Compteurs Linky : la riposte s’organise à Troyes

Après la constitution d’un collectif de défense des usagers à Bar sur Aube face aux agissements d’Enedis, un autre est en voie de constitution à Troyes. C’est le propos de la réunion d’information publique qui est organisée le jeudi 21 octobre à 18 heures 30, à l’espace Salengro (ex B3)au 26 rue Roger Salengro de La Chapelle Saint-Luc.

Dès la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait alerté sur les dangers de ces compteurs. Il a entre autre été rejoint par Danielle Simonnet, conseillère municipale de Paris, et Clémentine Autain, députée FI (voir leurs interventions)

Plan d’accès à la réunion

Le prétexte de l’imposition de ces compteurs au titre de la transition énergétique n’est pas sérieux : outre leurs multiples défauts (voir le tract ci-dessous), il faut sortir de l’illusion qu’on sortira des maux crées par le capitalisme, et EDF de sa situation de quasi-faillite, en lui offrant d’autres opportunités prédatrices sur l’environnement et nos vies quotidiennes.

La transition énergétique est d’abord affaire de volonté politique, et projet de société. Elle ne peut être réussie que sous l’impulsion et le contrôle des citoyens. C’est le sens de la  proposition de L’Avenir en Commun, pour rendre le bien commun de l’énergie au peuple :

Créer un pôle public de l’énergie pour mener une politique cohérente, en renationalisant EDF et Engie (ex-GDF) en lien avec des coopératives locales de production et de consommation d’énergies renouvelables et en favorisant l’autoproduction et le partage des excédents.

Alors soyons nombreux-ses jeudi pour élaborer collectivement une réponse et une attitude citoyennes.

Le tract d’invitation à la réunion (cliquez sur l’image pour télécharger le document en .pdf)

Attentes !

Dimanche 26 novembre 2017 ; 10 heures !

Le soleil commence à percer les nuages.

3 voitures arrivent sur le parking vide d’un hôtel de la périphérie de Troyes où s’entassent une cinquantaine de familles étrangères en attente d’une décision des autorités à pouvoir rester sur le sol français. Migrants des brutalités de la mondialisation inhumaine, certains couples sont là depuis plusieurs années à partager les 12m² avec leurs enfants, dans l’attente du sésame qui leur garantira de vivre ! Du moins, chacun l’espère et endure cette précarité, les violences de l’incertitude avec patience et angoisses quotidiennes.

Quelle(s) pièce(s) manque(nt) au dossier constitué avec la participation attentive des organisations humanitaires locales ?

Quelle décision l’OFPRA¹, le CNDA² ou la Préfecture vont prendre à leur demande ?

Quand l’OQTF³ ou le transfert dans un Centre de Rétention va-t-il avoir lieu ?

Les jours et les nuits se succèdent inexorablement dans ce même lot d’incertitudes et d’attente où (presque) autant d’enfants sont témoins des angoissent de leurs parents.

Pour un grand nombre, ces enfants ont de nombreuses difficultés pour accéder à la scolarité (très éloigné du lieu de vie) ou à un accueil collectif d’intégration (du type crèche ou centre de loisirs) comme la déclaration des droits de l’enfant le préconise.

Sur le territoire de France, des gamins n’ont pas le droit de vivre une enfance émancipatrice et ludique !

C’est sans compter sur la détermination d’Elise et de ses copains.

4 jeunes femmes et un homme, tous dans la petite trentaine, descendent des véhicules et ouvrent les portières arrières et les coffres pleins pour en sortir du matériel : bacs de jeux d’enfants et de victuailles, ballons, tapis de sol, table de camping, réchaud, . . .

En un rien de temps, le matériel est transporté et installé dans le terrain vague situé derrière les logements

Cette jeune femme que nous avons pu voir s’affairer auprès des “familles de Jules Guesde” avait prévenue : « (…) Il n’est pas possible de laisser des enfants sans possibilité de jouer ! Ils ne peuvent avoir pour seul horizon que les murs de la chambre dans laquelle ils vivent ou le parking des hôtels. Il nous faut sortir des chemins balisés et agir ! (…) »

Le groupe s’appuie sur une association “Mouvement d’L” spécialement créée pour cet objectif. C’est une association qui pourrait avoir des similitudes avec l’organisation “Réseau Sans Frontière”, mais dans le domaine des loisirs des enfants.

