“Affaire Benalla” : communiqué de l’Aube insoumise

Au vu de la gravité des événements, des Insoumis-e-s de notre département ont transmis à la presse départementale le communiqué suivant :

 

Notre République vit depuis plusieurs quinquennats dans un climat de répression croissante et de plus en plus violente contre l’expression citoyenne d’opposition et contre les mouvements sociaux. Tout ceci dans le contexte d’une guerre économique internationale dans laquelle le cercle très restreint des puissances industrielles et financières les plus riches cherchent à asservir irrémédiablement toutes celles et tous ceux qui se trouvent à l’extérieur de ce cercle.

Monsieur Macron ne fait qu’emboîter le pas de ses prédécesseurs sans aucun état d’âme ni contorsion. Il a affiché à plusieurs reprises le plus grand mépris à l’égard des plus faibles et des plus fragiles de notre pays sans que ça ait eu l’air d’émouvoir outre mesure les fabricants de l’opinion publique.
Aujourd’hui « l’affaire Benalla » constitue la preuve incontestable de la volonté de M. Macron et de ses petits soldats de gagner cette guerre économique en France tant il n’a d’autre volonté que d’être à la pointe de ce que lui et ses apôtres nomment « Réforme » ou « Progrès ».
Les morts et les mutilés des multiples « plans sociaux », de Notre Dame des landes, de Sivens ou de Bure nous renvoient à un vieux monde avec lequel M. Macron n’a aucune envie de rompre.

Dans ce contexte, la France Insoumise continue de lutter et de se battre pour faire gagner le projet alternatif et réellement progressiste de société qu’elle porte dans son programme « l’Avenir en commun ».
Un des piliers de ce programme est l’avènement de la 6ème République. L’actualité nous montre jour après jour que la monarchie présidentielle est à l’œuvre dans bien trop de domaines. Il est impératif pour notre démocratie de redonner le pouvoir au parlement et à travers lui, au peuple. Et pour que cela ait un sens nous proposons dans notre programme, la création d’une assemblée constituante.
Il n’y a pas d’autre alternative que politique dans la grave crise que traverse notre société où les gouvernements qui se sont succédé depuis plus de trente an n’ont eu de cesse que de saccager l’intérêt général pour servir les intérêts privés en promouvant l’individualisme comme valeur suprême et en réprimant toute opposition à ces projets mortifères.

Dans l’Aube, comme partout en France, les citoyens se réclamant de la France Insoumise ne laisseront pas détruire nos services publics, seuls à même de garantir l’égalité entre tous les citoyens et le souci du bien commun, que ce soit dans l’éducation, la santé, la justice, la sécurité. C’est la paix sociale, mais aussi la paix tout simplement, qui sont aujourd’hui menacées et qu’il est urgent de préserver.

Les amfis 2018 : allons y ensemble…

Les Amfis d’été 2018 se dérouleront à Marseille du 23 au 26 août.

Quelques Aubois-e-s envisagent d’y aller… Ça sera plus écologique, et plus sympa, de mutualiser transport et hébergement.

Si donc vous souhaitez en être,

  • inscrivez vous avant le 31 juillet (les tarifs sont fonction des revenus, et comme toujours, si les choses sont difficiles, on peut organiser un effort solidaire !)
  • si ça vous dit, remplissez le formulaire ci-dessous pour qu’on puisse prendre contact

Rassemblement de solidarité contre la répression à Bure

La mobilisation du 16 juin à Bar le Duc contre le projet de l’Andra à faire une “méga poubelle nucléaire” (projet Cigéo) à Bure a été une très belle réussite (http://www.sortirdunucleaire.org/16-juin-2018-une-journee-contre-la-poubelle).

Le problème est que cette réussite ne convient pas aux dirigeants de notre pays et qu’ils y opposent une répression de plus en plus importante. Aujourd’hui, l’Etat justifie son activisme répressif sur le fait que des “Black Blocs” seraient à l’origine des dégradations de bâtiments commerciaux lors de la manifestation.

Depuis, nombre d’arrestations et de perquisitions s’opèrent en fait pour “museler” la résistance au monde mortifère que l’on nous impose.

Suite à l’appel lancé, mobilisons-nous dès aujourd’hui !(http://www.sortirdunucleaire.org/Nous-ne-laisserons-pas-Bure-devenir-la-nouvelle).

