres, 2 lettres, 5 chiffres). La date de délivrance se trouve sur la même page.

Étape 4

Vérifier les informations.

Entrer le code Captacha (ici par exemple : « htygWEn ») en respectant les majuscules et les minuscules. Si vous n’arrivez pas à lire votre code, vous pouvez en demander un autre en cliquant sur [Autre Image] autant de fois qu’il est nécessaire.

Si vous vous trompez dans votre code pas de panique, vous allez en avoir un autre et pouvoir réessayer. Cliquer sur « Oui, confirmer mon soutien ».

Étape 5

Si vous arrivez sur cette page, bravo, vous avez réussi ! N’oubliez pas de télécharger le récépissé et gardez-le. Si vous avez un message d’erreur, rafraîchissez la page en utilisant la touche F5 de votre clavier. Si besoin, recommencez depuis le début.

À noter :
Depuis son ouverture, jeudi à minuit, de nombreux·ses citoyen·ne·s ont peiné à enregistrer leur soutien : la base de données semble ne pas connaître certain·e·s électeur·rice·s, le captcha visuel est particulièrement difficile à reproduire, enfin des problèmes de surcharge rendent par moment le service inaccessible. N’hésitez pas à recommencer les différentes étapes à plusieurs reprises si vous rencontrez des difficultés pour valider votre soutien sur le site.

2- En déposant votre soutien sur un formulaire papier au guichet de la commune la plus peuplée du canton, d’une circonscription administrative équivalente ou du consulat

Pour connaître les communes, circonscriptions administratives équivalentes et consulats concernés et prendre connaissance des modalités de dépôt des soutiens sur un formulaire papier, veuillez cliquer sur le lien suivant.

N’hésitez pas à partager un maximum cette fiche, à aider les personnes qui souhaitent accomplir  cette démarche et à convaincre autour de vous de signer le R.I.P. contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris pour atteindre le nombre de signatures nécessaire.

Européennes : analyse des votes sur Troyes

La liste France Insoumise aux élections européennes fait ses meilleurs scores sur Troyes dans les quartiers populaires : Quartier des Marots, Quartier des Chartreux, Quartier du Point du jour, Quartier Jules Guesde, Quartier des Blossières, Quartier des Lombards.
C’est également dans ces quartiers que le taux de participation est le plus faible et où le RN fait ses meilleurs scores.
Si on prend parar exemple le quartier des Chartreux, on constate que la participation y est de 39.2% seulement, avec les résultats suivants en pourcentages)

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Pub.
Gén.SPCF  
9,3640,284,4411,76,79 5,52,342,1

On sait que les quartiers populaires de Troyes sont habités par une population très multiculturelle et que le rejet de la politique de Macron s’est sans doute focalisé sur les thèses anti-immigration du RN.
Quant aux autres ils se sont soit abstenus soit ont espéré en votant en priorité France Insoumise qui arrive bien devant EELV, Place Publique, Génération.S et le PCF.
LR et son représentant Baroin payent quant à eux la politique du maire d‘abandon de ces quartiers.
Nos militants ont été bien présents sur 3 de ces quartiers (Chartreux, Point du Jour, Lombards). Il nous faudrait maintenant pouvoir atteindre également les trois autres quartiers où nous représentons un espoir.

Sans surprise, LR font leurs meilleurs scores dans les beaux quartiers Hôtel de Ville et Diderot. Mais, y compris en terre de Baroin,  ils y sont platement battus par LREM.
Les quartiers mixtes reflètent les scores les plus élevés de LREM et de Place Publique : Paul Bert, 14 Juillet, Jules Ferry et Preize.
EELV, quant à eux, ne font de beaux scores que dans les beaux quartiers de l’Hôtel de ville et de la Cathédrale.

En conclusion, l’espoir que nous pouvons être pour les populations des quartiers populaires doit être amplifié. Nous devons porter un message clair où ils puissent envisager un changement de leur quotidien difficile.
Pour les municipales, on voit nettement le rejet de la politique municipale actuelle. Faisons-en sorte que le RN ne cristallise pas toutes les colères. Proposons une liste avec des propositions parlantes et des élus dans lesquelles la multitude des habitants puissent se reconnaitre.