La première animation avait donc lieu ce 26 novembre.

Alors qu’une partie des bénévoles crée l’environnement récréatif, d’autres vont frapper aux portes des chambres pour revenir rapidement avec des enfants dans les bras ou à leur suite.

Petit-à-petit, le terrain devient animé par des rires, des cris de joie et des chants. 20 gosses partagent les jouets, les crayons de couleur, . . . le bien-être ensemble, loin du quotidien oppressant. La langue n’est pas un handicap pour partager. Les gestes et l’attention suffisent.

Une petite collation (chocolat chaud et pâtisserie) participe à réchauffer les mômes dans cette matinée maintenant bien sortie d’une nuit à la température négative.

Des rondes ludiques emportent l’énergie et laissent éclater des rires francs sous le regard bienveillant de quelques parents venus observer l’initiative.

Un accordéon lance des rythmes connus par certains pour les amener sur des airs plus exotiques, ceux du pays dans lequel ils sont.

Le soleil est maintenant haut.

Elise invite les enfants et les animateurs à s’assoir en rond pour dire ce qu’ils pensent de l’initiative.

Unanimement, les enfants demandent à ce que les animateurs reviennent.

Rendez-vous est pris pour le 17 décembre.

Enfants et adultes rapportent le matériel au coffre des voitures.

21 jours d’attente pour construire de nouveaux beaux souvenirs.

¹ OFPRA : Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides

² CNDA : Comité National des Demandeurs d’Asile

³ OQTF : Obligation de Quitter le Territoire Français

L’Aube insoumise organise une projection du film “L’Assemblée”

Voici la présentation du film sur le site national qui lui est consacré : ”

Pourquoi le film L’Assemblée ?

31 mars 2016, place de la République à Paris naît le mouvement Nuit debout. Pendant plus de trois mois, des gens venus de tous horizons s’essayent avec passion à l’invention d’une nouvelle forme de démocratie.  Comment parler ensemble sans parler d’une seule voix ? ”

Interroger de façon la plus large possible cette construction nous a semblé, à l’Aube insoumise, un moyen pertinent de (re)lancer un débat indispensable à la constitution du mouvement d’ampleur porteur de la révolution citoyenne dont notre pays a besoin de manière urgente !

Francis Parny, qui animera le débat après la projection, a milité, au sein du PCF, pour le soutien à Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise lors des dernières élections présidentielle et législatives. Vous pouvez faire plus ample connaissance en parcourant son blog, en particulier en découvrant cet article qu’il consacre au film de Marianne Otero.

Nous vous espérons nombreux(ses) pour un débat fraternel, constructif et porteur d’espoir !

A Troyes non plus, “nos regards ne sont pas à vendre”…

La ville de Troyes a décidé d’élaborer un projet de Règlement Local de Publicité, document qui règle tout ce qui concerne l’affichage extérieur, publicité et enseignes.

Rappelons que la proposition 79 de L’Avenir en commun s’intitule “Face à la grande régression, lutter contre l’agression publicitaire et la marchandisation”. Une des mesures proposées, entre autres, est : “Faire reculer l’affichage publicitaire, en commençant par les abords des villes et des bourgs aujourd’hui défigurés, interdire les écrans publicitaires numériques dans les lieux publics, ouvrir des espaces d’affichage pour l’expression citoyenne et culturelle

C’est pourquoi nous relayons l’appel du comité de Résistance à l’Agression Publicitaire de Troyes rédigé dans les termes suivants :

“La ville de Troyes a décidé d’élaborer un projet de Règlement Local de Publicité, document qui règle tout ce qui concerne l’affichage extérieur, publicité et enseignes.

Conformément à la loi, le projet est actuellement soumis à consultation du public, mais de façon tellement discrète que le registre de concertation est toujours vierge ! Nous estimons au contraire que tout usager de la ville est concerné, et doit pouvoir être informé ! Ce document va déterminer l’aspect de notre ville pour les décennies à venir…

Et s’il présente quelques améliorations en termes de nuisances publicitaires (une extension des zones de pub restreinte, dans lesquelles les règles sont plus strictes, l’interdiction des adhésifs publicitaires sur vitrine), certaines dispositions nous inquiètent : le retour de la publicité dans les zones protégées au titre du patrimoine (anciennement ZPPAUP) et, surtout, l’absence de règles s’appliquant spécifiquement à la publicité numérique (sauf pour le format, les écrans numériques sont assimilés à des panneaux classiques). C’est laisser le champ libre à l’installation de panneaux numériques dans la ville !