Retrouvons nous nombreux ce mercredi 27 juin à 19 heures devant la Préfecture de Troyes pour faire écho à cet appel.

Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarnac !

COMMUNIQUÉ COMMUN DU RÉSEAU “SORTIR DU NUCLÉAIRE”, BURE ZONE LIBRE, BURESTOP55, CEDRA 52, EODRA

Communiqué du 22 juin 2018

Ce mercredi 20 juin, le mouvement d’opposition au projet Cigéo à Bure a été frappé par la vague de répression la plus massive que nous ayons jamais connue en plus de 20 ans de lutte. 11 lieux militants, lieux de vie et lieux de travail ont été perquisitionnés, des portes ont été défoncées sans sommation, des militants jetés à terre et menottés, des intimités ont été violées, du matériel et des documents personnels et militants ont été embarqués. 10 personnes de notre mouvement ont été arrêtées. À l’heure où nous écrivons, plusieurs sont encore en garde à vue et nous ne savons pas si elles vont être libérées ou placées en détention.

Militant.e.s membres des associations ou sans-étiquette, investi.e.s de longue date ou ayant fait le choix récemment de s’installer sur le territoire pour y vivre : dans leur diversité, les personnes arrêtées ont en commun une forte implication contre le projet Cigéo. Parmi elles, on compte également un avocat de la lutte, qui assistait nombre de militant.e.s. Son bureau a été perquisitionné, suite à quoi il a été arrêté : or comme l’ont rappelé 50 de ses confrères, cette arrestation porte atteinte au droit de défendre et d’être défendu. Il s’agit donc d’un acte extrêmement grave.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami.e.s sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteur, violence en réunion… Ce à quoi rime ce délire, nous le savons trop bien : en réponse aux critiques fondées formulées à l’encontre de Cigéo, à la montée d’une exaspération légitime contre ce projet imposé, les promoteurs du projet n’ont d’autre recours que de saisir n’importe quel prétexte et instrumentaliser des faits isolés pour criminaliser les opposant.e.s. Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle “affaire Tarnac”, dont l’objectif est de détourner l’attention des risques réels du projet Cigéo, de construire de toute pièce des suspects et d’affaiblir la lutte. En s’attaquant à des personnes engagées, l’état criminalise celles et ceux qui s’organisent et tente de semer la peur et la division dans les milieux militants.

En réponse à cette construction politique et policière délirante, nous réaffirmons notre unité et notre solidarité. N’en déplaise aux promoteurs de Cigéo, notre mouvement ne se laissera pas écraser ainsi et nos associations ne plieront pas par peur d’être les prochaines sur la liste.

Nous constatons qu’il n’est pas anodin que ce coup de force survienne précisément maintenant, quelques jours après la plus grande manifestation contre Cigéo survenue à Bar-le-Duc depuis une douzaine d’années, marquant un renouveau du soutien populaire à l’opposition à ce projet qui révèle de jour en jour son infaisabilité. Alors même que des ateliers devaient avoir lieu cette semaine à Bure pour ancrer la mobilisation dans la durée. Si cette mobilisation – qui prend de l’ampleur- gêne, c’est bien que le gouvernement est aux abois ! L’État réprime aujourd’hui ce qu’il a tenté d’étouffer pendant des années.

Il n’est pas anodin non plus que la répression frappe alors que la filière nucléaire est en pleine déconfiture, les failles de Cigéo ne faisant que s’ajouter aux retards de l’EPR de Flamanville et aux difficultés économiques d’EDF, qui poursuit sa fuite en avant et refuse de fermer des réacteurs.

Enfin, cette vague répressive survient alors que le gouvernement, suite à l’expulsion du Bois Lejus et à la vague d’émotion qu’elle a suscitée, a annoncé de nombreuses “consultations” et un débat sur les déchets radioactifs à l’automne. De qui se moque-t-on ? Qui peut prétendre que les conditions du débat sont réunies, alors que des personnes fortement impliquées contre Cigéo sont jetées en garde à vue pendant des jours et blessées dans les manifestations ?

Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous appelons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette lutte à dénoncer cette répression et à ne pas être dupes des discours du gouvernement.

