Réunion publique sur l’incinérateur … euh non…. sur l’unité de valorisation énergétique … on y était.

Rédigé par : Joëlle

Mercredi 10 janvier 19 heures,
Espace Bienaimé à La Chapelle Saint Luc.

À l’entrée

Pour mettre le public dans l’ambiance, nous avons distribué les tracts annonçant la réunion Linky du lendemain. Info bien accueillie ou déjà connue.

 Avant de pouvoir entrer dans la salle, fouille au corps par deux vigiles. On se serait cru à l’entrée d’un concert de rock.. On ne sait pas qui payait les vigiles, certainement Véolia qui devait craindre que des Chapelains excités ne mettent la pagaille …

 Salle bien remplie… et bien sage, tout du moins au début.

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Crédit photo – L’Est-Éclair du 11 janvier 2018

 Sur la scène

À gauche les trois membres de la commission d’enquête ; à droite, installés autour d’une table basse et en tenue décontractée, les représentants de Véolia pour « le projet Valaubia sur l’unité de valorisation énergétique ». Vous suivez bien ? Et non pas de la grosse entreprise qui privatise le traitement des déchets de la communauté urbaine en espérant se faire pas mal d’argent.

Une médiatrice est là également : elle nous informe que la réunion est enregistrée (audio) et qu’elle va reformuler les questions posées…

Ah, on nous présente également Madame Boeglin, présidente du SDEDA ( Syndicat départemental de l’élimination des déchets de l’Aube).

La Vidéo

   Le président de la commission d’enquête nous explique loooonguement le travail entrepris. Mais voilà le moment tant attendu, la lumière véolienne arrivant enfin jusqu’aux esprits embrumés des Aubois : la VIDEO !!! Une voix d’hôtesse de l’air (c’est le cas de le dire…), une musique sautillante et nous voilà embarqués au beau pays de l’incin… ahhh… je rechute.. de l’unité de valorisation énergétique. Des schémas, un ballet de beaux camions Véolia qui s’engouffrent dans un bâtiment noir ultra moderne… Et personne n’est oublié : il y aura des « ateliers pédagogiques » ; si, si, on emmènera les élèves voir la combustion des déchets (mais comme c’est pédagogique, ils auront droit à des messages pour leur dire de bien faire le tri…).
Et puis le must : une serre chauffée grâce à nos déchets… Mais au fait, combien d’emplois seront créés pour accomplir toutes ces nobles missions ?  22 emplois pérennes est il indiqué dans la vidéo (À ce sujet, suite à une question posée par un habitant, l’un des cadres nous dit que ce seront des personnes formées par Véolia, il ne parle pas d’embauche locale…).
Pour compléter le voyage au pays de Valaubia, un salarié de Véolia nous a ensuite de nouveau expliqué le processus. Tout cela annoncé au futur : on fera, ce sera… Un membre de l’assistance lui rappelle que l’usage du conditionnel serait plus approprié puisque, officiellement, la décision n’était pas encore prise…

Ah, il avait oublié ce détail….

Les questions du public

Puis les questions du public vont s’enchaîner…
Au début, peu de mains levées et calme général. Mais peu à peu, tout s’emballe. les questions fusent, avec ou sans micro, les mains se lèvent par dizaines, l’assistance commente, questionne, se moque, applaudit, enfin… s’applaudit !!

 Toutes sortes de questions sont posées : qu’est ce qu’un « jury de nez qui établit un état zéro » ? La décote prévisible des habitations proches, la qualité de l’air, le surdimensionnement de l’incinérateur alors que l’on doit aller vers une baisse importante du volume de nos déchets, le coût du raccordement au réseau chaleur puisqu’il est dit que Véolia devrait vendre de l’énergie, notamment à deux entreprises de la Chapelle : Michelin et Mefro, qui paiera le million d’euros du km de raccordement entre incinérateur et entreprises (devinez la réponse… bien sûr les habitants de l’agglomération), le contrôle des déchets dangereux (d’après Véolia, il sera fait visuellement par des salariés). Dans une interview donnée le 2 janvier à l’Est Eclair, le directeur secteur de Véolia dit : «  Tout d’abord, les producteurs s’engagent à nous livrer des déchets conformes. (….) Il y a nos autocontrôles. ».
Parfait, nous voilà rassurés… A propos de la vente d’énergie aux entreprises, le directeur de Mefro Wheels prend la parole et dit que le tarif proposé par Véolia pour le mégawatt-heure n’est pas vraiment intéressant pour son entreprise et que pour le moment aucune convention avec Véolia n’a été signée. Mince…

