Pour un soutien de la France au Rojava

Nous reproduisons ici la pétition lancée par les Amitiés kurdes de Bretagne pour demander le soutien de la France au Rojava.

Clic sur la légende pour accéder à la pétition

Monsieur le Président de la République,

La décision du président Donald Trump de retirer les troupes américaines des postes de surveillance à la frontière turco-syrienne et d’ouvrir l’espace aérien du Nord de la Syrie à l’aviation turque a de fait donné l’autorisation à la Turquie d’envahir ce territoire, géré démocratiquement par l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES).

Cette invasion turque, appuyée par les djihadistes de l’ex-Front al-Nosra (al-Qaeda), est synonyme de massacre et d’exode pour des centaines de milliers de civils fuyant les combats. Elle concerne en premier lieu les Kurdes, les Syriaques chrétiens, les Arméniens et les Yézidis du Rojava qui en sont les premières victimes, mais une telle opération militaire entraîne aussi une résurgence majeure des djihadistes de l’Etat islamique et annule des années de combats fructueux. La libération des terroristes de l’Etat islamique par les troupes turques va constituer également une menace à prendre très au sérieux pour la sécurité des populations européennes.

Les pays européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne et Belgique), membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies ont été les seuls à appeler Ankara “à cesser son offensive”.

Après la Finlande, la Norvège les Pays-Bas et l’Allemagne, la France a annoncé la suspension des exportations de certains matériels de guerre à la Turquie, avec effet immédiat.

Nous saluons ces décisions qui, pour qu’elles soient efficaces, doivent être suivies par d’autres mesures concrètes et immédiates.

Nous vous demandons respectueusement de bien vouloir :

· rompre les relations diplomatiques avec la Turquie

· stopper le partage d’informations stratégiques

· demander la suspension de la Turquie de l’OTAN

· décider d’un embargo progressif sur les échanges avec la Turquie

· geler et saisir les avoirs du clan Erdoğan

· décréter une zone d’exclusion aérienne

· fournir des armes anti-aériennes et anti-chars aux Forces démocratiques syriennes (FDS)

· renforcer l’appui au sol des forces françaises aux FDS.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Le village de la Loire

La photo ci-dessous illustre les ravages d’un énième grand projet inutile, la construction d’une route et d’un pont sur la Loire, au mépris du patrimoine naturel et de la biodiversité exceptionnelle de l’endroit. Encore une fois, la lutte est nécessaire contre la prédation de notre environnement !

Voici ce que nous annonce un Insoumis qui participe à la lutte : “

 

Envolez vous
avec le balbuzard pêcheur sur le site (très beau) du Village de la Loire

Aujourd’hui je lutte avec le Village de la Loire, collectif contre un grand projet inutile routier au service de la logistique des flux ininterrompus de marchandises déboisant l’habitat exceptionnel du balbuzard pêcheur et créant un pont béton sur la Loire classée patrimoine mondiale de l’UNESCO à cet endroit pour son aspect sauvage.

J’ai alors contacté les députés de la France Insoumise et nous avons convenu de la venue de Mathilde PANOT le Dimanche 20 octobre dans le cadre de la Commission d’enquête parlementaire pour une gestion alternative des forêts.

AU PROGRAMME

    • 13h-14h – Bois de Latingy sur l’emprise du projet : Marche contre le pont et son monde
    • 14h30-16h30 – Salle des fêtes de Mardié : Commission d’enquête délocalisée : Audition du collectif en lutte, des syndicalistes de l’ONF et des spécialistes de la biodiversité locale
    • 17h-18h – Salle des fêtes de Mardié (à confirmer) : Conférence de presse
    • 18h-19h30 – Salle des fêtes de Mardié (à confirmer) : Assemblée Générale du Village de la Loire

INFORMATIONS PRATIQUES

Accès départ de la marche 

704 Rue du Mont – 45430 MARDIE

GPS : 47°52’32.5″N 2°05’38.1″E

Salle de fêtes de Mardié

Salle Edgard Veau – Place du Pressoir, 45430 MARDIÉ

La parole se libère à la CAF de Troyes

Des agents de la Caisse d’Allocations Familiales de Troyes étaient en grève pendant une heure ce jeudi matin. Devant le siège, environ 50 personnes étaient réunies pour dire “stop” aux conditions de travail devenues inacceptables.

