Au temps des vociférations, une grande voix s’est éteinte…

La chanteuse et activiste palestinienne Rim Banna s’est éteinte à l’âge de 51 ans, dans la nuit du vendredi au samedi 24 mars, des suites d’un cancer.  L’annonce a été partagée tôt ce samedi sur les réseaux sociaux, par plusieurs membres de sa famille.

Lire sur Huffpostmaghreb.com et sur RFI.fr

Voici une de ses nombreuses chansons en soutien à la résistance palestinienne

 

Marche blanche – Déclaration du groupe « La France insoumise »

Hier, lors de la marche blanche en hommage à Mireille Knoll, nous étions dix députés de la France insoumise, présents en groupe et en écharpe, avec d’autres élus de notre mouvement. Nous avons été violemment pris à partis par plusieurs dizaines d’individus formellement identifiés comme appartenant à la ligue de défense juive. Nous avons été bousculés, menacés, plusieurs personnalités venues en protection comme le rabbin Farhi ou Gérard Miller ont été frappées, les injures homophobes et sexistes se sont déchaînées.

Finalement, la police présente nous a demandé de quitter les lieux et nous avons accepté de le faire pour la préservation de leur sécurité.

Nous dénonçons l’attitude irresponsable de Gérard Collomb qui, par les propos tenus le matin même sur France Inter, a contribué à jeter de l’huile sur le feu. En tant que ministre de l’Intérieur, il s’est montré ensuite incapable d’assurer la protection nécessaire au déroulement serein du rassemblement.

Nous déplorons aussi l’inaction de François de Rugy, président de l’Assemblée nationale. Alors qu’il se tenait à quelques mètres de nous lorsque nous étions molestés, il est délibérément resté en retrait. Alors que notre groupe parlementaire était, aux côtés des sept autres, signataire de l’appel de l’Assemblée nationale à participer à cet hommage, pourquoi a-t-il refusé d’assumer son rôle de garant de notre institution ?

Nous dénonçons le rôle trouble qu’a joué le président du CRIF en nous désignant comme cibles, alors-même que la famille de la victime appelait à la participation de tous à ce rassemblement.
Il porte ainsi la responsabilité des agissements de la LDJ à notre égard. Il a été noté que les mêmes ont organisé l’intégration pacifique de Madame Le Pen dans le cortège.
Nous rappelons que la LDJ est une organisation reconnue comme violente, interdite dans de nombreux pays dont Israël, et que sa dissolution a déjà été étudiée dans un passé récent par le gouvernement. Nous demandons à ce qu’elle soit effective et que soit mis un terme aux activités de ce groupuscule violent.

Les députés de la France insoumise tiennent à remercier tous ceux qui leur ont témoigné leur soutien à l’occasion de cet incident grave et inacceptable, et notamment Richard Ferrand, président du groupe LaRem à l’Assemblée nationale – qui a quitté la marche quand il a été informé du traitement dont nous étions l’objet, l’Union juive des étudiants de France, le rabbin Gabriel Farhi, Sylvain Attal, le Parti communiste Français, le NPA, SOS Racisme ainsi que de nombreuses autres personnes, anonymes ou non, attachées à défendre les valeurs de notre République.

Nous réitérons nos condoléances à la famille de Mireille Knoll et notre détermination à lutter contre l’antisémitisme.

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Démocratie formelle ou Démocratie réelle

27.03.2018 – Paris Rédaction France

Démocratie formelle ou Démocratie réelle

Lors d’un café avec quelques amis, Sabine Rubin, députée de la France Insoumise, nous a proposé de réfléchir à quelques thèmes essentiels aujourd’hui pour l’action politique. D’abord, je voulais la remercier de me donner cette occasion car je n’ai pas eu l’opportunité ces dernières années d’ordonner mes pensées sur cette question essentielle de la démocratie.

Par Denis Dégé

Cet article est rédigé pour aider à un projet de « Camionnette » qui va permettre à Sabine de se déplacer dans sa circonscription, d’échanger et de soutenir les habitants qui voudraient mener des actions contre des injustices ou pour défendre des droits… Je me suis imaginé dans cette camionnette, à la rencontre de gens comme j’en vois tous les jours autour de moi. Souvent, nous avons de bonnes intentions, mais nous sommes submergés par une sorte de fatalisme, répétant les discours des formateurs d’opinion, dubitatifs, quelquefois effrayés par le futur et sur ce qu’il y aurait lieu de faire. Je me propose donc de laisser librement s’exprimer mes opinions… laissant à celui qui voudrait approfondir la possibilité d’étudier, de discuter…

Il m’a semblé que l’un des moteurs de mon action, dans ma relation aux autres, que ce soit dans mon quartier, ou auprès d’amis humanistes dans différentes régions du globe, était la recherche d’une nouvelle forme d’être, d’être vers l’autre. Mes activités sociales comme mes recherches, sont motivées par un désir de justice sociale et de cohérence personnelle entre mon attitude et mes aspirations. De plus, je ne crois plus aux vieilles recettes des partis pour pouvoir offrir une solution à tous les êtres humains qui souffrent de la faim, de la guerre, de la maladie, du désespoir ou de la solitude, toute ces situations cruelles et insupportables.

