Réunion publique à Aix en Othe

André Smolarz a commencé par rappeler quelques éléments clés qui distinguent la France Insoumise des autres candidatures de la campagne présidentielle.
Revendiquer l’ “insoumission” et travailler à la “révolution citoyenne”, voila qui fait que notre candidature et notre projet sont uniques, et inédits dans cette campagne.
Pourquoi ? Parce que, contrairement à nos concurrents ou adversaires, nous ne disons pas aux citoyens : “Votez pour nous, rentrez chez vous et rendez-vous dans cinq ans !”
La FI ce sont les citoyens à la manœuvre !
Etre insoumis,

  • C’est refuser la fatalité, refuser de se faire confisquer les urnes, comme c’est le cas depuis plusieurs élections, par un prétendu vote “utile”,
  • C’est refuser la compétitivité pour lui préférer la coopération,
  • C’est refuser la charité pour promouvoir la solidarité,
  • C’est refuser qu’une minorité s’accapare et nous confisque, en les gaspillants très souvent, les richesses que nous voulons partager,
  • C’est refuser de détruire la planète, en détruisant par conséquent des vies et en menaçant l’avenir de l’humanité,
  • C’est refuser d’être subordonnés à des traités (européens, libre-échange type TAFTA, CETA, TISA…) qui imposent la concurrence entre les peuples sur fond d’austérité, de dumping social et visent à interdire toute autonomie et toute souveraineté politique par les états,
  • C’est refuser, enfin, d’être associés à des organisation telles que l’OTAN qui nous entraînent dans des conflits et des guerres, alors que nous œuvrons pour la paix.

Etre insoumis, c’est vouloir et exiger, même, de faire de la politique et de la faire autrement.

Alors que nous sommes face à des candidats qui sont accrochés à leurs appareils ou, pour certain, à leurs sponsors, qui leur dictent leurs programmes, nous sommes, nous les insoumis, animés et guidés exclusivement par l’intérêt général et le bien commun.

C’est dans ce contexte et avec ces objectifs que Jean-Luc Mélenchon a proposé, en février 2016, sa candidature à l’élection présidentielle en nous demandant d’être tous ensemble la France insoumise. Nous voulons restaurer la démocratie et mettre en place les politiques sociales et environnementales qui font cruellement défaut. Il y a urgence !

André a ensuite présenté un bref historique de la FI (février 2016, 5 juin 2016 et 15-16 octobre 2016), puis les 10 mesures sorties en tête de la convention de Lille.

Les discussions avec la salle ont ensuite abordé divers sujets tels que les enjeux et risques d’une union ou pas de la gauche, mais aussi de l’importance de communiquer sur le réalisme des mesures que nous proposons. A ce sujet André a informé les personnes qui s’interrogeaient là-dessus, que le programme avait été entièrement chiffré et que la présentation du chiffrage était accessible sur la chaîne Youtube de Jean-Luc Mélenchon.

Une personne a émis la crainte que notre programme soit difficile à appliquer et à mettre en place en raison de l’opposition féroce que la finance, les instituions et les grandes firmes qui détiennent un pouvoir quasi absolu aujourd’hui risquent de manifester. Sur ce point, André a convenu, que ce ne serait pas simple, mais a indiqué qu’un certain nombre de mesures pourraient être appliquées très rapidement et sans trop d’obstacles si nous sommes élus. Ce sont, par exemple, la revalorisation du SMIC, l’abrogation de la loi El Khomri, la sécurité sociale intégrale à 100%… La mise en place de ces mesures et leur application donneraient rapidement de l’air au pays et surtout au peuple et enverrait des signaux d’entraînement et d’aspiration.

Les débats se sont achevés en petits groupes de façon conviviale aux alentours de 21h30.

 

Stop à l’Europe du libre-échange et du mépris des peuples

Ci-dessous l’intervention d’André Smolarz, lors de la présentation de sa candidature dans la deuxième circonscription.

ident_andre_sActivité professionnelle
Enseignant-chercheur à l’Université de Technologie de Troyes

Engagements associatifs
– Co-initiateur et animateur du collectif Stop TAFTA de l’Aube (depuis fin 2014)
– Inspirateur de l’association LÉclairCit (acronyme pour « Les Éclaireurs Ci- toyens ») et membre de son CA depuis sa création en novembre 2015. Cette association a vocation à décrypter les contenus médiatiques et à mettre en lumière les sujets mal ou pas traités par les médias dominants.
– Membre du collectif de soutien au peuple grec-Aube

Engagement politique
Je suis membre du PG10 depuis février 2012.

 

Stop à l’Europe du libre-échange et du mépris des peuples

L’Europe que nous connaissons est une institution dont le fonctionnement non démocratique n’est plus à démontrer. Il existe certes une représentation parlementaire, mais les “députés” européens, au contraire des députés de l’assemblée nationale, ne constituent pas une force de proposition. Ils ont pour mission essentielle de se prononcer sur les textes et accords divers proposés par la commission européenne qui, elle, n’est en aucun cas représentative.
L’expression populaire et citoyenne se trouve donc systématiquement tenue à l’écart pour ne pas dire totalement ignorée.
L’épisode grec a été l’occasion d’observer à quel point cette institution est dénuée d’humanisme et fait preuve du plus grand cynisme en manifestant sans vergogne  son mépris du bien commun et de l’intérêt général.

