Faisons souffler un vent d’insoumission, stoppons Macron !

Texte adopté à l’unanimité de l’assemblée représentative du samedi 7 avril

Nous, membres de la première assemblée représentative de la France insoumise, apportons notre plein soutien à la grève des cheminots et des cheminots contre la réforme du gouvernement. La bataille du rail est une bataille d’intérêt général, écologique et sociale. Nous nous y engageons avec force.

Au cours des semaines qui viennent, nous mèneront cet engagement, notamment en amplifiant les collectes de solidarité avec les grévistes et en organisant des actions d’unité entre les usagers et les salariés.

Nous soutenons l’organisation de marches et initiatives locales le 14 avril en respectant leur nature

– avec les organisations syndicales, associatives et politiques, comme d’ores et déjà initiées à Marseille ;

– avec les étudiant-e-s à Montpellier ;

– sous d’autres formes à Nantes et à Lille.

Elles doivent permettre que se fédèrent dans l’action les cheminots, les étudiants, les lycéens, les retraités, les chômeurs, les salariés du public comme du privé et tous les citoyennes et citoyens.

Nous soutenons fortement la journée de grève interprofessionnelle du 19 avril et nous serons présents au défilé annuel des organisations syndicales du 1er mai.

Enfin, nous répondons favorablement à l’appel lancé le 4 avril à la Bourse du travail en faveur d’une marche nationale à Paris le samedi 5 mai pour stopper Macron. Nous invitons l’ensemble des insoumises et des insoumis à s’impliquer notamment dans les comités d’action pour la préparer.

Appel au samedi 5 mai : faire sa fête à Macron !

Ci-dessous l’appel lancé par des citoyens pour “faire la fête à Macron” le samedi 5 mai. L’Aube insoumise a décidé de prendre toute sa place dans cette mobilisation, essentielle pour contrecarrer l’offensive néolibérale qui vise à détruire notre modèle social. Pour signer l’appel, cliquez sur l’image…

Ce mercredi 4 avril, la Bourse du Travail à Paris était pleine à craquer, plus de 600 citoyens, syndicalistes, étudiantes, cheminots, etc. rassemblés. Et plus de 1200 autres personnes, à l’extérieur, qui n’ont pu rentrer.
A la quasi-unanimité, ces deux assemblées improvisées ont voté pour une manifestation nationale, à Paris, le samedi 5 mai.

Nous, signataires de cet appel, demandons :
1 – que tous les syndicats, associations, partis, mettent ce rassemblement du samedi 5 mai en débat en leur sein, tant au niveau local que national;
2 – que se montent localement, dans les villes, dans les facs, des « comités 5 mai » ;
3 – que la jonction, la discussion soient recherchées à tout moment et en tout endroit : 14 avril, 1er mai, etc. Et notamment que le jeudi 19 avril, au soir, devant leur gare, les citoyens organisent des AG communes aux cheminots, étudiants, hôpitaux, etc.
4 – que chacune, chacun, témoigne en une vidéo d’une minute du pourquoi il viendra le samedi 5 mai et le partage sur les réseaux, que cette manif ait mille visages, mille raisons ;
5 – que les artistes, chanteurs, musiciens, peintres, acteurs, metteurs en scène, nous rejoignent et rendent cette manif encore plus vivante, inédite, surprenante.

Samedi 5 mai : faire sa fête à Macron !

Faut-il dresser la liste?
Elle est longue.
Trop longue.
Ordonnances travail et « nouveau pacte ferroviaire », hausse de la CSG pour les retraités, pour les étudiants, la sélection à l’université, pour les futurs licenciés, ceux de Carrefour, Pimkie et tant d’autres, plafonnement des indemnités, « maltraitance institutionnelle » dans les Ehpad, sans que la ministre de la Santé trouve autre chose à y répliquer que : « La France n’a pas les moyens budgétaires. »
Cette même France du président Macron qui a supprimé l’Impôt sur la fortune pour les actionnaires et plafonné l’impôt sur le capital : les « moyens budgétaires », elle les a trouvés, en milliards et en urgence. Cette même France où les firmes du CAC40 accumulent près de cent milliards de profits, du jamais vu depuis 2007. Cette même France qui vient d’offrir aux multinationales opacité et impunité grâce au «secret des affaires».