Pourtant, je reste optimiste, parce qu’avec l’expérience, j’ai constaté qu’il y a un nouveau phénomène humain qui se fraie un chemin. Lentement, mais inexorablement l’être humain sort de la caverne[1] (Tant que nous nous battons encore pour du combustible et laissons les autres mourir de froid, de faim et de solitude, nous sommes encore dans la préhistoire !). Et si l’on parle de « démocratie », j’expérimente dans certaines communautés, certains mouvements, certaines associations et relations sociales le germe d’une nouvelledémocratie réelle.

Le constat du désastre démocratique, humain et planétaire est partagé par toujours plus de personnes, mais nous nous sentons démunis face à ce tableau noir.  Pourtant, il y a des solutions, j’en aborde ici quelques-unes. Pour que les générations futures puissent envisager de Vivre, on peut se poser la question de la démocratie, car c’est de cette question que découle toute organisation humaine qui pourrait permettre une issue.

Les raisons et les conséquences de la démocratie formelle

Aujourd’hui, on ne sait plus très bien ce qu’est exactement une démocratie, puisqu’elle est réduite au thème de la représentation, des partis, des élections. En outre, le sentiment général est que la démocratie recule et a été confisquée au peuple souverain par les forces de la Finance, par les médias et par les coupoles (les décisionnaires) des partis politiques. Le pouvoir politique est réduit à appliquer la politique économique d’une minorité, qui n’a pas de véritable représentativité démocratique. Les femmes et hommes politiques eux-mêmes, lorsqu’ils sont « élus » ne représentent plus la majorité de la population, du fait de l’abstentionnisme, du nombre croissant de non-inscrits, des votes blancs ou nuls. [2]

En France, l’État utilise abondamment le recours aux ordonnances qui permet de passer en force, altérant complètement le rôle et la fonction de l’Assemblée législative. « Il n’y a aucun contrôle de la fonction présidentielle. Ce régime est celui de la dépossession du peuple de sa part de souveraineté politique. En République, il n’y a pas d’autre souverain que le peuple. Pourtant, dans les faits, c’est tout le contraire qui se produit. L’exemple le plus connu et le plus scandaleux est celui du référendum bafoué du 29 mai 2005, lorsque la France a rejeté le traité constitutionnel européen ; à peine trois ans plus tard, le traité de Lisbonne, copie conforme du traité rejeté, était ratifié en catimini. »[3]

Texte : Le système

Le recul de la démocratie tient surtout au fait que la doctrine économique du libéralisme est mise au centre de tout. L’économie telle qu’elle est expliquée et imposée par les protagonistes du « libéralisme » n’est pas une science[4], mais plutôt une « croyance religieuse » avec un dieu placé au centre de toutes les préoccupations. Ce dieu de la finance et du Libre-marché a écarté les autres priorités nécessaires à l’équilibre humain et planétaire comme l’éducation, la santé, les conditions de vie, la culture, etc.

Les chocs produits par les crises financières et le terrorisme ont été les grandes justifications pour réduire la démocratie. D’un côté, on limite les possibilités de manifester ou de faire grève. D’un autre côté, on utilise les médias pour créer des boucs émissaires et conduire les citoyens à considérer que celui qui vit dans la misère ou souhaite échapper à la guerre est dangereux et est responsable des crises. En revanche, les gouvernements et les médias à leur solde se gardent bien d’expliquer le danger que représente pour les citoyens ceux qui accumulent les biens, les capitaux, les pouvoirs. Leur action prédatrice est pourtant la source du déséquilibre, de la pauvreté ou des guerres.

Enfin, au lieu d’occuper des territoires et d’engendrer des conflits pour y installer la « démocratie formelle » ou des dictatures favorables aux marchés, et, soi-disant, lutter contre l’intégrisme religieux, on devrait « travailler pour faire fonctionner la loi et la justice, aussi imparfaites qu’elles soient, au lieu de durcir les lois et les dispositions répressives qui tomberont aux mains de ceux-là mêmes qui font obstacle à la loi et à la justice »[5]. Enfin, on observe depuis plusieurs années déjà que l’étape qui se profile en réponse au libéralisme économique et à la démocratie de façade, est celle d’un populisme de l’extrémisme, outrancier et violent.

De plus, le phénomène intéressant et inévitable de la mondialisation permettrait d’envisager dans une coprésence et convergence des peuples, la naissance de la nation humaine universelle. Mais, en concentrant le pouvoir, les moyens de production et les ressources entre les mains de quelques-uns, ceci s’est transformé en globalisation qui porte préjudiceaux régions, aux Etats et aux municipalités, et ne répond pas aux nécessités, même les plus vitales, des personnes.  Ce système globalisant violent s’est amplifié jusqu’au moindre recoin de la planète, apportant ses conséquences désastreuses sur la vie humaine, et allant jusqu’à menacer l’avenir de la planète[6].

 La Démocratie locale, là où s’expérimente la démocratie réelle

La réelle démocratie met l’accent non seulement sur la représentativité mais aussi sur l’organisation de la base sociale[7]. Dans cette forme organisative, le plus important c’est la municipalité et le quartier, ainsi que les fronts d’actions ou organisations convergentes entre voisins, ou à l’intérieur des entreprises, des hôpitaux ou des universités.

