18 mars : nos candidat(e)s aux législatives y étaient !

 

Julie Lapeyre, candidate dans la première circo

“Cette marche pour la 6° République a été une réussite. Plus de 130 000 personnes ont bravé le vent et le mauvais temps pour réclamer la fin d’un régime taillé sur mesure par de Gaulle et pour de Gaulle, pour réclamer la fin d’un régime usé et pourri jusqu’à la moelle. Je suis fière et honorée d’avoir pu participer à cette marche et n’hésiterai nullement à recommencer à la prochaine occasion !”

 

 

 

Yves Bouteiller, candidat dans la troisième circo

“Quel monde! quelle énergie! quelle jeunesse! Comme ils ont eu tort les absents. Comme ils étaient heureux ceux qui, samedi, marchaient ensemble pour une 6ème république.
Ensemble, sans se connaître, partageant l’espoir d’un lendemain meilleur, d’une justice sociale affirmée, d’une planète sauvegardée, d’une liberté retrouvée.
Tout cela en un seul après-midi… Et ce n’est qu’un début, continuons ……”

“D’autant plus sensible au drame qu’ont été les délocalisations de l’industrie textile dans l’Aube”

Ci-dessous l’intervention de Janny Borca, lors de la présentation de sa candidature dans la troisième circonscription.

janny-borca63 ans
Retraitée du textile
Militante CGT

Vu mon activité professionnelle, je suis d’autant plus sensible au drame qu’ont été les délocalisations de l’industrie textile dans l’Aube depuis des années. C’est ainsi que de nombreuses familles se retrouvent sans emplois et dans la précarité.

Mais cette vague de désindustrialisation, malheureusement, ne s’est pas arrêtée au textile. En quelques mois, l’usine Simpa, qui faisait vivre le bassin d’emploi de Vendeuvre sur Barse, est fermée alors que le carnet de campagne est plein, pour se transporter en Roumanie… Et c’est le  même drame qui vise maintenant l’usine Allia à La Villeneuve aux Chênes, car le trust suisse qui s’en est emparé veut exporter la production au Portugal, où la main d’oeuvre est moins chère. C’est le scandale du dumping social à l’intérieur des frontières européennes.

On se rappelle que la campagne présidentielle de 2012 s’était déroulée en même temps que le conflit des Sodimedical. Qu’est-il advenu des belles promesses ? Rien, et les anciennes ouvrières de l’entreprise, qui se sont battu héroïquement pour défendre l’outil industriel aubois, se sont retrouvées dans les pires difficultés, comme ça a été le cas pour celles de VSP, à qui la justice de classe a refusé un dédommagement décent…

Alors oui, dans ce contexte, poser la question de la réindustrialisation, c’est poser la question de l’avenir du département.

Dans notre programme L’Avenir en commun, cela passe par un certain nombre de mesures, dans un chapitre à juste titre intitulé «Protéger et partager» :

instaurer un protectionnisme solidaire pour produire en France
engager un plan de relance de l’activité et de l’emploi au service de la transition écologique
en injectant 100 milliards supplémentaires dans l’économie pour des investissements socialement et écologiquement utiles
en transformant les 41 milliards annuels du pacte de responsabilité et du CICE pour financer les travaux et les activités socialement et écologiquement utiles
mobiliser l’argent pour financer les petites et moyennes entreprises et la création d’emploi, par la création d’un pôle public bancaire et en accordant une licence bancaire à la Banque Populaire d’Investissement pour qu’elle puisse se financer auprès de la BCE.
protéger l’économie sociale et solidaire
empêcher les licenciements boursiers
abroger la loi Le Khomri
travailler moins pour travailler tous : 6ème semaine de congé pour tous les salariés ;
majorer les heures supp (25 % pour les quatre premières, 50 % ensuite)
revenir sur le travail du dimanche
instaurer une allocation d’études pour permettre aux jeunes d’étudier sans avoir à travailler ;
rétablir le droit à la  retraite à taux plein à 60 ans, ramener la durée de cotisation à 40 annuités.

C’est pour ça que je propose ma candidature, dans le cadre de la France insoumise, pour l’élection dans la 3ème circonscription de l’Aube.
Je porterai avec courage et détermination notre projet, pour L’avenir en commun, avec Jean-Luc Mélenchon et, localement, avec les insoumises et les insoumis pour redonner le pouvoir aux Aubois.

L’action en faveur du logement est au coeur de notre programme !

