17 novembre : une indignation légitime contre la hausse des prix

Déclaration du groupe Parlementaire La France insoumise sur l’action citoyenne du 17 novembre :

La hausse des prix du carburant engendre à juste titre l’indignation de ceux à qui elle s’applique. Elle provoque, dans le grand nombre qui ne se résigne pas, une volonté de résister contre le gouvernement Macron.

S’il y a indignation c’est parce que cette hausse intervient parmi tant d’autres sur les produits de première nécessité de la vie courante. Elle appauvrit sévèrement les personnes mises à contribution car elles n’ont aucune alternative a l’usage de leur véhicule personnel. Elles n’ont pas le choix entre des modes de transport aussi longtemps que des alternatives à la voiture et à ses carburants n’existent pas. Ni pour les déplacements de la vie quotidienne de leur famille ni pour aller travailler ou accéder aux services dont dépend leur existence.

S’il y a indignation c’est aussi parce que les personnes principalement frappées sont montrées du doigt comme irresponsables face à la crise écologique. Que peut une personne au SMIC qui doit faire des dizaines de kilomètres par jour pour aller travailler alors que Emmanuel Macron continue à fermer les gares et à détruire le maillage des transports publics ? Comment accepter l’appauvrissement de millions de gens alors que les plus gros pollueurs et notamment le secteur aérien ne sont pas taxés sur le carburant ? Comment peut-on donner des leçons aux personnes en milieu rural alors que le gouvernement Macron continue de les empoisonner en soutenant une agriculture glyphosatée et liée au lobby de la chimie ?

Pour « la France insoumise » il ne saurait être admis que les gens soient punis et appauvris en prenant hypocritement l’écologie comme prétexte. Toutes ces taxes ne vont servir qu’à financer les cadeaux aux plus riches. Rien ne sera fait pour lutter contre le dérèglement climatique. Pour nous la défense de l’éco-système est un tout qui doit être traité globalement par une politique qui offre des solutions d’ensemble aux problèmes posés par le mode actuel de production d’échange et de consommation. C’est cette politique d’ensemble que nous nommons « la planification écologique » car chaque aspect doit être traité en relation avec les autres et leur gestion doit être organisée dans la durée.

Une initiative auto-organisée est proposée pour le 17 novembre prochain. Des forces politiques tentent de la récupérer au profit de la droite extrême. On ne saurait en rendre responsables celles et ceux qui ont engagé cette initiative ou qui s’apprêtent à s’y joindre.

Pourtant les avis divergent. Certains participeront, d’autres non en raison de cette tentative de récupération politique. Il en va de même parmi les insoumis•es : si certains refusent de s’y joindre en raison de l’appel de l’extrême droite, d’autres pensent que cette action ne formule pas de demandes par rapport aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’autres enfin agiront pour s’opposer à la politique du gouvernement sans réserve ni condition. Ces deux points de vue ont leur dignité.

Dans ces conditions nous, le groupe parlementaire insoumis, nous saluons l’initiative citoyenne et les personnes qui y participeront. Nous ne la confondons pas avec la tentative de récupération politique par l’extrême-droite. Comme les initiateurs, nous la condamnons. Ainsi nous ne lancerons aucun appel distinct qui donne l’impression d’une nouvelle tentative de récupération en sens inverse faisant de l’initiative un enjeu d’influence politique qui n’a pas lieu d’être. Car rien de tel ne renforcerait le mouvement contre la vie chère et les revenus insuffisants que nous voyons naître dans cette action. Et c’est ce mouvement que nous voulons encourager.

AFPA de Romilly : ce n’est malheureusement pas une surprise !

La presse locale titrait ces derniers jours sur la suppression d’une vingtaine de postes au centre AFPA de Romilly, et la suppression de la filière du bâtiment.

L’explication donnée, c’est les difficultés financières de l’organisme, qui, dans un marché devenu plus concurrentiel, a perdu beaucoup de parts de marchés, en particulier vis-à-vis des conseils régionaux, qui ont pris une place beaucoup plus grande en ce domaine ces dernières années.

Mais cela, c’est encore une logique de coûts, et c’est cela que nous refusons : l’AFPA est un service public dont le souci est d’assurer à tous, quel que soit leur lieu d’habitation, un accès égal à la qualification professionnelle.

