AFPA de Romilly : ce n’est malheureusement pas une surprise !

La presse locale titrait ces derniers jours sur la suppression d’une vingtaine de postes au centre AFPA de Romilly, et la suppression de la filière du bâtiment.

L’explication donnée, c’est les difficultés financières de l’organisme, qui, dans un marché devenu plus concurrentiel, a perdu beaucoup de parts de marchés, en particulier vis-à-vis des conseils régionaux, qui ont pris une place beaucoup plus grande en ce domaine ces dernières années.

Mais cela, c’est encore une logique de coûts, et c’est cela que nous refusons : l’AFPA est un service public dont le souci est d’assurer à tous, quel que soit leur lieu d’habitation, un accès égal à la qualification professionnelle.

Et avoir laissé se dégrader la situation, au mépris des demandes des organisations syndicales, n’est qu’une privatisation de plus, fut-elle déguisée.

Dès le mois de. mars, Alexis Corbière, député de la France Insoumise, posait une question écrite sur “le rôle de l’AFPA dans la formation professionnelle des demandeurs d’emploi ” :

Le député Alexis Corbière appelle l’attention de Madame la Ministre du Travail sur la situation financière alarmante et l’absence de direction stratégique de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa).

Créée en 1949, cet organisme est historiquement le bras armé de l’État pour la qualification et la requalification des demandeurs d’emploi. A l’origine une association, l’Afpa a été transformée en Établissement public à caractère industriel et commercial en 2017.

Aujourd’hui, l’Afpa produit un déficit structurel de soixante-dix millions d’euros par an et a déjà frôlé la cessation de paiement. C’est la conséquence du transfert aux régions de la compétence de l’État sur la formation professionnelle et l’ouverture de ce marché à une concurrence sauvage, via appels d’offres.

Quinze années de réformes libérales de la formation professionnelle n’ont pas permis d’améliorer le service rendu. La réforme de la formation professionnelle présentée le 5 mars 2018 semble oublier la formation des demandeurs d’emploi, en ne se concentrant que sur les salariés. Le Grand Plan d’Investissement pour une société de compétences (PIC), annoncé par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle, n’a pas été précisé depuis. Mais il est certain que pour améliorer la formation professionnelle des chômeurs, le gouvernement aura besoin de s’appuyer sur un outil fort : ce qu’est incontestablement l’Afpa, avec dans les années 2000 un taux de qualification complète de 80% à l’issue de la formation et un taux de retour à l’emploi six mois après la sortie de la formation de 70%, pour les demandeurs d’emploi.

Le député demande à la Ministre du Travail de dévoiler ses intentions concernant l’avenir de l’Afpa. Il demande en outre que soient rapidement annoncées les mesures de réforme de la formation professionnelle concernant les demandeurs d’emplois et le contenu du PIC.

L’Aube Insoumise affirme sa totale solidarité avec la revendication des organisations syndicales de l’AFPA qui déclarent que “la développer est un devoir d’état”.
Ci-dessous le communiqué intersyndical (vous pouvez le télécharger en cliquant sur l’image !)

 

Soutenez les lanceurs d’alerte de La Chapelle Saint-Luc

Parce que le projet d’incinérateur est une folie d’un autre âge, qui n’a d’actualité que les profits de Véolia, il faut soutenir toutes les mobilisations citoyennes contre ce projet ruineux et écocide…

A la France Insoumise, nous savons ce que c’est que d’être persécutés par le pouvoir judiciaire, malgré la justesse et la pertinence des luttes.

Tout notre soutien à ces citoyens qui allient conscience et résolution dans l’intérêt de tous … 

Soutenez-les pour leur permettre de se défendre !

Pour accéder à la cagnotte, cliquez sur l’image …

La télémédecine ne remplacera pas les moyens humains !

Grande nouvelle annoncée par Agnès Buzyn lors de sa venue à Troyes vendredi dernier : l’Aube sera un des plus grands centres de télémédecine du Grand-Est, selon Agnès Buzyn…

Bon, même en admettant que les promesses en ces temps de vote du budget de la sécu se concrétisent, ça va nous donner quoi ? Eh bien l’Est-éclair assure encore une fois le service après-vente de la politique gouvernementale : “La télémédecine se développe à grande vitesse car elle semble être l’un des moyens permettant de lutter contre les déserts médicaux.” Encore une fois, la technologie au service des économies comme solution à tous nos maux !