Ci-dessous l’intervention d’Yves Bouteiller, lors de la présentation de sa candidature dans la troisième circonscription.

yves-bouteiller62 ans
Commercial à la retraite
Conseiller municipal à Romilly pendant 13 ans
Président d’associations sportives et politiques

Il faut déjà souligner la nécessité que chacun dispose d’un espace protégé, le logement, qui est le point d’accès à beaucoup d’autres droits comme :

l’éducation pour les enfants ;
la santé ;
la participation à la vie citoyenne.

C’est pourquoi nous portons la proposition d’inscrire le droit au logement dans la constitution. Nous devons garantir une sécurité sociale du logement et atteindre l’objectif de zéro SDF.
Il faut détruire le mécanisme d’accumulation capitaliste par la spéculation immobilière  qui est, comme chacun le sait, la cause des crises financières aux USA et en Espagne dans les années 2007 et 2008. Nous combattons la régulation par le prix, et préférons, selon l’adage «chacun selon ses moyens, chacun selon ses besoins», une régulation fixant sur la base des revenus le montant que chacun peut consacrer à son logement.
Il n’est pas question de toucher à la loi SRU, mais au contraire de renforcer l’obligation de se soumettre à la loi en obligeant les villes récalcitrantes à accueillir des logements sociaux en quantité suffisante.

Il faut en effet cesser de regarder le logement comme une charge, mais au contraire comme  un investissement à caractère productif. D’après un rapport du FMI, 1 € investi produit 3 € d’activité et de retour pour l’Etat, sous forme d’impôt et de TVA. L’investissement locatif serait ainsi remboursé en 20 ans.

Le constat dans notre pays est accablant :

150 000 personnes vivent dans la rue, dont 30 000 enfants sans abri fixe ;
4 millions de personnes sont mal logées ;
12 millions sont menacées par un problème lié directement à leurs conditions de logement.

En même temps, a contrario, 3 millions de logements sont vacants et les allègements fiscaux ne permettent pas, on le voit bien, de régler le problème. Au contraire, ils alimentent la spéculation.

Nous engagerons donc un vaste plan pour le logement, doté d’un budget de 18 milliards d’euros sur les 100 milliards du plan de soutien national, accompagné des mesures suivantes :

interdiction des expulsions locatives sans relogement ;
construction de 200 000 logements par an pendant 5 ans ;
réhabilitation de 700 000 logements aux normes écologiques, dans le cadre de la planification écologique, pièce maîtresse de notre programme :
renforcer la détection des passoires énergétiques et mettre fin aux situations de précarité énergétique que connaissent les ménages
coordonner, former et labelliser des professionnels de la rénovation énergétique, avec obligation de résultats ;
mettre en place un guichet unique, regroupant les demandes de financement, l’évaluation des besoins, la coordination des professionnels, qui est une nécessité pour organiser la rénovation par les propriétaires particuliers ;
mise en place d’une garantie universelle des loyers, pour favoriser l’accès de tous au logement ;
lancer un plan d’éradication du logement insalubre, de renouvellement urbain et de construction de logements sociaux, en renforçant les sanctions envers les communes ayant un parc social insuffisant ;
donner la priorité au collectif sur l’individuel, et interdire la vente des logements sociaux ;
lutter contre la spéculation immobilière en imposant les transactions d’importance au moyen d’une taxe progressive ;
soutenir les projets d’habitat participatif et coopératif.

Voilà, le débat reste ouvert, cette liste de nos actions n’est pas exhaustive, mais l’action en faveur du logement est bien au coeur de notre programme L’avenir en commun.

Nos candidats aux élections législatives

Le 10 février, les insoumis(e)s du département faisaient connaître leurs binômes, strictement paritaires, de candidatures aux élections législatives. Du secteur public et privé, jeunes et moins jeunes, une représentation nouvelle et diversifiée, à l’image des attentes des électrices et des électeurs aubois.

Chaque candidat s’est présenté en développant un aspect du programme. Ces interventions sont lisibles dans la partie argumentaires du site…

ja
Le binôme de la première circonscription, Alexandre Faou (le jeune !) et Julie Lapeyre (à gauche, évidemment !)

 

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André Smolarz
a
Anne Monsus était seule pour représenter la deuxième circonscription.

 

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Janny Borca et Yves Bouteiller pour la troisième circonscription !

L’article que Libération Champagne y a consacré est téléchargeable ici.