Assistantes maternelles en lutte

Samedi 26 octobre 2019, les Insoumis sont venus prêter main forte aux assistantes maternelles en lutte contre les attaques que subit leur profession.

Voici le texte de leur pétition, que vous pouvez télécharger… et faire signer en cliquant sur l’image ci-dessous.

“Nous, Assistant.e.s Maternel.le.s, avons été mobilisé.es durant 6 mois pour défendre les particularités de notre indemnisation par pôle emploi lorsque nous perdons une partie de notre activité lors d’une entrée en crèche de l’enfant ou en cas de déménagement des parents par exemple.

Lors de sa présentation de la réforme de l’assurance chômage, Madame PENICAULT avait déclaré ne pas toucher à ces règles particulières qui compensent la précarité de notre profession.

Quelques semaines plus tard, nous apprenons que nous faisons l’objet d’une nouvelle attaque totalement injuste.
En effet l’article 49 du projet sur la loi de financement de la sécurité sociale vient ajouter une nouvelle règle consistant à nous obliger à nous inscrire sur le site de la CAF (monenfant.fr) et à y indiquer nos disponibilités et les plages horaires concernées.

Après le décret du 30 décembre 2018 qui a considérablement amplifié les sanctions contre les privés d’emploi, c’est au tour des Assistant.e.s Maternel.le.s d’être stigmatisé.es par le gouvernement qui n’hésite pas à brandir la menace du retrait de leur agrément.

Alors que nous, professionnel.le.s, et nos employeurs négociions nos contrat, que les conditions d’accueil peuvent et doivent être adaptées en fonction des besoins des enfants, on voudrait donc nous imposer un remplissage maximal en fonction de nos agrément !

Un projet qui semble cohérent avec les ordonnances sur la petite enfance qui paraitront en décembre et qui prévoient d’augmenter le nombre d’enfants accueillis dans les micro-crèches.

Les enfants sont-ils une marchandise que l’on va entasser dans les différents modes d’accueil ? Pour nous la réponse est NON !

Le gouvernement ferait mieux de s’occuper de notre statut largement dérogatoire au code du travail.
Nous attendons toujours la confirmation de la possibilité de bénéficier de la médecine du travail et nous rappelons que, loin de profiter de l’assurance chômage, nos semaines atteignent très souvent des volumes horaires hors normes, loin des 35 heures.

Nous sommes des professionnel.le.s de la petite enfance, c’est à nous de gérer notre activité en préservant l’intérêt et le bien-être des enfants que nous accueillons.

Nous sommes déjà suivi.e.s par les services PMI des conseils départementaux et par les relais d’assistants maternels qui connaissent nos capacités d’accueil, pourquoi nous imposer de nouvelles obligations déclaratives ?”

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