JEFTA : interpellez vos eurodéputé·e·s maintenant !

Nous relayons ci-dessous un appel urgent du collectif Stop-TAFTA concernant le traité de libre échange UE-Jaoin, le JEFTA.

Démarrées en 2012, les négociations avec le Japon sont restées opaques jusqu’à leurs conclusions en septembre 2017. Un an plus tard, l’Accord de commerce entre le Japon et l’Union européenne (JEFTA) a été approuvé par le Conseil européen. Il doit être soumis à la ratification du Parlement européen entre le 11 et le 13 décembre prochain.

Or, seul le Parlement européen votera pour ou contre cet accord : à l’inverse du CETA, le JEFTA ne contient pas de partie sur les tribunaux d’arbitrages, les Parlements nationaux ne sont donc pas consultés. L’Union européenne négocie un autre accord en parallèle pour étendre les droits des investisseurs et l’instauration d’un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États.

Alors que la Commission européenne justifie ce traité au nom de la croissance, espérant un gain de 0,76 % de PIB par an, une étude commanditée par le Gouvernement allemand prévoit quant à elle une croissance de 0,04 % du PIB de l’Union européenne. En revanche, les risques pour les citoyens sont réels :

  • Le JEFTA comporte un chapitre sur la coopération réglementaire, voie ouverte aux entreprises transnationales pour influer sur les réglementations nationales, notamment en matière d’agriculture, de droits sociaux, de protection de l’environnement, du consommateur et des données personnelles.
  • Il adopte l’approche des « listes négatives » pour la libéralisation des services : tout service qui n’est pas explicitement exclu de l’accord est considéré comme un marché ouvert. La défense des hôpitaux, écoles et transports publics n’est plus garantie si ces services ne sont pas explicitement protégés par les États.
  • Le JEFTA ne comporte pas de mécanisme de sanctions rendant contraignantes les normes sociales et environnementales référencées dans le chapitre sur le développement durable. Or le Japon n’a pas ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT. Comment l’Union européenne peut-elle négocier un traité commercial avec un pays qui n’a pas signé la Convention 105 sur l’interdiction du travail forcé de 1957 ni la Convention 111 concernant la discrimination (emploi et profession) ?

Le Collectif Stop TAFTA-CETA France demande aux eurodéputé·e·s français·e·s de voter contre le JEFTA et de s’opposer à la logique des accords commerciaux secrets qui font passer les intérêts des entreprises avant tout !

Cliquez sur l’image pour aller sur la page, et signer l’interpellation à vos eurodéputés pour qu’ils disent non à cette nouvelle machine de guerre du libéralisme.

 

𝗘𝗡 𝗠𝗔𝗥𝗖𝗛𝗘 ! 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗖̧𝗔 𝗕𝗟𝗢𝗤𝗨𝗘, 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗖̧𝗔 𝗗𝗘𝗕𝗟𝗢𝗤𝗨𝗘.

Ci-dessous l’avis d’un Insoumis critique par rapport à l’idée de participer. au mouvement du 17 novembre…

“Jᴇ ᴠᴏɪs ᴅᴇ́ᴊᴀ̀ ʟᴇs ʀᴇᴠᴀɴᴄʜᴀʀᴅs, ʟᴀ ʙᴀᴠᴇ ᴀᴜx ʟᴇ̀ᴠʀᴇs ᴇᴛ ʟᴀ ʀᴀɢᴇ ᴀᴜ ᴠᴇɴᴛʀᴇ ᴠᴇɴɪʀ ᴍᴇ ᴛʀᴀɪᴛᴇʀ ᴅᴇ “ᴛʀᴏʟʟ ᴍᴀᴄʀᴏɴɪsᴛᴇ”. Rɪᴇɴ ǫᴜᴇ ᴘᴏᴜʀ ᴄ̧ᴀ, ᴊᴇ ᴍᴇ ᴍᴀʀʀᴇ ᴛᴏᴜᴛ sᴇᴜʟ ᴇɴ ᴇ́ᴄʀɪᴠᴀɴᴛ ᴍᴇs ᴄᴏɴɴᴇʀɪᴇs. Mᴀɪs sᴏʏᴏɴs sᴇ́ʀɪᴇᴜx. C’ᴇsᴛ ᴘᴇᴜᴛ-ᴇ̂ᴛʀᴇ ʟᴇ sᴇᴜʟ ᴍᴏʏᴇɴ ᴅ’ᴀʀʀɪᴠᴇʀ ᴀ̀ ǫᴜᴇʟǫᴜᴇ ᴄʜᴏsᴇ ǫᴜɪ ᴀᴜʀᴀɪᴛ ᴅᴇ ʟᴀ ɢᴜᴇᴜʟᴇ, ᴛᴏᴜᴛ ᴇɴ sᴇ ғᴏᴜᴛᴀɴᴛ ᴅᴇ ʟᴀ ʟᴇᴜʀ, ᴅᴇ ɢᴜᴇᴜʟᴇ. Bᴀʜ ᴏᴜᴀɪs, “ᴇɴ ᴍᴀʀᴄʜᴇ !”. Eᴛ ᴇɴᴄᴏʀᴇ ᴜɴᴇ ғᴏɪs, ᴠᴀ ғᴀʟʟᴏɪʀ ǫᴜᴇ ᴊ’ᴛ’ᴇssᴘʟɪǫᴜᴇ ʟᴀ ᴄʜᴏsᴇ. Pᴏᴜʀǫᴜᴏɪ “ᴇɴ ᴍᴀʀᴄʜᴇ !” ᴛᴇ ᴅᴇᴍᴀɴᴅᴇs-ᴛᴜ ? C’ᴇsᴛ sɪᴍᴘʟᴇ. Pᴏᴜʀᴛᴀɴᴛ ʟᴇs ᴅᴇᴜx ɴᴇᴜʀᴏɴᴇs ᴅᴇ ʀᴇ́ᴠᴏʟᴛᴇ ᴇɴᴄᴏʀᴇ ᴅɪsᴘᴏɴɪʙʟᴇs ᴅᴀɴs ᴄᴇ ǫᴜᴇ ʟᴇ ᴄᴏʀᴘs ᴍᴇ́ᴅɪᴄᴀʟ ᴀᴘᴘᴇʟʟᴇ ᴛᴏɴ ᴄᴇʀᴠᴇᴀᴜ, ɴ’ᴏɴᴛ ᴇɴᴄᴏʀᴇ ᴘᴀs ᴅᴏɴɴᴇ́ ʟ’ᴀʟᴇʀᴛᴇ. Pᴀs ᴅᴇ sᴏᴜᴄɪs, ᴊ’ᴠᴀɪs ᴅᴇ ᴄᴇ ᴘᴀs ᴀʟʟᴇʀ ʟᴇs ʏ ᴀɪᴅᴇʀ.

Aʟᴏʀs ᴠᴏɪʟᴀ̀, ғᴏᴜs ᴛᴏɴ ɢɪʟᴇᴛ ᴊᴀᴜɴᴇ sɪ ᴛᴜ ᴠᴇᴜx, ᴍᴏɪ ᴊ’ғᴏᴜs ᴍᴀ ᴄᴀɢᴏᴜʟᴇ ᴇᴛ ᴏɴ ᴏᴜʙʟɪᴇ ʟᴀ ᴛᴀʀᴛᴜғғᴇʀɪᴇ ᴅᴜ 17 ᴏᴜ̀ ᴛᴜ ᴄᴏᴍᴘᴛᴇs ᴀʟʟᴇʀ “ʙʟᴏǫᴜᴇʀ” ᴛᴏᴜᴛ ʟᴇ ᴘᴀʏs ᴘᴏᴜʀ ᴘᴏᴜᴠᴏɪʀ ᴘᴏʟʟᴜᴇʀ ᴍᴏɪɴs ᴄʜᴇʀ ᴇᴛ ᴛᴇ ᴘᴀʏᴇʀ ᴛᴀ ʙᴏᴜғғᴇ ɢʟʏᴘʜᴏsᴀᴛᴇ́ᴇ. Oᴜʙʟɪᴇ, ǫᴜᴇ ᴊ’ᴛᴇ ᴅɪs. Tᴜ ᴠᴀs ᴊᴜsᴛᴇ ᴀʟʟᴇʀ ʙʟᴏǫᴜᴇʀ… ᴅᴇs ʙʟᴏǫᴜᴇᴜʀs ǫᴜɪ ᴅᴇ́ʙʟᴏǫᴜᴇɴᴛ. Eᴛ ǫᴜɪ ᴘʟᴜs ᴇsᴛ, ᴛᴜ sᴇʀs ʟᴀ sᴏᴜᴘᴇ ᴀ̀ ɴᴏᴛʀᴇ Mᴏɴᴀʀǫᴜᴇ sᴜᴘʀᴇ̂ᴍᴇ ᴇᴛ ᴊᴜᴘɪᴛᴇ́ʀɪᴇɴ ǫᴜɪ ɪʟʟᴜᴍɪɴᴇ ʟᴀ ʀᴏsᴇ́ᴇ ᴍᴀᴛɪɴᴀʟᴇ ᴅᴇ sᴀ ᴘᴇɴsᴇ́ᴇ ᴄᴏᴍᴘʟᴇxᴇ. Bᴇɴ ᴛᴜ ᴄʀᴏɪs ǫᴜᴏɪ ? Rᴇ́ғʟᴇ́ᴄʜɪs, ᴄ’ᴇsᴛ ᴇɴᴄᴏʀᴇ ɢʀᴀᴛᴜɪᴛ, ᴄ̧ᴀ. Tᴜ ᴠᴇᴜx ᴀʟʟᴇʀ ɢᴜᴇᴜʟᴇʀ ᴘᴏᴜʀ ᴀᴠᴏɪʀ ʟᴇ ᴅʀᴏɪᴛ ᴅᴇ ᴄᴏɴᴛɪɴᴜᴇʀ ᴀ̀ ᴀʟʟᴇʀ sᴇʀᴠɪʀ ʟᴇ sʏsᴛᴇ̀ᴍᴇ sᴀɴs ǫᴜᴇ ᴄ̧ᴀ ᴛᴇ ᴄᴏᴜ̂ᴛᴇ ᴘʟᴜs ᴄʜᴇʀ ǫᴜ’ᴀᴠᴀɴᴛ. Eɴ ɢʀᴏs, ᴄ’ᴇsᴛ ᴄᴏᴍᴍᴇ sɪ ᴛᴜ ᴅᴇᴍᴀɴᴅᴀɪs ᴀ̀ ᴛᴏɴ ᴄᴀɴᴄᴇʀ ᴅᴇs ᴘᴏᴜᴍᴏɴs ᴅᴇ sᴇ ᴛʀᴀɴsғᴏʀᴍᴇʀ ᴇɴ ʀʜᴜᴍᴇ ᴅᴇs ғᴏɪɴs ᴘᴏᴜʀ ǫᴜᴇ ᴛᴜ ᴘᴜɪssᴇs ᴄᴏɴᴛɪɴᴜᴇʀ ᴀ̀ ᴛ’ᴇɴғɪʟᴇʀ ᴛᴇs ᴅᴇᴜx ᴘᴀǫᴜᴇᴛs ᴅ’ᴄʟᴏᴘᴇs ǫᴜᴏᴛɪᴅɪᴇɴs. Bᴇɴ ᴛᴏɴ ᴄᴀɴᴄᴇʀ, ɪʟ sᴇ ᴍᴀʀʀᴇ, ɪʟ ғᴀɪᴛ ᴍɪɴᴇ ᴅᴇ ʀᴇ́sɪsᴛᴇʀ, ᴛ’ᴀᴄᴄᴏʀᴅᴇ ᴜɴ sᴜʀsɪs, ᴇᴛ ᴘᴇɴᴅᴀɴᴛ ǫᴜ’ᴛᴜ ᴄʀᴏɪs ǫᴜ’ɪʟ ғᴀɪʙʟɪᴛ, ɪʟ s’ᴇ́ᴛᴇɴᴅ, ᴘʀᴏɢʀᴇssᴇ ᴇᴛ ᴛᴇ ʀᴏɴɢᴇs.

Dᴏɴᴄ, “ᴇɴ ᴍᴀʀᴄʜᴇ !” ǫᴜᴇ ᴊᴇ ᴛᴇ ᴅɪs ! D’ᴀʙᴏʀᴅ, ʟᴀ ᴍᴀʀᴄʜᴇ ᴄ’ᴇsᴛ ʙᴏɴ ᴘᴏᴜʀ ᴛᴏᴜᴛ : ᴛᴏɴ sᴏᴜғғʟᴇ, ᴛᴇs ᴍᴜsᴄʟᴇs, ᴛᴏɴ ᴘᴏʀᴛᴇ-ғᴇᴜɪʟʟᴇs, ᴇᴛ ᴄ̧ᴀ ᴘᴏʟʟᴜᴇ ᴘᴀs. Bᴏɴ, ᴛ’ᴇs ʀᴇʟᴏᴜ, ᴛᴜ ᴠᴇᴜx ʀɪᴇɴ ᴄᴏᴍᴘʀᴇɴᴅʀᴇ, ᴍᴀɪs ᴄ̧ᴀ, ᴊᴇ ʟᴇ ғᴀɪs ᴇxᴘʀᴇ̀s ᴘᴏᴜʀ ᴛ’ᴇ́ɴᴇʀᴠᴇʀ. Bᴇɴ ɴᴏɴ, ᴊ’ᴛᴇ ᴘᴀʀʟᴇ ᴘᴀs ᴅᴜ ɴᴏᴍ ᴅ’ᴜɴ ᴘᴀʀᴛɪ ʀᴇ́ᴜɴɪssᴀɴᴛ ᴜɴ ᴛᴀs ᴅᴇ ᴄʀᴇ́ᴛɪɴs ᴀʀʀɪᴠɪsᴛᴇs ᴇᴛ ᴄᴏʀʀᴏᴍᴘᴜs, ɪɴᴄᴜʟᴛᴇs, ᴘʀᴇᴍɪᴇʀs ᴅᴇ ᴄᴏʀᴅᴇ́ᴇs ǫᴜɪ ᴛʀᴀᴠᴇʀsᴇɴᴛ ʟᴇs ʀᴜᴇs ᴇᴛ ǫᴜɪ sᴇ sᴏɴᴛ ᴀᴘᴘʀᴏᴘʀɪᴇ́ ᴄᴇᴛᴛᴇ ᴇxᴘʀᴇssɪᴏɴ. J’ᴀɪ ᴘᴀs ᴠɪʀᴇ́ ᴅ’ʙᴏʀᴅ. Jᴇ ᴛᴇ ᴘᴀʀʟᴇ sɪᴍᴘʟᴇᴍᴇɴᴛ ᴅᴇ ᴍᴀʀᴄʜᴇʀ. ᴘᴀʀ ᴇxᴇᴍᴘʟᴇ, ʟᴇ ʟᴜɴᴅɪ 19, ᴀᴜ ʟɪᴇᴜ ᴅᴇ ᴘʀᴇɴᴅʀᴇ ᴛᴀ sᴀᴄʀᴏsᴀɪɴᴛᴇ ʙᴀɢɴᴏʟᴇ, ᴛᴜ ᴠᴀs ᴀ̀ ᴘɪᴇᴅ ᴀᴜ ᴛᴀғ ᴏᴜ ᴀ̀ ᴘᴏ̂ʟᴇ ᴇᴍᴘʟᴏɪ. Pʀᴇ́ᴛᴇxᴛᴇ ? Cᴀʀʙᴜʀᴀɴᴛ ᴛʀᴏᴘ ᴄʜᴇʀ, ᴘʟᴜs ᴅ’sᴏᴜs. Aʟᴏʀs ᴛᴜ ᴍᴀʀᴄʜᴇs. Çᴀ ʏ ᴇsᴛ, ᴛᴜ ᴄᴏᴍᴍᴇɴᴄᴇs ᴀ̀ ᴄᴀᴘᴛᴇʀ ? Sɪ ᴛ’ᴇs ᴀ̀ ᴅᴇᴜx ʙᴏʀɴᴇs ᴅᴇ ᴛᴏɴ ᴊᴏʙ, ᴛᴜ sᴇʀᴀs ᴜɴ ᴘᴇᴜ ᴇɴ ʀᴇᴛᴀʀᴅ, ᴘᴀs ɢʀᴀᴠᴇ. Sɪ ᴛ’ᴀs ᴛʀᴇɴᴛᴇ ᴋɪʟᴏᴍᴇ̀ᴛʀᴇs ᴀ̀ ғᴀɪʀᴇ, ʙᴇɴ ᴘʀᴇ́ᴠᴏɪs ᴜɴ sᴀᴄ ᴀ̀ ᴅᴏs, ᴅᴇs ᴘʀᴏᴠɪsɪᴏɴs ᴇᴛ ɴ’ᴏᴜʙʟɪᴇs ᴘᴀs ᴅᴇ ᴘʀᴇ́ᴠᴇɴɪʀ ᴛᴏɴ ʙᴏss ᴇɴ ʟᴜɪ ᴇɴᴠᴏʏᴀɴᴛ ʀᴇ́ɢᴜʟɪᴇ̀ʀᴇᴍᴇɴᴛ ᴅᴇs sᴍs ᴅᴇ ᴛᴏɴ ɪᴘʜᴏɴᴇ ᴀ̀ 1000 ʙᴏᴜʟᴇs ǫᴜᴇ ᴛᴜ ғᴀɪs ᴛᴏᴜᴛ ᴄᴇ ǫᴜᴇ ᴛᴜ ᴘᴇᴜx ᴘᴏᴜʀ ᴛᴇ ᴘʀᴇssᴇʀ ᴍᴀɪs ǫᴜᴇ ᴛ’ʏ ᴘᴇᴜx ʀɪᴇɴ, ǫᴜ’ʏ’ᴀ ᴅᴇs ᴇᴍʙᴏᴜᴛᴇɪʟʟᴀɢᴇs ᴅᴇ ᴘɪᴇ́ᴛᴏɴs.

Vᴏɪʟᴀ̀, ᴄ’ᴇsᴛ ᴘᴀs ᴄᴏᴍᴘʟɪǫᴜᴇ́. Tᴜ ᴘᴇᴜx ᴍ’ᴅɪʀᴇ ᴍᴇʀᴄɪ. Pᴀʀᴄᴇ ǫᴜ’ᴇɴ ᴘʟᴜs ᴅᴇ ғᴀɪʀᴇ ᴄʜɪᴇʀ ᴛᴏᴜs ᴄᴇᴜx ǫᴜɪ sᴏɴᴛ ʀᴇ́ᴇʟʟᴇᴍᴇɴᴛ ʟᴀ ᴄᴀᴜsᴇ ᴅᴇ ᴛᴀ ᴍɪsᴇ̀ʀᴇ ᴘᴇ́ᴛʀᴏʟɪғᴇ̀ʀᴇ, ᴛᴜ ғᴇʀᴀs ᴜɴ ᴇғғᴏʀᴛ ᴘᴏᴜʀ ᴛᴀ ᴘʟᴀɴᴇ̀ᴛᴇ. Nᴏᴛᴇ ʙɪᴇɴ ǫᴜᴇ ᴘᴏᴜʀ ᴍᴇ ʀᴇᴍᴇʀᴄɪᴇʀ, ᴛᴜ ᴘᴇᴜx ғᴀɪʀᴇ ᴜɴ ᴅᴏɴ, ᴊ’ᴀɪ ᴀᴜssɪ ʙᴇsᴏɪɴ ᴅ’ᴏsᴇɪʟʟᴇ ᴘᴏᴜʀ ᴀʟʟᴇʀ ғᴀɪʀᴇ ʟᴇ ᴘʟᴇɪɴ.
Eɴ ᴍᴀʀᴄʜᴇ ! Pʟᴜs ᴄ̧ᴀ ʙʟᴏǫᴜᴇ, ᴘʟᴜs ᴄ̧ᴀ ᴅᴇ́ʙʟᴏǫᴜᴇ.”

“Non aux tartuffes de l’écologie !”

Dans cette vidéo, Mathilde Panot aborde la hausse des carburants dans le cadre plus large de la politique libérale, clonée de la commission européenne, des transports menées par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Plutôt qu’une écologie punitive ciblant les plus défavorisés, il faut une vraie planification écologique, alimentée par les impôts de ceux qui peuvent (et devraient) les payer !

 

17 novembre : une indignation légitime contre la hausse des prix

Déclaration du groupe Parlementaire La France insoumise sur l’action citoyenne du 17 novembre :

La hausse des prix du carburant engendre à juste titre l’indignation de ceux à qui elle s’applique. Elle provoque, dans le grand nombre qui ne se résigne pas, une volonté de résister contre le gouvernement Macron.

S’il y a indignation c’est parce que cette hausse intervient parmi tant d’autres sur les produits de première nécessité de la vie courante. Elle appauvrit sévèrement les personnes mises à contribution car elles n’ont aucune alternative a l’usage de leur véhicule personnel. Elles n’ont pas le choix entre des modes de transport aussi longtemps que des alternatives à la voiture et à ses carburants n’existent pas. Ni pour les déplacements de la vie quotidienne de leur famille ni pour aller travailler ou accéder aux services dont dépend leur existence.

S’il y a indignation c’est aussi parce que les personnes principalement frappées sont montrées du doigt comme irresponsables face à la crise écologique. Que peut une personne au SMIC qui doit faire des dizaines de kilomètres par jour pour aller travailler alors que Emmanuel Macron continue à fermer les gares et à détruire le maillage des transports publics ? Comment accepter l’appauvrissement de millions de gens alors que les plus gros pollueurs et notamment le secteur aérien ne sont pas taxés sur le carburant ? Comment peut-on donner des leçons aux personnes en milieu rural alors que le gouvernement Macron continue de les empoisonner en soutenant une agriculture glyphosatée et liée au lobby de la chimie ?

Pour « la France insoumise » il ne saurait être admis que les gens soient punis et appauvris en prenant hypocritement l’écologie comme prétexte. Toutes ces taxes ne vont servir qu’à financer les cadeaux aux plus riches. Rien ne sera fait pour lutter contre le dérèglement climatique. Pour nous la défense de l’éco-système est un tout qui doit être traité globalement par une politique qui offre des solutions d’ensemble aux problèmes posés par le mode actuel de production d’échange et de consommation. C’est cette politique d’ensemble que nous nommons « la planification écologique » car chaque aspect doit être traité en relation avec les autres et leur gestion doit être organisée dans la durée.

Une initiative auto-organisée est proposée pour le 17 novembre prochain. Des forces politiques tentent de la récupérer au profit de la droite extrême. On ne saurait en rendre responsables celles et ceux qui ont engagé cette initiative ou qui s’apprêtent à s’y joindre.

Pourtant les avis divergent. Certains participeront, d’autres non en raison de cette tentative de récupération politique. Il en va de même parmi les insoumis•es : si certains refusent de s’y joindre en raison de l’appel de l’extrême droite, d’autres pensent que cette action ne formule pas de demandes par rapport aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’autres enfin agiront pour s’opposer à la politique du gouvernement sans réserve ni condition. Ces deux points de vue ont leur dignité.

Dans ces conditions nous, le groupe parlementaire insoumis, nous saluons l’initiative citoyenne et les personnes qui y participeront. Nous ne la confondons pas avec la tentative de récupération politique par l’extrême-droite. Comme les initiateurs, nous la condamnons. Ainsi nous ne lancerons aucun appel distinct qui donne l’impression d’une nouvelle tentative de récupération en sens inverse faisant de l’initiative un enjeu d’influence politique qui n’a pas lieu d’être. Car rien de tel ne renforcerait le mouvement contre la vie chère et les revenus insuffisants que nous voyons naître dans cette action. Et c’est ce mouvement que nous voulons encourager.

Soutenez les lanceurs d’alerte de La Chapelle Saint-Luc

Parce que le projet d’incinérateur est une folie d’un autre âge, qui n’a d’actualité que les profits de Véolia, il faut soutenir toutes les mobilisations citoyennes contre ce projet ruineux et écocide…

A la France Insoumise, nous savons ce que c’est que d’être persécutés par le pouvoir judiciaire, malgré la justesse et la pertinence des luttes.

Tout notre soutien à ces citoyens qui allient conscience et résolution dans l’intérêt de tous … 

Soutenez-les pour leur permettre de se défendre !

Pour accéder à la cagnotte, cliquez sur l’image …

Justice bafouée… ou bafoueuse ?

A l’heure où les perquisitions qui visent le mouvement posent plus de questions politiques qu’autre chose (nus y reviendrons), n’oublions pas que cette insitutionalisation de la violence judiciaire concerne toutes les luttes d’émancipation et de protection de l’environnement.

Résistance !

COORDINATION STOP CIGEO

COMMUNIQUE COMMUN du Mercredi 17 octobre

CEDRA, EODRA, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Habitants Vigilants de Void-Vacon, des habitant-e-s de Bure et des environs. Burestop 55, Meuse Nature Environnement et Mirabel Lorraine Nature Environnement

Nous, associations nationales et locales, collectifs, comités, personnalités, dénonçons la politique de criminalisation et de répression systémique qui s’abat sur les opposant-e-s à la poubelle nucléaire CIGEO à Bure depuis plus d’un an et demi. Pour détruire ce mouvement de résistance vieux de 25 ans, il y a déjà eu plus d’une cinquantaine de procès. Des centaines de mois de sursis distribués. Près de 2 ans de prison ferme. 26 interdictions de territoire. 7 personnes interdites de se voir et rentrer en relation, et ce pour des années, dans le cadre d’un contrôle judiciaire dans une instruction pour “association de malfaiteurs”. Des milliers d’euros d’amende. Une vingtaine de perquisitions réalisées en Meuse, à Paris, en Isère. Une trentaine de gardes à vue – dont celle, le 20 juin 2018, de l’avocat Maître Étienne Ambroselli. Un escadron de gendarmes mobiles installé sur place depuis l’été 2017. Chaque jour, depuis plus d’un an, les habitant-e-s de Bure et autour sont suivis, fichés, filmés, et contrôlés, et parfois à plusieurs reprises en l’espace de quelques heures.

Ce mardi 16 octobre, dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc une nouvelle atteinte aux droits de la défense a eu lieu, un nouveau pas franchi dans la répression. Ce matin-là, parmi d’autres procès, le tribunal a jugé en absence et par défaut le militant et journaliste Gaspard d’Allens. Pourtant ce dernier n’a jamais été informé qu’un procès le concernait. Il ne savait pas qu’il y avait des accusations portées contre lui. Il n’a donc pas pu préparer sa défense ni choisir un avocat. Néanmoins, il a quand même été jugé : au mépris des garanties les plus élémentaires des droits de la défense.

Le procureur Olivier Glady a expliqué devant une assistance et des avocats outrés qu’il lui avait envoyé une convocation à une adresse à Paris. Or cela fait 5 ans que Gaspard n’y habite plus et le procureur le savait pertinemment. Gaspard est domicilié à Mandres-en-Barrois, à proximité de Bure, où il a été filmé durant des semaines presque quotidiennement par les gendarmes. Le procureur a pourtant affirmé qu’il était “radicalement introuvable”.

Mais qui à Bure pourrait encore être « introuvable » alors qu’une surveillance généralisée traque les opposants à CIGEO ? Qu’entre 15 et 50 téléphones sont sur écoute de façon ponctuelle ou permanente ? Que les communications sont espionnées et les déplacements traqués ? Que toutes les amitiés qui sont nées au coeur de cette résistance sont soupçonnées de relever d’une « association de malfaiteurs » à finalité criminelle ? Des millions d’euros d’argent public sont dépensés pour traquer les opposants, et le Parquet n’aurait pas pu actualiser son adresse de résidence ?

Depuis le mois de juin 2017, dans le cadre d’une instruction judiciaire pour “association de malfaiteurs”, une « cellule Bure », basée entre Nancy et Commercy, fait travailler à temps plein entre 5 et 10 officiers de police judiciaire. Leur mission : enquêter et consigner toute la vie des opposants dans des milliers de procès-verbaux. Un seul but : surveiller et détruire le mouvement de lutte par l’asphyxie policière et judiciaire. 

Avec une autre personne, Gaspard a été accusé d’avoir fait opposition “par violence ou voie de fait” le 23 janvier 2017, aux travaux publics de l’ANDRA  dans le bois Lejuc occupé. Le procureur réclame 3 mois de sursis simple. Une peine devenue classique pour quiconque refuse l’ordre nucléaire en Meuse. Gaspard s’est interposé physiquement quelques minutes devant un bulldozer. Mais où est la “violence”, puisqu’à cette époque, le 30 janvier 2017, le chef de chantier de l’Andra, Emmanuel Hance versait de l’huile inflammable sur des opposants accrochés à une barricade (https://www.youtube.com/watch?v=kzit6sJjt-E) ?

Cette violation évidente des droits de la défense n’est qu’une goutte d’eau de la politique de karcher répressif qui vise à “nettoyer” intégralement toute forme de contestation à Bure. Le 16 octobre, six nouveaux procès absurdes ont également eu lieu, principalement pour des “outrages” générés par le climat de militarisation irrespirable qui s’est installé dans le sud-Meuse. Trois mois de prison ferme ou avec sursis ont été requis en fonction des cas.

D’étranges pratiques s’installent en Meuse. Que penser d’un tribunal où les gendarmes mobiles encadrent les arrivées et les départs à chaque procès concernant Bure, et finissent régulièrement par vider la salle d’audience ? Quelles conclusions devons-nous tirer lorsque des avocats commis d’office refusent de se déplacer pour assister certaines personnes gardées à vue à Bure ? Comment juger le fait que l’avocate de l’Andra, Carine Bourrel, soit également la batônnière de la Meuse ? Que devons-nous conclure lorsqu’en garde à vue un officier de police judiciaire appelle le juge d’instruction M. Le Fur par son prénom, « Kevin », lorsqu’elle lui passe des coups de téléphone ?

Nous dénonçons fermement la mise en place depuis 2 ans en Meuse d’un système mafieux qui ne dit pas son nom, où les libertés fondamentales et les droits de la défense sont chaque jour piétinés. Au nom de l’avancée forcée d’un projet nucléaire démentiel qui ne présente aucune garantie de sécurité et de faisabilité. Au nom de la destruction d’un mouvement de lutte pluriel pour commencer les travaux imminents de CIGEO. Au nom de la mise en place d’un laboratoire répressif servant d’expérimentation pour mieux neutraliser de futures luttes.

Fait tout aussi inquiétant, cette répression massive s’installe également partout ailleurs en France et dans le monde, dans les mouvements sociaux, les quartiers, les luttes migratoires, les luttes territoriales et environnementales… Nous ne devons pas rester silencieux ni courber l’échine par peur d’être les prochain-e-s sur la liste.

Nous appelons à ce qu’un maximum d’organisations, de comités, de collectifs et de personnalités publiques signent et relaient cette tribune pour :

mettre fin à la criminalisation de la lutte à Bure et des autres mobilisations et espaces d’opposition en France

construire une résistance à cet effet

en finir avec la peur et le silence

Nous appelons à densifier partout les solidarités et à ne pas nous laisser enfermer dans l’isolement.

 Nous ne serons pas les prochain-e-s sur la liste ! 

Nous refusons de céder à l’intimidation !

“La forêt, ça concerne tout le monde.”

Quelques images de la première étape de la Marche pour la Forêt dans l’Aube, à Longchamp sur Aujon.

La Marche pour la Forêt, à l’initiative de l’intersyndicale des personnels de l’ONF, a fait étape à Longchamp sur Aujon le soir du 5 octobre…

Autour des marcheurs, le soir, du monde le soir pour discuter, échanger et écouter les Snic’FOU – trois forestiers sur quatre – chanter les indignations et les colères d’hier pour nourrir celle d’aujourd’hui.. Merci à eux !

Le lendemain, départ d’étape pour Cunfin et un petit discours pour nous rappeler à quelle point cette initiative syndicale est aussi une initiative citoyenne, dans l’intérêt général humain de préservation de notre écosystème !

Bravo à eux, et si pouvez, n’oubliez pas :

Deux pétitions pour sauver la forêt

Deux pétitions de

 

CLIQUER SUR LES IMAGES POUR VOUS INFORMER ET SIGNER !

Sans vergogne, le libéralisme veut encore frapper.

François de Rugby, le renoncement jusqu’à l’ignominie !

 

 

Sauvons la forêt de Hambach

A l’heure où la Marche intersyndicale pour la forêt traverse notre département, au moment où les nucléocrates évacuent le bois Lejuc, manifestons notre solidarité pour une autre forêt menacée : Hambach en Allemagne !

Située tout près d’Aix-La-Chapelle, dans l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la forêt de Hambach est l’une des forêts les plus anciennes d’Allemagne : elle est vieille de 12 000 ans. Elle est toutefois menacée par une mine de charbon qui la borde depuis 1978 et la ronge toujours un peu plus. Le 13 septembre derniers, des militants écologistes y ont été expulsés de force pour commencer à raser le territoire et débuter l’agrandissement de la plus grande mine à ciel ouvert d’Europe.

Le combat de ces activistes environnementaux a pourtant été de longue haleine pour tenter de défendre les 200 hectares restant de la forêt, qui comptait 4 100 hectares avant l’arrivée de la mine. Pendant six ans, ils ont occupé les lieux pour empêcher le groupe de production d’électricité RWE d’abattre les arbres. Mais après des années de tolérance, la police allemande a choisi l’expulsion par la force, en tenue anti-émeute.

Et ce fut le drame, comme à Sivens. Le 19 septembre, pendant l’évacuation par la police allemande, Steffen M; meurt en tombant d’un arbre !

On peut lire sur Reporterre : “Un épais silence règne ce jeudi dans la Zad de la forêt de Hambach. Des bougies et des branches de fougère ont été déposées au pied des cabanes perchées dans les arbres du secteur Beech Town, là où Steffen M. a perdu la vie après avoir chuté d’un pont suspendu à 14 mètres de hauteur. Des petits groupes viennent s’y recueillir. « Allumez vos bougies, chantez ! est-il écrit sur un petit panneau de bois posé au sol. Montrez-lui qu’ici, personne n’abandonne ! »

La forêt était devenue un symbole de résistance face à la production d’énergies fossiles. En effet, celles-ci reste une source importante de production d’électricité, d’autant plus depuis que l’Allemagne a décidé en 2011 de sortir du nucléaire à partir de 2022, rappelle Le Monde. Le prochain agrandissement de la mine reste prévu pour le 1er octobre 2018 et il pourrait bien s’agir du dernier.

Mobilisation ce samedi 6 octobre !

C’est loin, certes, mais vous pouvez toujours suivre l’actualité de cette lutte et témoigner de votre solidarité en allant sur leur site (clic sur le logo)Vous pouvez aussi signer la pétition (en anglais) initiée par Greenpeace pour exiger des autorités allemandes, locales et nationales, l’arrêt de ce massacre…

Une raison de plus de vous convaincre : malgré ses engagements sur le climat, la Caisse de dépôts et consignation a investi dans RWE !