Selon les représentants CGT, depuis le changement de direction fin 2015, l’ambiance de travail n’est plus saine ni sereine, la pression du chiffre est plus forte et le mal-être du personnel se fait fortement ressentir. La méthode de management et le manque de personnel ne conviennent plus aux 140 agents.

Une première manifestation a eu lieu le 26 septembre et cette grève pourrait se reconduire une fois par mois.

Ce qui a poussé les employés à faire entendre leur voix : une lettre anonyme déposée au siège de la CAF de Troyes par le conjoint d’une agent en août, déclarant sa souffrance au travail. La parole se libère.

Enquête citoyenne Forêts, bien commun

Un article de Manon Dervin, dans l’Heure du Peuple

Qui n’a pas vu, lu ou entendu parler de l’Amazonie en flammes cet été ? Ce coup de projecteur sur les forêts, nous a rappelé à quel point ces « poumons verts » sont indispensables à la survie de l’espèce humaine. Et à quel point leur situation est critique. Partout sur la planète, de l’Afrique équatoriale à la Sibérie, les forêts brûlent et se meurent. Les arbres dépérissent, et cela n’épargne pas l’Europe. Plus de 40% des espèces d’arbres présents en Europe sont ainsi menacées d’extinction, a alerté le 27 septembre 2019 l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

On a beaucoup parlé de l’Amazonie qui brûle, mais il est maintenant urgent de s’intéresser aux forêts françaises” soumises ” au même modèle qui a prévalu pour l’agriculture industrielle.” C’est sur ces mots que la députée Mathilde Panot a introduit, mardi 24 septembre 2019, le lancement d’une commission d’enquête citoyenne intitulée “Forêts bien commun”.

Celle-ci entend lutter contre la “malforestation” en proposant un contre-modèle à la gestion actuelle des forêts. Cette gestion alternative entend s’opposer aux effets délétères d’ “un modèle d’industrialisation avec l’épandage de pesticides, les coupes rases qui se multiplient, un effondrement de la biodiversité, un gaspillage d’énergie, un démantèlement du service public forestier (…) et des conditions de travail insoutenables pour les ouvriers forestiers d’aujourd’hui “. Il s’agit d’un enjeu majeur d’anticipation et d’adaptation au changement climatique.

Des députés appartenant à différents partis politiques, mais aussi des porte-paroles d’associations comme Canopée, des collectifs tels que SOS Forêts et Autun Morvan Ecologie ainsi que l’intersyndicale de l’Office national des forêts (ONF) et des associations environnementales se sont associées à ce projet.

Ce travail sera mené en “co-construction””, c’est-à-dire en étroite collaboration avec des citoyens et des experts qui seront auditionnés. L’occasion d’entendre des voix et des points de vue souvent ignorés, qui n’ont pas leurs entrées à l’Assemblée nationale ou dans les ministères, et sont moins audibles que le lobby agroforestier. Temps fort de de travail législatif, des Assises de la forêt seront organisées du 23 au 25 octobre à Chaussy (Val-d’Oise), et une marche citoyenne aura lieu à Fontainebleu le 26 octobre. L’objectif est d’aboutir à une proposition de loi d’ici à la fin de l’année.

En savoir plus en vidéos…

Conférence de presse de présentation de la commission d’enquête citoyenne “Forêts biens communs” pour une gestion alternative de la forêt dont Mathilde Panot anime le groupe de travail avec Gaspard D’Allens, journaliste et auteur du livre “Main basse sur nos forêts”.
Intervention de Jean-Luc Mélenchon en commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale le 16 octobre 2019 dans le cadre du débat sur le projet de loi de finances concernant les crédits de la mission « Écologie, développement et mobilité durables ».
Dans le cadre de la commission d’enquête citoyenne “forêts, biens communs”, mon collègue Ugo Bernalicis auditionne Xavier Morin du CNRS et Nicolas Martin de l’INRA.
Mathilde Panot auditionne Jacques Hazera, expert forestier, dans le cadre de la commission d’enquête citoyenne “forêts, biens communs”, pour un modèle alternatif de gestion des forêts.