Le cœur de la démocratie devrait être la municipalité et les quartiers, car les décisions et les actions du conseil municipal ont un impact direct et concret sur la vie quotidienne des habitants. C’est à cette échelle qu’il est possible de donner la réponse la plus adaptée aux nécessités des gens. De ce fait, les budgets alloués aux communes et aux régions devraient être conséquents, ce qui, par ailleurs, réduirait la corruption et le gaspillage que génèrent les pouvoirs centralisés, ainsi qu’un meilleur contrôle. Il pourrait y avoir une commission pluraliste, composée d’habitants tirés au sort, qui pourrait réguler l’action des élus. L’orientation devrait correspondre aux aspirations de la population, et placer en priorité la santé, l’éducation et la qualité de vie des habitants.[8]

Fomenter la compétitivité des personnes et des entreprises pour atteindre les sommets de la pyramide politique et économique se révèle totalement inefficace. La mission et le but, économique et politique, de développement humain et de progrès est un échec[9]. Il est donc urgent de rendre possible l’avènement d’une réelle démocratie. La recomposition du tissu social, qui passe par la valorisation et l’augmentation du travail à vocation sociale, est le plus important à réaliser. Les habitants peuvent y contribuer à travers des fronts d’action dans les domaines du travail, du logement, des syndicats, de la politique et de la culture. Si on intègre les principes de cohérence et de simultanéité du changement social et personnel, on peut alors créer les conditions pour l’insertion des différents groupes, individus et forces progressistes sans que ceux-ci ne perdent leur identité ou leurs caractéristiques propres, dont l’objectif sera de promouvoir l’union des forces capables d’exercer une influence croissante sur de vastes couches de la population.[10]

On peut construire de nouvelles formes d’organisations horizontales structurées, pour cela, il sera nécessaire que les partis politiques se convertissent en mouvements sociaux.

La démocratie réelle à construire

En plus du processus électoral, on doit favoriser la consultation de la population par le biais de référendums, en prenant soin d’informer complètement et de manière contradictoire sur le sujet qui lui est soumis. Le processus électoral doit être ouvert à toutes les personnes vivant sur un territoire et qui contribuent par leur travail, leur investissement et leurs impôts au développement de la collectivité. On doit également favoriser la possibilité de constituer des forums, dans lesquels les citoyens puissent réfléchir, échanger et s’organiser. Dans toute l’organisation, la reconnaissance de la diversité religieuse, sociale ou culturelle doit être reconnue et défendue.

Si l’on privilégie la base sociale, le rôle de l’État ou de toutes les autres associations politico-économiques (comme l’Union Européenne) doivent n’avoir qu’un rôle de représentation, de coordination et de solidarité. Les institutions, comme le pouvoir judiciaire, doivent être indépendantes du pouvoir politique, équitables et protéger les droits humains. L’armée doit être au service du peuple et doit répondre à une mission humanitaire de protection de la population.

Dans la démocratie réelle, le rôle de l’élu est d’être au service des gens. Il incite la population à s’exprimer, il l’informe, il l’écoute, il recherche le consensus. Il impulse la participation de la population dans les décisions. Il rend compte à la population du résultat de son action. Tout élu peut être démis de ses fonctions s’il n’accomplit pas sa mission dans l’intérêt de tous, sans distinction de condition, d’origine, etc.[11]. Il sera nécessaire d’avoir des représentants ayant une expérience sociale et humaine. De fait, les secteurs associatifs, syndicaux, du domaine de la santé et de l’éducation ou de l’économie solidaire regorgent de compétences et de savoir-faire techniques qui pourraient être mis au service de l’intérêt général.

Il existe encore aujourd’hui des personnes qui croient sincèrement qu’une réponse au désastre humain ou écologique pourrait venir des responsables politiques actuels, ou de « jeunes » leaders se présentant comme « la nouvelle alternative », qui transformeraient les anciennes organisations politiques. C’est naïf, car toute la « formation » de ceux qui accèdent au centre du pouvoir est basée sur une théorie naturaliste de l’Être Humain. Pour eux, nous serions à peine plus évolués qu’un animal, ce qui justifie la violence, les inégalités et la manipulation future d’êtres humains considérés comme objets de production et de consommation. Ces formateurs d’opinion ignorent le plus souvent les apports récents sur le fonctionnement du psychisme humain, sur l’intentionnalité de la conscience[12] ou sur la fonction interne de l’image.[13]

Si l’on prend conscience de ce qu’est l’être humain et de son incroyable potentiel, la tâche de résister aux violences (violence physique, religieuse ou raciale, mais aussi violence économique, sexuelle, psychologique et morale) dans notre propre milieu et dans notre sphère personnelle apparaît alors essentielle. Dans le chaos actuel, le choix délibéré de chaque être humain se transforme en action décisive pour le destin de l’espèce. La conscience humaine ne pourra pas supporter la violence et la fermeture de son futur. Elle cherchera des moyens et des issues pour pouvoir continuer son développement. La véritable démocratie n’est qu’une des multiples expressions de l’intentionnalité humaine, mais une nouvelle organisation humaine faisant converger toutes les intentions, toutes les actions progressistes et les actes de désobéissance, dans la construction d’un réseau humain constituerait la base de la Nation Humaine Universelle[14]. Celle-ci alors dépassera les structures du pouvoir qui ont mis en danger l’avenir de l’humanité.