Qu’on nous permette d’être prudent… Un insoumis à qui j’en parlais me disait le scepticisme d’un de ses amis, exerçant dans le secteur libéral en milieu rural. Comme le dit cet excellent document de l’université suisse de Fribourg, “La qualité de la relation entre le patient et son médecin est un des déterminants majeurs de son succès et conditionne la réussite du traitement médical. La médecine est, par essence, un métier relationnel où toute erreur relationnelle mène à l’insatisfaction du patient et de son médecin. Plus grave, une mauvaise relation initiale peut conduire à une prise en charge inadéquate du patient susceptible de nuire à ce dernier.” Aussi notre ami évoquait-il deux difficultés réelles : la difficulté à évaluer la partie non verbale du questionnement à cause de la distance, et aussi la réticence que pourraient avoir des personnes le plus souvent éloignées des techniques nécessaires à ce type de procédure…

Et donc on va mettre la télémédecine en EHPAD… Mais de quoi donc se plaignent les personnels, qui sont en souffrance sans être entendus depuis des mois ?

Ce point de vue de la raison a été évoqué dans les débats sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale par Adrien Quatennens.

Pour la France insoumise, les réponses aux déserts médicaux se doivent d’être humaines. Parce que nous voulons faire passer la santé d’abord  et pour tous , nous proposons une mesure concrète pour lutter contre les déserts médicaux.

Combler les déserts médicaux et créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pendant leurs études, afin de pallier l’insuffisance de médecins dans certaines zones.

Pour en savoir plus sur nos propositions, lisez le livret programmatique sur la santé en cliquant sur l’image !

Perquisition Mélenchon : un souvenir d’il y a trois semaines…

Nous reprenons ci-dessous une analyse d’Arrêt sur image Ou comment les perquisitions ont été précédées par la mise en place d’un parquet aux ordres !

Ou encore comment l’indépendance de la justice est en train de devenir un mythe de la bonne conscience mainstream !

Daniel Schneidermann 
Arrêt sur image

« Vous avez la preuve que Mme Belloubet a donné l’ordre de ces perquisitions ? » demande Léa Salamé à Alexis Corbière, au lendemain de l’orageuse perquisition dans les locaux de la France insoumise. Ah, chère Léa ! La preuve ! Bien sûr que non. Quelques souvenirs, en revanche. Pas très anciens : c’était il y a à peine un mois. La presse se faisait l’écho d’une information : Emmanuel Macron avait personnellement recalé trois candidats à la succession de François Molins au poste de procureur de Paris. Il avait récusé trois candidats issus de la procédure habituelle de nomination. « L’Elysée prend la main sur les procureurs » titrait Le Monde« Macron veut poser son parquet »titrait Libé« Macron veut choisir lui-même ses procureurs »,titrait Mediapart. Au vu et au su de tous, Macron faisait voler en éclats l’increvable fiction française de « l’indépendance de la Justice ». Et envoyait un signal clair : le procureur qui suivra les « affaires sensibles », à commencer par les instructions Benalla, aura réussi son examen de passage auprès de lui.

Ce tir groupé d’articles date des 25, 26, 27 septembre. Trois semaines à peine. Il faut se souvenir de cet épisode, pour apprécier à leur juste valeur les questions, les éditos offusqués, aujourd’hui, de la même presse, devant les spectaculaires images de la confrontation physique entre Jean-Luc Mélenchon et les policiers qui lui interdisent de pénétrer dans le local de la France insoumise, en cours de perquisition. Confrontation physique qui s’est achevée par l’interruption prématurée de la perquisition, apparemment sans procès-verbal listant les pièces saisies, ce qui entrainera logiquement sa nullité.

De ces images spectaculaires, on fera une lecture opposée, selon que l’on postule, en France, la Justice indépendante, ou asservie au pouvoir politique. Vaste et éternelle question, qui n’appelle pas de réponse en noir et blanc, et que je ne vais pas trancher ici. Sur les deux enquêtes préalables visant La France insoumise, nous vous avons tout dit. Sur l’affaire des comptes de campagne (de Mélenchon ET de Macron), notre émission est ici. Sur les conditions dans lesquelles une députée alors lepéniste a dénoncé Mélenchon dans l’affaire des assistants parlementaires, après investigation express sur Google, notre enquête d’hier est ici.

