Meeting du Havre : un insoumis aubois y était !

Merci Lou !

19h23 : “Petite fille d’attente mais on y croit je vais entrer.”

 

19h42 : “J’ai réussi des gradins supplémentaires ont été ouverts et la file d’attente à l’extérieur ne désemplit pas.”

 

22h00 : “Une dernière pour la route. Super expérience, autour de moi des convaincus mais aussi des gens pour qui c’était le premier meeting politique (et pas forcément des jeunes) curieux à l’entrée, convaincus à la sortie.”

Lettre ouverte d’un jeune de gauche à Benoît Hamon

Nous reproduisons ci-dessous, à la demande de plusieurs insoumis(e)s qui l’ont reçue, une lettre de Marwen Belkaid…

“Mon cher Benoît, j’ai quelque peu hésité avant de t’adresser cette lettre. La liras-tu ? J’ose espérer que oui toi qui en appelles au peuple très souvent et qui veut renouveler les pratiques politiques de notre pays. J’espère que tu excuseras mon tutoiement mais je me permets de te tutoyer étant donné que tu te dis proche du peuple. J’imagine que tu ne m’en tiendras pas rigueur et si c’est le contraire tant pis ça sera une nouvelle preuve de l’hypocrisie dans le monde politique. Si je prends cette liberté, c’est aussi parce que nous sommes relativement proche au niveau des idées sur pas mal de points : une répartition plus équitable des richesses, la dénonciation d’une Europe trop libérale ou encore l’appel à une VIème République. Cette proximité d’idées, c’est aussi la raison pour laquelle j’ai hésité à t’écrire cette lettre. De la même manière que j’avais hésité à adresser une lettre à Jean-Luc Mélenchon il y a un peu plus d’un an lors du lancement de sa candidature, j’ai longuement hésité à t’adresser ces quelques mots.

Si j’ai hésité à t’adresser cette missive, c’est également en raison de la probabilité que tes soutiens me traitent de je ne sais quel nom et m’accusent d’être dans une cabale contre ta personne aujourd’hui pour favoriser et soutenir Jean-Luc Mélenchon, qu’on me demande, en somme, comme l’affirmait le slogan de mai 68 d’où je parle. A l’heure actuelle je pense m’abstenir dans quelques semaines et je ne suis pas membre de la France Insoumise. Cette proximité d’idées que j’ai évoquées plus haut c’est aussi la raison pour laquelle je me sens obligé de t’adresser cette lettre. Au-delà des accusations stériles qui ne manqueront sans doute pas de pulluler vis-à-vis de ce texte, il me semble que le moment historique que nous sommes en train de traverser nous oblige, femmes et hommes de gauche, à la franchise et à ne pas refuser le débat. Comme le disait Jaurès, que tu as cité lors de ton grand meeting de Bercy, dans son magnifique Discours à la jeunesse, « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ». Alors voilà cette lettre pour te dire ma vérité à ton encontre.

Le plus dramatique dans toute cette affaire c’est que je te crois lorsque tu dis être sincèrement de gauche. Voir un tel gâchis est proprement édifiant. Je ne vais pas te mentir j’étais profondément content de ta victoire lors de la primaire du PS. Non pas parce que je te soutenais mais parce que tu représentes l’aile gauche de ton parti, que voir Valls s’incliner était plutôt jubilatoire et que ta victoire ouvrait une fenêtre de tir pour une véritable recomposition de ton parti et de la gauche française. Dans une autre vie – je n’aime pas vraiment la politique fiction mais je fais exceptionnellement une entorse – j’aurai pu militer pour ta victoire dans quelques semaines. Mais dans cette autre vie, il aurait fallu que tu fasses preuve de courage, ce courage qui te fait dramatiquement défaut depuis que tu l’as emporté au second tour de la primaire.

Lorsque Jean-Luc Mélenchon a réclamé de voir les investitures remises à plat dans ton parti comme préalable à toute alliance, tu lui as répondu, et je te cite, qu’on ne faisait pas d’alliance en « coupant des têtes ». Déjà à ce moment-là tu as laissé entrevoir ta pusillanimité face à l’appareil du Parti Socialiste. La grande clarification qui pouvait se faire dans ton parti, qui n’est plus qu’un astre mort depuis le jour où il s’est jeté avec amour dans les bras du néolibéralisme et du marché, tu lui as tourné le dos. Cet épisode était malheureusement préfigurateur de toute la suite de ta campagne. Plutôt qu’accepter franchement la rupture avec le quinquennat précédent et sa politique désastreuse économiquement et socialement, tu as tenté d’adopter une position de synthèse que n’aurait pas renié François Hollande en son temps. Alors que la base de ton parti réclamait un franc virage à gauche tu as tergiversé face à ce moment historique. Tu n’as pas voulu t’émanciper franchement de l’appareil et des caciques du Parti Socialiste et les voilà qui aujourd’hui te font couler à pic.

