Gauche pa[t]éthique !

A tous nos lecteurs et lectrices qui ont eu sous les yeux le dernier article fracassant du capitaine Tricasse dans la Dépêche de l’Aube n° 1497 du 1er juin 2018, une petite réponse que nous a fait parvenir la “mouche du coche”. Mais avant de vous en proposer la lecture, les Insoumis-e-s de l’Aube tiennent à témoigner de leur estime et de leur amitié à toutes celles et ceux qui, au-delà de leurs convictions partisanes, luttent fraternellement pour un monde meilleur et plus solidaire, en un mot pour l’humain d’abord.

Dans la rubrique « écoutez-voir » de la Dépêche de l’Aube du 1er juin 2018, la France Insoumise est mise à l’honneur par « le capitaine Tricasse ». « Mise à l’honneur » est peut-être un abus de langage de ma part. Nul n’est parfait, et encore moins s’il est « insoumis ».

La science des lettres n’étant pas ma culture de base (je suis avant tout un manuel), je vais toutefois chercher à me mettre sur le même niveau pour répondre à cet interlocuteur, possible cadre militaire d’une armée toujours en manœuvre. Nous savons tous que si nous souhaitons la paix, il faut se fier aux militaires ! ☺

Mon Capitaine !

Simple fantassin volontaire pour le renversement de la dictature du capitalisme et de ses représentants, je puis vous assurer que mes compagnons d’arme semblent être aussi valeureux que vos troupes. S’ils apparaissent intervenir comme l’armée mexicaine, ils savent toutefois aboutir à des résultats qui pourraient faire des envieux.

Leur manière d’obtenir l’adhésion des Gens (le Peuple) s’inspire de ce que vous confondez avec un lombric (espèce animale toutefois nécessaire à l’aération du terreau). Le « φ » invite les gens à prendre de la hauteur pour mener leurs actions de transformation. Mes compagnons ne se sentent en rien supérieurs ou inférieurs à ceux qui arborent « un bélier » et « un serpent », ou une fleur, qu’elle soit rose ou ensoleillée.

Ces militants amateurs sont des résistants à l’adversité, à la perversité et à l’ignominie dont savent faire preuve leurs adversaires. La difficulté que rencontrent ces battants, est de discerner le «compagnon de lutte» du «trublion de pute» (celui qui se montre vierge pour coucher). Ils souhaitent tous simplement se faire respecter dans leurs singularités sans se tromper d’adversaires.

Mon Capitaine !

De quelle engeance êtes-vous pour colporter ce que nos adversaires communs utilisent : le discrédit sur une opposition pertinente contre la tyrannie d’un système autocratique dépourvu d’humanité ?

Pourquoi jouez-vous ce jeu d’insulter nos militants qui ne font rien d’autre que de chercher à se faire respecter pour mener à bien leur objectif ?

Pourquoi vous installez-vous comme donneur de leçons en insultant le travail qu’ils réalisent, une première fois en le détruisant, puis une seconde fois en les rendant responsables de vos propres insuffisances ?

La conclusion de votre texte est du même tonneau.

Arrêtez vos mensonges et vos supercheries !

Ayez un peu d’éthique, s’il vous plait !

Il faut que vous soyez en grande souffrance pour utiliser de vils propos méprisants à l’endroit de notre mouvement et de ceux qui le composent. Ces derniers, bonne pâte, ne manquent pas d’empathie envers les Communistes que vous représentez.

Quel avenir pourront construire nos mouvements pour contrer nos adversaires communs ?

Conservons que la situation des gens est une préoccupation commune.

(Parce que ça nous chatouille et nous gratouille)

La mouche du coche (moins prédatrice que le « moustique-tigre »)

***

Petite remarque additionnelle du rédacteur (pas en chef, surtout pas chez nous !) du blog : ce genre de métaphore animale et reptilienne nous rappelle de bien tristes errements oratoires et politiques…. Cliquez sur l’image pour voir un texte tout en finesse (ça nous changera) du site mots surannés sur cette tristissime vipère lubrique que nous pensions avoir enterrée, et disons-le tout net, pour reprendre ce genre de vocabulaire, nous préférons de loin la version de Jean Ferrat, dont nous partageons la conception glorieuse de la France, notre France !

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Démocratie formelle ou Démocratie réelle

27.03.2018 – Paris Rédaction France

Démocratie formelle ou Démocratie réelle

Lors d’un café avec quelques amis, Sabine Rubin, députée de la France Insoumise, nous a proposé de réfléchir à quelques thèmes essentiels aujourd’hui pour l’action politique. D’abord, je voulais la remercier de me donner cette occasion car je n’ai pas eu l’opportunité ces dernières années d’ordonner mes pensées sur cette question essentielle de la démocratie.