Et avoir laissé se dégrader la situation, au mépris des demandes des organisations syndicales, n’est qu’une privatisation de plus, fut-elle déguisée.

Dès le mois de. mars, Alexis Corbière, député de la France Insoumise, posait une question écrite sur “le rôle de l’AFPA dans la formation professionnelle des demandeurs d’emploi ” :

Le député Alexis Corbière appelle l’attention de Madame la Ministre du Travail sur la situation financière alarmante et l’absence de direction stratégique de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa).

Créée en 1949, cet organisme est historiquement le bras armé de l’État pour la qualification et la requalification des demandeurs d’emploi. A l’origine une association, l’Afpa a été transformée en Établissement public à caractère industriel et commercial en 2017.

Aujourd’hui, l’Afpa produit un déficit structurel de soixante-dix millions d’euros par an et a déjà frôlé la cessation de paiement. C’est la conséquence du transfert aux régions de la compétence de l’État sur la formation professionnelle et l’ouverture de ce marché à une concurrence sauvage, via appels d’offres.

Quinze années de réformes libérales de la formation professionnelle n’ont pas permis d’améliorer le service rendu. La réforme de la formation professionnelle présentée le 5 mars 2018 semble oublier la formation des demandeurs d’emploi, en ne se concentrant que sur les salariés. Le Grand Plan d’Investissement pour une société de compétences (PIC), annoncé par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle, n’a pas été précisé depuis. Mais il est certain que pour améliorer la formation professionnelle des chômeurs, le gouvernement aura besoin de s’appuyer sur un outil fort : ce qu’est incontestablement l’Afpa, avec dans les années 2000 un taux de qualification complète de 80% à l’issue de la formation et un taux de retour à l’emploi six mois après la sortie de la formation de 70%, pour les demandeurs d’emploi.

Le député demande à la Ministre du Travail de dévoiler ses intentions concernant l’avenir de l’Afpa. Il demande en outre que soient rapidement annoncées les mesures de réforme de la formation professionnelle concernant les demandeurs d’emplois et le contenu du PIC.

L’Aube Insoumise affirme sa totale solidarité avec la revendication des organisations syndicales de l’AFPA qui déclarent que “la développer est un devoir d’état”.
Ci-dessous le communiqué intersyndical (vous pouvez le télécharger en cliquant sur l’image !)

 

Gauche pa[t]éthique !

A tous nos lecteurs et lectrices qui ont eu sous les yeux le dernier article fracassant du capitaine Tricasse dans la Dépêche de l’Aube n° 1497 du 1er juin 2018, une petite réponse que nous a fait parvenir la “mouche du coche”. Mais avant de vous en proposer la lecture, les Insoumis-e-s de l’Aube tiennent à témoigner de leur estime et de leur amitié à toutes celles et ceux qui, au-delà de leurs convictions partisanes, luttent fraternellement pour un monde meilleur et plus solidaire, en un mot pour l’humain d’abord.

Dans la rubrique « écoutez-voir » de la Dépêche de l’Aube du 1er juin 2018, la France Insoumise est mise à l’honneur par « le capitaine Tricasse ». « Mise à l’honneur » est peut-être un abus de langage de ma part. Nul n’est parfait, et encore moins s’il est « insoumis ».

La science des lettres n’étant pas ma culture de base (je suis avant tout un manuel), je vais toutefois chercher à me mettre sur le même niveau pour répondre à cet interlocuteur, possible cadre militaire d’une armée toujours en manœuvre. Nous savons tous que si nous souhaitons la paix, il faut se fier aux militaires ! ☺

Mon Capitaine !

Simple fantassin volontaire pour le renversement de la dictature du capitalisme et de ses représentants, je puis vous assurer que mes compagnons d’arme semblent être aussi valeureux que vos troupes. S’ils apparaissent intervenir comme l’armée mexicaine, ils savent toutefois aboutir à des résultats qui pourraient faire des envieux.

Leur manière d’obtenir l’adhésion des Gens (le Peuple) s’inspire de ce que vous confondez avec un lombric (espèce animale toutefois nécessaire à l’aération du terreau). Le « φ » invite les gens à prendre de la hauteur pour mener leurs actions de transformation. Mes compagnons ne se sentent en rien supérieurs ou inférieurs à ceux qui arborent « un bélier » et « un serpent », ou une fleur, qu’elle soit rose ou ensoleillée.

