“Mai 68 m’a amené à Marx, et Tchernobyl au nucléaire”

Le site Reporterre publie un long entretien avec Jean-Luc Mélenchon sur la question fondamentale de l’écologie, et de la place de l’homme par rapport à la nature. Cliquez sur la photo pour vous y rendre…

Quel rapport Jean-Luc Mélenchon entretient-il avec l’écologie ? Quel est son parcours intellectuel vers elle ? Comment voit-il l’avenir de la civilisation ? Il n’avait jamais parlé ainsi. Entretien.

Sécurité routière : quand le libéralisme tue !

dans #Desintox

Au nom de la sécurité routière, le gouvernement a décidé d’abaisser à 80 km/h la vitesse maximale sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central. L’argument invoqué consiste à limiter les décès liés aux accidents de circulation, alors que le nombre de morts repart à la hausse depuis 2013. Cependant, ce lien ne pose pas toutes les bonnes questions, et fait l’impasse sur le caractère social de la mortalité routière. Une politique de sécurité routière doit voir plus loin.

Il s’agit d’une décision prise en aveugle. En effet, une expérimentation lancée en 2015 et achevée en juillet 2017 a permis de tester la réduction de la vitesse autorisée sur les routes nationales à double sens. Or, depuis 6 mois, les résultats de l’expérimentation n’ont toujours pas été publiés ! De plus, cette focalisation sur la vitesse est tout à fait théorique et abstraite. En réalité, d’après les données de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière pour 2016, les automobilistes roulaient à 82 km/h sur les routes limitées à 90 km/h ! La limite à 80 km/h est déjà très proche de la majorité des comportements routiers.

En réalité, les accidents de la route ne sont pas qu’une question de vitesse autorisée. Cette réforme se contente de culpabiliser les automobilistes en laissant tranquilles les constructeurs de véhicules ou les assureurs ! Alors que la mortalité routière est une mortalité de classe. Les cadres supérieurs meurent 7 fois moins sur la route que les artisans ou commerçants, 6 fois moins que les étudiants, ou 4 fois moins que les ouvriers.

Pourquoi de telles inégalités ? C’est que la plupart des accidents touchent les individus qui ont des horaires de travail atypiques (la nuit, ou en travail posté) et qui sont fatigués, physiquement ou moralement (une grande partie des victimes de la mortalité routière sont en instance de divorce, veufs, isolés ou en rupture sociale). A chaque fois que des salariés basculent en travail de nuit pour garder leur emploi, ou doivent parcourir 20 kilomètres de plus à l’aller pour se rendre au travail, ils prennent des risques accrus et finissent la journée épuisés. A chaque plan social, des individus doivent parcourir tout le département à la recherche d’une offre d’emploi. Et les politiques menées depuis le début du quinquennat Macron, dans la lignée des quinze années précédentes, renforcent toutes ces causes de mortalité routière. On s’en rend particulièrement compte avec la hausse des décès depuis 2013. La loi El Khomri puis les ordonnances Macron étendent la précarité, cause de mortalité routière. La sécurité routière passe donc par la sécurité de l’emploi et la promotion d’horaires de travail stables et choisis.

De plus, les véhicules les plus protecteurs de leurs passagers sont généralement les plus chers, et donc possédés par des individus à revenus moyens ou élevés. Le capitonnage de l’habitacle ou la réactivité du freinage varient selon l’argent mis dans le véhicule. La sécurité routière passe donc aussi par la lutte contre la pauvreté. Quant aux accidents mortels, ils sont concentrés à la campagne (pour 80% d’entre eux). Il n’y aura donc pas non plus de sécurité routière sans stopper clairement l’étalement urbain, et sans rapprocher les lieux de vie et les lieux de travail.

Mais la libéralisation des transports a aussi directement contribué à la mortalité routière : chaque gare qui ferme dans une petite ville condamne une partie de la population à des aller-retours redoublés en  véhicule motorisé. Beaucoup de Françaises et de Français préféreraient utiliser le TER ou le bus pour se rendre au travail, mais les lignes sont supprimées depuis des décennies ! Des 49.000 kilomètres de voies ferrées présentes sur le territoire en 1914, il n’en demeure plus que 30.000 kilomètres. Rappelons aussi que les routes les moins propices aux accidents sont les autoroutes… qui ont été privatisées en 2006, confiées aux trois-quarts à Vinci, Eiffage et Sanef, et dont le prix s’envole depuis lors (+1,6% en moyenne par an) ! Tout est donc mis en place pour enrichir des concessionnaires privés et repousser les conducteurs précaires ou pauvres en-dehors des transports les plus sûrs. La sécurité routière passe donc par une re-nationalisation des autoroutes et du rail, et le maintien des TER en-dehors du marché.

