Projet d’incinérateur à La Chapelle Saint-Luc – Comment faire passer la pilule ?

Auteur de l’article: Reynald

 

image001Nous savons tous que si les gens sont bien informés sur le développement d’un projet potentiellement néfaste, ils sont susceptibles de ne pas y adhérer.

Pour ce qui concerne le projet d’incinérateur, si on présente objectivement et dans le détail les facteurs économiques (les surcoût des taxes, les retombées pour Véolia, . . .), les conséquences des techniques utilisées (rejets de fumées, de microparticules, . . .) les impacts environnementaux (circulation plus importante, . . .) on peut admettre que, si les citoyens se mobilisent contre, ce sera en toute connaissance de cause.

C’est probablement pour cette raison que Madame BOEGLIN, Présidente du Syndicat Départemental d’Élimination des Déchets de l’Aube (SDEDA), explique dans son « mot » du 19 mai 2017 qu’elle utilise le vocabulaire règlementaire en parlant, à propos de l’unité industrielle prévue à la Chapelle-Saint-Luc, du projet « d’Unité de Valorisation Energétique » (UVE).

Ici et à cet instant, le Citoyen que je suis cherche à éveiller votre intérêt sur cette affaire dont les associations « Aube Durable »  et « Aube écologie » se sont emparées depuis quelques temps.
La presse locale du 12 février dernier titrait « Troyes a failli construire un incinérateur… en 1934 ». Il s’agit bien de la même chose entre « Unité de Valorisation Energétique » et « Incinérateur », même 83 ans après.

Alors pourquoi toute cette pudeur à appeler un chat un chat ? Pourquoi ne pas nommer par un vocabulaire simple le projet d’incinérateur prévu à La Chapelle Saint Luc ?
Une « Unité de Valorisation Energétique » renvoie à une image plus sympathique et positive qu’un vulgaire « Incinérateur », même si l’un comme l’autre sont de même composition et ont les mêmes finalités, bâties sur les mêmes chimères. C’est comme parler « d’optimisation des profits » pour éviter de dire « évasion fiscale ». Ça n’a pas le même accueil dans l’oreille.

Pourquoi tant de discrétion sur le sujet ? Ma volonté n’est pas de revenir sur les arguments déjà présentées par les associations citées ci-dessus. Elles apportent, comme l’étude de l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), des arguments techniques dont je n’ai pas la maîtrise. Ma volonté est plus de chercher à comprendre « à qui profite le crime » derrière cette supercherie de manque d’informations aux Citoyens ? Quels sont les conflits d’intérêts entre les différents acteurs impliqués ? Ma participation à la réunion publique du 30 janvier 2017 m’a permis de constater que la salle était plutôt défavorable à ce projet.

Cela me rappelle le projet d’aéroport sur la commune de Notre Dame des Landes où, lorsque des investigations sur les tenants et aboutissants sont faites, le projet n’a plus le même aspect. La démocratie n’est pas en panne ! Ce sont les représentants de nos institutions qui spolient nos décisions.

Alors du 4 décembre 2017 au 13 janvier 2018
Donnons notre avis ! Les Citoyens veulent être acteurs de leur devenir.

La pilule ne passera pas !

Pour ce dossier « UVE – Incinérateur », il est possible de donner sa position en participant à l’enquête publique en Mairies* ou par messagerie électronique qui se déroule du 4 décembre 2017 au 13 janvier 2018.

* Rencontrez le commissaire enquêteur ou renseignez le registre lors de l’une de ses permanences.

  • Lundi 4 décembre de 10h à 12h à la mairie de La Chapelle Saint Luc
  • Jeudi 14 décembre de 9h à 12h à la mairie des Noës
  • Mardi 19 décembre de 14h à 16h à la mairie de Sainte-Savine
  • Vendredi 22 décembre de 14h à 16h à la mairie de Barberey
  • Mercredi 3 janvier de 10h à 12h à l’Hôtel du Petit Louvre à Troyes (Direction de l’Urbanisme)
  • Samedi 13 janvier de 9h à 12h à la mairie de La Chapelle Saint Luc.

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