Par Denis Dégé

Cet article est rédigé pour aider à un projet de « Camionnette » qui va permettre à Sabine de se déplacer dans sa circonscription, d’échanger et de soutenir les habitants qui voudraient mener des actions contre des injustices ou pour défendre des droits… Je me suis imaginé dans cette camionnette, à la rencontre de gens comme j’en vois tous les jours autour de moi. Souvent, nous avons de bonnes intentions, mais nous sommes submergés par une sorte de fatalisme, répétant les discours des formateurs d’opinion, dubitatifs, quelquefois effrayés par le futur et sur ce qu’il y aurait lieu de faire. Je me propose donc de laisser librement s’exprimer mes opinions… laissant à celui qui voudrait approfondir la possibilité d’étudier, de discuter…

Il m’a semblé que l’un des moteurs de mon action, dans ma relation aux autres, que ce soit dans mon quartier, ou auprès d’amis humanistes dans différentes régions du globe, était la recherche d’une nouvelle forme d’être, d’être vers l’autre. Mes activités sociales comme mes recherches, sont motivées par un désir de justice sociale et de cohérence personnelle entre mon attitude et mes aspirations. De plus, je ne crois plus aux vieilles recettes des partis pour pouvoir offrir une solution à tous les êtres humains qui souffrent de la faim, de la guerre, de la maladie, du désespoir ou de la solitude, toute ces situations cruelles et insupportables.

Pourtant, je reste optimiste, parce qu’avec l’expérience, j’ai constaté qu’il y a un nouveau phénomène humain qui se fraie un chemin. Lentement, mais inexorablement l’être humain sort de la caverne[1] (Tant que nous nous battons encore pour du combustible et laissons les autres mourir de froid, de faim et de solitude, nous sommes encore dans la préhistoire !). Et si l’on parle de « démocratie », j’expérimente dans certaines communautés, certains mouvements, certaines associations et relations sociales le germe d’une nouvelledémocratie réelle.

Le constat du désastre démocratique, humain et planétaire est partagé par toujours plus de personnes, mais nous nous sentons démunis face à ce tableau noir.  Pourtant, il y a des solutions, j’en aborde ici quelques-unes. Pour que les générations futures puissent envisager de Vivre, on peut se poser la question de la démocratie, car c’est de cette question que découle toute organisation humaine qui pourrait permettre une issue.

Les raisons et les conséquences de la démocratie formelle

Aujourd’hui, on ne sait plus très bien ce qu’est exactement une démocratie, puisqu’elle est réduite au thème de la représentation, des partis, des élections. En outre, le sentiment général est que la démocratie recule et a été confisquée au peuple souverain par les forces de la Finance, par les médias et par les coupoles (les décisionnaires) des partis politiques. Le pouvoir politique est réduit à appliquer la politique économique d’une minorité, qui n’a pas de véritable représentativité démocratique. Les femmes et hommes politiques eux-mêmes, lorsqu’ils sont « élus » ne représentent plus la majorité de la population, du fait de l’abstentionnisme, du nombre croissant de non-inscrits, des votes blancs ou nuls. [2]

En France, l’État utilise abondamment le recours aux ordonnances qui permet de passer en force, altérant complètement le rôle et la fonction de l’Assemblée législative. « Il n’y a aucun contrôle de la fonction présidentielle. Ce régime est celui de la dépossession du peuple de sa part de souveraineté politique. En République, il n’y a pas d’autre souverain que le peuple. Pourtant, dans les faits, c’est tout le contraire qui se produit. L’exemple le plus connu et le plus scandaleux est celui du référendum bafoué du 29 mai 2005, lorsque la France a rejeté le traité constitutionnel européen ; à peine trois ans plus tard, le traité de Lisbonne, copie conforme du traité rejeté, était ratifié en catimini. »[3]

Texte : Le système

Le recul de la démocratie tient surtout au fait que la doctrine économique du libéralisme est mise au centre de tout. L’économie telle qu’elle est expliquée et imposée par les protagonistes du « libéralisme » n’est pas une science[4], mais plutôt une « croyance religieuse » avec un dieu placé au centre de toutes les préoccupations. Ce dieu de la finance et du Libre-marché a écarté les autres priorités nécessaires à l’équilibre humain et planétaire comme l’éducation, la santé, les conditions de vie, la culture, etc.

Les chocs produits par les crises financières et le terrorisme ont été les grandes justifications pour réduire la démocratie. D’un côté, on limite les possibilités de manifester ou de faire grève. D’un autre côté, on utilise les médias pour créer des boucs émissaires et conduire les citoyens à considérer que celui qui vit dans la misère ou souhaite échapper à la guerre est dangereux et est responsable des crises. En revanche, les gouvernements et les médias à leur solde se gardent bien d’expliquer le danger que représente pour les citoyens ceux qui accumulent les biens, les capitaux, les pouvoirs. Leur action prédatrice est pourtant la source du déséquilibre, de la pauvreté ou des guerres.

Enfin, au lieu d’occuper des territoires et d’engendrer des conflits pour y installer la « démocratie formelle » ou des dictatures favorables aux marchés, et, soi-disant, lutter contre l’intégrisme religieux, on devrait « travailler pour faire fonctionner la loi et la justice, aussi imparfaites qu’elles soient, au lieu de durcir les lois et les dispositions répressives qui tomberont aux mains de ceux-là mêmes qui font obstacle à la loi et à la justice »[5]. Enfin, on observe depuis plusieurs années déjà que l’étape qui se profile en réponse au libéralisme économique et à la démocratie de façade, est celle d’un populisme de l’extrémisme, outrancier et violent.

De plus, le phénomène intéressant et inévitable de la mondialisation permettrait d’envisager dans une coprésence et convergence des peuples, la naissance de la nation humaine universelle. Mais, en concentrant le pouvoir, les moyens de production et les ressources entre les mains de quelques-uns, ceci s’est transformé en globalisation qui porte préjudiceaux régions, aux Etats et aux municipalités, et ne répond pas aux nécessités, même les plus vitales, des personnes.  Ce système globalisant violent s’est amplifié jusqu’au moindre recoin de la planète, apportant ses conséquences désastreuses sur la vie humaine, et allant jusqu’à menacer l’avenir de la planète[6].