En résumé : tout pour ceux qui ont déjà tout ; rien pour ceux « qui ne sont rien ».
Mais tout ne se passe pas aussi tranquillement. Partout ça résiste : les cheminots évidemment, les facs également, Air France, les hôpitaux, les éboueurs, les caissières, les électriciens… Mais en ordre dispersé, sans leur trait d’union. Si ces ruisseaux de colère convergeaient, quel fleuve puissant ne formeraient-ils pas.
Il y a autre chose aussi, moins visible, plus souterrain, mais plus massif, plus explosif : quelque chose qui ressemble à un vaste désir d’autre chose. Quoi? On ne sait pas, ou pas encore. Mais autre chose que cet économisme étroit, cette bureaucratie patronale qui contrôle, qui « manage », qui évalue sans relâche, qui maltraite aussi. Et ne connaît rien d’autre que ses ratios.

Le texte du projet de loi sur la SNCF contient 84 fois le mot « concurrence ». Mais 0 fois « climat », « réchauffement », « biodiversité ». Leur projet de société ? Un dogme sans autre finalité que produire et vendre. Sans bonheur commun, sans solidarité, sans avenir ensemble. Les sans-statut dressés contre ceux qui en ont un afin de protéger ceux qui ont tout.

Il est probable que Macron ne se rende pas compte que, sous son règne, tout devient très clair, trop clair. Le moment est peut-être venu de lui faire savoir, pour notre part, où nous en sommes. Dans les ordonnances SNCF, se trouvent repliés tous les éléments d’un monde dont nous ne voulons pas. Si ce qui est clair pour nous ne l’est pas pour lui, rassemblons-nous donc pour le lui expliquer un peu plus nettement. Premier anniversaire à l’Elysée ? Qu’il sente non pas la bougie mais le vent du boulet.

La conscience grandit que cette affaire des cheminots nous concerne tous. Et par conséquent que la dispersion des luttes nous fera tous perdre. Nous pensons qu’il n’y a pas d’autre moyen de le dire qu’une grande manifestation nationale à Paris.
Que ce samedi 5 mai signale aux puissances d’argent qu’elles n’ont pas gagné,
et que le plus grand nombre ne veut pas de leur monde.
Et que le 5 mai, ce grand nombre… se met en marche !

Pour participer à#LaFeteaMacron, écris nous à contact@lafeteamacron.org

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Lancement dans l’enthousiasme du « Grand débordement » du 5 mai

Réunies à l’initiative de François Ruffin et de ses amis, un millier de personnes ont adopté dans l’enthousiasme le projet d’une Grande manifestation le samedi 5 mai. Elle rassemblera partis, associations, syndicats, appelés à surmonter leurs divisions pour s’unir contre la politique de Macron. Reportage sur un meeting vibrionnant à la Bourse du travail hier soir.

Pour lire la suite de l’article sur le site Reporterre.net, cliquez sur la photo.

Manif du 22 mars … Les Insoumis-es y étaient !

Belle mobilisation ce jeudi 22 mars à Troyes pour défendre la SNCF et plus largement les services publics…

Ci-dessous quelques images… Présence des Inosumis-e-s en appui à l’action syndicale, pour le bien commun…

Rendez-vous pour la prochaine, c’est le 19 avril, en attendant que se concrétise la proposition de la France insoumise pour une grande manifestation le week-end, qui permette à tou-te-s les citoyen-ne-s d’affirmer concrètement leur solidarité…

La vidéo

 

 

Quelques photos

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Le 22 mars, défendons l’intérêt général !

dans #Desintox

 

Le 14 mars dernier, Elisabeth Borne, ministre des transports a présenté en conseil des ministres le « Projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire », texte qui une fois voté habilitera le gouvernement à mener la réforme de la SNCF.