Equateur : la révolte historique a forcé la main du gouvernement

Clic pour l’article en espagnol

Le président de l’Equateur Lenin Moreno a dû faire marche arrière à propos du décret 883 et le paquet de mesures d’austérité proposées par le FMI, après onze jours de mobilisations intenses, d’occupations de préfectures, de commissariats  et de puits de prétoire qui ont ébranlé le pays.

Ce dimanche, lors de la réunion sous la médiation de l’ONU et de la Conférence Episcopale entre le Gouvernement et le mouvement indigène, Lenin Moreno a annoncé l’abrogation du décret 883 (qui entraînait la hausse de plus de 100% des carburants par abandon des subventions – Note de l’AI).

L’exigence de l’abrogation du décret a été un des mots d’ordre qu’on a le plus entendus durant les onze jours de mobilisation du peuple équatorien, qui est allé jusqu’à demander la démission du président. Il y a quelques temps, on a annoncé la fin des manifestation, dont la répression à ce jour a fait 10 morts, plus de 2000 blessés et mille prisonniers, d’après les estimations qui ont cours.

La veille de l’appel au dialogue, la participation de toute la ville s’était ajoutée aux acteurs indigènes de la mobilisation, : cela s’est traduit par des barricades dans les quartiers populaires, et un concert de casseroles toute la nuit.

Lors de la conférence, Jaime Vargas, leader indigène du peuple achuar, qui est actuellement président de la Confédération des Nationalités Indigènes d’Equateur (CONAIE) s’est élevé contre les ministres de la Défense et de la Guerre dont il a exigé la démission, et amis l’accent sur le fait que les mobilisations n’était pas une révolte des indigènes seulement, mais bien du peuple équatorien dans son ensemble. : il a dénoncé « plus de quatre assassinats lors des manifestations, plus de 100 disparus. Nous tenons le registre des méthodes de torture dans les prisons. Un écrasement des droits de l’homme. »

Voici les points de l’accord :

1  – Elimination de l’article 883

2 – On crée une commission mixte pour élaborer un nouveau décret.

3 – On met fin aux mobilisations dans tut l’Equateur.

4 – On lance un appel pour ramener le calme au travers de l’accord.

Après l’accord, la liesse populaire ne s’est pas fait attendre et a occupé toues les rues, après 11 jours de lutte intense.

«Rojava : aux armes !»

Tribune parue le lundi 14 octobre 2019 dans L’Humanité.

L’invasion turque en Syrie est pleine d’enseignements pour la France. Le premier est qu’il faut choisir son camp quand on est directement concerné comme nous le sommes dans ce cas. La sécurité de la France est engagée dans la détention des prisonniers des milices islamistes vaincues par les Kurdes. Nous sommes directement intéressé à la prédominance des armes kurdes car leur défaite serait une prime pour nos pires adversaires dans cette région. La doctrine internationale de notre pays est aussi engagée : nous n’acceptons pas l’invasion par un État de son voisin, quel que soit le régime politique de celui-ci. La Syrie doit rester inviolable. Refus encore que la Turquie fasse la police du secteur en fonction de ses intérêts les plus bornés. Au passage, pourtant parfaitement informée, la Turquie a frappé une présence française en Syrie sur laquelle les Turcs n’ont pourtant aucun droit de regard. Dans de tels cas, notre devoir est de riposter. Nous ne devons pas accepter ce type d’ingérence d’un « allié » dans nos engagements. Ce qui au total interroge une fois de plus le sens de notre présence dans l’OTAN, et, au cas présent, au moins dans le commandement militaire de cette alliance qui permet une agression contre nos forces, si limitées soit-elle.

Les combattants kurdes sont les héros de la lutte contre Daech. On ne doit plus les exclure de la discussion sur l’avenir de la région. Les solutions politiques en cours dans le Rojava sont des clés pour un avenir stable et pacifique dans le secteur. Son modèle repose sur la démocratie. Il respecte les minorités et se veut féministe. À l’autoritarisme d’Erdogan, il oppose la souveraineté populaire. Au tri ethno-confessionnel, il oppose le pluralisme. À la dépendance aux réseaux clientélistes, il oppose des services publics de qualité et un modèle de société solidaire face à la corruption généralisée.