Nous appelons d’ores et déjà à des rassemblements de protestation et de solidarité mercredi prochain 27 juin dans toute la France à partir de 19h pour soutenir nos ami.e.s., les modalités pratiques seront précisées au fur et à mesure.

• La répression ne nous fera pas taire, nous sommes solidaires !

• Déchets radioactifs : ni à Bure, ni ailleurs. Ne pas enfouir, arrêter d’en produire !

• On ne nous atomisera jamais !

Contacts presse :

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire” : Laura Hameaux – 06 85 23 05 11

Pour le CEDRA 52 : Juliette Geoffroy – 06 50 69 72 61

Pour l’EODRA : Jean-Marc Fleury – 06 16 27 14 91

Texte signé initialement par le Réseau “Sortir du nucléaire”, Bure Zone Libre, BureStop55, Cedra 52, EODRA

Mais aussi soutenu par :

Des organisations nationales :

 ACDN (action des citoyens pour le désarmement nucléaire)
 ADN (arrêt du nucléaire)
 Agir pour l’environnement
 les Amis de la Terre
 Alternative Libertaire
 ATTAC
 Collectif “la fête à Macron”
 Confédération paysanne
 DAL (Droit Au Logement)
 EELV
 Groupe d’Action France Insoumise
 Greenpeace France
 Émancipation tendance intersyndicale
 Jeunes écologistes
 RAP – Résistance à l’agression publicitaire
 Sud-Rail
 SUD Culture Solidaires
 Union syndicale Solidaires

et des collectifs et associations locales :

Alternative libertaire Nancy / Les Amis de la Terre Moselle / les Amis de la Terre Poitou / Art Debout / Arrêt du nucléaire Savoie / ASTRE Transition Energ’éthique / ATTAC 88 / BI Lüchow-Dannenberg (Allemagne) / Bure Stop Jura / Bür’s de Colmar / Centre Culturel Autogéré de Nancy / CNT interco 54 / Collectif Bure NDDL de Tours / collectif NDDL Paris IDF / Collectif SDN79/ Comité angevin de soutien à Bure / Comité de soutien Bure de Montmédy / Comité de soutien zad 82 / Comité de soutien à Bure 27 / Comité de soutien Bure Longwy / Comité NDDL beauvaisis / Comité Bure de Poitiers / des occupant.e.s de la zad de Notre Dame-des-Landes / les Engraineurs / France Insoumise en Loire Atlantique / Ligue des droits de l’Homme de Perpignan / Nuit Debout Cergy / RAN (Réveil Anti Nucléaire) / Résistance Terre / Solidaires 54 / Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye / SORTIR DU NUCLÉAIRE 27 / STOP EPR Ni à Penly Ni ailleurs / Stop Golfech

 

Au Bundestag, les Ukrainiens dénoncent les violations des droits de l’homme dans leur pays

Loin des gesticules stériles, un point sur cette  pièce du glacis atlantiste contre la Russie (fût-elle celle de Poutine), bien loin des prétentions démocratiques des  eurolâtres de tout poil..

Les représentants de l’Ukraine ont révélé la vérité sur le gouvernement de Kiev lors d’une audience publique tenue au parlement allemand. La réunion sur l’état de la liberté d’expression et des droits de l’homme en Ukraine s’est déroulée hier, le 11 juin, avec la participation des hommes politiques allemands, des défenseurs des droits de l’homme, des personnalités publiques et politiques de l’Ukraine, ainsi que des journalistes.

Lire la suite de l’article sur 

en cliquant sur le logo

 

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Privé-public tous ensemble !

Merci à Reynald por ces quelques images de la mobilisation du 22 mai, qui a réuni 650 personnes à Troyes conscientes que, “quand tout sera privé, on sera privé de tout! ” 

 

22 mai 2018

Un appel (enfin !) UNITAIRE pour le 26 mai !

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,
Marée populaire le samedi 26 mai

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l’égalité femmes- hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales,

syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

 

Le 5 mai, plus de cinquante Aubois-e-s à Paris !

… dont l’Aube insoumise ! Mais pas que… Travaillons à l’amplification du comité aubois de la Fête à Macron

En vidéo

 

En photos

…our se souvenir d’un beau moment, et se donner l’envie de faire encore mieux le 26…

La fête à Macron… (on rajoute au fur et à mesure de vos envois !)

 

 

 

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