« Il ne faut pas couper des têtes ». Quand je repense à cette justification pour ne pas écarter les candidats investis tenants d’une ligne libérale qui sied à Emmanuel Macron, je ne peux m’empêcher de rire jaune, d’avoir un sourire amer. Non il n’était pas question de personnes mais bien d’idées politiques tout comme il n’était nullement question d’égo dans la non-alliance entre Jean-Luc Mélenchon et toi comme le racontent les médias dans leurs fadaises mais bien de divergences politiques.  D’ailleurs, nombreux sont les députés investis par ton parti qui soutiennent désormais Emmanuel Macron, à commencer par Christophe Castaner son porte-parole. A force de vouloir ménager la chèvre, le chou, le chasseur et le jardinier, tu t’es fourvoyé dans le même piège que François Hollande : de la synthèse te voilà devenu l’homme de l’indécision. Inutile de te dire que j’ai tressailli lorsque tu as fait applaudir Messieurs Hollande et Cazeneuve sur la question du terrorisme. Tu dis vouloir tourner la page des politiques nauséabondes et tu fais applaudir des gens qui ont mis en place l’état d’urgence permanent et des lois sécuritaires absolument abjectes ? Allons, ce n’est pas sérieux. Ou bien tu es complètement candide – ce que j’ai du mal à croire – ou bien ces incohérences démontrent un manque de courage ou un cynisme absolu.

« Il ne faut pas couper des têtes ». Cher Benoît j’y reviens à cette phrase qui t’a servi de cache-sexe mais qui ne cache plus rien du tout. Voilà le roi nu. En ne t’émancipant pas radicalement des caciques de ton parti tu as créé les conditions pour que ta campagne patine. Les voilà qui te somment de changer ton programme. Toi qui paraissais si sûr de ton fait et qui maitrisais si bien ton programme lors de la campagne de la primaire, te voilà désormais balbutiant. Lors du débat de lundi dernier tu ne maitrisais absolument plus tes dossiers. J’étais déjà plus que sceptique sur ta proposition de revenu universel et j’étais d’accord avec Jean-Luc Mélenchon qui parlait de trappe sociale. Tu imagines bien que je suis encore moins d’accord avec la nouvelle ébauche de ta mesure maintenant que tu ne la réserves plus qu’à certaines personnes – il serait donc temps que tu arrêtes d’appeler ça revenu universel – et qu’en plus tu l’as raboté pour qu’il n’atteigne finalement même pas 500€. Dois-je te rappeler que le seuil de pauvreté dans notre pays est situé à 803 ou 964€ selon le seuil que l’on prend (50 ou 60% du revenu médian) ? L’appareil du PS est en train de te manger tout cru et tu le laisses faire.

Il est bientôt temps de conclure mon cher Benoît, je ne voudrais pas abuser de ton temps. Toutefois, je ne peux terminer cette missive sans évoquer l’un des sujets les plus importants, sinon le plus important : celui de l’Union Européenne et de l’euro. Pour sortir de l’ornière ordolibérale imposée par le traité de Maastricht avec toutes les pesanteurs qui nous forcent à mener une politique de rigueur, tu proposes de créer un Parlement de la zone euro comme si, par enchantement, un tel Parlement pouvait régler tous les problèmes. Il y a une chose qui est claire, il ne sera pas possible de changer de politique au sein de la zone euro si les traités ne sont pas renégociés et réécrits. En effet, tout Parlement de la zone euro, quel qu’il soit, devra se conformer aux traités en vigueur. Et que disent ces traités ? Que la règle d’or est sacrée et qu’il n’est pas possible de sortir des sacro-saints 3% de déficit public. Dire qu’un Parlement de la zone euro sans renégociation aucune des traités résoudra les problèmes est au mieux de la naïveté, au pire de la tartufferie.