Sur un plan plus général, la volonté et l’acharnement de la commission européenne à vouloir imposer aux peuples des états membres, qui les rejettent massivement, des traités de libre-échange tels que TAFTA, CETA et TISA, montrent à quel point cette institution cherche à asphyxier toute initiative politique. Il s’agit ni plus ni moins d’instaurer en Europe un pouvoir privé en lieu et place des gouvernements démocratiquement élus et aucun échelon de nos institutions (national, régional, départemental ou communal) n’échappe à ce fléau.

Au plan professionnel, étant enseignant-chercheur à l’Université de Technologie de Troyes (UTT) depuis sa création en 1994, j’ai pu observer, au cours des deux dernières décennies, la grande détermination des gouvernements à libéraliser le monde universitaire. Le candidat Hollande devait mettre fin à la loi LRU mise en place par V. Pécresse sous N. Sarkozy. Elle a été, sous sa Présidence, renforcée par la Ministre Fioraso. Les traités de libre-échange qui nous pendent au nez tels que CETA et TAFTA, si nous ne nous y opposons pas, finiront de privatiser totalement le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Les universités telles que l’UTT finiront alors par rejoindre les écoles privées (ESC, EPF…) au niveau des frais d’inscription qui sont extrêmement élevés (plusieurs milliers d’euros). Ce processus ne fera qu’aggraver davantage l’impossibilité pour les jeunes issues des classes populaires d’accéder à l’enseignement supérieur.

Sur un plan plus militant, j’ai proposé au PG10 (Parti de Gauche de l’Aube) dont je suis membre depuis 2012,  la création d’un collectif STOP-TAFTA dans l’Aube. J’anime ce collectif depuis le début de 2015 et cela m’a permis, entre autres, d’aller à la rencontre des aubois en animant plusieurs soirées-débats à différents endroits du département. J’ai ainsi présenté les traités de libre-échange TAFTA et CETA en détaillant les mécanismes les plus redoutables qu’ils contiennent afin de montrer les menaces qu’ils représentent pour la démocratie, mais aussi sur les plans social et environnemental. Ces aspects frappent déjà durement l’Aube avec des vagues de licenciements (Sodimédical, Allia…) et le triste palmarès de ce département en termes de consommation de pesticides dans les secteurs agricoles et viticoles.
Dans cette situation, il est du devoir des députés – qui se doivent de veiller à l’intérêt des citoyens –, de s’opposer à ces traités en refusant de les ratifier. Les députés qui seront élus au nom de la France insoumise, ont pris ces engagements, contrairement à nos actuels élus de l’Aube.
Sur un plan plus global, c’est l’institution européenne armée de ses traités qui est directement à la manœuvre pour ces projets et c’est aussi la raison pour laquelle la France Insoumise propose un plan A et un plan B de sortie de cette Europe. Notre volonté n’est pas de rejeter tout projet d’union européenne, mais juste d’en finir avec le schéma actuel pour en construire un nouveau qui agisse dans l’intérêt des peuples et de leur environnement social et écologique.

La volonté et le courage politiques des députés dans un pays tel que la France seront absolument déterminants dans ce contexte, et particulièrement dans le cadre de la nouvelle et 6ème République que nous proposons. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de participer aux élections législatives pour la France Insoumise dans la deuxième circonscription de l’Aube afin de défendre le programme « l’Avenir en Commun » porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

“La définition de ce qui est du travail est donc centrale et fondamentalement politique.”

Ci-dessous l’intervention d’Anne Monsus, lors de la présentation de sa candidature dans la deuxième circonscription.

anneJ’ai bientôt 62 ans.

Par la grâce des gouvernements alternativement conservateurs et socialistes, j’exerce encore à ce jour le beau métier de médecin du travail en service interentreprise sur Troyes. Par la grâce des gouvernements alternativement conservateurs et socialistes, de modernisation en modernisation, mon espèce, née avec les lois sociales de 1946, est en voie d’extinction.
J’ai assuré pendant plus de 20 ans, une fonction de délégué du personnel à laquelle j’ai mis fin après la signature de l’Accord National Interprofessionnel de 2013 par le syndicat auquel j’adhérais. J’avais été élue sous son étiquette et pour moi, il perdait toute légitimité à défendre le droit des salariés.
Ces fonctions de terrain  m’ont sans cesse interpellé sur le travail et les conditions de son exercice en constante dégradation, mais aussi sur mon impuissance.