Face à l’invasion turque, la France doit choisir son camp et le défendre sans compromission. Ni les Kurdes ni les militaires français ne doivent être abandonnés à Erdogan.

La tribune sur le blog de JLM

Municipales : La France insoumise, outil au service de l’implication citoyenne

Communiqué de presse de La France insoumise.

En juin dernier, La France insoumise adoptait sa stratégie pour les élections municipales de mars 2020.

Dans un contexte de crise politique marqué par l’abstention et l’aspiration croissante du peuple à l’exercice de sa souveraineté, La France insoumise considère cette échéance électorale comme une nouvelle étape du processus de révolution citoyenne.

En vue de cette échéance, le mouvement œuvre à la fédération populaire de celles et ceux qui partagent un objectif : favoriser l’implication citoyenne du plus grand nombre pour relever les défis écologiques et sociaux auxquels nos communes sont confrontées.

C’est pourquoi, nous ne privilégions pas la constitution de listes de La France insoumise en tant que telles.

Nos chef·fes de file, proposé·es lors de nos Assemblées communales seront chargé·es, dès leur validation par le Comité électoral, d’organiser la mobilisation des insoumis·es en vue de co-construire les campagnes, leurs programmes et leurs listes. C’est ainsi que nous entendons restaurer la souveraineté des habitant·es et, en siégeant ensemble au conseil municipal, décider par nous-mêmes de ce qui est bon pour toutes et tous dans nos communes.

Contre l’impunité des multinationales, passons à l’action du 11 au 19 octobre !

Au fil des accords de libre-échange et d’investissement, des politiques de libéralisation et de déréglementation, des avantages consentis par les pouvoirs publics, les entreprises multinationales contrôlent des pans entiers de l’activité économique en ayant de graves impacts sociaux, écologiques et démocratiques.
 
Depuis janvier 2019, plus de 200 organisations de 16 pays européens mènent campagne pour mettre fin à l’impunité des entreprises multinationales et obtenir des régulations contraignantes sur leurs activités. Plus de 600 000 personnes ont déjà signé un appel en ce sens.
 
A l’occasion de négociations importantes, tant du point de vue d’un futur Traité contraignant dans le cadre de l’ONU (Genève) que de l’avenir des tribunaux d’arbitrage (Vienne), ces mêmes organisations appellent à une semaine d’actions du 11 au 19 octobre : « ensemble, mettons fin à l’impunité des multinationales »
Si ce n’est toujours pas fait, signez la pétition européenne :

Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales

 

En France, les actions et initiatives de rue sont principalement organisées par deux organisations, Attac France et le CCFD-Terre Solidaire
Du côté d’Attac France
 
 Celles et ceux qui le souhaitent peuvent passer à l’action très simplement les 12 et 13 octobre en mettant #HorsService trois des multinationales les plus polluantes et prédatrices : BNP Paribas, Total, Amazon. Pour cela :
 
 Attac France précise que ces actions se poursuivront notamment les 29 et 30 novembre à l’occasion du “Vendredi noir pour Amazon”
Du côté du CCFD Terre Solidaire
 
« Reprenons le pouvoir », tel est le message du travail d’interpellation, de sensibilisation et d’actions mené par le CFFD-Terre Solidaire à l’occasion de cette semaine d’actions :
-* voir le site https://reprenonslepouvoir.org qui renvoie à la pétition européenne et qui présence quelques cas d’ISDS et de déni de justice de manière interactive ;
-* le dossier de presse
-* la note de position envoyée aux parlementaires demandant aux autorités comment elles allaient soutenir le processus de négociation du traité ;
 
Au niveau européen
 
  • à Genève, une manifestation est organisée le samedi 12 octobre et de nombreuses actions / débats sont prévus toute la semaine pour suivre la négociation du Traité et faire pression sur les délégations ; l’intégralité du programme est ici ;
  • une caravane allant de Francfort à Vienne en passant par Genève est pilotée par Attac Allemagne : les informations en français ici.