Venue de Christian Audoin : la force de la conviction au service de l’enthousiasme

Il est des signes qui ne trompent pas, et le succès de la réunion publique organisée mardi 7 mars à Troyes est bien le signe que l’Aube insoumise s’est inscrite de manière forte et durable dans le paysage politique aubois.

Une bonne quarantaine de personnes se sont retrouvées pour un échange toujours passionnant, parfois un peu passionné, sur les questions de fond que pose cette campagne électorale, bien loin du climat des “affaires” et autres alliances de circonstance… Une façon d’affirmer que faire de la politique autrement est un long travail, de patience et de rigueur…

Christian nous en a donné une preuve éclatante…

Deux extraits vidéos ci-dessous, car la batterie est tombée en panne ! Pas trop tôt heureusement…

Une première réponse de Christian à une question qui est à l’esprit de tout le monde : pourquoi ne pas faire un rassemblement “à gauche” qui, mathématiquement, permettrait à un candidat (lequel ?) d’être au second tour ? Dans les images qui suivent, Christian précise à quel point notre projet est d’une autre envergure, soucieux de construire dans les têtes et les coeurs le rapport de force nécessaire à nourrir la dynamique sociale d’émancipation à mettre en place et à soutenir contre les assauts de la réaction et du patronat après la victoire électorale, première étape certes, mais simplement une étape.

Dans un deuxième temps, Christian a répondu à toute une quantité de questions, portant sur les services publics, l’éloignement des gens de leur lieu de travail, la pollution… Beaucoup de réponses, et une méthode : faire intervenir et travailler les gens autrement, en les associant aux prises de décision dans la perspective de l’ntérêt général humain.

Et pour vous consoler de cette fin trop brusque, le livret programmatique “Pour la justice et l’égalité territoriale” dont Christian est le co-auteur.

Si le livret ne s’affiche pas, vous pouvez le consulter et le télécharger sur le site de L’Avenir en commun

Où est donc passée la culture ?

Ci-dessous l’intervention de Julie Lapeyre, lors de la présentation de sa candidature dans la première circonscription.

julieOù est donc passée la culture ?

En tant qu’étudiante de la licence professionnelle Métiers du Livre et du Patrimoine dispensée au Centre Universitaire de Troyes, la culture est quelque chose qui me tient à cœur. J’entends et je lis depuis une vingtaine d’années que les subventions pour la culture diminuent d’années en années, et cela me conduit à m’investir pour la culture au niveau du territoire.
La culture est quelque chose de fondamental pour la démocratie. La culture doit en effet permettre à tous de s’émanciper, de pouvoir faire son propre avis sans subir celui des autres. En tant que future professionnelle de la culture, je suis alarmée par la non-présence de la culture dans les programmes des candidats à la présidentielle, à l’exception de celui de la France Insoumise qui remet la culture au cœur du débat.
La culture n’est plus aussi démocratisée qu’avant, à présent de grands groupes se mêlent à des institutions culturelles comme Vivendi, Sony ou Pinault, pour ne citer qu’eux, qui se font passer pour des mécènes – ce dont les institutions culturelles ont réellement besoin – pour ne pas payer d’impôts parce qu’ils « aident à promouvoir la culture ». Des œuvres sont confisquées au public du fait de la spéculation dont elles sont victimes. Les institutions culturelles se concentrent dans les grandes villes. La culture n’est plus une priorité politique depuis les années 1990 et c’est encore plus flagrant de nos jours.
La culture, et en particulier l’art, est à présent dévoyée pour servir le marketing et la culture de masse homogène à laquelle les dirigeants aspirent. L’exception culturelle française, celle qui nous permettait de nous affirmer comme puissance de la culture sans la mettre au service du mercantilisme que proposaient les Etats-Unis, est menacée.
L’Aube, département dont le patrimoine remonte aux temps antiques, doit pouvoir faire reconnaître la culture qui est la sienne. Elle a déjà commencé en numérisant la bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux, mis en avant son patrimoine médiéval, mais cela ne suffit pas. Les Aubois ne sont pas forcément au fait de l’immense richesse de leur patrimoine, et la France Insoumise peut les y aider avec son programme consacré à la culture.
Nous proposons d’étendre la gratuité dans les musées et autres lieux culturels recevant des subventions publiques nationales, en ouvrant notamment les institutions culturelles gratuitement tous les dimanches. Cela passe notamment par la sortie des indicateurs tels que les recettes, qui ne sont que quantitatifs, et imposer la diversité des publics, notamment grâce aux visites scolaires. Pour cela, embaucher des personnels est nécessaire, et nous proposons d’augmenter le nombre des enseignant.e.s spécialisé.e.s dans l’enseignement artistique qui fait cruellement défaut à l’Education nationale. Enfin, l’investissement public en matière de culture sera de 1% du PIB, demandé depuis 1956 par André Malraux, premier Ministre de la Culture, et jamais atteint depuis.
Pour que la France soit enfin reconnue comme puissance culturelle, c’est à nos candidatures, celle de la France Insoumise, celle de Jean-Luc Mélenchon, qu’il faut faire confiance.

Stop à l’Europe du libre-échange et du mépris des peuples

Ci-dessous l’intervention d’André Smolarz, lors de la présentation de sa candidature dans la deuxième circonscription.

ident_andre_sActivité professionnelle
Enseignant-chercheur à l’Université de Technologie de Troyes

Engagements associatifs
– Co-initiateur et animateur du collectif Stop TAFTA de l’Aube (depuis fin 2014)
– Inspirateur de l’association LÉclairCit (acronyme pour « Les Éclaireurs Ci- toyens ») et membre de son CA depuis sa création en novembre 2015. Cette association a vocation à décrypter les contenus médiatiques et à mettre en lumière les sujets mal ou pas traités par les médias dominants.
– Membre du collectif de soutien au peuple grec-Aube

Engagement politique
Je suis membre du PG10 depuis février 2012.

 

Stop à l’Europe du libre-échange et du mépris des peuples

L’Europe que nous connaissons est une institution dont le fonctionnement non démocratique n’est plus à démontrer. Il existe certes une représentation parlementaire, mais les “députés” européens, au contraire des députés de l’assemblée nationale, ne constituent pas une force de proposition. Ils ont pour mission essentielle de se prononcer sur les textes et accords divers proposés par la commission européenne qui, elle, n’est en aucun cas représentative.
L’expression populaire et citoyenne se trouve donc systématiquement tenue à l’écart pour ne pas dire totalement ignorée.
L’épisode grec a été l’occasion d’observer à quel point cette institution est dénuée d’humanisme et fait preuve du plus grand cynisme en manifestant sans vergogne  son mépris du bien commun et de l’intérêt général.

Sur un plan plus général, la volonté et l’acharnement de la commission européenne à vouloir imposer aux peuples des états membres, qui les rejettent massivement, des traités de libre-échange tels que TAFTA, CETA et TISA, montrent à quel point cette institution cherche à asphyxier toute initiative politique. Il s’agit ni plus ni moins d’instaurer en Europe un pouvoir privé en lieu et place des gouvernements démocratiquement élus et aucun échelon de nos institutions (national, régional, départemental ou communal) n’échappe à ce fléau.

Au plan professionnel, étant enseignant-chercheur à l’Université de Technologie de Troyes (UTT) depuis sa création en 1994, j’ai pu observer, au cours des deux dernières décennies, la grande détermination des gouvernements à libéraliser le monde universitaire. Le candidat Hollande devait mettre fin à la loi LRU mise en place par V. Pécresse sous N. Sarkozy. Elle a été, sous sa Présidence, renforcée par la Ministre Fioraso. Les traités de libre-échange qui nous pendent au nez tels que CETA et TAFTA, si nous ne nous y opposons pas, finiront de privatiser totalement le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Les universités telles que l’UTT finiront alors par rejoindre les écoles privées (ESC, EPF…) au niveau des frais d’inscription qui sont extrêmement élevés (plusieurs milliers d’euros). Ce processus ne fera qu’aggraver davantage l’impossibilité pour les jeunes issues des classes populaires d’accéder à l’enseignement supérieur.

Sur un plan plus militant, j’ai proposé au PG10 (Parti de Gauche de l’Aube) dont je suis membre depuis 2012,  la création d’un collectif STOP-TAFTA dans l’Aube. J’anime ce collectif depuis le début de 2015 et cela m’a permis, entre autres, d’aller à la rencontre des aubois en animant plusieurs soirées-débats à différents endroits du département. J’ai ainsi présenté les traités de libre-échange TAFTA et CETA en détaillant les mécanismes les plus redoutables qu’ils contiennent afin de montrer les menaces qu’ils représentent pour la démocratie, mais aussi sur les plans social et environnemental. Ces aspects frappent déjà durement l’Aube avec des vagues de licenciements (Sodimédical, Allia…) et le triste palmarès de ce département en termes de consommation de pesticides dans les secteurs agricoles et viticoles.
Dans cette situation, il est du devoir des députés – qui se doivent de veiller à l’intérêt des citoyens –, de s’opposer à ces traités en refusant de les ratifier. Les députés qui seront élus au nom de la France insoumise, ont pris ces engagements, contrairement à nos actuels élus de l’Aube.
Sur un plan plus global, c’est l’institution européenne armée de ses traités qui est directement à la manœuvre pour ces projets et c’est aussi la raison pour laquelle la France Insoumise propose un plan A et un plan B de sortie de cette Europe. Notre volonté n’est pas de rejeter tout projet d’union européenne, mais juste d’en finir avec le schéma actuel pour en construire un nouveau qui agisse dans l’intérêt des peuples et de leur environnement social et écologique.

La volonté et le courage politiques des députés dans un pays tel que la France seront absolument déterminants dans ce contexte, et particulièrement dans le cadre de la nouvelle et 6ème République que nous proposons. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de participer aux élections législatives pour la France Insoumise dans la deuxième circonscription de l’Aube afin de défendre le programme « l’Avenir en Commun » porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

“La définition de ce qui est du travail est donc centrale et fondamentalement politique.”

Ci-dessous l’intervention d’Anne Monsus, lors de la présentation de sa candidature dans la deuxième circonscription.

anneJ’ai bientôt 62 ans.

Par la grâce des gouvernements alternativement conservateurs et socialistes, j’exerce encore à ce jour le beau métier de médecin du travail en service interentreprise sur Troyes. Par la grâce des gouvernements alternativement conservateurs et socialistes, de modernisation en modernisation, mon espèce, née avec les lois sociales de 1946, est en voie d’extinction.
J’ai assuré pendant plus de 20 ans, une fonction de délégué du personnel à laquelle j’ai mis fin après la signature de l’Accord National Interprofessionnel de 2013 par le syndicat auquel j’adhérais. J’avais été élue sous son étiquette et pour moi, il perdait toute légitimité à défendre le droit des salariés.
Ces fonctions de terrain  m’ont sans cesse interpellé sur le travail et les conditions de son exercice en constante dégradation, mais aussi sur mon impuissance.