Ainsi, la mortalité sur les routes de France est aussi directement connectée au gavage des super-riches. La casse du code du travail pour complaire au Medef, les politiques d’austérité dans les transports collectifs et le racket que nous subissons sur les autoroutes privatisées tuent au quotidien sur les routes secondaires. Le passage à 80 km/h ne change rien aux causes profondes d’accidents de circulation, et est contredit par toutes les autres politiques du gouvernement. Il n’y aura pas de vraie sécurité routière en se contentant de pointer du doigt les automobilistes !

Diviser pour mieux régner

Le “moderne” Emmanuel Macron use des vieilles ficelles en restant silencieux derrière son Premier Ministre, Edouard Philippe, qui vient de lancer (ce vendredi et la semaine prochaine) “une grande consultation” auprès des élus de l’ensemble de la région concernée par le projet controversé de construction d’un aéroport sur la commune de Notre Dame des Landes en Loire Atlantique.

En recevant le rapport des Médiateurs, le 13 décembre dernier, Édouard Philippe a réitérée l’annonce faite par Emmanuel Macron d’une décision “claire, et assumée par le gouvernement” avant la fin du mois de janvier. Toutefois, il ne veut pas endosser l’échec politique qui pourrait découler d’une décision que la raison impose : celle d’optimiser l’aéroport existant de “Nantes-Atlantique“, moins coûteux et plus respectueux de l’environnement que la construction d’une nouvelle infrastructure aéroportuaire impactant des terres de culture. L’urbanisation détruit la surface d’un département tous les 7 ans.

Depuis 1963, c’est la première fois que cette issue est sérieusement évoquée.

Toutefois, cette hypothèse non confirmée (le Premier Ministre ayant reculé sa décision prévue initialement à la mi-janvier) n’invite pas au triomphalisme.

ZAD_NDDL_20180106Beaucoup de questions se posent, notamment celle des ZADistes, ces militants venus défendre physiquement la zone concernée depuis 6 ans.
Certains d’entre eux sont restés pour construire une société expérimentale “non-conformiste” (voir en cliquant sur ce lien) alors que la majorité s’est dirigée sur d’autres ZAD (Zones à Défendre) pour résister à leur spoliation par le système capitaliste et productiviste.

Les ZADistes ne sont pas des “humains sans règles” ! Au contraire, tous ces jeunes répondent à un idéal de vie exigeant que “la société” ne leur propose pas. Ils veulent être respectés et autonomes alors que l’organisation sociale dominante invite à la soumission.

Le mardi 2 janvier, le Ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a dit sur Europe 1 que la ZAD devra être évacuée. Des propos confirmés sur l’antenne de LCI par la secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, qui a expliqué 3 jours après : “Il va falloir évacuer la ZAD, quoiqu’il arrive.”

Ainsi, le gouvernement, tout en assurant “privilégier le dialogue”, ne donne pas franchement les garanties d’une évacuation pacifique. Selon les informations de RMC confirmées ce vendredi 5 janvier à LCI, l’Etat serait en effet prêt à mobiliser 2 500 militaires et gendarmes afin de déloger les personnes présentes sur la ZAD qui s’opposeraient à tout accord. Dans leurs flashs, les journalistes de France Inter précisent même que le GIGN (Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale) viendrait en soutien.

Ces médias informent, bien sûr !

Ils informent qu’un problème réel est posé du fait de la montée en tension qui a duré pendant des années favorisant des excès de comportements de part et d’autre (au-delà de “l’opération César”, souvenons nous des manifestations qui se sont déroulées à Nantes). Ils cultivent déjà l’opinion publique comme quoi la résistance est à bannir. Tout le contraire des vœux des jeunes “modernes”.

Le journal L’express vient de publier un sondage (voir en cliquant sur ce lien) comme quoi 56% des Français seraient favorables à un recours “à la force” pour évacuer la ZAD.

La peur et la division restent bien le terreau de la gouvernance !

« Il n’y a pas de crise humanitaire au Venezuela » explique l’expert indépendant nommé par l’ONU

Pour contrebalancer les idées reçues, et propagées par les media (voir la dernière émission “politique” sur France 2), une intervention d’un expert indépendant de l’ONU :

« Il n’y a pas de crise humanitaire au Venezuela » a déclaré Alfredo de Zayas, nommé par l’ONU en 2012 comme expert indépendant pour son expérience en matière de droits humains et de promotion de la démocratie, et qui vient de passer une semaine à Caracas pour y interviewer des représentants du gouvernement, des ONGs, des député(e)s constituant(e)s, des partis chavistes et des partis de l’opposition.