Madame Boeglin du Syndicat départemental a bien du mal à faire face à tant de malveillance du public !!! Elle nous dit qu’elle habite à côté « du futur site » et qu’elle n’a pas peur !!!
Nous voilà rassurés… Un habitant lui demande quels autres sites avaient été envisagés. Difficile de s’en souvenir. Pont Sainte Marie et …. et ??? Elle est en permanence briefée par le représentant de Sage Services (maîtrise d’ouvrage du projet) qui trouve d’ailleurs souvent plus efficace de parler à sa place. (L’Est Éclair traduit cela par un article dont le titre est « La présidente du Sdeda tient des propos ambigus »…). Une élue donc, certainement très appréciée de Véolia..

Le point de vue du Maire

Olivier Girardin, maire de La Chapelle Saint Luc, est intervenu. Il se pose de nombreuses questions et fait part de l’inquiétude qu’il perçoit chez  les habitants.

Il dit d’ailleurs rencontrer les représentants de l’entreprise pour la première fois… Bienvenue à l’opaque pays Véolia… Mais en conclusion, Monsieur le Maire déclare que s’il faut un incinérateur, eh bien, il est préférable qu’il soit à la Chapelle. J’ai un peu de mal à suivre le raisonnement…

Un représentant d’Aube durable intervient et rappelle que la Commission européenne recommande un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs (janvier 2017). Rappelons les préconisations de cette commission : supprimer des aides publiques à l’incinération des déchets, accroître les taxes pesant sur ces usines, et réorienter les projets publics vers des projets tendant vraiment à une économie circulaire.

Annulation de l’enquête publique

Mais coup de théâtre au cours de la réunion, une participante dit qu’elle voit sur le site de l’Est Eclair que l’enquête publique est en fait annulée !!! Madame Boeglin répond qu’elle n’a pas été avertie officiellement, flottement… Un article paru dans le journal de vendredi 12 précise qu’elle était en fait bien avertie de cette annulation dès le… 2 janvier.

Dans l’article, ses propos à un interlocuteur sont ainsi rapportés : « le nouveau calendrier devrait être décalé de trois mois, avec un démarrage des travaux cet été plutôt qu’en mars prochain .» Bien ! Décidément, le processus démocratique n’est pas à l’ordre du jour…
On pourrait plutôt parler de simulacre démocratique, non ??? Enquête publique à refaire, décision de l’État pas encore rendue, mais de toute façon les travaux commencent dans trois mois !!!

Précision : pourquoi  l’enquête est-elle annulée ?  Je cite l’explication parue dans l’Est Éclair : « Un arrêt du Conseil d’État datant de décembre dernier a annulé une règle du Code de l’Environnement. Celle-ci donnait autorité au Préfet de région pour signer les avis des autorités environnementales. Or, c’est désormais à la mission régionale de le faire, pour une question d’indépendance. »
Il faudra donc recommencer le processus. Mais ne perdons pas de vue que la commission d’enquête ne rend qu’un avis consultatif, ainsi que la municipalité de la Chapelle. C’est toujours le Préfet, après la signature de l’avis de l’autorité environnementale, qui autorise, ou pas, la construction.

Au cours du débat, une question est posée : « et si le projet de construction était abandonné ? » Le représentant de Sage services (assistant à maîtrise d’ouvrage du projet) dit qu’il faudra bien sûr payer…
Combien , combien ? demande  l’assistance. Il avance une somme : 7 ou 8 millions d’euros à verser à Véolia !!!

A la fin du débat, un participant prend, difficilement, la parole pour évoquer les agissements de Véolia, notamment en Italie (traitements déchets toxiques…). Les représentants présents ne sont au courant de rien bien sûr ! Ils sont là pour l’unité de valorisation énergétique… et rien d’autre !!!

Il est pourtant vrai que lorsqu’on tape Véolia et scandales sur notre ordi, on a l’embarras du choix : dégâts environnementaux, problèmes de santé (eau contaminée dans une ville des USA, etc ), corruption…

En conclusion

Donc : il y a une nouvelle enquête publique qui recommence, avec une nouvelle réunion publique. Le processus de la construction de cet incinérateur est engagé, avec le soutien clairement affiché du syndicat départemental. Il y a une inquiétude forte des habitants de l’agglomération et des environs.