Cette direction, vers une nouvelle organisation humaine, ne peut se bâtir sans mettre un point d’honneur à la transformation du système éducatif au sens large (éducation, formation, médias) qui fait naître « la bonne connaissance », un savoir qui a pour dessein de dépasser la douleur et la souffrance. Toute connaissance devrait atteindre la justice, la réconciliation, et permettre de déchiffrer l’extraordinaire et très sacré potentiel qui existe au fond de chaque être. Pour ce qui est de l’éducation des plus jeunes, une base possible pourrait être la théorie et la pratique de l’apprentissage intentionnel, comme le propose et le développe le COurant PEdagogique HUmaniste (COPEHU[15]).

 La condition du changement social et personnel simultané

Le changement social ne peut se réaliser si la moitié de la condition pour l’atteindre n’est pas mise en œuvre ! En effet, la démocratie est d’abord une question intime et personnelle. La violence dans le monde est le reflet de la contradiction intérieure de chaque être humain. Nous pouvons, par exemple, observer combien chaque acte du quotidien est empoisonné par la vengeance (nous vivons en voulant rejeter sur d’autres le préjudice que nous aurions subi jadis). Cela enchaîne notre vie, mais aussi nos relations et, en fin de compte, toute l’humanité. Si on parle de reconstruire le tissu social en partie détruit par l’égoïsme et la violence, il est nécessaire de voir sur le plan psychologique ce que nous devons changer dans notre comportement personnel, de comprendre l’origine des conflits intérieurs et avec nos proches.

Sur le plan existentiel, nous devons comprendre qu’il y a une vocation, un dessein, un esprit qui nous donnent la force d’agir dans la meilleure direction. Quand on connecte à cette profondeur de l’esprit humain, nous gagnons en force.

En observant combien nous sommes enchaînés, nous pouvons incorporer parallèlement « de nouvelles pratiques », germes d’une démocratie réelle. Celle-ci se construit autour des deux principes que sont la Règle d’or et la cohérence[16].

– La Règle d’or est un principe universel présent dans toutes les cultures dans leur aspect humaniste qui dit : « Traite les autres comme tu aimerais être traité ». En fonction de ce principe, si je regarde mes actes quotidiens, je comprends que je ne peux construire mes relations et mon action qu’avec une atmosphère caractérisée par « l’affection ». Nous devons retrouver dans nos relations, dans nos quartiers et avec les autres cet esprit de « Communauté[17]« , en nous rendant compte combien notre avenir est commun à tous, comment de la joie de l’autre dépend mon bonheur !

– Penser, sentir et agir dans la même direction, ce principe de cohérence est la base de tout acte intentionnel. Souvent, il y a une grande contradiction entre nos pensées, nos sentiments et nos actes. En unifiant notre vie, nous nous sentirions en accord avec nous-mêmes, nous aurions confiance en nous-mêmes. Nous aurions alors une influence positive sur ceux qui nous entourent.

Nous constatons que bien des politiciens agissent, sentent et pensent dans une direction destructrice. C’est le cas des racistes, des exploiteurs, des fanatiques et des violents mais aussi de ceux qui les soutiennent par leurs actes, leur vote, leur docilité ou leur silence. Leur incohérence dans la relation est évidente, parce qu’ils traitent les autres d’une façon très différente de celle qu’ils veulent pour eux-mêmes.

Par une méditation simple (en révisant par exemple chaque jour les actes que nous avons réalisés), nous pouvons très bien changer nos comportements et réparer les préjudices que nous pourrions avoir occasionnés, revenir le lendemain vers les autres d’une nouvelle manière et se proposer de réparer. Par cette intention soutenue, même si nos progrès peuvent paraître lents, nous finissons par observer qu’il est possible d’établir une nouvelle relation à l’autre, qui n’est plus pyramidale mais horizontale, dans un lien d’entraide et de compréhension. Les changements que nous désirons dans le monde, en faveur d’une réelle démocratie, de la justice sociale, ne peuvent pas être projetés dans l’abstrait, mais à partir de la situation que nous vivons et de notre comportement personnel.

Pour qu’une démocratie réelle voie le jour, il est nécessaire de mettre l’intention sur les organisations de bases, d’encourager les communautés de voisins, de travailleurs ou d’étudiants qui formeront des fronts d’actions. Ces communautés ne peuvent se construire que sur l’idée d’un changement social et personnel simultané, sur la reconnaissance de la diversité et sur une organisation horizontale structurée. À partir de ces organisations de base, on tendra à créer des organismes qui coordonneront et solidariseront les initiatives. Enfin, la finalité recherchée devrait être de construire un grand ensemble humain : La Nation Humaine Universelle, qui tendra à dépasser les anciennes structures violentes et pyramidales. Dans ce cadre, les anciens partis devront laisser la place à des mouvements sociaux, qui auront pour vocation d’établir la démocratie réelle, avec des élus qui ne seront préoccupés que du progrès humain, dont la jauge sera la qualité de la santé, le niveau d’éducation et l’amélioration des conditions de vie. Une nouvelle éducation accompagnera le développement de la conscience humaine. Cette Bonne Connaissance permettra de dépasser la douleur physique par le progrès de la science. On comprendra enfin la profondeur de l’Être-Humain et les capacités encore inutilisées de son psychisme, ce qui manque aujourd’hui pour pouvoir se développer dans une société harmonieuse.