 La Démocratie locale, là où s’expérimente la démocratie réelle

La réelle démocratie met l’accent non seulement sur la représentativité mais aussi sur l’organisation de la base sociale[7]. Dans cette forme organisative, le plus important c’est la municipalité et le quartier, ainsi que les fronts d’actions ou organisations convergentes entre voisins, ou à l’intérieur des entreprises, des hôpitaux ou des universités.

Le cœur de la démocratie devrait être la municipalité et les quartiers, car les décisions et les actions du conseil municipal ont un impact direct et concret sur la vie quotidienne des habitants. C’est à cette échelle qu’il est possible de donner la réponse la plus adaptée aux nécessités des gens. De ce fait, les budgets alloués aux communes et aux régions devraient être conséquents, ce qui, par ailleurs, réduirait la corruption et le gaspillage que génèrent les pouvoirs centralisés, ainsi qu’un meilleur contrôle. Il pourrait y avoir une commission pluraliste, composée d’habitants tirés au sort, qui pourrait réguler l’action des élus. L’orientation devrait correspondre aux aspirations de la population, et placer en priorité la santé, l’éducation et la qualité de vie des habitants.[8]

Fomenter la compétitivité des personnes et des entreprises pour atteindre les sommets de la pyramide politique et économique se révèle totalement inefficace. La mission et le but, économique et politique, de développement humain et de progrès est un échec[9]. Il est donc urgent de rendre possible l’avènement d’une réelle démocratie. La recomposition du tissu social, qui passe par la valorisation et l’augmentation du travail à vocation sociale, est le plus important à réaliser. Les habitants peuvent y contribuer à travers des fronts d’action dans les domaines du travail, du logement, des syndicats, de la politique et de la culture. Si on intègre les principes de cohérence et de simultanéité du changement social et personnel, on peut alors créer les conditions pour l’insertion des différents groupes, individus et forces progressistes sans que ceux-ci ne perdent leur identité ou leurs caractéristiques propres, dont l’objectif sera de promouvoir l’union des forces capables d’exercer une influence croissante sur de vastes couches de la population.[10]

On peut construire de nouvelles formes d’organisations horizontales structurées, pour cela, il sera nécessaire que les partis politiques se convertissent en mouvements sociaux.

La démocratie réelle à construire

En plus du processus électoral, on doit favoriser la consultation de la population par le biais de référendums, en prenant soin d’informer complètement et de manière contradictoire sur le sujet qui lui est soumis. Le processus électoral doit être ouvert à toutes les personnes vivant sur un territoire et qui contribuent par leur travail, leur investissement et leurs impôts au développement de la collectivité. On doit également favoriser la possibilité de constituer des forums, dans lesquels les citoyens puissent réfléchir, échanger et s’organiser. Dans toute l’organisation, la reconnaissance de la diversité religieuse, sociale ou culturelle doit être reconnue et défendue.

Si l’on privilégie la base sociale, le rôle de l’État ou de toutes les autres associations politico-économiques (comme l’Union Européenne) doivent n’avoir qu’un rôle de représentation, de coordination et de solidarité. Les institutions, comme le pouvoir judiciaire, doivent être indépendantes du pouvoir politique, équitables et protéger les droits humains. L’armée doit être au service du peuple et doit répondre à une mission humanitaire de protection de la population.

Dans la démocratie réelle, le rôle de l’élu est d’être au service des gens. Il incite la population à s’exprimer, il l’informe, il l’écoute, il recherche le consensus. Il impulse la participation de la population dans les décisions. Il rend compte à la population du résultat de son action. Tout élu peut être démis de ses fonctions s’il n’accomplit pas sa mission dans l’intérêt de tous, sans distinction de condition, d’origine, etc.[11]. Il sera nécessaire d’avoir des représentants ayant une expérience sociale et humaine. De fait, les secteurs associatifs, syndicaux, du domaine de la santé et de l’éducation ou de l’économie solidaire regorgent de compétences et de savoir-faire techniques qui pourraient être mis au service de l’intérêt général.

Il existe encore aujourd’hui des personnes qui croient sincèrement qu’une réponse au désastre humain ou écologique pourrait venir des responsables politiques actuels, ou de « jeunes » leaders se présentant comme « la nouvelle alternative », qui transformeraient les anciennes organisations politiques. C’est naïf, car toute la « formation » de ceux qui accèdent au centre du pouvoir est basée sur une théorie naturaliste de l’Être Humain. Pour eux, nous serions à peine plus évolués qu’un animal, ce qui justifie la violence, les inégalités et la manipulation future d’êtres humains considérés comme objets de production et de consommation. Ces formateurs d’opinion ignorent le plus souvent les apports récents sur le fonctionnement du psychisme humain, sur l’intentionnalité de la conscience[12] ou sur la fonction interne de l’image.[13]

Si l’on prend conscience de ce qu’est l’être humain et de son incroyable potentiel, la tâche de résister aux violences (violence physique, religieuse ou raciale, mais aussi violence économique, sexuelle, psychologique et morale) dans notre propre milieu et dans notre sphère personnelle apparaît alors essentielle. Dans le chaos actuel, le choix délibéré de chaque être humain se transforme en action décisive pour le destin de l’espèce. La conscience humaine ne pourra pas supporter la violence et la fermeture de son futur. Elle cherchera des moyens et des issues pour pouvoir continuer son développement. La véritable démocratie n’est qu’une des multiples expressions de l’intentionnalité humaine, mais une nouvelle organisation humaine faisant converger toutes les intentions, toutes les actions progressistes et les actes de désobéissance, dans la construction d’un réseau humain constituerait la base de la Nation Humaine Universelle[14]. Celle-ci alors dépassera les structures du pouvoir qui ont mis en danger l’avenir de l’humanité.