 

Un débat démocratique ? FAUX, un passage en force !

Les ordonnances sont une méthode de gouvernement autoritaire maintenant bien rodée chez LREM. Rappelons-le, le recours aux ordonnances permet de faire l’impasse sur le débat public au sein du Parlement et de réduire à peau de chagrin les processus de concertation avec les partenaires sociaux. Après la réforme du code du travail, le Gouvernement a décidé de passer en force la réforme de la SNCF au nom de l’urgence de transposer dans l’ordre juridique français les directives européennes relatives à l’ouverture du marché des services nationaux de transport ferroviaire.

 

La SNCF, une entreprise comme une autre ? FAUX, un bien commun !

Considérer la SNCF comme un simple prestataire de services sur un marché, c’est oublier qu’il s’agit d’une structure qui réalise une activité d’intérêt général, avec des effets à la fois sur nos politiques de transports, nos politiques écologiques et nos politiques industrielles. Toute marchandise transportée en train remplace des camions sur les routes ou des voitures de passagers, ce qui dégage bien moins de dioxyde de carbone. Chaque gare permet de maintenir de l’activité dans les villages voisins – une gare qui ferme, c’est une ville qui se dépeuple et qui voit les jeunes partir. Les gares contribuent aussi à lutter contre le chômage, car elles permettent à certains individus de travailler dans une ville, et de vivre dans une autre. De plus, l’industrie ferroviaire est un lieu de découvertes régulières pour développer et améliorer encore plus la capacité des transports collectifs. Au regard de ces enjeux essentiels, ne pas débattre de la réforme du statut de la SNCF au Parlement constitue une grave entrave à la démocratie.

 

Le rapport Spinetta est objectif ? FAUX, il est rédigé par un liquidateur professionnel !

Le « Projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » rappelle en préambule que « le gouvernement a souhaité mettre en place une démarche spécifique pour éclairer l’avenir du transport ferroviaire ». Pour cela, ce dernier s’est appuyé sur le « diagnostic complet » dressé par M. Jean Cyril Spinetta, illustre expert, 41e patron le mieux payé de France (1,5 million par an), ancien PDG d’Air France à qui l’on doit la privatisation du groupe. Il a aussi co-organisé la restructuration de la Poste et de GDF-Suez. Il en connait un rayon dans la liquidation d’entreprises publiques !

 

Le rapport Spinetta pointe différentes pistes ? FAUX, il est téléguidé par Matignon pour bloquer le débat !

Ce fameux rapport Spinetta, remis au Premier ministre le 15 février dernier, recommandait entre autres directement :

  • la transformation de l’établissement public en société anonyme (aujourd’hui, la SNCF est composée de 3 « établissements publics à caractère industriel et commercial » : la SNCF, en charge du pilotage stratégique du groupe, SNCF Mobilités, en charge de l’exploitation des trains, et SNCF Réseaux, propriétaire et principal gestionnaire du réseau ferré français,
  • la fermeture des petites lignes non rentables en zones urbaines et péri-urbaines,
  • et la suppression du statut de cheminot.

Là encore, on observe une méthode récurrente de légitimation anti-démocratique du gouvernement : il s’agit de faire appel à un « expert » qui produit un rapport « indépendant », pragmatique, éclairant (comprendre « téléguidé par Matignon »), ensuite brandi comme un document de référence à l’encontre duquel il serait impossible d’aller. Mais qu’en a alors retenu le gouvernement pour la rédaction du projet ?