La suite de cette interview sur le site Venezuela infos

Nous ne voulons plus que le masculin l’emporte sur le féminin

A la page 59 de l’Avenir en commun, on peut lire : “L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une question morale. Ce n’est pas non plus une question institutionnelle ou sociétale. C’est d’abord une question sociale !

Mais n’est-ce pas aussi une question linguistique ? A vous de voir, et de signer peut-être cette pétition sur change.org

314 professeur·es de tous niveaux et tous publics, enseignant la langue française ou ayant à corriger des copies ou autres textes rédigés dans cette langue, ont déclaré, dans un Manifeste publié le 7 novembre 2017 par le magazine Slate.fr, ne plus enseigner la règle de grammaire résumée par la formule «Le masculin l’emporte sur le féminin».

Nous, francophones de toutes professions et qualités, soutenons cette initiative ainsi que les signataires dans l’exercice de leur métier. Nous nous apprêtons aussi, pour notre part, à ignorer désormais cette règle d’un autre âge, dont l’enseignement incruste dans la tête de chacun et chacune des injonctions contraires à nos valeurs d’égalité, et dont l’usage quotidien les y maintient.

Nous le faisons avec d’autant plus de liberté et d’enthousiasme que l’abandon de cette règle ne constitue aucunement une entrave ou une entorse au fonctionnement de la langue française, qui, comme le rappellent les enseignant·es du Manifeste, s’en est passée durant des siècles.

Pour aller sur le site de la pétition, cliquez sur l’image

 

De Acharnement à 100% bio en passant par Zéro Phyto

 

De Acharnement à 100% bio en passant par Zéro Phyto

Le film « Acharnement » diffusé à l’initiative de LÉclairCit jeudi 30 novembre à Troyes a été salué par des applaudissement nourris. La discussion qui a suivi a été très riche en réflexions et en questions tant du côté de la salle que de celui des deux réalisateurs Mourad Laffitte et Laurence Karsznia.
Ce film est une parfaite illustration de la maltraitance et de la violence qui s’exerce sur les mouvements sociaux, sur la liberté d’expression citoyenne et montre en creux que nous vivons de moins en moins en démocratie. Cette répression organisée est permise par l’élargissement au droit commun des mesures prises au titre de l’état d’urgence. Si on trouve que le propos est exagéré, il suffit de consulter la liste des 4109 poursuites ou condamnations politiques en France sur les 20 derniers mois.
Pour compléter ces éléments chiffrés, le film « Les Sentinelles » qui a ouvert le cycle de cinés-débats en septembre, mais aussi le film « Insecticide mon amour » ont parfaitement illustré le fait que la justice condamne davantage les lanceurs d’alertes, les résistants, et pire, les victimes que les véritables responsables. On a pu voir en effet qu’il n’y aurait pas de « procès de l’amiante » ou encore qu’un viticulteur avait été poursuivi et condamné pour avoir refusé (et assumé ce refus) de traiter sa vigne avec des produits chimiques à titre préventif. C’est quand même assez énorme quand on sait que le gouvernement actuel assure la promotion du CETA, accord dans lequel le principe de précaution est totalement absent alors qu’il figure « en même temps » dans notre constitution.

Le prochain (et dernier de la saison) ciné-débat de LÉclairCit ne pourra pas éviter l’actualité « glyphosate » (voir ci-dessous)

Le 14 septembre 2017 l’association « Générations Futures » publie les résultats d’une étude qu’elle a menée sur la présence de glyphosate dans les aliments vendus en France. Le documentaire de Guillaume Bodin tombe à point nommé pour en débattre.

Jeudi 14 décembre 2017
au CGR – Troyes

La projection sera suivie d’un débat avec Sophie Bordères

Sophie Bordères est chargée de mission « Alternative aux pesticides » pour l’association « Générations Futures »

SYNOPSIS

Les cantines biologiques se développent presque aussi rapidement que l’arrêt des pesticides dans les communes françaises. Des femmes et des hommes, conscients de leurs responsabilités en termes de santé publique et d’environnement, agissent pour des paysages en transition au travers d’initiatives vertueuses !

Lire la suite ici


Possibilité de retirer ses places dès maintenant au cinéma ou sur le site du CGR en cliquant ici

Action du collectif STOP TAFTA de l’Aube pour un référendum sur le CETA

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Samedi dernier 18 novembre, nous avons été un peu plus d’une dizaine de membres du collectif STOP-TAFTA-CETA de l’Aube à nous être relayés entre 10h et 16h30 rue Émile Zola à Troyes.

Fin de journée avant dépouillement. Cliquer sur l’image pour lire l’article de presse. Photo B. Soilly – L’Est Éclair – 20/11/2017

Nous avons interpellé les passants pour leur proposer un tract résumant les points essentiels de l’actualité concernant le CETA et nous leur avons également proposé un sondage afin de savoir s’ils étaient « pour » un référendum sur le CETA, « contre » un référendum ou « sans avis » sur la question.
Nous avons recueilli 377 avis favorables à un référendum, 6 contre et 16 ne se sont pas prononcés. Au niveau national ce sont 2063 personnes qui ont répondu à ce sondage et l’option « pour un référendum » l’a emporté avec 95,7 % des voix (lire le compte-rendu complet sur le site du collectif national).

L’accueil qui nous a été réservé a été globalement chaleureux avec très souvent un intérêt réel pour le sujet. En particulier, nombre de personnes ne savaient pas de quoi il s’agissait et ont manifesté beaucoup de curiosité en discutant, parfois longuement avec nous.

Il est encore temps de stopper le CETA

Il n’est en effet pas trop tard pour exiger un référendum avant que le traité ne passe devant le parlement français pour adoption dans son intégralité.

Le CETA est en application provisoire depuis le 21 septembre dans sa quasi intégralité. Pour le moment le mécanisme d’arbitrage (ICS) n’est pas actif, mais il le sera si le CETA est ratifié par l’ensemble des parlements des 28 États membres de l’UE.
Pour se faire une idée des positions des élus que nous avons interpellés, et des arguments que l’on peut opposer à leurs réponses, on peut consulter les documents ou documentaires proposés ci-après.

Documents ou supports à consulter

L’Aube insoumise organise une projection du film “L’Assemblée”

Voici la présentation du film sur le site national qui lui est consacré : ”

Pourquoi le film L’Assemblée ?

31 mars 2016, place de la République à Paris naît le mouvement Nuit debout. Pendant plus de trois mois, des gens venus de tous horizons s’essayent avec passion à l’invention d’une nouvelle forme de démocratie.  Comment parler ensemble sans parler d’une seule voix ? ”

Interroger de façon la plus large possible cette construction nous a semblé, à l’Aube insoumise, un moyen pertinent de (re)lancer un débat indispensable à la constitution du mouvement d’ampleur porteur de la révolution citoyenne dont notre pays a besoin de manière urgente !

Francis Parny, qui animera le débat après la projection, a milité, au sein du PCF, pour le soutien à Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise lors des dernières élections présidentielle et législatives. Vous pouvez faire plus ample connaissance en parcourant son blog, en particulier en découvrant cet article qu’il consacre au film de Marianne Otero.

Nous vous espérons nombreux(ses) pour un débat fraternel, constructif et porteur d’espoir !

Frédéric Pierru à Troyes

A l’invitation de la mutuelle Aubeane, Frédéric Pierru donnera une conférence à la Maison du Patrimoine, à Saint Julien les Villas, le jeudi 16 novembre 2017 à 18 heures 30.

Profitez de la lecture de cet article pour leur rendre une petite visite !
Clic pour consulter / télécharger le livret

 

Qui est Frédéric Pierru ? Voici la présentation qui en est faite sur la page de présentation du livret thématique sur la santé, dont il est le co-auteur : “Docteur en science politique, chercheur en sociologie au CNRS, Frédéric Pierru est un spécialiste des politiques publiques de santé et de la sociologie du champ médical.

Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques et ouvrages. Il a notamment codirigé (avec André Grimaldi, Yvanie Caillé et Didier Tabuteau) l’ouvrage collectif, Le grand défi du système de santé. Les maladies chroniques, paru en mars 2017 aux éditions Odile Jacob.”

Ci-dessous une présentation vidéo du thème de la santé dans le programme L’avenir en commun

 

L’Aube détient le record de France de consommation de pesticides

Par Marc Taubert

Avec 788 tonnes de pesticides dangereux vendus entre 2011 et 2013, l’Aube se place loin devant tous les autres départements de France. En deuxième position vient la Marne, avec 700 tonnes.

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L’Aube et la Marne sont les premières régions de France où sont vendues des pesticides avec des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques. / © Robin des Bois

C’est un record dont se seraient bien passés les deux départements de la région, l’Aube et la Marne, respectivement premier et deuxième du classement des ventes de pesticides dangereux pour la santé.
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