Par éducation et en partie par atavisme familial, je vote à gauche depuis 1974. Ma conscience politique ne s’éveille qu’en 2005 lors du référendum sur la constitution européenne. 191 pages de bonnes intentions ruinées dès le titre I par l’objectif de l’Union d’offrir à ses citoyens… un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. Confortée par l’intervention à Sainte-Savine de Jacques Généreux, actuel responsable du  programme économique de l’Avenir en Commun, j’ai voté NON. L’Europe n’a pas changé de dogme, je n’ai pas changé de conviction sur l’Europe ! Je suis en cohérence avec notre proposition : plan A / plan B. Pour la campagne 2012, je décide de m’impliquer et me tourne vers le PS. Je m’aperçois très rapidement que ce n’est pas parce qu’il y a de la lumière que la boutique est forcément bien achalandée ! Les rapides reniements du président, élu sur l’aspiration populaire de mettre au pas la finance, me sont insupportables et j’adhère en octobre 2012 au Parti de Gauche. Il y a moins de lumière mais il y a plus d’idées au service de l’intérêt général ! A partir de ce moment, je vais beaucoup lire pour comprendre et me forger une forte conviction que nous, le Peuple, nous pouvons et devons sortir  du modernisme archaïque qui nous est proposé comme modèle naturel et qui nous conduit à notre perte sur les plans social et écologique. Je me reconnais dans une action politique, c’est-à-dire qui définit les modalités du vivre ensemble , l’action individuelle ou communautariste m’apparaissant, pour intéressante qu’elle soit, insuffisante. C’est bien notre proposition de prendre le pouvoir et de convoquer une assemblée constituante pour une VIème république.
Cet engagement m’a conduit à participer dans la mesure de mes disponibilités et moyens aux campagnes électorales qui ont suivi la présidentielle de 2012, dans l’esprit du Front de Gauche, et notamment à me porter, à Sainte-Savine, sur une liste aux municipales. Sur ce même principe « Indignez-vous et Engagez-vous » je présente ma candidature de citoyen ordinaire pour les élections législatives de 2017 sur la 2eme circonscription, au sein du mouvement de la France Insoumise dont le programme l’Avenir en Commun est porté  à la présidentielle par Jean-Luc Mélenchon.
Je m’intéresse particulièrement au travail qui a une dimension anthropologique et politique. Les travaux de psychodynamique du travail montrent que la souffrance est toujours au rendez-vous de l’activité concrète mais, en fonction des caractéristiques  de l’organisation du travail, cette souffrance peut dans certains cas conduire à la maladie  et, dans d’autres cas, elle peut être  transformée en plaisir et devenir un facteur de santé mentale. Depuis les années 2000, les médecins du travail tirent la sonnette d’alarme sur le rôle pathogène des organisations gestionnaires mises en place dans les années 90, stress, burn-out, suicides…nous savons ce qu’il en est aujourd’hui. En fait, lorsqu’il y a souffrance, c’est une souffrance dans l’emploi et non pas une souffrance  au travail, ce qu’expriment bien les salariés en disant « j’aime mon travail mais je n’en peux plus des conditions dans lesquelles je le réalise ». Notre langage commun confond souvent travail et emploi, alors que l’emploi, et donc le marché du travail où l’on vend sa force de travail, sont des créations capitalistes. Il n’y a pas de loi naturelle du travail. La question de savoir qui dans une société décide de ce qui a une valeur économique, et au nom de quels critères, est celle du pouvoir. En tant que femme, je connais, au-delà des  contraintes personnelles qui s’attachent à l’emploi, les contraintes familiales et sociales qui s’y ajoutent.
La définition de ce qui est du travail est donc centrale et fondamentalement politique. Le programme  l’Avenir en commun  assume pleinement cette position dans l’ensemble des champs de propositions. Il s’agit bien d’une urgence démocratique, d’une urgence sociale avec notamment la nécessaire abrogation de la loi El Khomri qui, en inversant la hiérarchie des normes, pousse au moins-disant social et au désordre économique mais aussi d’une urgence  écologique et de progrès humain, dans un contexte européen et international qui doit être reconsidéré.
Sur cette question comme sur d’autres je trouve de la cohérence à ce programme. C’est pour cela que je suis prête à m’engager ,au sein du mouvement de la France Insoumise , pour l’Avenir en commun .

“D’autant plus sensible au drame qu’ont été les délocalisations de l’industrie textile dans l’Aube”

Ci-dessous l’intervention de Janny Borca, lors de la présentation de sa candidature dans la troisième circonscription.

janny-borca63 ans
Retraitée du textile
Militante CGT

Vu mon activité professionnelle, je suis d’autant plus sensible au drame qu’ont été les délocalisations de l’industrie textile dans l’Aube depuis des années. C’est ainsi que de nombreuses familles se retrouvent sans emplois et dans la précarité.