En conclusion, ma vision de Troyes en deux images

Marche pour le climat (Vote vert)
Marche Vérité et Justice pour Zakaria

 

 

 

 

 

Ces deux marches ont réuni  chacune environ 300 personnes qui ne se mélangent pas. A nous de construire les ponts, en fédérant le peuple !

Même dans la nuit la plus noire se faufile toujours un trait de lumière…

Ci-dessous un communiqué des groupes d’action dans l’Aube, à propos des élections européennes.

Les Insoumis-e-s du département remercient chaleureusement les 4802 citoyens qui ont porté leur suffrage sur la liste menée par Manon Aubry. Ils ont ainsi contribué à envoyer au parlement européen six députés de combat, pour défendre les peuples d’Europe dans une perspective de justice sociale et de protection écologique.

C’est le résultat d’une campagne où chacun a donné beaucoup, des militants de terrain aux candidats et équipes nationales. Merci à toutes et tous !

La France Insoumise n’a qu’un peu plus de trois ans d’existence, et elle est aujourd’hui présente au parlement européen.

Toutefois, ces députés auraient pu être bien plus nombreux pour y lutter contre le désastre annoncé de la concurrence généralisée si les forces politiquement les plus proches de la FI ne s’étaient pas entêtées dans des stratégies partidaires, souvent bien plus hostiles à son égard qu’à l’encontre de nos véritables adversaires politiques. La conséquence en a été de disperser les voix des citoyens qui ne veulent plus de cette Europe-là, anti-démocratique, anti-sociale et anti-écologique, et qui partagent les valeurs communes de lutte contre la prédation du capitalisme. Il est bien beau aujourd’hui, après les élections, d’appeler au rassemblement…

Dans l’Aube, qui n’affiche pas une santé éclatante, ces élections sont un désaveu cinglant pour la droite qui en occupe tous les postes de commande. Dans ce département qui a connu nombre de délocalisations, où on entasse déchets nucléaires et industriels, où fleurit le travail précaire, , la farce du prétendu duel Macron-Le Pen amène en tête de liste trois formations opposées à la hausse du SMIC et complices dans le vote et l’application des dispositifs répressifs contre le mouvement des Gilets Jaunes, authentique expression de la colère populaire.

Pour notre part, c’est donc encore et toujours qu’il faut fédérer le peuple dans les luttes indispensables à la sauvegarde de l’humanité, en rassemblant tous ceux qui se découvrent exclus et veulent être vus et entendus.

Même dans la nuit la plus noire se faufile toujours un trait de lumière… Les Insoumis-e-s du département continueront de nourrir cette espérance, au plus près des luttes sociales et écologiques, avec une exigence de démocratie réelle, en œuvrant sans relâche pour sortir au plus vite de la 5ème République et instaurer un véritable pouvoir populaire.

Dans cette perspective, d’autres échéances nous attendent. Au plus près des citoyen-en-s aubois, faisons de nos municipalités un laboratoire pour la 6ème République dont la France toute entière a plus que jamais besoin !

Jean-Luc Mélenchon : “C’est l’heure des combats et des caractères.”

La réaction de Jean-Luc Mélénchon aux résultats des actions européennes.

« Ce n’est pas une soirée heureuse que celle-ci. Pour la seconde fois en France, l’extrême-droite gagne l’élection européenne. Ainsi se confirme que la France prend une pente que nous continuerons à combattre par tous les moyens dont nous disposons.

Monsieur Macron semble avoir perdu le match qu’il avait voulu installer de façon si irresponsable. De fait, la victoire de l’extrême-droite, l’effondrement du pouvoir dans le match qu’il avait engagé et le niveau de l’abstention qui reste considérablement élevée montrent que notre pays s’enfonce dans une crise profonde.