Cette direction, vers une nouvelle organisation humaine, ne peut se bâtir sans mettre un point d’honneur à la transformation du système éducatif au sens large (éducation, formation, médias) qui fait naître « la bonne connaissance », un savoir qui a pour dessein de dépasser la douleur et la souffrance. Toute connaissance devrait atteindre la justice, la réconciliation, et permettre de déchiffrer l’extraordinaire et très sacré potentiel qui existe au fond de chaque être. Pour ce qui est de l’éducation des plus jeunes, une base possible pourrait être la théorie et la pratique de l’apprentissage intentionnel, comme le propose et le développe le COurant PEdagogique HUmaniste (COPEHU[15]).

 La condition du changement social et personnel simultané

Le changement social ne peut se réaliser si la moitié de la condition pour l’atteindre n’est pas mise en œuvre ! En effet, la démocratie est d’abord une question intime et personnelle. La violence dans le monde est le reflet de la contradiction intérieure de chaque être humain. Nous pouvons, par exemple, observer combien chaque acte du quotidien est empoisonné par la vengeance (nous vivons en voulant rejeter sur d’autres le préjudice que nous aurions subi jadis). Cela enchaîne notre vie, mais aussi nos relations et, en fin de compte, toute l’humanité. Si on parle de reconstruire le tissu social en partie détruit par l’égoïsme et la violence, il est nécessaire de voir sur le plan psychologique ce que nous devons changer dans notre comportement personnel, de comprendre l’origine des conflits intérieurs et avec nos proches.

Sur le plan existentiel, nous devons comprendre qu’il y a une vocation, un dessein, un esprit qui nous donnent la force d’agir dans la meilleure direction. Quand on connecte à cette profondeur de l’esprit humain, nous gagnons en force.

En observant combien nous sommes enchaînés, nous pouvons incorporer parallèlement « de nouvelles pratiques », germes d’une démocratie réelle. Celle-ci se construit autour des deux principes que sont la Règle d’or et la cohérence[16].

– La Règle d’or est un principe universel présent dans toutes les cultures dans leur aspect humaniste qui dit : « Traite les autres comme tu aimerais être traité ». En fonction de ce principe, si je regarde mes actes quotidiens, je comprends que je ne peux construire mes relations et mon action qu’avec une atmosphère caractérisée par « l’affection ». Nous devons retrouver dans nos relations, dans nos quartiers et avec les autres cet esprit de « Communauté[17]« , en nous rendant compte combien notre avenir est commun à tous, comment de la joie de l’autre dépend mon bonheur !

– Penser, sentir et agir dans la même direction, ce principe de cohérence est la base de tout acte intentionnel. Souvent, il y a une grande contradiction entre nos pensées, nos sentiments et nos actes. En unifiant notre vie, nous nous sentirions en accord avec nous-mêmes, nous aurions confiance en nous-mêmes. Nous aurions alors une influence positive sur ceux qui nous entourent.

Nous constatons que bien des politiciens agissent, sentent et pensent dans une direction destructrice. C’est le cas des racistes, des exploiteurs, des fanatiques et des violents mais aussi de ceux qui les soutiennent par leurs actes, leur vote, leur docilité ou leur silence. Leur incohérence dans la relation est évidente, parce qu’ils traitent les autres d’une façon très différente de celle qu’ils veulent pour eux-mêmes.

Par une méditation simple (en révisant par exemple chaque jour les actes que nous avons réalisés), nous pouvons très bien changer nos comportements et réparer les préjudices que nous pourrions avoir occasionnés, revenir le lendemain vers les autres d’une nouvelle manière et se proposer de réparer. Par cette intention soutenue, même si nos progrès peuvent paraître lents, nous finissons par observer qu’il est possible d’établir une nouvelle relation à l’autre, qui n’est plus pyramidale mais horizontale, dans un lien d’entraide et de compréhension. Les changements que nous désirons dans le monde, en faveur d’une réelle démocratie, de la justice sociale, ne peuvent pas être projetés dans l’abstrait, mais à partir de la situation que nous vivons et de notre comportement personnel.

Pour qu’une démocratie réelle voie le jour, il est nécessaire de mettre l’intention sur les organisations de bases, d’encourager les communautés de voisins, de travailleurs ou d’étudiants qui formeront des fronts d’actions. Ces communautés ne peuvent se construire que sur l’idée d’un changement social et personnel simultané, sur la reconnaissance de la diversité et sur une organisation horizontale structurée. À partir de ces organisations de base, on tendra à créer des organismes qui coordonneront et solidariseront les initiatives. Enfin, la finalité recherchée devrait être de construire un grand ensemble humain : La Nation Humaine Universelle, qui tendra à dépasser les anciennes structures violentes et pyramidales. Dans ce cadre, les anciens partis devront laisser la place à des mouvements sociaux, qui auront pour vocation d’établir la démocratie réelle, avec des élus qui ne seront préoccupés que du progrès humain, dont la jauge sera la qualité de la santé, le niveau d’éducation et l’amélioration des conditions de vie. Une nouvelle éducation accompagnera le développement de la conscience humaine. Cette Bonne Connaissance permettra de dépasser la douleur physique par le progrès de la science. On comprendra enfin la profondeur de l’Être-Humain et les capacités encore inutilisées de son psychisme, ce qui manque aujourd’hui pour pouvoir se développer dans une société harmonieuse.