Bien qu’évasif sur de nombreux points, le projet prévoit de « modifier les missions, l’organisation, la gouvernance et la forme juridique » de la SNCF, de déterminer « les conditions dans lesquelles les contrats de travail se poursuivent après » l’intervention de ces modifications et enfin d’ « assurer l’ouverture à la concurrence » des services publics de transport ferroviaire de voyageurs. Privatisation, libéralisation du service public de transport et suppression du statut de cheminot, voilà sans surprise les grandes lignes de la feuille de route d’Elisabeth Borne. Pas un mot néanmoins sur le traitement de la dette de SNCF Réseaux, sur la notion de service public ou de l’impact de la réforme sur les politiques de lutte contre le changement climatique ou d’aménagement du territoire.

 

Nos voisins européens ont goûté aux vertus de la libérations ? FAUX, tout le monde en revient !

Penchons-nous sur les « modèles » de service ferroviaire libéralisés, chez nos voisins d’Europe. On se rend compte qu’ils présentent surtout beaucoup d’inconvénients, tant pour les usagers que pour les finances publiques !

Le cas britannique est exemplaire. La privatisation de British Rail entre 1994 et 1997 n’a pas été une franche réussite ! La hausse incontrôlée du prix des billets (encore +2,3% en moyenne par billet sur l’ensemble du réseau en 2017), la suppression, le retard de trains (4 sur 5 sur le réseau du Sud Southern Rail) et la réduction des personnels pousseraient aujourd’hui deux britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation du rail. Soulignons également que plusieurs milliards d’euros de subventions de l’Etat britannique (4,6 Md€ en 2015-2016) sont nécessaires à la bonne exploitation des gares et des trains par les opérateurs privés qui assurent les services de transport. On peut alors douter de la pertinence des arguments du gouvernement relatifs à la baisse des prix et à l’amélioration du service pour justifier la privatisation de la SNCF. Désormais, une majorité de britanniques s’expriment en faveur d’une renationalisation du rail, au programme du Parti Travailliste.

Mais il n’y a pas que le repoussoir britannique en matière de rail. En Allemagne, le rail est aussi libéralisé. Mais en comparaison avec la Deutsche Bahn, la SNCF apparaît pour un établissement public très bien géré, efficace et rentable. En 2016 sur le territoire français, la SNCF a réalisé un chiffre d’affaires par salarié supérieur à celui de la Deutsche Bahn (217 000€ vs 206 000€). Elle mobilise moins de salariés par kilomètre de ligne (5 vs 5,9/km). Enfin, ramené au kilomètre, le prix du billet SNCF est inférieur à celui du billet de la Deutsche Bahn (0,21€/km vs 0,26€/km). Une comparaison en termes de performance et de coût pour l’usager qui devrait faire réfléchir les détracteurs de la SNCF…

 

Le statut de cheminot, responsable de tous les maux ? FAUX, il ferait même économiser des sous !

Le gouvernement est catégorique : sa volonté, c’est d’en finir avec les « privilégiés » ! Mais bizarrement, Emmanuel Macron a quand même préféré devenir banquier d’affaires que cheminot…Ces derniers sont pointés du doigt comme responsables de la dette de la SNCF, des dysfonctionnements du transport ferroviaire en France, et seraient en position « privilégiée » par rapport aux retraités ou aux agriculteurs. Comme d’habitude, En Marche propose la grande solution du nivellement par le bas.

Que recouvre exactement le statut de cheminot ? Créé en 1920, il avait pour objectif d’attirer de la main-d’œuvre qualifiée sur les chemins de fer afin d’assurer des missions dans des conditions de travail difficiles. Les employés « au cadre permanent » (sous le statut de cheminot) correspondent à 92% des effectifs de la SNCF. Les 8% restant sont des contractuels précaires. Le statut de cheminot pose 3 conditions à une fin de contrat : la démission, la retraite et la radiation. Mais en contrepartie de cette garantie de l’emploi, la période d’essai des cheminots peut aller jusqu’à 30 mois, et des tests d’aptitude sont requis.