Ces militants amateurs sont des résistants à l’adversité, à la perversité et à l’ignominie dont savent faire preuve leurs adversaires. La difficulté que rencontrent ces battants, est de discerner le «compagnon de lutte» du «trublion de pute» (celui qui se montre vierge pour coucher). Ils souhaitent tous simplement se faire respecter dans leurs singularités sans se tromper d’adversaires.

Mon Capitaine !

De quelle engeance êtes-vous pour colporter ce que nos adversaires communs utilisent : le discrédit sur une opposition pertinente contre la tyrannie d’un système autocratique dépourvu d’humanité ?

Pourquoi jouez-vous ce jeu d’insulter nos militants qui ne font rien d’autre que de chercher à se faire respecter pour mener à bien leur objectif ?

Pourquoi vous installez-vous comme donneur de leçons en insultant le travail qu’ils réalisent, une première fois en le détruisant, puis une seconde fois en les rendant responsables de vos propres insuffisances ?

La conclusion de votre texte est du même tonneau.

Arrêtez vos mensonges et vos supercheries !

Ayez un peu d’éthique, s’il vous plait !

Il faut que vous soyez en grande souffrance pour utiliser de vils propos méprisants à l’endroit de notre mouvement et de ceux qui le composent. Ces derniers, bonne pâte, ne manquent pas d’empathie envers les Communistes que vous représentez.

Quel avenir pourront construire nos mouvements pour contrer nos adversaires communs ?

Conservons que la situation des gens est une préoccupation commune.

(Parce que ça nous chatouille et nous gratouille)

La mouche du coche (moins prédatrice que le « moustique-tigre »)

***

Petite remarque additionnelle du rédacteur (pas en chef, surtout pas chez nous !) du blog : ce genre de métaphore animale et reptilienne nous rappelle de bien tristes errements oratoires et politiques…. Cliquez sur l’image pour voir un texte tout en finesse (ça nous changera) du site mots surannés sur cette tristissime vipère lubrique que nous pensions avoir enterrée, et disons-le tout net, pour reprendre ce genre de vocabulaire, nous préférons de loin la version de Jean Ferrat, dont nous partageons la conception glorieuse de la France, notre France !

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Privé-public tous ensemble !

Merci à Reynald por ces quelques images de la mobilisation du 22 mai, qui a réuni 650 personnes à Troyes conscientes que, “quand tout sera privé, on sera privé de tout! ” 

 

22 mai 2018

Compteurs Linky : la riposte s’organise à Troyes

Après la constitution d’un collectif de défense des usagers à Bar sur Aube face aux agissements d’Enedis, un autre est en voie de constitution à Troyes. C’est le propos de la réunion d’information publique qui est organisée le jeudi 21 octobre à 18 heures 30, à l’espace Salengro (ex B3)au 26 rue Roger Salengro de La Chapelle Saint-Luc.

Dès la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait alerté sur les dangers de ces compteurs. Il a entre autre été rejoint par Danielle Simonnet, conseillère municipale de Paris, et Clémentine Autain, députée FI (voir leurs interventions)

Plan d’accès à la réunion

Le prétexte de l’imposition de ces compteurs au titre de la transition énergétique n’est pas sérieux : outre leurs multiples défauts (voir le tract ci-dessous), il faut sortir de l’illusion qu’on sortira des maux crées par le capitalisme, et EDF de sa situation de quasi-faillite, en lui offrant d’autres opportunités prédatrices sur l’environnement et nos vies quotidiennes.

La transition énergétique est d’abord affaire de volonté politique, et projet de société. Elle ne peut être réussie que sous l’impulsion et le contrôle des citoyens. C’est le sens de la  proposition de L’Avenir en Commun, pour rendre le bien commun de l’énergie au peuple :

Créer un pôle public de l’énergie pour mener une politique cohérente, en renationalisant EDF et Engie (ex-GDF) en lien avec des coopératives locales de production et de consommation d’énergies renouvelables et en favorisant l’autoproduction et le partage des excédents.

Alors soyons nombreux-ses jeudi pour élaborer collectivement une réponse et une attitude citoyennes.

Le tract d’invitation à la réunion (cliquez sur l’image pour télécharger le document en .pdf)