À un moment du processus historique, une minorité a volé son pouvoir à l’être Humain, elle a commencé à le chosifier et à le violenter. Aujourd’hui nous avons bien avancé dans la compréhension de notre histoire, de notre psychisme, et dans nos connaissances… alors le moment est venu de nous demander si nous voulons vivre, et dans quelles conditions.

 

Notes

[1]      Référence à la fois à la période que nous traversons, où il semble que la véritable histoire humaine n’en soit qu’à ses balbutiements, et au mythe de Platon, l’allégorie de la Caverne, qui décrit très bien, l’ignorance ou le sommeil dans lequel nous vivons. http://plato-dialogues.org/fr/tetra_4/republic/caverne.htm

[2]     Si le vote blanc était reconnu et en prenant en compte le vote nul ainsi que l’abstention, le Président de la République, Emmanuel Macron n’aurait réuni que 43,63 % des suffrages du corps électoral français, sans compter les 9,5 millions de personnes non-inscrites. http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/05/08/et-si-les-resultats-de-la-presidentielle-avaient-pris-en-compte-le-vote-blanc-ou-l-abstention_5124412_4355770.html

[3]      Livret de La France insoumise sur le thème de l’intervention populaire et citoyenne (https://avenirencommun.fr/livret-intervention-populaire/) Livret de La France insoumise sur le thème de la 6ème République et de l’Assemblée constituante.  (https://avenirencommun.fr/livret-assemblee-constituante/)

[4]      Voir Silo, Lettres à mes amis, Lettre n°1, L’évolution sociale, Éditions Références, Paris, 2004, p. 26. ; et Arnaud Parienty, Idées & débats, L’économie est-elle une science ?, https://www.alternatives-economiques.fr/leconomie-une-science/00050875

[5]      Silo à ciel ouvert, Discours du 4 mai 2004 à Punta de Vacas, à l’occasion de la première célébration annuelle du Message de Silo, Éditions Références, Paris, 2007, http://www.silo.net/system/documents/32/original/VACAS04_french.rtf

[6]      « Ainsi la valeur de la fortune des 500 de Challenges, qui sont les 0,001% les mieux dotés, a été multipliée par 7 depuis 1996 et celle du Top 10, à la pointe des 0,0001% tout en haut de la pyramide par 12 ! » https://www.challenges.fr/patrimoine/patrimoine-les-riches-s-enrichissent-toujours-plus-vite-que-les-classes-moyennes_485236

[7]     Guillermo Sullings, À la croisée des chemins, Les pas de la transition vers la démocratie réelle, Éditions Références, Paris, 2017, p. 158.

[8]      Voir le PAHM : Plan d’Action Humaniste Municipal https://www.parti-humaniste-france.org/presentation/pahm.html

[9]     Il n’y a pas de progrès significatif concernant la pauvreté, par exemple. http://www.undp.org/content/undp/fr/home/presscenter/pressreleases/2014/07/24/2-2-billion-people-are-poor-or-near-poor-warns-2014-human-development-report-on-vulnerability-and-resilience.html

[10]    Silo, Lettres à mes amis, À propos de la crise sociale et personnelle dans le monde actuel, Éditions Références, Paris, 2004.

[11]    Voir la Charte de responsabilité politique. https://www.parti-humaniste-france.org/presentation/charte_responsabilite_politique.html

[12]    Hugo Novotny, Intentionnalité dans l’évolution humaine et universelle, sur le site du Parc d’étude et de réflexion La Belle Idée, et Silo, Notes de psychologie, Éditions Références, Paris, 2012.

[13]    Silo, Psychologie de l’image, dans Contribution à la pensée, à paraître Éditions références, Paris, 2018.

[14]    Manifeste « Ce qui nous unit vers la Nation Humaine Universelle » – Forum Humaniste de Madrid (Mai 2018) https://www.humanistforum.org/fr/manifeste/

[15]    https://www.copehu.org

[16]    Silo, Lettres à mes amis, À propos de la crise sociale et personnelle dans le moment actuel, Éditions références, 2004.

[17]    Quand on étudie ce qu’est une communauté, on comprend très vite que la démocratie trouve son origine dans le travail en commun pour le bien-être de tous. Par ailleurs, il existe de nombreux exemples de démocratie bien plus avancées et anciennes que la soi-disant démocratie occidentale.

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“Mai 68 m’a amené à Marx, et Tchernobyl au nucléaire”

Le site Reporterre publie un long entretien avec Jean-Luc Mélenchon sur la question fondamentale de l’écologie, et de la place de l’homme par rapport à la nature. Cliquez sur la photo pour vous y rendre…

Quel rapport Jean-Luc Mélenchon entretient-il avec l’écologie ? Quel est son parcours intellectuel vers elle ? Comment voit-il l’avenir de la civilisation ? Il n’avait jamais parlé ainsi. Entretien.