Mais cette vague de désindustrialisation, malheureusement, ne s’est pas arrêtée au textile. En quelques mois, l’usine Simpa, qui faisait vivre le bassin d’emploi de Vendeuvre sur Barse, est fermée alors que le carnet de campagne est plein, pour se transporter en Roumanie… Et c’est le  même drame qui vise maintenant l’usine Allia à La Villeneuve aux Chênes, car le trust suisse qui s’en est emparé veut exporter la production au Portugal, où la main d’oeuvre est moins chère. C’est le scandale du dumping social à l’intérieur des frontières européennes.

On se rappelle que la campagne présidentielle de 2012 s’était déroulée en même temps que le conflit des Sodimedical. Qu’est-il advenu des belles promesses ? Rien, et les anciennes ouvrières de l’entreprise, qui se sont battu héroïquement pour défendre l’outil industriel aubois, se sont retrouvées dans les pires difficultés, comme ça a été le cas pour celles de VSP, à qui la justice de classe a refusé un dédommagement décent…

Alors oui, dans ce contexte, poser la question de la réindustrialisation, c’est poser la question de l’avenir du département.

Dans notre programme L’Avenir en commun, cela passe par un certain nombre de mesures, dans un chapitre à juste titre intitulé «Protéger et partager» :

instaurer un protectionnisme solidaire pour produire en France
engager un plan de relance de l’activité et de l’emploi au service de la transition écologique
en injectant 100 milliards supplémentaires dans l’économie pour des investissements socialement et écologiquement utiles
en transformant les 41 milliards annuels du pacte de responsabilité et du CICE pour financer les travaux et les activités socialement et écologiquement utiles
mobiliser l’argent pour financer les petites et moyennes entreprises et la création d’emploi, par la création d’un pôle public bancaire et en accordant une licence bancaire à la Banque Populaire d’Investissement pour qu’elle puisse se financer auprès de la BCE.
protéger l’économie sociale et solidaire
empêcher les licenciements boursiers
abroger la loi Le Khomri
travailler moins pour travailler tous : 6ème semaine de congé pour tous les salariés ;
majorer les heures supp (25 % pour les quatre premières, 50 % ensuite)
revenir sur le travail du dimanche
instaurer une allocation d’études pour permettre aux jeunes d’étudier sans avoir à travailler ;
rétablir le droit à la  retraite à taux plein à 60 ans, ramener la durée de cotisation à 40 annuités.

C’est pour ça que je propose ma candidature, dans le cadre de la France insoumise, pour l’élection dans la 3ème circonscription de l’Aube.
Je porterai avec courage et détermination notre projet, pour L’avenir en commun, avec Jean-Luc Mélenchon et, localement, avec les insoumises et les insoumis pour redonner le pouvoir aux Aubois.

L’action en faveur du logement est au coeur de notre programme !

Ci-dessous l’intervention d’Yves Bouteiller, lors de la présentation de sa candidature dans la troisième circonscription.

yves-bouteiller62 ans
Commercial à la retraite
Conseiller municipal à Romilly pendant 13 ans
Président d’associations sportives et politiques

Il faut déjà souligner la nécessité que chacun dispose d’un espace protégé, le logement, qui est le point d’accès à beaucoup d’autres droits comme :

l’éducation pour les enfants ;
la santé ;
la participation à la vie citoyenne.

C’est pourquoi nous portons la proposition d’inscrire le droit au logement dans la constitution. Nous devons garantir une sécurité sociale du logement et atteindre l’objectif de zéro SDF.
Il faut détruire le mécanisme d’accumulation capitaliste par la spéculation immobilière  qui est, comme chacun le sait, la cause des crises financières aux USA et en Espagne dans les années 2007 et 2008. Nous combattons la régulation par le prix, et préférons, selon l’adage «chacun selon ses moyens, chacun selon ses besoins», une régulation fixant sur la base des revenus le montant que chacun peut consacrer à son logement.
Il n’est pas question de toucher à la loi SRU, mais au contraire de renforcer l’obligation de se soumettre à la loi en obligeant les villes récalcitrantes à accueillir des logements sociaux en quantité suffisante.

Il faut en effet cesser de regarder le logement comme une charge, mais au contraire comme  un investissement à caractère productif. D’après un rapport du FMI, 1 € investi produit 3 € d’activité et de retour pour l’Etat, sous forme d’impôt et de TVA. L’investissement locatif serait ainsi remboursé en 20 ans.

Le constat dans notre pays est accablant :

150 000 personnes vivent dans la rue, dont 30 000 enfants sans abri fixe ;
4 millions de personnes sont mal logées ;
12 millions sont menacées par un problème lié directement à leurs conditions de logement.

En même temps, a contrario, 3 millions de logements sont vacants et les allègements fiscaux ne permettent pas, on le voit bien, de régler le problème. Au contraire, ils alimentent la spéculation.

Nous engagerons donc un vaste plan pour le logement, doté d’un budget de 18 milliards d’euros sur les 100 milliards du plan de soutien national, accompagné des mesures suivantes :

interdiction des expulsions locatives sans relogement ;
construction de 200 000 logements par an pendant 5 ans ;
réhabilitation de 700 000 logements aux normes écologiques, dans le cadre de la planification écologique, pièce maîtresse de notre programme :
renforcer la détection des passoires énergétiques et mettre fin aux situations de précarité énergétique que connaissent les ménages
coordonner, former et labelliser des professionnels de la rénovation énergétique, avec obligation de résultats ;
mettre en place un guichet unique, regroupant les demandes de financement, l’évaluation des besoins, la coordination des professionnels, qui est une nécessité pour organiser la rénovation par les propriétaires particuliers ;
mise en place d’une garantie universelle des loyers, pour favoriser l’accès de tous au logement ;
lancer un plan d’éradication du logement insalubre, de renouvellement urbain et de construction de logements sociaux, en renforçant les sanctions envers les communes ayant un parc social insuffisant ;
donner la priorité au collectif sur l’individuel, et interdire la vente des logements sociaux ;
lutter contre la spéculation immobilière en imposant les transactions d’importance au moyen d’une taxe progressive ;
soutenir les projets d’habitat participatif et coopératif.

Voilà, le débat reste ouvert, cette liste de nos actions n’est pas exhaustive, mais l’action en faveur du logement est bien au coeur de notre programme L’avenir en commun.

L’Etat est-il encore capable de soigner ses citoyens dans les meilleures conditions ?

Ci-dessous l’intervention d’Alexandre Faou, lors de la présentation de sa candidature dans la première circonscription.

alexandre-faou

Etudiant infirmier
Militant alternatiste
Insoumis passionné

Mon statut d’étudiant infirmier m’invite inévitablement à évoquer les problématiques de santé sur notre territoire, et à les promouvoir comme un des axes principaux de notre campagne. 
Plus qu’un point qui me tient personnellement à coeur, il s’agit là d’un enjeu primordial dans la valeur que nous donnons à notre démocratie, avec une question centrale : L’état est-il encore capable de soigner ses citoyens dans les meilleures conditions ?

Aborder tous les problèmes présents dans le milieu de la santé en les détaillant nous prendrait un temps considérable, j’aimerais donc simplement vous en citer quelques uns :

Dévalorisation des professionnels
Tarification à l’acte
Logique d’entreprise
Loi Bachelot et Touraine
Numerus clausus
Sous-effectifs
Pénurie de médecin de campagne
Manque de formations, de locaux décent, de matériel, de lits
Précarité professionnelle
Charge de travail trop importante
Problématiques familiale, de santé, Burn out et suicide des professionnels