Décidément, l’Aube est présente sur tous les fronts : médaille d’or des pesticides en France, lieu de stockage de déchets radioactifs, centrale nucléaire,  seul département en France (proportionnellement au nombre d’habitants) à se lancer dans un tel projet, en opposition totale avec l’avis de la commission européenne.

Il est encore temps de se mobiliser et d’envisager des actions !

                                                             Joëlle

Exigeons un referendum sur le CETA !

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Exigeons un referendum sur le CETA !

Le CETA, traité de commerce et d’investissement entre l’Union Européenne et le Canada est entré en application provisoire le 21 septembre dernier, mais il n’est pas trop tard pour le stopper car il n’a pas été ratifié en France. Ratifié, il ouvrirait grand la porte à de nombreux traités similaires. Pour un argumentaire détaillé, lire l’Appel de Frédéric Viale adressé ce soir 13 octobre à tous les collectifs locaux.
Frédéric Viale est l’auteur (paru en 2015) de « Le manifeste contre les accords transatlantiques – Attentats massifs contre la démocratie » et a tenu avec Jean-Michel Coulomb la conférence organisée par le collectif STOP-TAFTA-CETA de l’Aube le 16 mars 2015 à Troyes.
Pour les actions, cliquez sur les vignettes ci-dessous.

Interpelle

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Il faut agir vite : interpellons nos parlementaires pour que soit organisé un référendum sur la ratification nationale du CETA !

Pour en savoir plus : Les 10 bonnes raisons de refuser la ratification du CETA par la France

Macron et le CETA ou la politique « En même temps »

Maintenant on a bien compris, puisque les éditocrates nous le disent à longueur de temps, avec Macron on est dans l’ère du chamboule-tout politique. C’est forcément nouveau et frais puisqu’il est jeune !
Et gare à ceux qui voudraient promouvoir le maintien de droits acquis au prix de conquêtes plus que réformatrices puisque révolutionnaires.
Gare à ceux qui se réclament de la laïcité quand on évoque la religion du Marché et du Libre-échange.
Des ringards, des partisans du vieux monde qu’on vous dit !

Bon soit, mais regardons de plus près la logique macronienne. Durant la campagne, il fait de la communication davantage que de la politique. Il parle de projet, mais, même dans les débats publics, il parvient à ne pas parler politique. Il est déjà «en même temps» et on ne s’en rend pas encore compte.

L’écologie, par exemple, est la grande absente de sa campagne et on a pu, mardi dernier lors du face à face entre le 1er Ministre et Jean-Luc Mélenchon, mesurer à quel point ça n’avait pas évolué dans ce domaine puisque E. Philippe a été incapable de donner des réponses claires et précises sur la sortie du nucléaire.
De la même manière on a pu voir comment le gouvernement et son faux-nez vert Nicolas Hulot ont courageusement fait face à la FNSEA pour interdire le glyphosate (Ah pardon, on me dit dans mon oreillette que le glyphosate n’est pas interdit. Au temps pour moi).
Si on évoque Notre Dame des Landes ou le site d’enfouissement de Bure ou, plus récemment ce vendredi, la grogne des élus et habitants de la vallée de l’Arve, on ne peut pas dire que ce gouvernement affiche une volonté farouche d’aller vers la transition écologique et énergétique (en même temps, à ce sujet ça me fait penser que ces gens auraient dû s’intéresser à notre programme, car le ferroutage y figure, entre autres).
Et la baisse des APL ? Qui dans un premier temps apparaît comme une attaque sociale contre les plus nécessiteux, révèle en second plan (voir ici) le désintérêt de ce gouvernement pour les questions environnementales (au passage, c’est ce que nous défendons dans «l’Avenir en commun» au titre de l’écosocialisme).
On peut aussi évoquer les états généraux de l’alimentation et la réponse du Ministre de l’agriculture à François Ruffin.

Bref, la liste est longue et à quoi nous amène-t-elle ? Eh bien au constat que ce gouvernement, aux ordres de Président Macron, fait «en même temps» le contraire de ce qu’il dit. On a au final :

Jekkyl Emmanuel qui, il y a quelques jours à l’ONU, a appelé à la fin de ses trente-cinq minutes d’intervention « à réconcilier notre intérêt et nos valeurs, notre sécurité et le bien commun de la planète » et Hyde Macron qui applaudit des deux mains l’accord CETA et qui engage ses troupes pour le défendre ardemment (voir ici).

Rappelons pour enfoncer le clou,

  • que le gouvernement avait commandé une expertise qui a été remise au Premier Ministre le 8 septembre soit deux semaines avant la mise en application provisoire du CETA;
  • que ce rapport émettait des craintes sérieuses à propos des impacts  négatifs du CETA dans les domaines environnementaux, sociaux et démocratiques;
  • que Nicolas Hulot était farouchement opposé au CETA avant de devenir Ministre «en même temps»;
  • que même la FNSEA craint le CETA (bon rassurons-nous, pas pour des raisons d’intérêt général, mais pour le manque à gagner)…

Bon, «en même temps» j’dis ça pis j’dis rien !

 

Participation à la Soirée Ecol’Aube Festival

Vendredi soir, 7 avril 2017 se tenait une rencontre de l’écol’Aube Festival sur le thème :
“La question écologique s’invite dans la campagne présidentielle !”
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Chiche ! Qu’on s’invite en politique écologique φ , Élise et Alain chez les écol’aube !
Oui, un gars et une fille, féminin et masculin quoi ; quand on est à parité et c’est pas si facile, c’est bien de le dire !

Introduction

Dans un premier temps nous avons assisté a une présentation de la situation écologique globale par Jacques Rollet.
Présentation assez instructive sur les dégâts du productivisme, des fois qu’on ait encore des doutes…
Beaucoup de pédagogie, graphiques à l’appui, on a tous appris quelque chose de ce constat effroyable. Ressortons particulièrement deux points clés. L’aspect cumulatif et inertiel du système climatique qui réagit avec un déphasage de 50 ans : le temps nous est compté, on fait quoi ? Et la logique du système d’intérêts privés, nommé capitalisme financiarisé, qui vise à privatiser les profits tout en s’appliquant à externaliser les pertes (coûts environnementaux, santé publique, dettes) .
Ensuite l’assistance était invité à participer à deux des quatre tables rondes de son choix.

Les thématiques

Les quatre thèmes retenus étant :
  • Energie
  • Mobilité Transport
  • Aménagement du territoire
  • Agriculture et alimentation
Deux thème ont été mis de coté, faute de participants.
  • Écosystème et biodiversité
  • Déchet

Contexte et ambiance

Nous étions une vingtaine, des citoyens écolos pour la plupart, en plus des membres de l’asso écol’aube qui étaient 6, il me semble.
Donc deux tables d’une dizaine de personnes avec 2 ou 3 organisateurs.
L’association a fait un travail préparatoire assez fouillé.
Ils ont décortiqué les programmes suivant les thèmes ci-dessus et sorti plusieurs propositions, anonymisées.
Ensuite, ils demandaient à chacun de se prononcer sur ces propositions.
Redoutable mais intéressant !
D’emblée nous avons annoncé la couleur en indiquant notre appartenance à la France Insoumise.
Ce qui a permis d’identifier celui qui serait notre seul adversaire digne de ce nom durant la soirée : un représentant d’En Marche.
Passée une première réaction de recul face à cette irruption du politique dans leur cercle, tout le monde autour de la table s’est rasséréné après avoir constaté notre bonne volonté à ne pas troller politique-politicienne dans le débat.
Nous nous sommes donc attachés à traiter les sujets sans polémiquer.
Je crois pouvoir dire que dans l’ensemble notre attitude a été appréciée.
Même le gars d’En Marche, bien qu’opposé à nos logiques politiques, a débattu sereinement et avec intelligence.
Enfin évidemment les absents auront eu tort, puisque pas de PS, pas de LR, pas de FN…
Une camarade du PCF était là aussi mais, sans concertation, elle a participé aux deux autres tables…
Aussi, comme il n’y a pas vraiment eu de retour et de bilan sur les échanges, nous ne savons pas ce qu’il ressort de l’autre déroulé parallèle de la soirée.
Nous avons donc participé d’abord à la table ronde traitant successivement “Energie” et “Mobilité Transport” puis, changeant de table, à celle sur “l’Aménagement du Territoire / Agriculture”. Les deux autres tables rondes se sont tenues sur les mêmes thèmes dans l’ordre inverse.

Vers 20h les tables rondes ont donc commencé.

Sur l’énergie : nous avons pu placer la sortie des énergies carbonées et la sortie du nucléaire, ainsi que la planification écologique. La nécessité d’un état stratège qui finance le plan de transition. Comme la présentation d’intro avait parlé du scénario négawatt, nous avons eu beau jeu de nous inscrire dans cette filiation. Le gars Macron a bien essayé de placer une solution taxe carbone au niveau marché européen, nous l’avons contré sans difficulté sur le constat du succès spéculatif magnifique qu’ont été les premiers permis à polluer ayant fini en bulle boursière suivi d’un effondrement des prix. Une partie du débat a porté sur la gratuité, mesure qui pour des écolos froisse leur fibre responsable.
Nous avons expliqué comment cela pouvait être vertueux et s’inscrit dans la démarche affirmant que eau et énergie sont des biens communs. Appuyant par une expérience citée et approuvant au passage la taxation des mésusages. Bon, bien sûr, chez Macron, la charité pour les plus pauvres pourquoi pas, mais il faut pas que ça déresponsabilise sic ! (Où on reconnait au passage la pâte molle hollandaise mais en silence svp). Enfin nous avons milité pour des solutions techniques que d’ores et déjà notre pays maîtrise et qu’il s’agit de mettre en oeuvre de façon résolue plutôt que de faire des paris hasardeux sur des solutions à venir, suite à des découvertes miraculeuses : illusion techniciste.
Sur les transports : Débat malheureusement trop centré sur le rail et sa libéralisation, nous avons tenu la tranchée du mieux de nos forces en arguant que de telles infrastructures forcément ne sont pas rentables et doivent donc être porté collectivement. Alors que sans vergogne, il sied très bien à notre adversaire que l’état investisse à perte pour peu que cela permette des profits privés sur le transport de voyageurs ! (Visiblement le mécanisme d’externalité ne le dérange pas plus que ça)

20h45 environ nous avons changé de table

Aménagement du territoire et logement : Grand Projet Inutile versus Grand Projet d’Intérêt général !
De nouveau la lutte s’est placé sur l’opposition FI / EM. Mais sur ce sujet nous avions de nombreux partisans à nos cotés. Le référendum local étant le seul coup qui pouvait avoir porté … C’est alors que nous avons eu la stupeur de voir céder En Marche en rase campagne. Dans un accès d’honnêteté intellectuelle, il me laissa pantois et admiratif, en nous avouant primo qu’il acquiesçait que le débat d’experts avait été effectivement unanime sur l’inutilité du projet, et secondo qu’il tenait de son frère proche des zadistes que la légitimité du référendum était en effet largement discutable ! Comme les autres lui coupaient la parole, je suis venu à son secours en soulignant le respect dû à un adversaire aussi honnête, l’encourageant à écouter son frère (dixit “votre frère”) tout ne serait pas perdu ! Comme la discussion s’enlisait ensuite dans la zone humide de Notre Dame des Landes, j’ai relancé le débat sur l’articulation métropole – compétions des territoires pour glisser vers l’agriculture pivot de réorganisation rurale nécessaire à l’autonomie alimentaire. Et toc, encore un enchaînement logique du projet FI où nous avons pu faire admettre la cohérence d’ensemble d’un programme vraiment basé sur l’écologie. Bref tout se tient.

Vers 21h30 Fin des discussions.

Nous sommes resté pour une sympathique auberge espagnole préparé par nos hôtes d’écol’Aube.
A échanger un verre à la main avec militants écologistes puis notre adversaire d’un soir (?) pas fermé du tout à la discussion malgré les revers à encaisser, sous le feux croisé mais amical de moi et Élise ! (Ndrl. Oui désolé parce que sinon ça fait “Élise et moi” et ça on le dit pas à la FI même si on s’appelle JLM on dit : “votez avec moi ” et pi c’est tout.)

Conclusion

En définitive une bonne soirée, bien organisée, où les échanges ont été sinon constructifs, ce n’était pas le but, mais du moins instructifs je veux le croire. Un regret peut-être, tous concentrés que nous étions sur la nécessite de réagir correctement et de défendre nos positions sans faillir, peut-être certains moins aguerris de la prise de parole en groupe auront-ils eu du mal à s’exprimer. Même si nous avons fait de notre mieux pour ne pas accaparer la parole.
On sentit un véritable écoute et une réelle attention à ce que nous proposions.
Enfin, pour finir, la parole tenue fut “réjouissante” en ce sens qu’on s’est débarrassé le temps d’une soirée des oripeaux politiciens et de la grisaille ambiante. En se permettant d’imaginer un futur possible ensemble sous le jour de l’écologie discutée démocratiquement. Ça c’est la méthode de la révolution citoyenne en actes, et ne fût-ce qu’une soirée, ça fait plaisir à voir.

Alain