Soyons clair : ce que nous souhaitons, c’est la disparition de la pub commerciale sur mobilier urbain, l’interdiction pure et simple de la publicité numérique, une cité débarrassée du matraquage publicitaire… Mais dans une stratégie « réaliste » pour nos interlocuteurs de la Ville, nous demandons que soient inscrits dans le futur RLP :

– l’interdiction de la publicité numérique sur mobilier urbain pour protéger les usagers de l’évolution inquiétante en termes de publicité ciblée

– un encadrement strict de la publicité numérique (interdistance de 200m minimum, interdiction absolue à proximité des carrefours) pour protéger les usagers de la route des dangers liés à l’éblouissement et la distraction

– l’extinction des enseignes, vitrines et mobilier urbain dès la fin de l’activité : pourquoi éclairer les abris voyageur quand il n’y a plus de voyageur ?

– le maintien de l’interdiction de la publicité dans les zones de protection du patrimoine (ZPPAUP) : pourquoi protéger le patrimoine, et finalement y implanter des panneaux ?

– l’interdiction de la publicité au sol (cleantags)

Ces mesures nous paraissent minimales pour atteindre des objectifs cohérents en termes de sécurité routière, réduction de la pollution lumineuse, économies d’énergie, protection des personnes et mise en valeur du patrimoine.

Vous aussi, donnez votre avis !

  • Envoyez une lettre à M. le Maire de Troyes (télécharger, si vous le voulez, un modèle de lettre)
  • Venez écrire un mot dans le registre à l’hôtel du Petit Louvre, 1 rue Linard-Gonthier à Troyes (lundi de 13h30 à 17h30, du mardi au jeudi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30, vendredi de 9h à 12h)
  • Envoyez un mail à mail.urbanisme@ville-troyes.fr

Et faites tourner l’info ! Plus il y aura d’avis déposés dans le registre de concertation, et plus nous aurons de poids pour infléchir le projet !

Le traité CETA (Canada /UE ) : un danger pour les collectivités territoriales

Ci-dessous le texte d’une pétition lancée par plusieurs collectifs Stop-Tafta, dont celui de l’Aube, concernant la problématique de la responsabilité des élus territoriaux à accepter la mise en place d’un tel traité.

POUR SIGNER, CLIC SUR L’IMAGE

À l’attention des Parlementaires

La désobéissance civile : à envisager concernant l’éventuelle mise en application entière et définitive du CETA ?

Le CETA est un accord de commerce et d’investissement entre le Canada et l’Union Européenne dont les négociations se sont déroulées dans une parfaite opacité. Le mandat de négociation donné par les États membres aux négociateurs n’a été rendu public qu’après la clôture des discussions.

Or, les dernières études, dont celle commandée par notre gouvernement, font part de risques importants pour de nombreux aspects touchant aux responsabilités des élus territoriaux : climat, emploi, services publics, agriculture, environnement, santé, alimentation, culture et démocratie en portant atteinte à leurs prérogatives en matière de politique territoriale.

Le CETA a été adopté par le parlement Européen qui n’avait pas la possibilité d’en modifier le contenu. Seuls 16 eurodéputés français sur 74 ont voté « pour ».

Il est entré, en grande partie, en application provisoire dans l’attente de son entière mise en œuvre  après sa ratification par les États membres. Le tribunal d’arbitrage et la totalité des dispositions concernant la coopération réglementaire seraient ainsi rendues opérationnelles.

La coopération réglementaire instaure un Forum, organe de normalisation non élu et soumis à aucun contrôle démocratique, composé de hauts fonctionnaires nommés par la Commission européenne et par le gouvernement du Canada. Il associera les lobbies d’affaires à la rédaction d’une réglementation dès son origine. Il donnera aux multinationales le pouvoir d’influencer, en amont, tout projet de loi et de réglementation afin qu’ils soient conformes à leur recherche de toujours plus de profits.

