La colère du trop plein : assemblée citoyenne à Bar sur Aube.

Parce que la hausse des carburants n’est que la partie émergée de l’iceberg, le GA de Bar sur Aube a décidé d’organiser une assemblée citoyenne sur le thème : “Transition écologique et transition sociale” le jeudi 15 novembre à 18 h 30 salle 1 de l’Espace Davot à Bar sur Aube.

La colère du trop plein !

On ne va pas se foutre en l’air parce que Macron, son Gouvernement et ses Députés godillots se moquent de nous !

Ils augmentent les taxes sur le gas-oil sous prétexte d’agir contre le réchauffement climatique, mais c’est un mensonge de plus puisque l’orientation de cette manne va en grande partie au  budget général de l’Etat ! En 2019, seuls 19% de la taxe sur les produits pétroliers ira à la transition écologique, contre 21 % en 2018…

On nous fait payer plus pour polluer plus !

Dans les faits, ils continuent de servir les riches et le capital.

Après les dommages faits aux conditions de travail, au pouvoir d’achat, aux prestations sociales, ils poursuivent leur saccage des conditions de vie des gens, en particulier les plus précaires d’entre nous !.

Le Président des riches donne un nouveau coup de boutoir qui ne touche pas les nantis ! Les plus aisés et les grosses entreprises continuent et continueront de profiter :

– de la détaxation du kérosène pour des déplacements de confort ;

– d’un minimum d’impôts (3,6% pour les multinationales contre 30% pour les PME)

– de cadeaux pour les entreprises du CAC40 ( en2019, les entreprises vont bénéficier d’un transfert de 38,8 milliards d’euros au titre du CICE)

Non aux tartuffes de l’écologie !

Transition écologique et transition sociale

Pour un avenir en commun, il est primordial de respecter les engagements signés lors de la COP21 et la loi de transition énergétique pour la croissance verte, votée en 2015.

D’après l’association “Respire”, 48 000 décès prématurés sont attribuables aux particules fines chaque année en France. 

Si l’’utilisation du diesel est un facteur aggravant, que peut une personne au SMIC qui doit faire des dizaines de kilomètres par jour pour aller travailler alors que Emmanuel Macron continue à fermer les gares et à détruire le maillage des transports publics ? Comment accepter l’appauvrissement de millions de gens alors que les plus gros pollueurs et notamment le secteur aérien ne sont pas taxés sur le carburant ? Comment peut-on donner des leçons aux personnes en milieu rural alors que le gouvernement Macron continue de les empoisonner en soutenant une agriculture glyphosatée et liée au lobby de la chimie ?

La mobilité, les transports, la qualité de l’air, notre planète, tout cela est trop important pour le laisser aux lobbys, quels qu’ils soient.

Reprenons la parole comme en 1789…

Exprimons nos doléances, posons nos revendications

Télécharger le tract en cliquant sur l’image :

“Non aux tartuffes de l’écologie !”

Dans cette vidéo, Mathilde Panot aborde la hausse des carburants dans le cadre plus large de la politique libérale, clonée de la commission européenne, des transports menées par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Plutôt qu’une écologie punitive ciblant les plus défavorisés, il faut une vraie planification écologique, alimentée par les impôts de ceux qui peuvent (et devraient) les payer !

 

AFPA de Romilly : ce n’est malheureusement pas une surprise !

La presse locale titrait ces derniers jours sur la suppression d’une vingtaine de postes au centre AFPA de Romilly, et la suppression de la filière du bâtiment.

L’explication donnée, c’est les difficultés financières de l’organisme, qui, dans un marché devenu plus concurrentiel, a perdu beaucoup de parts de marchés, en particulier vis-à-vis des conseils régionaux, qui ont pris une place beaucoup plus grande en ce domaine ces dernières années.

Mais cela, c’est encore une logique de coûts, et c’est cela que nous refusons : l’AFPA est un service public dont le souci est d’assurer à tous, quel que soit leur lieu d’habitation, un accès égal à la qualification professionnelle.

Et avoir laissé se dégrader la situation, au mépris des demandes des organisations syndicales, n’est qu’une privatisation de plus, fut-elle déguisée.

