Stop à l’Europe du libre-échange et du mépris des peuples

Ci-dessous l’intervention d’André Smolarz, lors de la présentation de sa candidature dans la deuxième circonscription.

ident_andre_sActivité professionnelle
Enseignant-chercheur à l’Université de Technologie de Troyes

Engagements associatifs
– Co-initiateur et animateur du collectif Stop TAFTA de l’Aube (depuis fin 2014)
– Inspirateur de l’association LÉclairCit (acronyme pour « Les Éclaireurs Ci- toyens ») et membre de son CA depuis sa création en novembre 2015. Cette association a vocation à décrypter les contenus médiatiques et à mettre en lumière les sujets mal ou pas traités par les médias dominants.
– Membre du collectif de soutien au peuple grec-Aube

Engagement politique
Je suis membre du PG10 depuis février 2012.

 

Stop à l’Europe du libre-échange et du mépris des peuples

L’Europe que nous connaissons est une institution dont le fonctionnement non démocratique n’est plus à démontrer. Il existe certes une représentation parlementaire, mais les “députés” européens, au contraire des députés de l’assemblée nationale, ne constituent pas une force de proposition. Ils ont pour mission essentielle de se prononcer sur les textes et accords divers proposés par la commission européenne qui, elle, n’est en aucun cas représentative.
L’expression populaire et citoyenne se trouve donc systématiquement tenue à l’écart pour ne pas dire totalement ignorée.
L’épisode grec a été l’occasion d’observer à quel point cette institution est dénuée d’humanisme et fait preuve du plus grand cynisme en manifestant sans vergogne  son mépris du bien commun et de l’intérêt général.

Sur un plan plus général, la volonté et l’acharnement de la commission européenne à vouloir imposer aux peuples des états membres, qui les rejettent massivement, des traités de libre-échange tels que TAFTA, CETA et TISA, montrent à quel point cette institution cherche à asphyxier toute initiative politique. Il s’agit ni plus ni moins d’instaurer en Europe un pouvoir privé en lieu et place des gouvernements démocratiquement élus et aucun échelon de nos institutions (national, régional, départemental ou communal) n’échappe à ce fléau.

Au plan professionnel, étant enseignant-chercheur à l’Université de Technologie de Troyes (UTT) depuis sa création en 1994, j’ai pu observer, au cours des deux dernières décennies, la grande détermination des gouvernements à libéraliser le monde universitaire. Le candidat Hollande devait mettre fin à la loi LRU mise en place par V. Pécresse sous N. Sarkozy. Elle a été, sous sa Présidence, renforcée par la Ministre Fioraso. Les traités de libre-échange qui nous pendent au nez tels que CETA et TAFTA, si nous ne nous y opposons pas, finiront de privatiser totalement le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Les universités telles que l’UTT finiront alors par rejoindre les écoles privées (ESC, EPF…) au niveau des frais d’inscription qui sont extrêmement élevés (plusieurs milliers d’euros). Ce processus ne fera qu’aggraver davantage l’impossibilité pour les jeunes issues des classes populaires d’accéder à l’enseignement supérieur.

Sur un plan plus militant, j’ai proposé au PG10 (Parti de Gauche de l’Aube) dont je suis membre depuis 2012,  la création d’un collectif STOP-TAFTA dans l’Aube. J’anime ce collectif depuis le début de 2015 et cela m’a permis, entre autres, d’aller à la rencontre des aubois en animant plusieurs soirées-débats à différents endroits du département. J’ai ainsi présenté les traités de libre-échange TAFTA et CETA en détaillant les mécanismes les plus redoutables qu’ils contiennent afin de montrer les menaces qu’ils représentent pour la démocratie, mais aussi sur les plans social et environnemental. Ces aspects frappent déjà durement l’Aube avec des vagues de licenciements (Sodimédical, Allia…) et le triste palmarès de ce département en termes de consommation de pesticides dans les secteurs agricoles et viticoles.
Dans cette situation, il est du devoir des députés – qui se doivent de veiller à l’intérêt des citoyens –, de s’opposer à ces traités en refusant de les ratifier. Les députés qui seront élus au nom de la France insoumise, ont pris ces engagements, contrairement à nos actuels élus de l’Aube.
Sur un plan plus global, c’est l’institution européenne armée de ses traités qui est directement à la manœuvre pour ces projets et c’est aussi la raison pour laquelle la France Insoumise propose un plan A et un plan B de sortie de cette Europe. Notre volonté n’est pas de rejeter tout projet d’union européenne, mais juste d’en finir avec le schéma actuel pour en construire un nouveau qui agisse dans l’intérêt des peuples et de leur environnement social et écologique.

La volonté et le courage politiques des députés dans un pays tel que la France seront absolument déterminants dans ce contexte, et particulièrement dans le cadre de la nouvelle et 6ème République que nous proposons. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de participer aux élections législatives pour la France Insoumise dans la deuxième circonscription de l’Aube afin de défendre le programme « l’Avenir en Commun » porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

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