 Le tribunal d’arbitrage revient à substituer à notre justice publique une instance arbitrale privée qui permettra aux investisseurs, aux entreprises présentes au Canada (canadiennes et filiales de transnationales américaines notamment) de poursuivre un État, une collectivité territoriale s’ils estiment qu’une nouvelle réglementation nationale ou territoriale risque de porter atteinte à leurs projets.

La ratification de ces deux mécanismes organisera la captation de la décision publique par les lobbies d’affaires et aboutira, au prétexte d’une harmonisation, à un nivellement par le bas, voire à la suppression, des normes environnementales, sociales faisant courir un risque majeur à l’environnement, la santé publique, les droits des salariés.

Responsable territorial élu, citoyenne, citoyen, je ne peux accepter que soient instaurés le tribunal arbitral et l’organe de la coopération réglementaire, ces 2 mécanismes étant particulièrement dangereux.

Si nos parlementaires venaient à les rendre applicables, en ratifiant le CETA, un grave préjudice serait porté à la responsabilité de ma collectivité en matière de politique et de justice publiques.

Nous serions en situation, élus territoriaux, administrés, de proposer à l’assemblée de notre collectivité de la déclarer hors champ de compétence du tribunal d’arbitrage et de la coopération réglementaire.

Licenciés pour la pause… un peu fort de café !

Une nouvelle affaire de répression anti-syndicale à l’entreprise Engie Cofely :quatre syndiqués CGT ont été mis à pied deux jours pour avoir bu un café. 

L’Aube insoumise apporte son entière solidarité à ces salariés.

Le comble de cette affaire, c’est surtout l’aspect discriminatoire de la part de la direction. Touché par le même reproche, 1 technicien non syndiqué, non représenté à l’entretien a écopé d’une journée de mise à pied, alors que les 4 autres techniciens syndiqués, élus et représentés par la CGT ont été sanctionnés par deux jours de mise à pied.

Ces salariés ont reçu une lettre d’entretien préalable à un éventuel licenciement….

L’Aube insoumise appelle tous les Insoumis disponibles à se mobiliser pour soutenir ces salariés 

à l’audience des prud’hommes

du Lundi 23 Octobre 2017 à 14 H00 

Rallumons les étoiles

A l’initiative du collectif de Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) de l’Aube, ce samedi 14 octobre a vu déambuler des “allumeurs d’étoiles” dans les rue de Troyes. Cette action s’inscrivait dans le cadre d’une opération nationale de sensibilisation (le Jour de la nuit) à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé avec, selon les organisateurs, des balades nocturnes, des observations des étoiles, des sorties nature et des extinctions de lumières polluantes (vitrines, enseignes lumineuses, panneaux publicitaires, . . .)

En tant que Citoyen (homme de la cité) écologiste (militant pour la biodiversité) et politique (militant dans “L’Aube Insoumise”), je ne pouvais être qu’à ma place pour cette sortie nocturne (http://www.lest-eclair.fr/43172/article/2017-10-13/pubs-eteintes-etoiles-rallumees).

Homme de terrain, je suis plus à l’aise dans l’action que dans le développement d’intentions. Chacun fait avec ce qu’il est ! L’objectif reste celui d’être en cohérence avec ce que l’on défend.

Intégrer cette action en tant que Citoyen, ça a été ma façon de dire que je suis acteur dans ma ville. Je ne suis pas d’accord avec l’agression publicitaire qui est un outil dévastateur de l’émancipation des personnes, un aliénateur.

Intégrer cette action en tant qu’écologiste, ce n’est que concourir à la lutte contre les pollueurs de toutes espèces. C’est sensibiliser les gens sur l’ensemble des conséquences des éclairages nocturnes sur nous, êtres humains, mais aussi sur tout notre environnement (les animaux, la nature, les biorythmes, . . .).

Intégrer cette action en tant “qu’Insoumis”, ce n’était pas que suivre le programme “l’Avenir en commun“, mais bien participer à la démonstration qu’une opposition citoyenne sur un système établi pour l’intérêts de quelques-uns existe. D’ailleurs, lors des trois contrôles de police que le groupe a subis durant les 90 minutes d’action, l’un des agents nous expliquait que nous étions en train de nuire à des sociétés et que leur mission était de l’éviter. Ils étaient sourds à nos dénonciations des nuisances publicitaires et nocturnes.

D’autres actions organisées par le collectif auront probablement lieu ; et je me débrouillerai bien d’en être encore.

On lâche rien !

Reynald