Nul n’en aperçoit à cette heure d’issue positive. Cela restera notre responsabilité de tâcher de l’ouvrir. De continuer à tracer le chemin que nous avions d’abord inauguré si vaillamment.

Dans ce contexte, notre résultat est très décevant. Il n’est pas à la hauteur de nos espérances, cela va de soi, et encore moins de nos efforts. Mais je veux saleur Manon Aubry et ses colistières et colistiers qui ont, dans cette bataille, jeté toute leur force de conviction et d’espérance.

Je veux saluer les milliers de femmes et d’hommes qui ont pris leur place dans la bataille et qui ont déployé tous les efforts pour convaincre, convaincre, convaincre encore.

Quoi qu’il en soit, ce résultat assure la présence des insoumis au Parlement européen. Dans ces conditions, conjointement avec le groupe des parlementaires de l’Assemblée nationale nous allons continuer la bataille contre les menaces écologistes qui s’avancent et les injustices sociales qui s’aggravent. Nous le ferons comme d’habitude avec toute notre énergie. Avec ce point d’appui essentiel que sont tous ces jeunes élus femmes et hommes qui sont entrés dans la lutte à nos côtés. Nous saurons assumer nos responsabilités.

Et j’invite à ce que se fédèrent tous ceux qui partagent cette volonté et qui comprennent à quel point la lutte engagée dépend de la force de conviction de chacun.

La pente qui est prise est mauvaise. Il est possible de l’inverser. Mais cela reste impossible si chacun, en conscience, ne prend pas pour lui même ses responsabilités.

C’est l’heure des combats et des caractères. La France en a toujours disposé en abondance. Je forme le vœux qu’elle sache se manifester et se rassembler pour parvenir aux objectifs qu’elle doit se donner : libérer une bonne fois le pays, le système de notre pays, de la pesanteur économique anti-écologique qui pèsent sur lui et des ombres que projette sur son destin l’extrême-droite.

Vive la République, vive la France.»

Manon Aubry : “Nous serons des parlementaires de combat”.

La réaction de Martien Aubry aux résultats des actions européennes.

 

 
“Bonsoir à toutes et à tous,

Un petit mot sur les résultats de ce soir, qui marquent, je crois, un pas de plus dans la crise politique que connaît notre pays. Elle se matérialise par une forte abstention, certes en recul, ce qui est toujours positif, mais qui conduit à ce que près de 1 personne sur 2 s’est à nouveau détournée des urnes. Ce qui doit collectivement nous interroger.

Comment en 2014, le Rassemblement national arrive de nouveau en tête des élections. C’est toujours une mauvaise nouvelle. Alors que l’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie, la majorité présidentielle a sciemment choisi de lui donner un rôle central dans ces élections. Nous en avons une preuve de plus ce soir, que l’extrême marché nourrit l’extrême-droite. Nous continuerons à combattre pied à pied les idées antisociales et antiécologiques du Rassemblement national.

Bien sûr, les résultats de la France insoumise sont décevants compte tenu de nos espérances et efforts que nous avons déployés dans cette campagne. Mais cette campagne porte néanmoins certaines perspectives d’espoir. Elle confirme que La France insoumise, mouvement qui n’a pas 3 ans, s’est ancrée dans le paysage politique. Et malgré ce résultat décevant, nous devrions progresser de 2 à 6 ou 7 eurodéputés. De jeunes élus engagés dans des combats dans la société, divers dans leurs profils sociaux, qui porteront notre voix au Parlement européen. On peut être une jeune femme de 29 ans, militante dans une ONG, ou aide-soignante en EHPAD et être légitime pour exercer un mandat politique.

Aux côtés de nos partenaires européens, ces élus se mobiliseront pour permettre de remettre l’Europe au service des peuples. Ils seront autant de parlementaires de combat, de vigies et de lanceurs d’alertes dans une institution qui en a bien besoin.

Je tiens à adresser des remerciements chaleureux à toutes celles et tous ceux qui ont rendu cette campagne possible. Les militantes et militants de la France insoumise, mobilisés sans relâches, et tous mes colistiers, bien sûr.