Sécurité routière : quand le libéralisme tue !

dans #Desintox

Au nom de la sécurité routière, le gouvernement a décidé d’abaisser à 80 km/h la vitesse maximale sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central. L’argument invoqué consiste à limiter les décès liés aux accidents de circulation, alors que le nombre de morts repart à la hausse depuis 2013. Cependant, ce lien ne pose pas toutes les bonnes questions, et fait l’impasse sur le caractère social de la mortalité routière. Une politique de sécurité routière doit voir plus loin.

Il s’agit d’une décision prise en aveugle. En effet, une expérimentation lancée en 2015 et achevée en juillet 2017 a permis de tester la réduction de la vitesse autorisée sur les routes nationales à double sens. Or, depuis 6 mois, les résultats de l’expérimentation n’ont toujours pas été publiés ! De plus, cette focalisation sur la vitesse est tout à fait théorique et abstraite. En réalité, d’après les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière pour 2016, les automobilistes roulaient à 82 km/h sur les routes limitées à 90 km/h ! La limite à 80 km/h est déjà très proche de la majorité des comportements routiers.

En réalité, les accidents de la route ne sont pas qu’une question de vitesse autorisée. Cette réforme se contente de culpabiliser les automobilistes en laissant tranquilles les constructeurs de véhicules ou les assureurs ! Alors que la mortalité routière est une mortalité de classe. Les cadres supérieurs meurent 7 fois moins sur la route que les artisans ou commerçants, 6 fois moins que les étudiants, ou 4 fois moins que les ouvriers.

Pourquoi de telles inégalités ? C’est que la plupart des accidents touchent les individus qui ont des horaires de travail atypiques (la nuit, ou en travail posté) et qui sont fatigués, physiquement ou moralement (une grande partie des victimes de la mortalité routière sont en instance de divorce, veufs, isolés ou en rupture sociale). A chaque fois que des salariés basculent en travail de nuit pour garder leur emploi, ou doivent parcourir 20 kilomètres de plus à l’aller pour se rendre au travail, ils prennent des risques accrus et finissent la journée épuisés. A chaque plan social, des individus doivent parcourir tout le département à la recherche d’une offre d’emploi. Et les politiques menées depuis le début du quinquennat Macron, dans la lignée des quinze années précédentes, renforcent toutes ces causes de mortalité routière. On s’en rend particulièrement compte avec la hausse des décès depuis 2013. La loi El Khomri puis les ordonnances Macron étendent la précarité, cause de mortalité routière. La sécurité routière passe donc par la sécurité de l’emploi et la promotion d’horaires de travail stables et choisis.

De plus, les véhicules les plus protecteurs de leurs passagers sont généralement les plus chers, et donc possédés par des individus à revenus moyens ou élevés. Le capitonnage de l’habitacle ou la réactivité du freinage varient selon l’argent mis dans le véhicule. La sécurité routière passe donc aussi par la lutte contre la pauvreté. Quant aux accidents mortels, ils sont concentrés à la campagne (pour 80% d’entre eux). Il n’y aura donc pas non plus de sécurité routière sans stopper clairement l’étalement urbain, et sans rapprocher les lieux de vie et les lieux de travail.

Mais la libéralisation des transports a aussi directement contribué à la mortalité routière : chaque gare qui ferme dans une petite ville condamne une partie de la population à des aller-retours redoublés en  véhicule motorisé. Beaucoup de Françaises et de Français préféreraient utiliser le TER ou le bus pour se rendre au travail, mais les lignes sont supprimées depuis des décennies ! Des 49.000 kilomètres de voies ferrées présentes sur le territoire en 1914, il n’en demeure plus que 30.000 kilomètres. Rappelons aussi que les routes les moins propices aux accidents sont les autoroutes… qui ont été privatisées en 2006, confiées aux trois-quarts à Vinci, Eiffage et Sanef, et dont le prix s’envole depuis lors (+1,6% en moyenne par an) ! Tout est donc mis en place pour enrichir des concessionnaires privés et repousser les conducteurs précaires ou pauvres en-dehors des transports les plus sûrs. La sécurité routière passe donc par une re-nationalisation des autoroutes et du rail, et le maintien des TER en-dehors du marché.

Ainsi, la mortalité sur les routes de France est aussi directement connectée au gavage des super-riches. La casse du code du travail pour complaire au Medef, les politiques d’austérité dans les transports collectifs et le racket que nous subissons sur les autoroutes privatisées tuent au quotidien sur les routes secondaires. Le passage à 80 km/h ne change rien aux causes profondes d’accidents de circulation, et est contredit par toutes les autres politiques du gouvernement. Il n’y aura pas de vraie sécurité routière en se contentant de pointer du doigt les automobilistes !

Diviser pour mieux régner

Le “moderne” Emmanuel Macron use des vieilles ficelles en restant silencieux derrière son Premier Ministre, Edouard Philippe, qui vient de lancer (ce vendredi et la semaine prochaine) “une grande consultation” auprès des élus de l’ensemble de la région concernée par le projet controversé de construction d’un aéroport sur la commune de Notre Dame des Landes en Loire Atlantique.

En recevant le rapport des Médiateurs, le 13 décembre dernier, Édouard Philippe a réitérée l’annonce faite par Emmanuel Macron d’une décision “claire, et assumée par le gouvernement” avant la fin du mois de janvier. Toutefois, il ne veut pas endosser l’échec politique qui pourrait découler d’une décision que la raison impose : celle d’optimiser l’aéroport existant de “Nantes-Atlantique“, moins coûteux et plus respectueux de l’environnement que la construction d’une nouvelle infrastructure aéroportuaire impactant des terres de culture. L’urbanisation détruit la surface d’un département tous les 7 ans.

Depuis 1963, c’est la première fois que cette issue est sérieusement évoquée.

Toutefois, cette hypothèse non confirmée (le Premier Ministre ayant reculé sa décision prévue initialement à la mi-janvier) n’invite pas au triomphalisme.

ZAD_NDDL_20180106Beaucoup de questions se posent, notamment celle des ZADistes, ces militants venus défendre physiquement la zone concernée depuis 6 ans.
Certains d’entre eux sont restés pour construire une société expérimentale “non-conformiste” (voir en cliquant sur ce lien) alors que la majorité s’est dirigée sur d’autres ZAD (Zones à Défendre) pour résister à leur spoliation par le système capitaliste et productiviste.

Les ZADistes ne sont pas des “humains sans règles” ! Au contraire, tous ces jeunes répondent à un idéal de vie exigeant que “la société” ne leur propose pas. Ils veulent être respectés et autonomes alors que l’organisation sociale dominante invite à la soumission.

Le mardi 2 janvier, le Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a dit sur Europe 1 que la ZAD devra être évacuée. Des propos confirmés sur l’antenne de LCI par la secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, qui a expliqué 3 jours après : “Il va falloir évacuer la ZAD, quoiqu’il arrive.”

Ainsi, le gouvernement, tout en assurant “privilégier le dialogue”, ne donne pas franchement les garanties d’une évacuation pacifique. Selon les informations de RMC confirmées ce vendredi 5 janvier à LCI, l’Etat serait en effet prêt à mobiliser 2 500 militaires et gendarmes afin de déloger les personnes présentes sur la ZAD qui s’opposeraient à tout accord. Dans leurs flashs, les journalistes de France Inter précisent même que le GIGN (Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale) viendrait en soutien.

Ces médias informent, bien sûr !

Ils informent qu’un problème réel est posé du fait de la montée en tension qui a duré pendant des années favorisant des excès de comportements de part et d’autre (au-delà de “l’opération César”, souvenons nous des manifestations qui se sont déroulées à Nantes). Ils cultivent déjà l’opinion publique comme quoi la résistance est à bannir. Tout le contraire des vœux des jeunes “modernes”.

Le journal L’express vient de publier un sondage (voir en cliquant sur ce lien) comme quoi 56% des Français seraient favorables à un recours “à la force” pour évacuer la ZAD.

La peur et la division restent bien le terreau de la gouvernance !

« Il n’y a pas de crise humanitaire au Venezuela » explique l’expert indépendant nommé par l’ONU

Pour contrebalancer les idées reçues, et propagées par les media (voir la dernière émission “politique” sur France 2), une intervention d’un expert indépendant de l’ONU :

« Il n’y a pas de crise humanitaire au Venezuela » a déclaré Alfredo de Zayas, nommé par l’ONU en 2012 comme expert indépendant pour son expérience en matière de droits humains et de promotion de la démocratie, et qui vient de passer une semaine à Caracas pour y interviewer des représentants du gouvernement, des ONGs, des député(e)s constituant(e)s, des partis chavistes et des partis de l’opposition.

La suite de cette interview sur le site Venezuela infos

Nous ne voulons plus que le masculin l’emporte sur le féminin

A la page 59 de l’Avenir en commun, on peut lire : “L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une question morale. Ce n’est pas non plus une question institutionnelle ou sociétale. C’est d’abord une question sociale !

Mais n’est-ce pas aussi une question linguistique ? A vous de voir, et de signer peut-être cette pétition sur change.org

314 professeur·es de tous niveaux et tous publics, enseignant la langue française ou ayant à corriger des copies ou autres textes rédigés dans cette langue, ont déclaré, dans un Manifeste publié le 7 novembre 2017 par le magazine Slate.fr, ne plus enseigner la règle de grammaire résumée par la formule «Le masculin l’emporte sur le féminin».

Nous, francophones de toutes professions et qualités, soutenons cette initiative ainsi que les signataires dans l’exercice de leur métier. Nous nous apprêtons aussi, pour notre part, à ignorer désormais cette règle d’un autre âge, dont l’enseignement incruste dans la tête de chacun et chacune des injonctions contraires à nos valeurs d’égalité, et dont l’usage quotidien les y maintient.

Nous le faisons avec d’autant plus de liberté et d’enthousiasme que l’abandon de cette règle ne constitue aucunement une entrave ou une entorse au fonctionnement de la langue française, qui, comme le rappellent les enseignant·es du Manifeste, s’en est passée durant des siècles.