À un moment du processus historique, une minorité a volé son pouvoir à l’être Humain, elle a commencé à le chosifier et à le violenter. Aujourd’hui nous avons bien avancé dans la compréhension de notre histoire, de notre psychisme, et dans nos connaissances… alors le moment est venu de nous demander si nous voulons vivre, et dans quelles conditions.

 

Notes

[1]      Référence à la fois à la période que nous traversons, où il semble que la véritable histoire humaine n’en soit qu’à ses balbutiements, et au mythe de Platon, l’allégorie de la Caverne, qui décrit très bien, l’ignorance ou le sommeil dans lequel nous vivons. http://plato-dialogues.org/fr/tetra_4/republic/caverne.htm

[2]     Si le vote blanc était reconnu et en prenant en compte le vote nul ainsi que l’abstention, le Président de la République, Emmanuel Macron n’aurait réuni que 43,63 % des suffrages du corps électoral français, sans compter les 9,5 millions de personnes non-inscrites. http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/05/08/et-si-les-resultats-de-la-presidentielle-avaient-pris-en-compte-le-vote-blanc-ou-l-abstention_5124412_4355770.html

[3]      Livret de La France insoumise sur le thème de l’intervention populaire et citoyenne (https://avenirencommun.fr/livret-intervention-populaire/) Livret de La France insoumise sur le thème de la 6ème République et de l’Assemblée constituante.  (https://avenirencommun.fr/livret-assemblee-constituante/)

[4]      Voir Silo, Lettres à mes amis, Lettre n°1, L’évolution sociale, Éditions Références, Paris, 2004, p. 26. ; et Arnaud Parienty, Idées & débats, L’économie est-elle une science ?, https://www.alternatives-economiques.fr/leconomie-une-science/00050875

[5]      Silo à ciel ouvert, Discours du 4 mai 2004 à Punta de Vacas, à l’occasion de la première célébration annuelle du Message de Silo, Éditions Références, Paris, 2007, http://www.silo.net/system/documents/32/original/VACAS04_french.rtf

[6]      « Ainsi la valeur de la fortune des 500 de Challenges, qui sont les 0,001% les mieux dotés, a été multipliée par 7 depuis 1996 et celle du Top 10, à la pointe des 0,0001% tout en haut de la pyramide par 12 ! » https://www.challenges.fr/patrimoine/patrimoine-les-riches-s-enrichissent-toujours-plus-vite-que-les-classes-moyennes_485236

[7]     Guillermo Sullings, À la croisée des chemins, Les pas de la transition vers la démocratie réelle, Éditions Références, Paris, 2017, p. 158.

[8]      Voir le PAHM : Plan d’Action Humaniste Municipal https://www.parti-humaniste-france.org/presentation/pahm.html

[9]     Il n’y a pas de progrès significatif concernant la pauvreté, par exemple. http://www.undp.org/content/undp/fr/home/presscenter/pressreleases/2014/07/24/2-2-billion-people-are-poor-or-near-poor-warns-2014-human-development-report-on-vulnerability-and-resilience.html

[10]    Silo, Lettres à mes amis, À propos de la crise sociale et personnelle dans le monde actuel, Éditions Références, Paris, 2004.

[11]    Voir la Charte de responsabilité politique. https://www.parti-humaniste-france.org/presentation/charte_responsabilite_politique.html

[12]    Hugo Novotny, Intentionnalité dans l’évolution humaine et universelle, sur le site du Parc d’étude et de réflexion La Belle Idée, et Silo, Notes de psychologie, Éditions Références, Paris, 2012.

[13]    Silo, Psychologie de l’image, dans Contribution à la pensée, à paraître Éditions références, Paris, 2018.

[14]    Manifeste « Ce qui nous unit vers la Nation Humaine Universelle » – Forum Humaniste de Madrid (Mai 2018) https://www.humanistforum.org/fr/manifeste/

[15]    https://www.copehu.org

[16]    Silo, Lettres à mes amis, À propos de la crise sociale et personnelle dans le moment actuel, Éditions références, 2004.

[17]    Quand on étudie ce qu’est une communauté, on comprend très vite que la démocratie trouve son origine dans le travail en commun pour le bien-être de tous. Par ailleurs, il existe de nombreux exemples de démocratie bien plus avancées et anciennes que la soi-disant démocratie occidentale.

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JLM : “Le Président du CRIF m’insulte ce matin. J’en suis profondément choqué.”

Dans des moments où tou-te-s les Français-e-s sont interpellées par la montée du racisme, de l’antisémitisme et de l’islamophobie, le CRIF tient à l’encontre de JLM des propose inadmissibles. Voici le communiqué de JLM

Francis Kalifat, président du Crif – Capture d’écran

“Le Président du CRIF m’insulte ce matin. J’en suis profondément choqué.

Me comparer au parti d’extrême droite dont l’histoire européenne est mêlée aux pires atrocités commises contre les Juifs, est une faute morale et politique.

Je rappelle aux dirigeants de cette organisation que j’appartiens à un courant politique dont les membres ont été pourchassés, déportés, massacrés par les fascistes et les nazis.

Je veux leur rappeler que je mène et mènerai sans relâche le combat contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie d’où qu’ils viennent.

L’attitude du CRIF est antirépublicaine. Je ne considère pas que le CRIF représente les Français de confession juive.

Si le CRIF représente le gouvernement israélien et, pour cette raison, considère que j’en suis un opposant, je confirme que, comme beaucoup d’Israéliens d’ailleurs, je ne soutiens pas le gouvernement de Netanyahou, ni ceux qui ne s’offusquent pas de la violation des résolutions de l’ONU.”

Pour lire le communiqué sur le blog de JLM, clic sur l’image

JLM : “Arnaud Beltramme, héros de la condition humaine”

Intervention de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale le 27 mars 2018 après les attaques terroristes de Trèbes et Carcassonne. Le président du groupe « La France insoumise » a salué le geste de sacrifice du lieutenant-colonel Arnaud Berltrame, « héros de la condition humaine » qui a « remis le monde humain en ordre » en offrant sa vie pour sauver celle d’autrui. Il a affirmé que dans la circonstance, il fallait rejeter la division et les polémiques politiciennes et a invité le Premier ministre à appeler à un deuil national.

 


Voici la retranscription de cette intervention :

Mesdames messieurs, collègues.

À Trèbes et à Carcassonne, comme ailleurs auparavant, l’acte terroriste a déployé une abjecte violence. Mais qui était calculée. Son but : subjuguer la raison, imposer la soumission à la peur qui pousse au chacun pour soi. Et, pour finir, abolir la norme humaine.

Alors que le pire était en place, cependant, j’ose le dire : le mal a été vaincu. Parce que la scène a été inversée. Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame a remis le monde humain en ordre. Il a réaffirmé la primauté de la compassion. Il a assumé la primauté d’un altruisme absolu : celui qui prend pour soi la mort possible de l’autre, illustrant ainsi les valeurs de foi et de philosophie auxquelles il était attaché personnellement.

En ce sens, le lieutenant-colonel… (Applaudissements) En ce sens, le lieutenant-colonel Beltrame est un héros de la condition humaine. Certes, son sacrifice n’efface ni la douleur, ni le sang, ni la mort. Mais il nous fait devoir. Devoir impératif et impérieux : à notre tour de refuser à l’ennemi quelque victoire que ce soit. Et d’abord celle de la division, de la confusion et de la polémique qui viendrait à nous déchirer. (Applaudissements)

Monsieur le Premier ministre,

Opposition, nous vous disons : nous sommes certains que vous, vos ministres, et tous les services de l’État avez, dans cette circonstance, fait tout ce qui était en votre pouvoir, du mieux que vous pouviez. (Applaudissements)

Monsieur le Premier ministre,

Nous sommes disponibles pour l’union autour de la mémoire de ceux qui sont morts et de l’exemple qu’ils nous donnent. Appelez-nous à un deuil national et nous vous répondrons favorablement. (Applaudissements)”

La loi sur le secret des affaires est un danger pour nos libertés fondamentales

Lu sur Pressenza

En bas de page, le lien pour signer la pétition

Lire aussi : les amendements de la France Insoumise

L’Assemblée nationale et le Sénat s’apprêtent à remettre en cause nos libertés fondamentales en votant, via une procédure accélérée, une proposition de loi portant sur le secret des affaires.

(Crédit image : Mélanie Poulain) Manifestation lors du Procès LuxLeaks : les lanceurs d’alerte condamnés pour avoir défendu l’intérêt général

Ce texte, qui sera étudié en séance publique à l’Assemblée nationale le 27 mars 2018 et qui porte sur « la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites », est la transposition d’une directive européenne adoptée en 2016 malgré les mises en garde des ONG, des syndicats, des journalistes, des chercheurs et l’opposition massive des citoyens. Cette directive a été élaborée par les lobbies des multinationales et des banques d’affaires qui souhaitaient un droit plus protecteur pour leurs secrets de fabrication et leurs projets stratégiques, alors que le vol de documents et la propriété intellectuelle sont déjà encadrés par la loi.

La France dispose de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, et peut préserver les libertés tout en respectant le droit européen. Pourtant, le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. La proposition de loi sur le secret des affaires a des implications juridiques, sociales, environnementales et sanitaires graves. De fait, ce texte pourrait verrouiller l’information à la fois sur les pratiques et les produits commercialisés par les entreprises.

En effet, la définition des « secrets d’affaires » est si vaste que n’importe quelle information interne à une entreprise peut désormais être classée dans cette catégorie. L’infraction au secret des affaires aurait lieu dès lors que ces informations seraient obtenues ou diffusées et leur divulgation serait passible de sanctions pénales. Les dérogations instituées par le texte sont trop faibles pour garantir l’exercice des libertés fondamentales. Des scandales comme celui du médiator ou du bisphénol A, ou des affaires comme les Panama Papers ou LuxLeaks pourraient ne plus être portés à la connaissance des citoyens.

Qu’il s’agisse d’informations sur les pratiques fiscales des entreprises, de données d’intérêt général relatives à la santé publique ou liées à la protection de l’environnement et à la santé des consommateurs, les journalistes, les scientifiques, les syndicats, les ONG ou les lanceurs d’alertes qui s’aventureraient à rendre publiques de telles informations s’exposeraient à une procédure judiciaire longue et coûteuse, que la plupart d’entre eux seraient incapables d’assumer face aux moyens dont disposent les multinationales et les banques. C’est là le pouvoir de cette loi : devenir une arme de dissuasion massive.

Pour les téméraires qui briseront cette loi du silence, on peut toujours espérer que les tribunaux feront primer la liberté d’expression et d’informer. La récente affaire Conforama indique plutôt le contraire. Les soi-disant garanties proposées par le gouvernement français ne couvrent pas tous les domaines de la société civile et notamment le travail des associations environnementales. Ces dérogations ne sont qu’un piètre hommage aux grands principes de la liberté d’informer. Elles ne vaudront pas grand-chose devant une juridiction armée d’un nouveau droit érigeant le secret des affaires en principe, et la révélation d’informations d’intérêt public en exception.

Cette offensive sans précédent sur notre droit à l’information est un enjeu démocratique majeur qui est en train de mobiliser l’ensemble de la société civile, comme le montre le succès de la pétition dans ce sens. Lanceurs d’alertes, syndicats, ONG, journalistes, avocats, chercheurs et citoyens : nous nous opposerons à l’adoption en l’état de cette loi. Le droit à l’information et l’intérêt des citoyens ne sauraient être restreints au profit du secret des affaires.

(Tribune publiée dans l’édition du Monde du mercredi 21 mars 2018)

SIGNATAIRES

Aiquel Pablo, journaliste, SNJ-CGT

Alt Éric, vice-Président de l’association ANTICOR

Apel-Muller Patrick, directeur de la rédaction de l’Humanité

Beynel Eric, porte-parole de l’union syndicale Solidaires

Binet Sophie, Secrétaire générale adjointe de l’UGICT CGT

Borrel Thomas, porte-parole de Survie

Cellier Dominique, président de Sciences Citoyennes

Compain Florent, Président Les Amis de la Terre France

Cossart Sandra, Directrice de Sherpa

Deltour Antoine, lanceur d’alertes Luxleaks

Dr Arazi Marc, lanceur d’alerte du Phonegate

Dupré Mathilde, Présidente du Forum citoyen pour la RSE

Du Roy Ivan, journaliste, co-rédacteur en chef de Basta!

Julliard Jean-François, directeur-exécutif de Greenpeace France

Kalinowski Wojtek, Co-Directeur de l’Institut Veblen

Ingrid Kragl, directrice de l’information, Foodwatch

Kotlicki Marie-José, secrétaire générale de l’UGICT CGT

Lepers Elliot, Directeur de l’ONG “Le Mouvement”

Lucet Élise, journaliste

Merckaert Jean, rédacteur en chef de la Revue Projet

Monfort Patrick, Secrétaire général du SNCS-FSU

Kamenka Patrick, journaliste, SNJ-CGT

Perrin Edouard, journaliste, Président du Collectif “Informer N’est Pas un Délit”

Peres Eric, Secretaire général de FO Cadres

Petitjean Olivier, journaliste, coordinateur de l’Observatoire des multinationales.

Plihon Dominique, économiste, porte-parole d’Attac

Potier Julie, Directrice de BIO CONSOM’ACTEURS

Poilane Emmanuel, Directeur Général de France Libertés et Président du CRID

Raffin Patrick, photographe

Ramaux Christophe, économiste à l’Université Paris 1, membre des Economistes atterrés

Remy Clément, Président de l’ONG POLLINIS

Roques Laurence, Présidente du Syndicat des avocats de France

Rousseaux Agnès, journaliste, co-rédactrice en chef de Basta!

Salamand Bernard, Ritimo

Thibaud Clément, président de l’Association des Historiens Contemporanéistes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Trouvé Aurélie, porte parole d’ATTAC

Vire Emmanuel, Secrétaire général du Syndicat national des Journalistes CGT (SNJ-CGT)

Et aussi :

CrimHalt, Collectif On ne se taira pas !, Alternatives Economiques, La Télé Libre, Ingénieurs Sans Frontières-AgriSTA, Fédération CGT des finances

Et :

La Société des journalistes des Échos, La Société des rédacteurs du Monde, La Société des journalistes de TV5 Monde, La Société des journalistes du Point, La Société des journalistes de France 2, La Société des journalistes et du personnel de Libération, La Société des journalistes de BFMTV, La Société des journalistes de Premières Lignes, La Société des journalistes de Challenges, La Société des journalistes de RMC, La Société des journalistes de Mediapart, La Société des journalistes de Télérama, La Société des personnels de l’Humanité, La Société des journalistes du JDD

Pour signer la pétition

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Manif du 22 mars … Les Insoumis-es y étaient !

Belle mobilisation ce jeudi 22 mars à Troyes pour défendre la SNCF et plus largement les services publics…

Ci-dessous quelques images… Présence des Inosumis-e-s en appui à l’action syndicale, pour le bien commun…

Rendez-vous pour la prochaine, c’est le 19 avril, en attendant que se concrétise la proposition de la France insoumise pour une grande manifestation le week-end, qui permette à tou-te-s les citoyen-ne-s d’affirmer concrètement leur solidarité…

La vidéo

 

 

Quelques photos

No Title

22 mars : déclaration unitaire !

Contrairement à ce que ressasse une polémique d’un autre âge politicien, les espaces en charge et en prise de la questionnant signé dès le début cette déclaration commune…

Et tou-te-s les Insoumis-e-s signeront de leur participation dans l’action jeudi !

Rendez-vous aux donneurs-ses de leçons pour une manifestation du week-end afin d’organiser la mobilisation du peuple tout entier !

Défendons tous les services publics !             Solidarité avec les cheminots et les cheminotes !

Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l’égalité et le social : sous-investissent dans le rail et  investissement massif  vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations  préconisées par les « directives » européennes. Aujourd’hui Macron pousse au bout la logique, de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer  produisent la disparition de  lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et des trains, la disparition du fret. C’est toute la population qui paie triplement l’addition : financièrement, par l’inégalité territoriale induite et par sa santé altérée par la pollution générée.

Après 20 ans d’une libéralisation amplifiée, l’empilement des directives européennes poussant dans ce sens, Macron propose d’achever le service public ferroviaire par ordonnances avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires. Pour y arriver, Il accable les cheminot•tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, ruineraient la France. La réalité est tout autre : ils et elles se battent pour sauver l’emploi des générations qui viennent.

Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un service public, un outil essentiel à la transition écologique et il est insupportable qu’il puisse s’arrêter aux portes des grandes métropoles. La bataille du service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, , les cheminots et les cheminotes ne sont comptables de rien. Pas plus que les étudiant.es qui perdent une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l’ensemble des fonctionnaires. Pas plus que les migrant.es qui subissent une politique indigne.

Macron et Philippe veulent en faire des bouc-émissaire  ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l’extrême droite partout en Europe.

Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s.

Alternative Libertaire (AL) – EELV – Ensemble – Gauche Démocratique et sociale (GDS) –  Géneration.s, – Groupe Parlementaire FI –  NPA –  PCF –  PCOF –  Parti de Gauche (PG) – République et socialisme.

JLM : Vive le 22mars !

Le 22 mars prochain est le rendez-vous de la résistance sociale contre la politique du gouvernement. Les femmes et les hommes de tous les secteurs du rail et des services publics se retrouvent dans un combat commun. Ils vont créer un rapport de force avec le gouvernement. Car celui-ci ne démantèle le service public du pays que pour appliquer la feuille de route de la Commission européenne. Les décisions gouvernementales n’ont pas d’autres raisons d’être. Les syndicats de salariés sont unis pour l’action. Tous, nous savons que leur engagement se fait directement pour notre bien à tous et dans l’intérêt général.
J’appelle donc tous ceux qui se reconnaissent dans le programme de la France insoumise a joindre leurs efforts aux côtés des salariés en lutte. Je les appelle à s’associer autant qu’ils le peuvent aux manifestations et actions de toutes sortes qui fortifieront ce combat : caisses de grève, cortèges, actions de conscientisation etc.

Les Insoumis se préoccuperont en premier lieu de mobiliser l’opinion du public qui n’est pas directement salarié des secteurs concernés mais qui a un intérêt à la qualité du service public.

De mon côté, je participerai à l’action dans mon mandat de député et d’après les consignes du groupe que je préside à l’Assemblée nationale. J’appuie donc personnellement toutes les initiatives visant à regrouper des forces pour cette bataille. Je forme le vœu que soit entendue la proposition d’un rassemblement général dans la rue. En effet, les rendez-vous actuels ne permettent pas aux personnes de tous les secteurs de la société d’entrer en action. Pourtant tous y ont intérêt. Il faudrait donc aussi une date commune, hors des jours et heures d’embauche, pour tous les secteurs de la société. Voila ce que serait à mes yeux une opposition populaire efficace.

Ce 22 mars est jour de combat commun de la société contre le règne de l’argent et de son gouvernement. Les Insoumis y ont tous rendez vous.

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon du 15 mars 2018

Pour lire l’article sur le blog de Jean-Luc Mélénchon, clic sur le bandeau

Le 22 mars pour défendre le service public

Le 22 mars pour défendre le service public

 

Le Groupe parlementaire « La France Insoumise » voit dans la mobilisation sociale du 22 mars le moment où tous les usagers des services publics peuvent affirmer leur opposition à la destruction des biens communs du pays. Aux côtés des cheminots, le groupe rappelle que rien ne justifie la décision du gouvernement de liquider leur statut. Rien sinon l’injonction de la Commission européenne de privatiser tous le secteur des transports et le rail en particulier. Le groupe des députés insoumis s’opposera donc dans l’Hémicycle et dans la rue au plan de destruction que veut imposer le gouvernement.

Les députés insoumis » participeront donc aux mobilisations populaires. Ils s’associeront à toutes les initiatives d’union pour fortifier la lutte qui s’engage. Il se met a la disposition de cette bataille pour la servir de toutes ses forces.

Communiqué du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale