Frédéric Pierru à Troyes

A l’invitation de la mutuelle Aubeane, Frédéric Pierru donnera une conférence à la Maison du Patrimoine, à Saint Julien les Villas, le jeudi 16 novembre 2017 à 18 heures 30.

Profitez de la lecture de cet article pour leur rendre une petite visite !
Clic pour consulter / télécharger le livret

 

Qui est Frédéric Pierru ? Voici la présentation qui en est faite sur la page de présentation du livret thématique sur la santé, dont il est le co-auteur : “Docteur en science politique, chercheur en sociologie au CNRS, Frédéric Pierru est un spécialiste des politiques publiques de santé et de la sociologie du champ médical.

Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques et ouvrages. Il a notamment codirigé (avec André Grimaldi, Yvanie Caillé et Didier Tabuteau) l’ouvrage collectif, Le grand défi du système de santé. Les maladies chroniques, paru en mars 2017 aux éditions Odile Jacob.”

Ci-dessous une présentation vidéo du thème de la santé dans le programme L’avenir en commun

 

L’Aube détient le record de France de consommation de pesticides

Par Marc Taubert

Avec 788 tonnes de pesticides dangereux vendus entre 2011 et 2013, l’Aube se place loin devant tous les autres départements de France. En deuxième position vient la Marne, avec 700 tonnes.

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L’Aube et la Marne sont les premières régions de France où sont vendues des pesticides avec des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques. / © Robin des Bois

C’est un record dont se seraient bien passés les deux départements de la région, l’Aube et la Marne, respectivement premier et deuxième du classement des ventes de pesticides dangereux pour la santé.
Continuer la lecture de « L’Aube détient le record de France de consommation de pesticides »

Deux idées reçues sur le libre-échange

Voici un article du site Ritimo portant sur une thématique qui sera bien évidemment abordée lors de la prochaine réunion du collectif Stop-Tafta de l’Aube, jeudi 26 octobre à Sainte Savine (Grand Salon de Musique, à 19 heures).

Ci-dessous le début, la suite sur le site original…

 

« C’est une règle de prudence vulgaire, lorsqu’on est parvenu au faîte de la grandeur, de rejeter l’échelle avec laquelle on l’a atteint, afin d’ôter aux autres les moyens d’y monter » Friedrich List, économiste allemand (1789-1846).

 

Pour lire l’article, cliquez sur le logo du site

Exigeons un referendum sur le CETA !

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Exigeons un referendum sur le CETA !

Le CETA, traité de commerce et d’investissement entre l’Union Européenne et le Canada est entré en application provisoire le 21 septembre dernier, mais il n’est pas trop tard pour le stopper car il n’a pas été ratifié en France. Ratifié, il ouvrirait grand la porte à de nombreux traités similaires. Pour un argumentaire détaillé, lire l’Appel de Frédéric Viale adressé ce soir 13 octobre à tous les collectifs locaux.
Frédéric Viale est l’auteur (paru en 2015) de « Le manifeste contre les accords transatlantiques – Attentats massifs contre la démocratie » et a tenu avec Jean-Michel Coulomb la conférence organisée par le collectif STOP-TAFTA-CETA de l’Aube le 16 mars 2015 à Troyes.
Pour les actions, cliquez sur les vignettes ci-dessous.

Interpelle

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Il faut agir vite : interpellons nos parlementaires pour que soit organisé un référendum sur la ratification nationale du CETA !

Pour en savoir plus : Les 10 bonnes raisons de refuser la ratification du CETA par la France

Quatre mois de “Macron-économie”.

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Pour éviter que notre mémoire ne s’efface au fur et à mesure que les mauvaises décisions économiques et sociales (1) du gouvernement s’accumulent, tentons un petit récapitulatif depuis le début du quinquennat.

Ordonnances sur le travail

  • Plafonnement des indemnités prudhommales pour licenciement illégal : c’est la prime à la fraude, une sorte de principe de faveur à l’envers. Plafonnement pour les patrons licenciant « sans cause sérieuse et réelle », mais diminution des indemnités pour les salariés licenciés. Dans les très petites entreprises (TPE de 1 à 10 salariés), le plancher des indemnités de licenciement est encore plus bas que dans les entreprises de plus de 10 salariés : un demi-mois de salaire pour une ancienneté inférieure à 2 ans ; un mois entre 2 et 4 ans d’ancienneté, etc. Le délai de recours est raccourci de deux ans à un an avec obligation pour le salarié de fournir préalablement un dossier complet.
  • Avec la remise en cause de la hiérarchie des normes, la négociation au plus près de l’entreprise va accroître la subordination des salariés à leur employeur et renforcer la tendance à l’individualisation de la relation salariale. L’aménagement du temps de travail avait déjà été inclus dans ce cadre par les lois précédentes, notamment Fillon et El Khomri. La négociation des salaires entre dans le périmètre de la compétence de l’entreprise, avec une extension du domaine des accords d’entreprise signés par des syndicats minoritaires. Dans les entreprises de moins 11 et de moins de 20 salariés si elles n’ont pas de délégué syndical (c’est le cas presque partout), le chef d’entreprise pourra organiser un référendum (dans la loi El Khomri c’était sur initiative des syndicats représentant 30 % des salariés). Dans les entreprises de moins de 50 salariés, les employeurs pourront négocier avec un élu du personnel non mandaté par un syndicat.
  • Le contrat de chantier : nouvelle manière de contourner le CDI sans supprimer les défauts du CDD. La négociation des contrats précaires se fera dans l’entreprise. Il y a présomption de légalité des accords d’entreprises, nouveau socle du droit du travail. Jusqu’ici les CDD relevaient de règles établies par la loi ; désormais ils relèveront de règles fixées au niveau des branches.
  • Rupture conventionnelle collective pour éviter les plans « sociaux ».
  • Périmètre national du bénéfice pour juger des difficultés de l’entreprise, sans tenir compte de l’implantation des multinationales : c’est la négation de la notion de consolidation des bénéfices.
  • Fusion des institutions représentatives du personnel avec diminution des moyens : en particulier, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), outil au service de la protection des salariés, passe à la trappe. Globalement, la capacité d’expertise va être dégradée avec la création d’un unique Comité social et économique.
  • Que devient le compte pénibilité du travail  renommé compte professionnel de prévention ? À la demande du Medef, il sera « simplifié » par décret pour lui enlever les dispositions « inapplicables », comme la manutention de charges lourdes, l’exposition aux postures pénibles, aux vibrations mécaniques et aux risques chimiques. C’est ainsi que « l’obligation de suivi de l’exposition aux risques chimiques sera supprimée ». C’est cohérent avec la suppression des CHSCT !
  • Aggravation des conditions d’emploi des femmes, notamment par le recul de l’encadrement du temps partiel (auquel 31 % des femmes sont soumises) avec le contournement (déjà effectué dans certaines branches, notamment celle du nettoyage) du seuil minimal de 24 heures hebdomadaires).
  • Le candidat Macron avait promis d’étendre l’assurance chômage à tous les indépendants et de donner droit aux indemnités de licenciement aux salariés démissionnaires. Mais, baisse des dépenses oblige, le président Macron ne sait pas où trouver les « 8 à 14 milliards la première année » et les « 3 à 5 milliards les années suivantes ». Si l’on en croit la presse, pour alléger le coût pour l’Unédic, le gouvernement cherche à inventer un régime particulier comme il en existe pour les intermittents du spectacle. L’astuce consisterait à moins indemniser ces catégories que celles des chômeurs, au nom de l’idée que « universalité ne veut pas dire uniformité » (2). Il fallait y penser !

Au total, l’ensemble des mesures contenues dans les ordonnances et dans la loi qui les validera prochainement doivent être comprises comme une régression du droit du travail. Au-delà de celui-ci, il s’agit aussi d’une attaque brutale contre le travail lui-même, dans ce qu’il a de plus vivant, pour donner encore plus d’espace au capital, cette chose morte.

Fiscalité

Instauration d’une taxe forfaitaire de 30 % sur les revenus du patrimoine (dividendes, intérêts, loyers, plus-values), incluant les prélèvements sociaux : ils échapperont donc à l’impôt sur le revenu progressif (dont la tranche supérieure est imposée à 45 %). Plusieurs milliards de recettes fiscales en moins par an. Sans compter l’optimisation et l’évasion fiscales qui perdureront.

Transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en excluant la fortune financière, principale fortune des plus riches (71 % pour les 1 % les plus riches ; 84 % pour les 0,1 % les plus riches) ainsi que les objets de luxe (yachts, jets privés, voitures de luxe, œuvres d’art, chevaux de course…, certaines catégories étant encore en discussion), pour ne garder comme assiette que la partie immobilière : une perte de 4,5 milliards € par an de recettes fiscales.

Augmentation de la CSG de 1,7 point, dont le taux passera de 7,5 % à 9,2 % : cela pour baisser les cotisations sociales salariales maladie (0,75 %) et chômage (2,4 %). Au final, 60 % des retraités seront pénalisés, dès lors que le revenu fiscal de référence dépasse 14 404 € pour une personne seule et 22 095 € pour un couple. Le gain de pouvoir d’achat des salariés du privé atteindra 390 € par an pour un salaire brut mensuel de 2000 € et 1690 € pour un salaire brut mensuel de 20 000 €. Quant aux fonctionnaires, c’est la stagnation des salaires perpétuée.

Revalorisation des retraites de base de seulement 0,8 % en octobre 2017 (après le gel de 2016, une revalorisation de 0,1 % en 2015 et un gel en 2014), mais la prochaine revalorisation est renvoyée à janvier 2019. (3) Quant aux retraites complémentaires des salariés du privé, versées par l’Agirc et l’Arrco, elles devraient être normalement revalorisées au 1er novembre 2017, mais comme elles sont indexées sur l’inflation moins un point, il y a peu de chances qu’elles le soient cette année compte tenu de la faible inflation.

Suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers fiscaux (en deçà d’un revenu fiscal de référence de 28 000 € pour une personne seule et de 45 000 € pour deux personnes) : si l’assise de cette taxe n’est pas exempte de défauts puisqu’elle est vieille de plus de 30 ans, qu’est-il prévu pour compenser la baisse des recettes fiscales pour les collectivités territoriales ? D’autant plus que les annonces de coupes de dotations se multiplient.

Transformation progressive du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de cotisations sociales patronales : le CICE permet de déduire de l’impôt sur les bénéfices (IS) 7 % des salaires versés l’année précédente jusqu’à 2,5 fois le Smic. Il sera remplacé par une baisse de 6 points sur la part de la masse salariale inférieure à ce seuil. S’ajoutera une diminution de 4,1 points au niveau du Smic. Et le Medef n’est pas content : parce que, au contraire du CICE, la baisse des cotisations augmente le bénéfice comptable, donc potentiellement l’IS. Gageons que le patronat trouvera une astuce pour faire évader pas mal de choses… En attendant que la baisse du taux de l’IS de 33,3 % à 25 % promise en 2022 arrive…

Progression de la fiscalité environnementale : le litre de gazole taxé de 10,4 centimes de plus en 4 ans ; la Contribution climat énergie, dite taxe carbone, actuellement de 30,5 €/t/CO2, portée à 44 € en 2018 et 86 € en 2022. Ce pourrait être un bon signe, mais à quand la réaction des lobbies ? En attendant, le gouvernement prévoit de supprimer les aides « au maintien des agriculteurs biologiques »… Le marché y pourvoira, a déclaré le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert. Le marché agricole, nouveau bon exemple de marché ? Sous l’impulsion du lobbying pro-glyphosate de la FNSEA ? (4)

Quant à la taxe sur les transactions financières (TTF) dont discutent depuis plusieurs années une dizaine de pays européens, elle est toujours dans les limbes, et le projet a même reculé puisqu’Emmanuel Macron a remis en cause le début d’accord en proposant à la place une « stamp duty tax », sorte d’impôt de bourse à l’assiette étroite, confirmant ainsi la disposition du projet de budget français 2018 qui renonce à étendre la TTF aux opérations spéculatives infra-quotidiennes.[11] L’obsession des financiers de Paris est d’attirer ceux de la City après le Brexit.

Politiques budgétaire et de dépenses publiques

Entre 15 et 20 milliards de baisse programmée des dépenses publiques, selon les annonces variables du gouvernement. C’est le signe de la poursuite des politiques d’austérité : 7 milliards de moins pour l’État, 5 pour la Sécurité sociale et 3 pour les collectivités territoriales. La loi de financement de la Sécurité sociale de 2018 exige de l’assurance-maladie une économie de 4,2 milliards. Le forfait hospitalier augmente de 2 euros par jour : la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, affirme qu’il sera payé par les mutuelles et « non par les Français » : or, qui paie les cotisations aux mutuelles, de plus non dépendantes des revenus, donc moins solidaires que celles à la Sécurité sociale ?

Diminution des « emplois aidés » de 440 000 à 200 000 l’an prochain (5) pour économiser 2,6 milliards d’euros (un emploi aidé coûte 11 000 euros par an). Cela dans le contexte où les dépenses de fonctionnement des collectivités locales s’élevaient en 2016 à 168,5 milliards d’euros, en baisse de 0,2 % par rapport à 2015, et les dépenses d’investissement à 45,5 milliards, en baisse de 3 %. Les restrictions apportées à l’accompagnement des « parcours professionnels, carrières et rémunérations », commencées déjà à la fin du quinquennat Hollande, se font en niant l’utilité de ces emplois, tant en termes d’utilité des services rendus que d’aides pour entrer dans l’emploi. De plus, qu’est-ce qu’un emploi aidé quand les exonérations de cotisations sociales représentent 52 milliards d’euros par an (CICE et Pacte de responsabilité inclus), auxquels vont s’ajouter 4 milliards en 2018 au titre de zéro cotisation au niveau du Smic ?

Diminution de l’aide personnalisée au logement (APL) de 5 euros par mois qui va toucher 6,5 millions de ménages, dont 800 000 étudiants. Ainsi, les HLM auront 1,4 milliard d’euro sen moins s‘ils répercutent la baisse des APL sur les loyers.

Le gouvernement annonce un plan de 57 milliards d’investissement (20 pour la transition écologique, 15 pour la formation des chômeurs et des travailleurs peu qualifiés, 13 au titre dernier plan d’investissement décidé par Hollande, 9 pour la transformation numérique des services de l’État, dont la santé). Sur quel laps de temps : le quinquennat ? Le financement de ce plan, dans un contexte de baisse des impôts, se fera par emprunt, alors qu’on n’a guère de visibilité des politiques du taux d’intérêt des banques centrales dans un proche avenir.

Le gouvernement table sur un regain de croissance économique (1,6 ou 1,7 % par an ?) avec en ligne de mire l’équilibre budgétaire « structurel » (hors aléas de la conjoncture), c’est-à-dire un équilibre variable en fonction des… variations. Absurde. Aussi absurde que de déclarer improductifs les travailleurs dans les services non marchands (6) et de considérer les dépenses publiques comme n’alimentant pas la demande vers toute l’économie (7).

L’absurdité se nomme aussi allégeance au dogme de la compétitivité et à celui du couple contradictoire concurrence/concentration : Alstom avait déjà vendu sa branche électricité à General Electric, sa branche TGV passe sous contrôle de Siemens, et les chantiers navals de Saint-Nazaire seront dirigés par Fincantieri. Aux politiques budgétaire, fiscale et sociale injustes s’ajoute une politique industrielle évanescente.

Le fondé de pouvoir et les fondus de pouvoir

Au bout de quatre mois, la preuve est faite qu’Emmanuel Macron est le fondé de pouvoir de la haute classe bourgeoise, bruyamment applaudi par le Medef. Même l’éditorialiste du Monde, Françoise Fressoz, qui durant toute la période électorale appelait à ce qui ne s’appelait pas encore le macronisme, commente : « Au bonheur des riches ! » (Le Monde, 28 septembre 2017).

Il faut être au moins professeur au Collège de France pour affirmer que le volet sécurité de la flexicurité est en marche pour les salariés, que le ruissellement de la richesse des riches vers les pauvres est à l’œuvre et que l’argent placé à la Bourse alimente l’économie (Philippe Aghion, France-Inter, 21 septembre 2017). Et, être professeur à Polytechnique et à l’ENSAE donne la légitimité de réclamer d’aller encore plus loin dans la libéralisation (Pierre Cahuc, « Le big bang n’a pas eu lieu », Le Monde, 26 septembre 2017) qui a conduit à la crise (8).

Le fondé de pouvoir a derrière lui des fondus de pouvoir voulant imposer leur magistère sur une science économique galvaudée, au point de considérer que la cause du chômage est le droit du travail, comme les accidents de la route qui seraient dus au code de la route, c’est bien connu.

                                                                                                                                       4 octobre 2017

 

(1) Nous laissons de côté ici les débats sur l’état d’urgence permanent, même s’il y aurait beaucoup à dire en matière démocratique.

(2) Étienne Lefebvre, Les Échos, 3 octobre 2017.

(3) La date de revalorisation avait déjà été repoussée de janvier à avril en 2009, puis d’avril à octobre en 2014.

(4) Dans Le Monde du 1er et 2 octobre 2017, Stéphane Foucart raconte (« L’expert doit-il être un plagiaire ? »), comment l’Autorité européenne de sécurité des aliments a validé le rapport d’évaluation du glyphosate remis par l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques, qui était lui-même un « copier-coller » des déclarations des « sociétés demandant la réautorisation du glyphosate ».