Sous réserve d’irrégularité, la perquisition au siège de la France insoumise est légale. La perquisition au domicile de Jean-Luc Mélenchon est légale. Les enquêtes préliminaires, qui se poursuivent sous la seule autorité du procureur, sans nomination de juge indépendant, sont légales. Le procureur a parfaitement le droit de faire durer le préliminaire un mois, six mois, un an. Tout est légal. Les éditorialistes offusqués sont parfaitement fondés à condamner le comportement racailles que de Mélenchon. Tout au plus, pour que lecteurs et téléspectateurs se fassent la lecture la plus juste des spectaculaires images, pourrait-on leur demander un peu de mémoire. Trois semaines, par exemple.

Article original

Coup de force policier, judiciaire et politique contre Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise

Suite aux DIX perquisitions menées, le communiqué de la FI…

dans À la une, Actu JLM, Actualités, Communiqués de presse, Jean-Luc Mélenchon

Ce mardi 16 octobre, aux aurores, le parquet de Paris, qui agit sous les ordres directs de la ministre de la justice a déclenché une opération d’ampleur contre Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, le Parti de Gauche et tous les anciens assistants du président du groupe de la France insoumise.

Cette attaque sur la base d’éléments fantaisistes. Il s’agit d’une part d’une dénonciation d’une élue d’extrême-droite, Sophie Montel, qui avouait elle-même qu’elle n’était pas sérieuse. Elle parlait en effet d’un  » pied de nez « .

Concernant les comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n’est pas le cas pour ceux d’Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le rééxamen de tous les comptes de campagne.

Emmanuel Macron et ses proches n’ont pas à souffrir ces persécutions. Pourtant, ils ont bénéficié de dons irréguliers pour leur campagne présidentielle. Le président de la République a aussi profité d’importantes ristournes de ses amis pour diverses prestations. Pourquoi aucune enquête préliminaire n’a été ouverte ? Pourquoi le président de la CNCCFP a passé son temps à défendre le compte de monsieur Macron ? Cela a-t-il un rapport avec son augmentation de salaire de 57% en juin 2018 ?

Communiqué de la France insoumise.

Justice bafouée… ou bafoueuse ?

A l’heure où les perquisitions qui visent le mouvement posent plus de questions politiques qu’autre chose (nus y reviendrons), n’oublions pas que cette insitutionalisation de la violence judiciaire concerne toutes les luttes d’émancipation et de protection de l’environnement.

Résistance !

COORDINATION STOP CIGEO

COMMUNIQUE COMMUN du Mercredi 17 octobre

CEDRA, EODRA, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Habitants Vigilants de Void-Vacon, des habitant-e-s de Bure et des environs. Burestop 55, Meuse Nature Environnement et Mirabel Lorraine Nature Environnement

Nous, associations nationales et locales, collectifs, comités, personnalités, dénonçons la politique de criminalisation et de répression systémique qui s’abat sur les opposant-e-s à la poubelle nucléaire CIGEO à Bure depuis plus d’un an et demi. Pour détruire ce mouvement de résistance vieux de 25 ans, il y a déjà eu plus d’une cinquantaine de procès. Des centaines de mois de sursis distribués. Près de 2 ans de prison ferme. 26 interdictions de territoire. 7 personnes interdites de se voir et rentrer en relation, et ce pour des années, dans le cadre d’un contrôle judiciaire dans une instruction pour “association de malfaiteurs”. Des milliers d’euros d’amende. Une vingtaine de perquisitions réalisées en Meuse, à Paris, en Isère. Une trentaine de gardes à vue – dont celle, le 20 juin 2018, de l’avocat Maître Étienne Ambroselli. Un escadron de gendarmes mobiles installé sur place depuis l’été 2017. Chaque jour, depuis plus d’un an, les habitant-e-s de Bure et autour sont suivis, fichés, filmés, et contrôlés, et parfois à plusieurs reprises en l’espace de quelques heures.

Ce mardi 16 octobre, dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc une nouvelle atteinte aux droits de la défense a eu lieu, un nouveau pas franchi dans la répression. Ce matin-là, parmi d’autres procès, le tribunal a jugé en absence et par défaut le militant et journaliste Gaspard d’Allens. Pourtant ce dernier n’a jamais été informé qu’un procès le concernait. Il ne savait pas qu’il y avait des accusations portées contre lui. Il n’a donc pas pu préparer sa défense ni choisir un avocat. Néanmoins, il a quand même été jugé : au mépris des garanties les plus élémentaires des droits de la défense.

Le procureur Olivier Glady a expliqué devant une assistance et des avocats outrés qu’il lui avait envoyé une convocation à une adresse à Paris. Or cela fait 5 ans que Gaspard n’y habite plus et le procureur le savait pertinemment. Gaspard est domicilié à Mandres-en-Barrois, à proximité de Bure, où il a été filmé durant des semaines presque quotidiennement par les gendarmes. Le procureur a pourtant affirmé qu’il était “radicalement introuvable”.