Nous serons à la hauteur de votre formidable énergie. Dans cette mobilisation pour l’avenir en commun, toutes les forces seront nécessaires. Nous continuerons de porter nos idées partout, des luttes sociales locales aux institutions européennes. Alors que les forces politiques arrivées en tête jouent sur les peurs des électeurs pour prospérer, nous continuerons à avancer des solutions qui répondent aux espoirs et aux aspirations des gens. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui se retrouvent sur ces valeurs écologiques et sociales et cet objectif, à se fédérer, pour les élaborer et les pousser ensemble. Je vous remercie.”

24 mai : grève mondiale pour le futur !

Communiqué de Youth for climate

Les rapports du GIEC et de l’IPBES sont clairs. Nous sommes dans une crise écologique majeure : Dérèglement climatique, destruction de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles… Tout indique que nos modèles sociaux-économiques sont à l’origine de la 6ème extinction de masse. Pour éviter des catastrophes écologiques et sociales, les émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer drastiquement et rapidement.

Pourtant, face à cette urgence, nous constatons l’insuffisance des actions entreprises par nos dirigeants politiques et économiques. Depuis maintenant plusieurs mois, la jeunesse, consciente des dangers qu’elle encourt pour son avenir, se mobilise massivement partout dans le monde : Youth For Climate, et Fridays For Future à l’international, sont devenus le symbole du passage à l’action d’une génération déjà pleinement consciente des changements à effectuer dans notre modèle sociétal.

Le 15 mars dernier, 200 000 jeunes en France et 1,8 million dans le monde étaient dans la rue pour porter nos revendications. Le lendemain, 350 000 personnes se sont à nouveau mobilisées pour la Marche du Siècle en plus des 2 millions de soutiens exprimés par les citoyens. Ce n’était qu’un début. Le vendredi 24 mai prochain, de nombreux collectifs, associations, ONG, partis et syndicats se joindront à eux pour une deuxième journée de grève internationale.

Cet appel à la grève est intergénérationnel et dépasse toute frontière : collégien.ne.s, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, travailleur.euse.s, chômeur.euse.s, entrepreneur.euses.s, retraité.e.s et parents doivent lutter ensemble pour préserver leur droit à un futur vivable. Nous demandons que nos dirigeants prennent des mesures concrètes et à la hauteur des enjeux. Ces mesures doivent être compatibles avec une limitation du réchauffement climatique en-dessous de la barre des +1,5°C.

A deux jours des élections européennes, nous voulons aussi adresser un message : nous ne pouvons plus nous permettre de délaisser l’écologie, elle doit être au cœur de toute décision. À cette occasion, les jeunes de Francfort, Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg s’uniront pour faire entendre leur voix devant les grandes institutions européennes. Le monde entier va se mobiliser pour montrer sa détermination à construire un avenir possible.

Nous n’avons plus assez de temps pour nous satisfaire des petits pas, des promesses non actées et des combats séparés. Il est maintenant nécessaire de faire front commun pour obtenir des mesures à la hauteur des enjeux actuels et futurs.

Respect existence or expect resistance. (Respectez l’existence ou attendez-vous à de la résistance.)

Signataires :