(5) Dans son entretien avec Libération, 4 octobre 2017, Édouard Philippe affirme que le nombre d’emplois aidés passera de 280 000 à 200 000.

(6) Sur ce point très discuté, voir Jean-Marie Harribey, La richesse, la valeur et l’inestimable ; Fondements d’une critique socio-écologique de l’économie capitaliste, Les Liens qui libèrent, 2013.

(7) Voir Les Économistes atterrés, Changer d’avenir ! Réinventer le travail et le modèle économique, Les Liens qui libèrent, 2017.

(8) Voir Attac, Par ici la sortie, Cette crise qui n’en finit pas, LLL, 2017.

 

Macron et le CETA ou la politique « En même temps »

Maintenant on a bien compris, puisque les éditocrates nous le disent à longueur de temps, avec Macron on est dans l’ère du chamboule-tout politique. C’est forcément nouveau et frais puisqu’il est jeune !
Et gare à ceux qui voudraient promouvoir le maintien de droits acquis au prix de conquêtes plus que réformatrices puisque révolutionnaires.
Gare à ceux qui se réclament de la laïcité quand on évoque la religion du Marché et du Libre-échange.
Des ringards, des partisans du vieux monde qu’on vous dit !

Bon soit, mais regardons de plus près la logique macronienne. Durant la campagne, il fait de la communication davantage que de la politique. Il parle de projet, mais, même dans les débats publics, il parvient à ne pas parler politique. Il est déjà «en même temps» et on ne s’en rend pas encore compte.

L’écologie, par exemple, est la grande absente de sa campagne et on a pu, mardi dernier lors du face à face entre le 1er Ministre et Jean-Luc Mélenchon, mesurer à quel point ça n’avait pas évolué dans ce domaine puisque E. Philippe a été incapable de donner des réponses claires et précises sur la sortie du nucléaire.
De la même manière on a pu voir comment le gouvernement et son faux-nez vert Nicolas Hulot ont courageusement fait face à la FNSEA pour interdire le glyphosate (Ah pardon, on me dit dans mon oreillette que le glyphosate n’est pas interdit. Au temps pour moi).
Si on évoque Notre Dame des Landes ou le site d’enfouissement de Bure ou, plus récemment ce vendredi, la grogne des élus et habitants de la vallée de l’Arve, on ne peut pas dire que ce gouvernement affiche une volonté farouche d’aller vers la transition écologique et énergétique (en même temps, à ce sujet ça me fait penser que ces gens auraient dû s’intéresser à notre programme, car le ferroutage y figure, entre autres).
Et la baisse des APL ? Qui dans un premier temps apparaît comme une attaque sociale contre les plus nécessiteux, révèle en second plan (voir ici) le désintérêt de ce gouvernement pour les questions environnementales (au passage, c’est ce que nous défendons dans «l’Avenir en commun» au titre de l’écosocialisme).
On peut aussi évoquer les états généraux de l’alimentation et la réponse du Ministre de l’agriculture à François Ruffin.

Bref, la liste est longue et à quoi nous amène-t-elle ? Eh bien au constat que ce gouvernement, aux ordres de Président Macron, fait «en même temps» le contraire de ce qu’il dit. On a au final :

Jekkyl Emmanuel qui, il y a quelques jours à l’ONU, a appelé à la fin de ses trente-cinq minutes d’intervention « à réconcilier notre intérêt et nos valeurs, notre sécurité et le bien commun de la planète » et Hyde Macron qui applaudit des deux mains l’accord CETA et qui engage ses troupes pour le défendre ardemment (voir ici).

Rappelons pour enfoncer le clou,

  • que le gouvernement avait commandé une expertise qui a été remise au Premier Ministre le 8 septembre soit deux semaines avant la mise en application provisoire du CETA;
  • que ce rapport émettait des craintes sérieuses à propos des impacts  négatifs du CETA dans les domaines environnementaux, sociaux et démocratiques;
  • que Nicolas Hulot était farouchement opposé au CETA avant de devenir Ministre «en même temps»;
  • que même la FNSEA craint le CETA (bon rassurons-nous, pas pour des raisons d’intérêt général, mais pour le manque à gagner)…

Bon, «en même temps» j’dis ça pis j’dis rien !

 

Mélenchon s’envoie en l’air en classe affaire, la belle affaire !

Tous les médiocrates s’en sont donc donné à cœur joie pour dénoncer le fait que Mélenchon a voyagé en « classe affaires » pour se rendre à la Réunion. En revanche quasiment pas un n’a évoqué l’objet de ce voyage.
Autrement dit, pas un de ceux qui s’auto-proclament « journaliste politique » n’a parlé de politique sur ce sujet !

Sur France Info ils sont même allés jusqu’à interroger des manifestants hier jeudi pour leur poser la question de savoir ce qu’ils en pensaient.
Inévitablement, la question étant posée de façon très orientée, les réponses de ce micro-trottoir (qui est au grand reportage, ce que la dinette est à la grande cuisine) ont été dans le sens attendu.
Pourtant, quel est le problème ? Mélenchon a dit qu’il avait payé sa place et il a justifié par le fait qu’en raison de ses problèmes de dos, il ne tenait pas à débarquer complètement cassé.
Il ne dit donc rien d’autre que :

  1. oui il a les moyens de se payer la classe affaires pour un voyage de 11h aller et 11h retour,
  2. il n’allait pas en vacances, mais s’y rendait pour faire son job de député et de représentant politique dans un département en grandes difficultés.

Alors comme ça, selon les chiots de garde, puisqu’il défend le Peuple il devrait voyager en classe tourisme ?
Je ne crois pas, ça s’appelle juste de la démagogie.
Laissons cette façon de faire aux Fillon, Macron, Wauquiez, Pénicaud… qui font de la politique uniquement pour la défense des intérêts de leur classe sociale.

Mélenchon gagne correctement sa vie, Mélenchon a déclaré un patrimoine que ne possèdent pas beaucoup des gens pour qui il se bat, alors ça devrait lui interdire de militer pour les plus faibles et les plus défavorisés ?

Franchement, qu’est-ce qui est le plus utile aux sans voix, à ceux qui souffrent en silence, à ceux qui sont écrasés par le rouleau compresseur du capitalisme, de la finance et du cynisme de nos dirigeants ?
Que Mélenchon fasse des économies (pour son compte personnel puisqu’il paye son billet) ou bien qu’il fasse le travail parlementaire pour lequel il a été élu et qu’il mène les combats politiques dans l’intérêt général ?
Je sais pas vous, mais moi j’ai ma réponse et j’observe que ça n’est pas la même que celle des médias.

Ces « journalistes » nous offrent juste là une caricature de plus de leur conception de l’information politique, c’est à dire le degré zéro !

A demain dans l’bus

Assemblée citoyenne à Bar sur Aube : le partage des richesses…

14 avril : quatrième assemblée citoyenne pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon…

Les insoumis(e)s de Bar sur Aube, Josiane et moi, on les retient…

On était tout fiers d’avoir trouvé la carte du programme, et on avait bricolé des liens, le long des axes des urgences sociale et écologique, pour expliquer et illustrer… Ben, ils avaient tellement de choses à demander, à dire et à échanger, qu’on n’a cliqué nulle part, et qu’on a tous ensemble donné une lecture collective passionnante du programme… Une préfiguration de la démocratie vision 6ème République…

Si vous cliquez sur la carte, vous accèderez à sa version interactive sur le site de l’Avenir en commun, avec une ou deux pages d’explication à chaque “station”. De quoi comprendre et convaincre… sur le fond !

 

Eh bien ce fut la ruée des heures de pointe… A partir de quelques thèmes évoqués, un débat passionnant de deux heures, abordant de multiples questions, comme la règle verte, les salaires, le pouvoir d’achat… etc…

En fin de compte, un groupe bien armé pour convaincre encore et encore, pour un vote positif le 23 avril !

Réunion publique à Vendeuvre : Un programme pour changer la vie…

12 avril 2017…

Si ce n’est pas encore la grande foule, on sent que les choses changent, à voir une assistance passionnée (et passionnante !) à cette réunion publique, où nous avons essayé de décliner les grandes lignes du programme. Ci-dessous la galerie de diapos qui ont étayé la présentation.

Bien des questions ont été soulevées, sur la place de la dette, les impôts…

Les media aussi sont passées par là : à une participante qui s’inquiétait de la tendance pro-Poutine de Jean-Luc Mélenchon, nous avons pu répondre en déclinant nos propositions pour une France non alignée dont la préoccupation première soit d’oeuvrer à la paix.

La présentation :

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