Le système de santé publique nous a été confisqué, au travers d’une politique incohérente et détachée des réalités telles que les décrivent et les font remonter les professionnels de terrain, qui subissent chaque jour les effets de ces politiques sur leur quotidien au travail et même jusque dans leur vie privée, lentement déchirée par cette liste interminable d’erreurs et de méthodes politiciennes, qui n’ont pour seul but de faire de l’hôpital une énorme entreprise qui rapporte.
Mais cet hôpital ne tient plus que sur le dévouement des professionnels.Par exemple, dans l’Aube, il manquerait 11 psychiatre pour pouvoir accueillir, avec les soignants, la patientèle touchée par des pathologies mentales, un problème de santé publique qui touche jusqu’à 1 français sur 5.
On pourrait tout aussi bien citer les difficultés pour les hôpitaux de notre département à accueillir les autres patients, tant leur moyens financiers ont été saignés au cours des dernières années.
Et enfin, comment ne pas penser aux 6 infirmiers qui ont mis fin à leur jours en France durant l’année qui vient de passer ? Comment rester indifférent à ces appels à l’aide répété du corps médical ? Comment peut on abandonner ceux qui soignent les Français, les Aubois et qui nous montrent aujourd’hui l’extrême nécessité d’une grande réforme de notre système de santé.

Nous proposons donc de quitter la logique d’entreprise présente dans l’hôpital pour en refaire un véritable service public de la santé qui prend à la fois soin de ses patients et de ses soignants.
Cela passe inévitablement par le changement de financement de l’hôpital avec une refonte de la tarification à l’activité  et la mise en place d’un corps de médecins fonctionnaires au sein de maisons de santé qui permettront un maillage des désert médicaux et un désengorgement des urgences qui sont aujourd’hui trop souvent consultés par manque de généralistes disponibles.
Nous fusionnerons la sécurité sociale et les complémentaire pour mettre fin à des dépenses qui n’ont pas lieu d’être, permettant une réelle égalité face à la santé, pour qu’il n’y ait plus d’un côté les mutuelles pour les plus pauvres avec peu de remboursement, et d’un autre côté des versions supérieures réservées aux plus riches.

De plus pour que l’hôpital publique puisse mener à bien la mission qui lui a été confiée, nous formerons et embaucherons des médecins, des infirmières et des aides soignantes après avoir évalué les manques sur le local, au sein des hôpitaux par les professionnels.

Ces professionnel seront évidemment inclus dans la remise en place effective des 35h qui devront être réellement appliquées en s’astreignant à une décision nécessaire dès le début du quinquennat, à savoir la possibilité pour nos soignants, soit de récupérer, soit de se faire payer leur compte d’heures supplémentaires qui peut parfois aller jusqu’à plusieurs semaines de travail en plus dans l’année.

Aussi pour éviter à l’avenir de créer en France, un système à l’américaine dont on connait déjà les effets, c’est vers nos candidatures, et celle de Jean-Luc Mélenchon, que nous devons nous tourner.

Nos candidats aux élections législatives

Le 10 février, les insoumis(e)s du département faisaient connaître leurs binômes, strictement paritaires, de candidatures aux élections législatives. Du secteur public et privé, jeunes et moins jeunes, une représentation nouvelle et diversifiée, à l’image des attentes des électrices et des électeurs aubois.

Chaque candidat s’est présenté en développant un aspect du programme. Ces interventions sont lisibles dans la partie argumentaires du site…

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Le binôme de la première circonscription, Alexandre Faou (le jeune !) et Julie Lapeyre (à gauche, évidemment !)

 

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André Smolarz
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Anne Monsus était seule pour représenter la deuxième circonscription.

 

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Janny Borca et Yves Bouteiller pour la troisième circonscription !

L’article que Libération Champagne y a consacré est téléchargeable ici.

Une belle assemblée citoyenne sur la santé !

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Riva

Une trentaine de personnes ont assisté vendredi soir à l’assemblée citoyenne organisée sur le thème de la santé, dans le cadre de la campagne présidentielle. Un débat riche et approfondi, éclairé par Riva Gherchanoc, co-rédactrice du livret programmatique sur la santé (bientôt disponible).

Merci à toutes et tous, et à la prochaine, qui aura lieu le 24 mars sur le thème de l’énergie.

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