Les cheminots bénéficient également d’un régime spécifique de retraite. Un « privilège » éhonté ? Non ! S’il est possible pour les sédentaires de partir à la retraite à partir de 55 ans, et 50 ans pour les roulants (10% des effectifs), la durée de cotisation pour toucher une pension à taux plein a été relevée à 43 ans, le même nombre d’annuité que les salariés du régime général. En contrepartie (il y a toujours une contrepartie…) les cheminots payent 12% de cotisations retraites supplémentaires par rapport aux salariés du privé. Quant aux congés, ils sont adaptés au poste de travail. L’ensemble des salariés dispose de 28 jours de congés annuels (3 de plus que la durée légale du travail). Les conducteurs et contrôleurs de train ont 22 jours de RTT et les agents de nuit de 28 jours de RTT supplémentaires. Ces jours supplémentaires compensent le fait que le personnel roulant n’a que 12 weekends de libres garantis sur l’année : certains ne voient leur famille et leurs enfant qu’un week-end sur trois.

Enfin, les cheminots bénéficient de « facilités de circulation », c’est-à-dire de billets gratuits ou à prix très réduits pour eux-mêmes et leur famille proche – comme de nombreux Français par ailleurs, qui méconnaissent leur droit à un billet de congé annuel, conquis par le Front Populaire en 1936. Pour ce qui concerne leurs « salaires et primes hors du commun », la moyenne brute mensuelle est de 3090€ bruts en 2014 pour un temps complet, soit l’équivalent du salaire mensuel moyen en France (2912€ bruts). Mais 60% des cheminots touchent moins de 3 000€ brut par mois.

Ferait-on des économies ainsi ? A ce jour, aucune estimation officielle d’un éventuel coût du statut de cheminot pour la SNCF n’a été réalisée. On se demande bien sur quoi le Gouvernement base alors ses projets de suppression du statut, si ce n’est sur sa volonté de privatiser les bénéfices, et de mettre en commun les pertes… Ceci étant, plusieurs experts avancent un paradoxe : la suppression du statut pourrait coûter plus cher que son maintien ! En effet, l’organisation du travail de nuit dans le rail est basée sur des règles moins avantageuses que celles du droit du travail commun. Faire tomber le statut de cheminot n’est donc pas une question financière, mais surtout la manière d’éliminer les opposants à la privatisation du rail et les remplacer par des contractuels qui n’auront aucun attachement aux petites gares, prêtes à être fermées.

 

Derrière la question des cheminots, c’est celle du maintien d’un service public du rail, que des générations de Français ont financé depuis 1936. Il serait insupportable que ces investissements soient donnés presque gratuitement à des multinationales. Parce que jeudi les cheminots se battront pour défendre, contre le pillage prévu par le gouvernement, un service d’intérêt général qui nous concerne tous, mobilisons-nous pour défendre les biens communs !

22 mars : déclaration unitaire !

Contrairement à ce que ressasse une polémique d’un autre âge politicien, les espaces en charge et en prise de la questionnant signé dès le début cette déclaration commune…

Et tou-te-s les Insoumis-e-s signeront de leur participation dans l’action jeudi !

Rendez-vous aux donneurs-ses de leçons pour une manifestation du week-end afin d’organiser la mobilisation du peuple tout entier !

Défendons tous les services publics !             Solidarité avec les cheminots et les cheminotes !

Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l’égalité et le social : sous-investissent dans le rail et  investissement massif  vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations  préconisées par les « directives » européennes. Aujourd’hui Macron pousse au bout la logique, de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer  produisent la disparition de  lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et des trains, la disparition du fret. C’est toute la population qui paie triplement l’addition : financièrement, par l’inégalité territoriale induite et par sa santé altérée par la pollution générée.