Par éducation et en partie par atavisme familial, je vote à gauche depuis 1974. Ma conscience politique ne s’éveille qu’en 2005 lors du référendum sur la constitution européenne. 191 pages de bonnes intentions ruinées dès le titre I par l’objectif de l’Union d’offrir à ses citoyens… un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. Confortée par l’intervention à Sainte-Savine de Jacques Généreux, actuel responsable du  programme économique de l’Avenir en Commun, j’ai voté NON. L’Europe n’a pas changé de dogme, je n’ai pas changé de conviction sur l’Europe ! Je suis en cohérence avec notre proposition : plan A / plan B. Pour la campagne 2012, je décide de m’impliquer et me tourne vers le PS. Je m’aperçois très rapidement que ce n’est pas parce qu’il y a de la lumière que la boutique est forcément bien achalandée ! Les rapides reniements du président, élu sur l’aspiration populaire de mettre au pas la finance, me sont insupportables et j’adhère en octobre 2012 au Parti de Gauche. Il y a moins de lumière mais il y a plus d’idées au service de l’intérêt général ! A partir de ce moment, je vais beaucoup lire pour comprendre et me forger une forte conviction que nous, le Peuple, nous pouvons et devons sortir  du modernisme archaïque qui nous est proposé comme modèle naturel et qui nous conduit à notre perte sur les plans social et écologique. Je me reconnais dans une action politique, c’est-à-dire qui définit les modalités du vivre ensemble , l’action individuelle ou communautariste m’apparaissant, pour intéressante qu’elle soit, insuffisante. C’est bien notre proposition de prendre le pouvoir et de convoquer une assemblée constituante pour une VIème république.
Cet engagement m’a conduit à participer dans la mesure de mes disponibilités et moyens aux campagnes électorales qui ont suivi la présidentielle de 2012, dans l’esprit du Front de Gauche, et notamment à me porter, à Sainte-Savine, sur une liste aux municipales. Sur ce même principe « Indignez-vous et Engagez-vous » je présente ma candidature de citoyen ordinaire pour les élections législatives de 2017 sur la 2eme circonscription, au sein du mouvement de la France Insoumise dont le programme l’Avenir en Commun est porté  à la présidentielle par Jean-Luc Mélenchon.
Je m’intéresse particulièrement au travail qui a une dimension anthropologique et politique. Les travaux de psychodynamique du travail montrent que la souffrance est toujours au rendez-vous de l’activité concrète mais, en fonction des caractéristiques  de l’organisation du travail, cette souffrance peut dans certains cas conduire à la maladie  et, dans d’autres cas, elle peut être  transformée en plaisir et devenir un facteur de santé mentale. Depuis les années 2000, les médecins du travail tirent la sonnette d’alarme sur le rôle pathogène des organisations gestionnaires mises en place dans les années 90, stress, burn-out, suicides…nous savons ce qu’il en est aujourd’hui. En fait, lorsqu’il y a souffrance, c’est une souffrance dans l’emploi et non pas une souffrance  au travail, ce qu’expriment bien les salariés en disant « j’aime mon travail mais je n’en peux plus des conditions dans lesquelles je le réalise ». Notre langage commun confond souvent travail et emploi, alors que l’emploi, et donc le marché du travail où l’on vend sa force de travail, sont des créations capitalistes. Il n’y a pas de loi naturelle du travail. La question de savoir qui dans une société décide de ce qui a une valeur économique, et au nom de quels critères, est celle du pouvoir. En tant que femme, je connais, au-delà des  contraintes personnelles qui s’attachent à l’emploi, les contraintes familiales et sociales qui s’y ajoutent.
La définition de ce qui est du travail est donc centrale et fondamentalement politique. Le programme  l’Avenir en commun  assume pleinement cette position dans l’ensemble des champs de propositions. Il s’agit bien d’une urgence démocratique, d’une urgence sociale avec notamment la nécessaire abrogation de la loi El Khomri qui, en inversant la hiérarchie des normes, pousse au moins-disant social et au désordre économique mais aussi d’une urgence  écologique et de progrès humain, dans un contexte européen et international qui doit être reconsidéré.
Sur cette question comme sur d’autres je trouve de la cohérence à ce programme. C’est pour cela que je suis prête à m’engager ,au sein du mouvement de la France Insoumise , pour l’Avenir en commun .

Nos candidats aux élections législatives

Le 10 février, les insoumis(e)s du département faisaient connaître leurs binômes, strictement paritaires, de candidatures aux élections législatives. Du secteur public et privé, jeunes et moins jeunes, une représentation nouvelle et diversifiée, à l’image des attentes des électrices et des électeurs aubois.

Chaque candidat s’est présenté en développant un aspect du programme. Ces interventions sont lisibles dans la partie argumentaires du site…

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Le binôme de la première circonscription, Alexandre Faou (le jeune !) et Julie Lapeyre (à gauche, évidemment !)

 

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André Smolarz
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Anne Monsus était seule pour représenter la deuxième circonscription.

 

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Janny Borca et Yves Bouteiller pour la troisième circonscription !

L’article que Libération Champagne y a consacré est téléchargeable ici.