Dès le mois de. mars, Alexis Corbière, député de la France Insoumise, posait une question écrite sur “le rôle de l’AFPA dans la formation professionnelle des demandeurs d’emploi ” :

Le député Alexis Corbière appelle l’attention de Madame la Ministre du Travail sur la situation financière alarmante et l’absence de direction stratégique de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa).

Créée en 1949, cet organisme est historiquement le bras armé de l’État pour la qualification et la requalification des demandeurs d’emploi. A l’origine une association, l’Afpa a été transformée en Établissement public à caractère industriel et commercial en 2017.

Aujourd’hui, l’Afpa produit un déficit structurel de soixante-dix millions d’euros par an et a déjà frôlé la cessation de paiement. C’est la conséquence du transfert aux régions de la compétence de l’État sur la formation professionnelle et l’ouverture de ce marché à une concurrence sauvage, via appels d’offres.

Quinze années de réformes libérales de la formation professionnelle n’ont pas permis d’améliorer le service rendu. La réforme de la formation professionnelle présentée le 5 mars 2018 semble oublier la formation des demandeurs d’emploi, en ne se concentrant que sur les salariés. Le Grand Plan d’Investissement pour une société de compétences (PIC), annoncé par Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle, n’a pas été précisé depuis. Mais il est certain que pour améliorer la formation professionnelle des chômeurs, le gouvernement aura besoin de s’appuyer sur un outil fort : ce qu’est incontestablement l’Afpa, avec dans les années 2000 un taux de qualification complète de 80% à l’issue de la formation et un taux de retour à l’emploi six mois après la sortie de la formation de 70%, pour les demandeurs d’emploi.

Le député demande à la Ministre du Travail de dévoiler ses intentions concernant l’avenir de l’Afpa. Il demande en outre que soient rapidement annoncées les mesures de réforme de la formation professionnelle concernant les demandeurs d’emplois et le contenu du PIC.

L’Aube Insoumise affirme sa totale solidarité avec la revendication des organisations syndicales de l’AFPA qui déclarent que “la développer est un devoir d’état”.
Ci-dessous le communiqué intersyndical (vous pouvez le télécharger en cliquant sur l’image !)

 

Soutenez les lanceurs d’alerte de La Chapelle Saint-Luc

Parce que le projet d’incinérateur est une folie d’un autre âge, qui n’a d’actualité que les profits de Véolia, il faut soutenir toutes les mobilisations citoyennes contre ce projet ruineux et écocide…

A la France Insoumise, nous savons ce que c’est que d’être persécutés par le pouvoir judiciaire, malgré la justesse et la pertinence des luttes.

Tout notre soutien à ces citoyens qui allient conscience et résolution dans l’intérêt de tous … 

Soutenez-les pour leur permettre de se défendre !

Pour accéder à la cagnotte, cliquez sur l’image …

La télémédecine ne remplacera pas les moyens humains !

Grande nouvelle annoncée par Agnès Buzyn lors de sa venue à Troyes vendredi dernier : l’Aube sera un des plus grands centres de télémédecine du Grand-Est, selon Agnès Buzyn…

Bon, même en admettant que les promesses en ces temps de vote du budget de la sécu se concrétisent, ça va nous donner quoi ? Eh bien l’Est-éclair assure encore une fois le service après-vente de la politique gouvernementale : “La télémédecine se développe à grande vitesse car elle semble être l’un des moyens permettant de lutter contre les déserts médicaux.” Encore une fois, la technologie au service des économies comme solution à tous nos maux !

Qu’on nous permette d’être prudent… Un insoumis à qui j’en parlais me disait le scepticisme d’un de ses amis, exerçant dans le secteur libéral en milieu rural. Comme le dit cet excellent document de l’université suisse de Fribourg, “La qualité de la relation entre le patient et son médecin est un des déterminants majeurs de son succès et conditionne la réussite du traitement médical. La médecine est, par essence, un métier relationnel où toute erreur relationnelle mène à l’insatisfaction du patient et de son médecin. Plus grave, une mauvaise relation initiale peut conduire à une prise en charge inadéquate du patient susceptible de nuire à ce dernier.” Aussi notre ami évoquait-il deux difficultés réelles : la difficulté à évaluer la partie non verbale du questionnement à cause de la distance, et aussi la réticence que pourraient avoir des personnes le plus souvent éloignées des techniques nécessaires à ce type de procédure…

Et donc on va mettre la télémédecine en EHPAD… Mais de quoi donc se plaignent les personnels, qui sont en souffrance sans être entendus depuis des mois ?