Après 20 ans d’une libéralisation amplifiée, l’empilement des directives européennes poussant dans ce sens, Macron propose d’achever le service public ferroviaire par ordonnances avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires. Pour y arriver, Il accable les cheminot•tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, ruineraient la France. La réalité est tout autre : ils et elles se battent pour sauver l’emploi des générations qui viennent.

Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un service public, un outil essentiel à la transition écologique et il est insupportable qu’il puisse s’arrêter aux portes des grandes métropoles. La bataille du service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, , les cheminots et les cheminotes ne sont comptables de rien. Pas plus que les étudiant.es qui perdent une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l’ensemble des fonctionnaires. Pas plus que les migrant.es qui subissent une politique indigne.

Macron et Philippe veulent en faire des bouc-émissaire  ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l’extrême droite partout en Europe.

Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s.

Alternative Libertaire (AL) – EELV – Ensemble – Gauche Démocratique et sociale (GDS) –  Géneration.s, – Groupe Parlementaire FI –  NPA –  PCF –  PCOF –  Parti de Gauche (PG) – République et socialisme.

JLM : Vive le 22mars !

Le 22 mars prochain est le rendez-vous de la résistance sociale contre la politique du gouvernement. Les femmes et les hommes de tous les secteurs du rail et des services publics se retrouvent dans un combat commun. Ils vont créer un rapport de force avec le gouvernement. Car celui-ci ne démantèle le service public du pays que pour appliquer la feuille de route de la Commission européenne. Les décisions gouvernementales n’ont pas d’autres raisons d’être. Les syndicats de salariés sont unis pour l’action. Tous, nous savons que leur engagement se fait directement pour notre bien à tous et dans l’intérêt général.
J’appelle donc tous ceux qui se reconnaissent dans le programme de la France insoumise a joindre leurs efforts aux côtés des salariés en lutte. Je les appelle à s’associer autant qu’ils le peuvent aux manifestations et actions de toutes sortes qui fortifieront ce combat : caisses de grève, cortèges, actions de conscientisation etc.

Les Insoumis se préoccuperont en premier lieu de mobiliser l’opinion du public qui n’est pas directement salarié des secteurs concernés mais qui a un intérêt à la qualité du service public.

De mon côté, je participerai à l’action dans mon mandat de député et d’après les consignes du groupe que je préside à l’Assemblée nationale. J’appuie donc personnellement toutes les initiatives visant à regrouper des forces pour cette bataille. Je forme le vœu que soit entendue la proposition d’un rassemblement général dans la rue. En effet, les rendez-vous actuels ne permettent pas aux personnes de tous les secteurs de la société d’entrer en action. Pourtant tous y ont intérêt. Il faudrait donc aussi une date commune, hors des jours et heures d’embauche, pour tous les secteurs de la société. Voila ce que serait à mes yeux une opposition populaire efficace.

Ce 22 mars est jour de combat commun de la société contre le règne de l’argent et de son gouvernement. Les Insoumis y ont tous rendez vous.

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon du 15 mars 2018

Pour lire l’article sur le blog de Jean-Luc Mélénchon, clic sur le bandeau

Le 22 mars pour défendre le service public

Le 22 mars pour défendre le service public

 

Le Groupe parlementaire « La France Insoumise » voit dans la mobilisation sociale du 22 mars le moment où tous les usagers des services publics peuvent affirmer leur opposition à la destruction des biens communs du pays. Aux côtés des cheminots, le groupe rappelle que rien ne justifie la décision du gouvernement de liquider leur statut. Rien sinon l’injonction de la Commission européenne de privatiser tous le secteur des transports et le rail en particulier. Le groupe des députés insoumis s’opposera donc dans l’Hémicycle et dans la rue au plan de destruction que veut imposer le gouvernement.

Les députés insoumis » participeront donc aux mobilisations populaires. Ils s’associeront à toutes les initiatives d’union pour fortifier la lutte qui s’engage. Il se met a la disposition de cette bataille pour la servir de toutes ses forces.

Communiqué du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale