L’Etat est-il encore capable de soigner ses citoyens dans les meilleures conditions ?

Ci-dessous l’intervention d’Alexandre Faou, lors de la présentation de sa candidature dans la première circonscription.

alexandre-faou

Etudiant infirmier
Militant alternatiste
Insoumis passionné

Mon statut d’étudiant infirmier m’invite inévitablement à évoquer les problématiques de santé sur notre territoire, et à les promouvoir comme un des axes principaux de notre campagne. 
Plus qu’un point qui me tient personnellement à coeur, il s’agit là d’un enjeu primordial dans la valeur que nous donnons à notre démocratie, avec une question centrale : L’état est-il encore capable de soigner ses citoyens dans les meilleures conditions ?

Aborder tous les problèmes présents dans le milieu de la santé en les détaillant nous prendrait un temps considérable, j’aimerais donc simplement vous en citer quelques uns :

Dévalorisation des professionnels
Tarification à l’acte
Logique d’entreprise
Loi Bachelot et Touraine
Numerus clausus
Sous-effectifs
Pénurie de médecin de campagne
Manque de formations, de locaux décent, de matériel, de lits
Précarité professionnelle
Charge de travail trop importante
Problématiques familiale, de santé, Burn out et suicide des professionnels

Le système de santé publique nous a été confisqué, au travers d’une politique incohérente et détachée des réalités telles que les décrivent et les font remonter les professionnels de terrain, qui subissent chaque jour les effets de ces politiques sur leur quotidien au travail et même jusque dans leur vie privée, lentement déchirée par cette liste interminable d’erreurs et de méthodes politiciennes, qui n’ont pour seul but de faire de l’hôpital une énorme entreprise qui rapporte.
Mais cet hôpital ne tient plus que sur le dévouement des professionnels.Par exemple, dans l’Aube, il manquerait 11 psychiatre pour pouvoir accueillir, avec les soignants, la patientèle touchée par des pathologies mentales, un problème de santé publique qui touche jusqu’à 1 français sur 5.
On pourrait tout aussi bien citer les difficultés pour les hôpitaux de notre département à accueillir les autres patients, tant leur moyens financiers ont été saignés au cours des dernières années.
Et enfin, comment ne pas penser aux 6 infirmiers qui ont mis fin à leur jours en France durant l’année qui vient de passer ? Comment rester indifférent à ces appels à l’aide répété du corps médical ? Comment peut on abandonner ceux qui soignent les Français, les Aubois et qui nous montrent aujourd’hui l’extrême nécessité d’une grande réforme de notre système de santé.

Nous proposons donc de quitter la logique d’entreprise présente dans l’hôpital pour en refaire un véritable service public de la santé qui prend à la fois soin de ses patients et de ses soignants.
Cela passe inévitablement par le changement de financement de l’hôpital avec une refonte de la tarification à l’activité  et la mise en place d’un corps de médecins fonctionnaires au sein de maisons de santé qui permettront un maillage des désert médicaux et un désengorgement des urgences qui sont aujourd’hui trop souvent consultés par manque de généralistes disponibles.
Nous fusionnerons la sécurité sociale et les complémentaire pour mettre fin à des dépenses qui n’ont pas lieu d’être, permettant une réelle égalité face à la santé, pour qu’il n’y ait plus d’un côté les mutuelles pour les plus pauvres avec peu de remboursement, et d’un autre côté des versions supérieures réservées aux plus riches.

De plus pour que l’hôpital publique puisse mener à bien la mission qui lui a été confiée, nous formerons et embaucherons des médecins, des infirmières et des aides soignantes après avoir évalué les manques sur le local, au sein des hôpitaux par les professionnels.

Ces professionnel seront évidemment inclus dans la remise en place effective des 35h qui devront être réellement appliquées en s’astreignant à une décision nécessaire dès le début du quinquennat, à savoir la possibilité pour nos soignants, soit de récupérer, soit de se faire payer leur compte d’heures supplémentaires qui peut parfois aller jusqu’à plusieurs semaines de travail en plus dans l’année.

Aussi pour éviter à l’avenir de créer en France, un système à l’américaine dont on connait déjà les effets, c’est vers nos candidatures, et celle de Jean-Luc Mélenchon, que nous devons nous tourner.

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