Pour aller sur le site de la pétition, cliquez sur l’image

 

De Acharnement à 100% bio en passant par Zéro Phyto

 

De Acharnement à 100% bio en passant par Zéro Phyto

Le film « Acharnement » diffusé à l’initiative de LÉclairCit jeudi 30 novembre à Troyes a été salué par des applaudissement nourris. La discussion qui a suivi a été très riche en réflexions et en questions tant du côté de la salle que de celui des deux réalisateurs Mourad Laffitte et Laurence Karsznia.
Ce film est une parfaite illustration de la maltraitance et de la violence qui s’exerce sur les mouvements sociaux, sur la liberté d’expression citoyenne et montre en creux que nous vivons de moins en moins en démocratie. Cette répression organisée est permise par l’élargissement au droit commun des mesures prises au titre de l’état d’urgence. Si on trouve que le propos est exagéré, il suffit de consulter la liste des 4109 poursuites ou condamnations politiques en France sur les 20 derniers mois.
Pour compléter ces éléments chiffrés, le film « Les Sentinelles » qui a ouvert le cycle de cinés-débats en septembre, mais aussi le film « Insecticide mon amour » ont parfaitement illustré le fait que la justice condamne davantage les lanceurs d’alertes, les résistants, et pire, les victimes que les véritables responsables. On a pu voir en effet qu’il n’y aurait pas de « procès de l’amiante » ou encore qu’un viticulteur avait été poursuivi et condamné pour avoir refusé (et assumé ce refus) de traiter sa vigne avec des produits chimiques à titre préventif. C’est quand même assez énorme quand on sait que le gouvernement actuel assure la promotion du CETA, accord dans lequel le principe de précaution est totalement absent alors qu’il figure « en même temps » dans notre constitution.

Le prochain (et dernier de la saison) ciné-débat de LÉclairCit ne pourra pas éviter l’actualité « glyphosate » (voir ci-dessous)

Le 14 septembre 2017 l’association « Générations Futures » publie les résultats d’une étude qu’elle a menée sur la présence de glyphosate dans les aliments vendus en France. Le documentaire de Guillaume Bodin tombe à point nommé pour en débattre.

Jeudi 14 décembre 2017
au CGR – Troyes

La projection sera suivie d’un débat avec Sophie Bordères

Sophie Bordères est chargée de mission « Alternative aux pesticides » pour l’association « Générations Futures »

SYNOPSIS

Les cantines biologiques se développent presque aussi rapidement que l’arrêt des pesticides dans les communes françaises. Des femmes et des hommes, conscients de leurs responsabilités en termes de santé publique et d’environnement, agissent pour des paysages en transition au travers d’initiatives vertueuses !

Lire la suite ici


Possibilité de retirer ses places dès maintenant au cinéma ou sur le site du CGR en cliquant ici

Action du collectif STOP TAFTA de l’Aube pour un référendum sur le CETA

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Samedi dernier 18 novembre, nous avons été un peu plus d’une dizaine de membres du collectif STOP-TAFTA-CETA de l’Aube à nous être relayés entre 10h et 16h30 rue Émile Zola à Troyes.

Fin de journée avant dépouillement. Cliquer sur l’image pour lire l’article de presse. Photo B. Soilly – L’Est Éclair – 20/11/2017

Nous avons interpellé les passants pour leur proposer un tract résumant les points essentiels de l’actualité concernant le CETA et nous leur avons également proposé un sondage afin de savoir s’ils étaient « pour » un référendum sur le CETA, « contre » un référendum ou « sans avis » sur la question.
Nous avons recueilli 377 avis favorables à un référendum, 6 contre et 16 ne se sont pas prononcés. Au niveau national ce sont 2063 personnes qui ont répondu à ce sondage et l’option « pour un référendum » l’a emporté avec 95,7 % des voix (lire le compte-rendu complet sur le site du collectif national).

L’accueil qui nous a été réservé a été globalement chaleureux avec très souvent un intérêt réel pour le sujet. En particulier, nombre de personnes ne savaient pas de quoi il s’agissait et ont manifesté beaucoup de curiosité en discutant, parfois longuement avec nous.

Il est encore temps de stopper le CETA

Il n’est en effet pas trop tard pour exiger un référendum avant que le traité ne passe devant le parlement français pour adoption dans son intégralité.

Le CETA est en application provisoire depuis le 21 septembre dans sa quasi intégralité. Pour le moment le mécanisme d’arbitrage (ICS) n’est pas actif, mais il le sera si le CETA est ratifié par l’ensemble des parlements des 28 États membres de l’UE.
Pour se faire une idée des positions des élus que nous avons interpellés, et des arguments que l’on peut opposer à leurs réponses, on peut consulter les documents ou documentaires proposés ci-après.

Documents ou supports à consulter

L’Aube insoumise organise une projection du film “L’Assemblée”

Voici la présentation du film sur le site national qui lui est consacré : ”

Pourquoi le film L’Assemblée ?

31 mars 2016, place de la République à Paris naît le mouvement Nuit debout. Pendant plus de trois mois, des gens venus de tous horizons s’essayent avec passion à l’invention d’une nouvelle forme de démocratie.  Comment parler ensemble sans parler d’une seule voix ? ”

Interroger de façon la plus large possible cette construction nous a semblé, à l’Aube insoumise, un moyen pertinent de (re)lancer un débat indispensable à la constitution du mouvement d’ampleur porteur de la révolution citoyenne dont notre pays a besoin de manière urgente !

Francis Parny, qui animera le débat après la projection, a milité, au sein du PCF, pour le soutien à Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise lors des dernières élections présidentielle et législatives. Vous pouvez faire plus ample connaissance en parcourant son blog, en particulier en découvrant cet article qu’il consacre au film de Marianne Otero.

Nous vous espérons nombreux(ses) pour un débat fraternel, constructif et porteur d’espoir !