J’arrive au bout de ma lettre Benoît je te le promets. La dernière chose dont je souhaitais te parler concerne le débat de lundi dernier et, plus précisément, ta conclusion. Après trois heures à vous écouter discourir – parfois en même temps dans une joyeuse cacophonie – je t’avoue que j’étais quelque peu fatigué et pas forcément attentif au moment d’écouter vos conclusions. Tu as pourtant réussi à me sortir de ma léthargie lors de ton propos en affirmant que tu représentais le « vote utile ». Tu as bien essayé d’expliquer qu’il était utile vis-à-vis de l’écologie et de tout un tas d’autres sujets mais tout de même, tu ne me feras pas croire que l’utilisation de cette expression est innocente, d’autant plus que cette conclusion tu l’as préparée ce n’était pas du spontané. Je crois pour ma part qu’il n’y a pas plus grande insulte à la démocratie que l’expression « vote utile ». Celle-ci présuppose en effet qu’il y aurait des votes inutiles – au hasard tu pensais à Mélenchon ? – et donc de facto qu’il existe des électeurs inutiles. Cette expression que tu as utilisée ne t’honores pas, ne te grandis pas non plus au contraire. Elle est assurément le signe d’une candidature en difficulté, repliée sur elle-même pour ne pas dire aux abois. Toujours dans son Discours à la jeunesse, Jaurès définit le courage d’une autre manière : « Le courage c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense ». Nous vivons un moment historique, un moment qui nous dépasse, un moment qui te dépasse. Je reste convaincu que ce qui vous rapproche avec Jean-Luc Mélenchon est immensément plus grand que ce qui vous sépare.

Tu peux encore réussir à t’émanciper de l’appareil socialiste afin de faire gagner la gauche en te ralliant à Jean-Luc Mélenchon et en créant une véritable synergie, il est encore temps. Il n’est pas trop tard mais l’urgence se fait toujours plus pressante. Tu as le choix entre te battre pour devenir le futur premier secrétaire d’un champ de ruines ou œuvrer à la victoire de la gauche, peut-être la plus belle de notre histoire. Comme le disait Camus dans son Discours de Suède en parlant de l’écrivain « aucun de nous n’est assez grand pour une pareille vocation. Mais dans toutes les circonstances de sa vie, obscur ou provisoirement célèbre, jeté dans les fers de la tyrannie ou libre pour un temps de s’exprimer, l’écrivain peut retrouver le sentiment d’une communauté vivante qui le justifiera, à la seule condition qu’il accepte, autant qu’il peut, les deux charges qui font la grandeur de son métier : le service de la vérité et celui de la liberté ». Tu as le choix Benoît, cela ne signifie pas qu’il sera exempt de sacrifice mais tu as encore totalement la possibilité de t’arracher du joug de l’appareil socialiste. Mais ça, personne d’autre ne pourra le faire pour toi.”

Pour voir la lettre sur le blog original, cliquez sur l’image

18 mars : nos candidat(e)s aux législatives y étaient !

 

Julie Lapeyre, candidate dans la première circo

“Cette marche pour la 6° République a été une réussite. Plus de 130 000 personnes ont bravé le vent et le mauvais temps pour réclamer la fin d’un régime taillé sur mesure par de Gaulle et pour de Gaulle, pour réclamer la fin d’un régime usé et pourri jusqu’à la moelle. Je suis fière et honorée d’avoir pu participer à cette marche et n’hésiterai nullement à recommencer à la prochaine occasion !”

 

 

 

Yves Bouteiller, candidat dans la troisième circo

“Quel monde! quelle énergie! quelle jeunesse! Comme ils ont eu tort les absents. Comme ils étaient heureux ceux qui, samedi, marchaient ensemble pour une 6ème république.
Ensemble, sans se connaître, partageant l’espoir d’un lendemain meilleur, d’une justice sociale affirmée, d’une planète sauvegardée, d’une liberté retrouvée.
Tout cela en un seul après-midi… Et ce n’est qu’un début, continuons ……”

18 mars : le soleil était dans nos coeurs…

Avec  ma vieille toute petite caméra DV, intimidée de capter un grand moment d’histoire…

Merci à toutes les Auboises et tous les Aubois qui, d’une façon ou d’une autre, se sont mobilisé(e)s pour la sixième République et reprendre la Bastille…

Ce fut un succès ! Continuons pour que le 23 avril soit une victoire !