Ce point de vue de la raison a été évoqué dans les débats sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale par Adrien Quatennens.

Pour la France insoumise, les réponses aux déserts médicaux se doivent d’être humaines. Parce que nous voulons faire passer la santé d’abord  et pour tous , nous proposons une mesure concrète pour lutter contre les déserts médicaux.

Combler les déserts médicaux et créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pendant leurs études, afin de pallier l’insuffisance de médecins dans certaines zones.

Pour en savoir plus sur nos propositions, lisez le livret programmatique sur la santé en cliquant sur l’image !

Perquisition Mélenchon : un souvenir d’il y a trois semaines…

Nous reprenons ci-dessous une analyse d’Arrêt sur image Ou comment les perquisitions ont été précédées par la mise en place d’un parquet aux ordres !

Ou encore comment l’indépendance de la justice est en train de devenir un mythe de la bonne conscience mainstream !

Daniel Schneidermann 
Arrêt sur image

« Vous avez la preuve que Mme Belloubet a donné l’ordre de ces perquisitions ? » demande Léa Salamé à Alexis Corbière, au lendemain de l’orageuse perquisition dans les locaux de la France insoumise. Ah, chère Léa ! La preuve ! Bien sûr que non. Quelques souvenirs, en revanche. Pas très anciens : c’était il y a à peine un mois. La presse se faisait l’écho d’une information : Emmanuel Macron avait personnellement recalé trois candidats à la succession de François Molins au poste de procureur de Paris. Il avait récusé trois candidats issus de la procédure habituelle de nomination. « L’Elysée prend la main sur les procureurs » titrait Le Monde« Macron veut poser son parquet »titrait Libé« Macron veut choisir lui-même ses procureurs »,titrait Mediapart. Au vu et au su de tous, Macron faisait voler en éclats l’increvable fiction française de « l’indépendance de la Justice ». Et envoyait un signal clair : le procureur qui suivra les « affaires sensibles », à commencer par les instructions Benalla, aura réussi son examen de passage auprès de lui.

Ce tir groupé d’articles date des 25, 26, 27 septembre. Trois semaines à peine. Il faut se souvenir de cet épisode, pour apprécier à leur juste valeur les questions, les éditos offusqués, aujourd’hui, de la même presse, devant les spectaculaires images de la confrontation physique entre Jean-Luc Mélenchon et les policiers qui lui interdisent de pénétrer dans le local de la France insoumise, en cours de perquisition. Confrontation physique qui s’est achevée par l’interruption prématurée de la perquisition, apparemment sans procès-verbal listant les pièces saisies, ce qui entrainera logiquement sa nullité.

De ces images spectaculaires, on fera une lecture opposée, selon que l’on postule, en France, la Justice indépendante, ou asservie au pouvoir politique. Vaste et éternelle question, qui n’appelle pas de réponse en noir et blanc, et que je ne vais pas trancher ici. Sur les deux enquêtes préalables visant La France insoumise, nous vous avons tout dit. Sur l’affaire des comptes de campagne (de Mélenchon ET de Macron), notre émission est ici. Sur les conditions dans lesquelles une députée alors lepéniste a dénoncé Mélenchon dans l’affaire des assistants parlementaires, après investigation express sur Google, notre enquête d’hier est ici.

Sous réserve d’irrégularité, la perquisition au siège de la France insoumise est légale. La perquisition au domicile de Jean-Luc Mélenchon est légale. Les enquêtes préliminaires, qui se poursuivent sous la seule autorité du procureur, sans nomination de juge indépendant, sont légales. Le procureur a parfaitement le droit de faire durer le préliminaire un mois, six mois, un an. Tout est légal. Les éditorialistes offusqués sont parfaitement fondés à condamner le comportement racailles que de Mélenchon. Tout au plus, pour que lecteurs et téléspectateurs se fassent la lecture la plus juste des spectaculaires images, pourrait-on leur demander un peu de mémoire. Trois semaines, par exemple.

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