350.org, Action non violente Cop21 (ANVCOP21), Alternatiba, Amis de la terre, Association des étudiants en médecine d’Angers (ADEMA), Astérya, Attac, AYYA, Bio consom’acteurs, BIZI!, Boycott Citoyen, CCFD-Terre Solidaire, CEMEA, Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), Citoyen.ne.s pour le Climat (CPLC), Citoyens Lobbyistes d’Intérêts Communs (CLIC), CliMates, Cnajep, Collectif des Associations Citoyennes, Coopérative Politique Ecologie Sociale, Coopérative EELV, Cop Trotter By EME, Décroissance 2019, Désobéissance Écolo Paris, Écocampus ENS, Éco’llectif, Ecologie au Quotidien Rhône Alpes, Enseignants pour la planète, Etudiants et Développement, Fédération des associations générales étudiantes, FIDL, le syndicat lycéen, Fondation ELYX, Gauche Démocratiques et Sociale, Génération Ecologie, Génération•s le mouvement, Grands Parents pour le Climat, Greenpeace France, GreenSAT, Gret ll Est Encore Temps, Ingénieurs sans frontières France, Jeunes Écologistes, Jeunes européens, Jeunes Génération.s (Organisation de jeunesse de Génération.s), La P’tite Rustine, Le mouvement, Le tri sera top, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Little Citizen for Climate, LUPA – Les Universitaires Planteurs d’Alternatives, MAG Jeunes LGBT, MNL – Mouvement National Lycéen, Mouvement Utopia, Notre affaire à tous, Nouvelle Donne Campus, Nous voulons des coquelicots, Objectif21, One Voice, On est prêt, On the Green Road, Osons les jours heureux, Parents For Future France, Parti communiste Français, Poly’RSE (Collectif DDRS du réseau Polytech), RenéSens, REFEDD – RÉseau Français des Étudiant.e.s pour le Développement Durable, Réseau Action Climat (RAC), SUD éducation, The New Locals, Union syndicale Solidaires, Union national des étudiants français (Unef), Union national lycéenne (UNL), Unis pour le climat, United4Earth, Workers For Future France, Youth For Climate France, ZEA

 

Carte des grèves du monde entier : https://fridaysforfuture.org/events/map

Infos pour les collégien.nes, lycéen.nes et étudiant.es de France : http://youthforclimate.fr/

Infos pour les salarié.es : https://www.facebook.com/events/2052466291713…

Marina Mesure à Bar sur Aube : “Quand le patron cherche, l’Europe propose !”

Devant un auditoire venu de tous les coins du département, et même de Haute-Marne, Marina Mesure, candidate n°7 sur la liste de la France Insoumise pour les élections européennes, a présenté la thématique du travail détaché, et montré comment un tel dossier pouvait être défendu par “des députés de combat”.

Sur les 1,4 millions de travailleurs détachés que compte la France, 50000 sont Français. Une petite ville frontalière du Luxembourg, à peine plus grande que Bar sur Aube, compte 39 agences d’intérim, pour fournir l’industrie française en travailleurs français avec des protections sociales amoindries.

Au scandale du statut s’ajoute celui de la fraude… On en arrive à des situations ubuesques où un salarié reçoit un bulletin de paie avec un salaire brut de 1500 € et un salaire net de 0 €. Le stratagème : une chaine de sous-traitants, de l’Italie à la Pologne et à la Roumanie, pour en arriver jusqu’en Egypte… Alors les benêts ou les hypocrites qui nous disent qu’on va lutter contre cela à l’intérieur des traités feraient bien de faire ce que fait Marina : rencontrer vraiment des travailleurs détachés, et connaître leurs problèmes.

Le travail détaché est pour toutes les économies de l’Europe une vraie catastrophe.S’il y a des travailleurs détachés polonais en France, la Pologne n’a plus un ouvrier sur le marché en termes de bâtiment, et fait donc appel à une main d’oeuvre immigrée, de l’Est asiatique le plus souvent. Aberration sociale et écologique…

Alors redisons-le : il ne s’agit pas de s’attaquer aux travailleurs détachés, la libre circulation des personnes est fondamentale ! Mais c’est un statut créé de toutes pièces par les valets des grandes entreprises mondiales et de la finance qu’il faut abolir, car c’est le retour de l’esclavage !

Pour rappel, l’Avenir en Commun propose de “cesser d’appliquer unilatéralement la directive sur le détachement de travailleurs en France : la législation nationale doit s’appliquer totalement, y compris concernant les cotisations sociales patronales et salariales”.

Pour une Europe où le travail sera payé à sa juste valeur, où la coopération entre les peuples remplacera la libre concurrence et le dumping social, votons LFI le 26 mai prochain.