Mais qui à Bure pourrait encore être « introuvable » alors qu’une surveillance généralisée traque les opposants à CIGEO ? Qu’entre 15 et 50 téléphones sont sur écoute de façon ponctuelle ou permanente ? Que les communications sont espionnées et les déplacements traqués ? Que toutes les amitiés qui sont nées au coeur de cette résistance sont soupçonnées de relever d’une « association de malfaiteurs » à finalité criminelle ? Des millions d’euros d’argent public sont dépensés pour traquer les opposants, et le Parquet n’aurait pas pu actualiser son adresse de résidence ?

Depuis le mois de juin 2017, dans le cadre d’une instruction judiciaire pour “association de malfaiteurs”, une « cellule Bure », basée entre Nancy et Commercy, fait travailler à temps plein entre 5 et 10 officiers de police judiciaire. Leur mission : enquêter et consigner toute la vie des opposants dans des milliers de procès-verbaux. Un seul but : surveiller et détruire le mouvement de lutte par l’asphyxie policière et judiciaire. 

Avec une autre personne, Gaspard a été accusé d’avoir fait opposition “par violence ou voie de fait” le 23 janvier 2017, aux travaux publics de l’ANDRA  dans le bois Lejuc occupé. Le procureur réclame 3 mois de sursis simple. Une peine devenue classique pour quiconque refuse l’ordre nucléaire en Meuse. Gaspard s’est interposé physiquement quelques minutes devant un bulldozer. Mais où est la “violence”, puisqu’à cette époque, le 30 janvier 2017, le chef de chantier de l’Andra, Emmanuel Hance versait de l’huile inflammable sur des opposants accrochés à une barricade (https://www.youtube.com/watch?v=kzit6sJjt-E) ?

Cette violation évidente des droits de la défense n’est qu’une goutte d’eau de la politique de karcher répressif qui vise à “nettoyer” intégralement toute forme de contestation à Bure. Le 16 octobre, six nouveaux procès absurdes ont également eu lieu, principalement pour des “outrages” générés par le climat de militarisation irrespirable qui s’est installé dans le sud-Meuse. Trois mois de prison ferme ou avec sursis ont été requis en fonction des cas.

D’étranges pratiques s’installent en Meuse. Que penser d’un tribunal où les gendarmes mobiles encadrent les arrivées et les départs à chaque procès concernant Bure, et finissent régulièrement par vider la salle d’audience ? Quelles conclusions devons-nous tirer lorsque des avocats commis d’office refusent de se déplacer pour assister certaines personnes gardées à vue à Bure ? Comment juger le fait que l’avocate de l’Andra, Carine Bourrel, soit également la batônnière de la Meuse ? Que devons-nous conclure lorsqu’en garde à vue un officier de police judiciaire appelle le juge d’instruction M. Le Fur par son prénom, « Kevin », lorsqu’elle lui passe des coups de téléphone ?

Nous dénonçons fermement la mise en place depuis 2 ans en Meuse d’un système mafieux qui ne dit pas son nom, où les libertés fondamentales et les droits de la défense sont chaque jour piétinés. Au nom de l’avancée forcée d’un projet nucléaire démentiel qui ne présente aucune garantie de sécurité et de faisabilité. Au nom de la destruction d’un mouvement de lutte pluriel pour commencer les travaux imminents de CIGEO. Au nom de la mise en place d’un laboratoire répressif servant d’expérimentation pour mieux neutraliser de futures luttes.

Fait tout aussi inquiétant, cette répression massive s’installe également partout ailleurs en France et dans le monde, dans les mouvements sociaux, les quartiers, les luttes migratoires, les luttes territoriales et environnementales… Nous ne devons pas rester silencieux ni courber l’échine par peur d’être les prochain-e-s sur la liste.

Nous appelons à ce qu’un maximum d’organisations, de comités, de collectifs et de personnalités publiques signent et relaient cette tribune pour :

mettre fin à la criminalisation de la lutte à Bure et des autres mobilisations et espaces d’opposition en France

construire une résistance à cet effet

en finir avec la peur et le silence

Nous appelons à densifier partout les solidarités et à ne pas nous laisser enfermer dans l’isolement.

 Nous ne serons pas les prochain-e-s sur la liste ! 

Nous refusons de céder à l’intimidation !