Le samedi 16 mars sera une journée décisive !

Un article de Torya Astalovic, dans Révolution permanente

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Torya, cheminote et Gilet jaune : « le samedi 16 mars sera une journée décisive »

Le samedi 16 mars, nouvel acte qui coïncide avec la fin du Grand débat va être une journée centrale pour le mouvement. Pour cette manifestation les Gilets jaunes appellent à converger à Paris.

Crédit photo : O Phil des Contrastes

La marche du Siècle appelée par les associations du climat, la marche des Solidarités pour dénoncer les violences policières et le racisme d’État dans un contexte particulier après la mort d’Adam et Fatih il y a quelques jours, l’appel à manifester lancé par Nekkaz et des associations algériennes sur les Champs, et enfin les Gilets Jaunes qui pour ce jour particulier qui marque la fin du Grand Débat macronien et les 4 mois du mouvement s’apprêtent à marquer cette date au fer Jaune.

En effet, une organisation exceptionnelle a été mise en place avec une solidarité sur l’île de France pour l’hébergement. Des Gilets Jaunes de tout le pays mais aussi des sympathisants venant d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie, de Belgique et même de Pologne se retrouveront à Paris pour faire de cette date une journée historique.
Une démonstration d’envergure surtout que pour la première fois depuis l’acte V il n’y a aucune déclaration de manifestation des Gilets Jaunes, sauf des appels à rejoindre les marches existantes que et cette initiative n’émane d’aucune figure emblématique : cet appel vient de la base.

Les rendez-vous sont donc nombreux mais une chose est sûre, il y aura un raz de marée humain ce samedi pour montrer que le despotisme macronien n’aura pas le dessus sur la mobilisation et la contestation et que malgré la répression immense le mouvement n’a pas dit son dernier mot.

Samedi sera un round décisif.

Différents points de « pré-rendez-vous » sont prévus samedi, dans le but que les Gilets jaunes arrivent par cortèges de régions sur les Champs-Élysées.
- Régions Ile-de-France et Centre : Gare Saint-Lazare à 10h
- Régions du Nord et de l’Est : Gare du Nord à 10h
- Régions du Sud : Hôtel de ville à 10h
- Régions de l’Ouest : Gare Montparnasse à 10h

Le 8 mars, un peu d’histoire…

D’après cet article du “CNRS Le Journal”, la journée des femmes est le résultat d’une initiative prise par Clara Zetkin en 1910, qui la propose à cette date à la conférence internationale des femmes socialistes.

Il faudra soixante sept ans pour que l’ONU la reconnaisse et en fasse une date officielle, et la France encore une fois en ce domaine ne se pressera pas puisque la journée des femmes n’y sera instituée qu’en 1982 !

Article passionnant à lire en cliquant sur la photo :

Sur la question de l’égalité hommes femmes, la France Insoumise propose dans L’Avenir en communentre autres choses, de réduire l’inégalité hommes femmes dans les entreprises :

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une question morale. Ce n’est pas non plus une question institutionnelle ou sociétale. C’est d’abord une question sociale ! Aujourd’hui encore, à postes et qualifications équivalents, les femmes sont moins payées que les hommes. Et la maternité reste un risque pour la carrière de nombreuses femmes. Cela suffit. Il est plus que temps d’agir et de contraindre ceux qui ne veulent pas de l’égalité !
Nous proposons de réaliser les mesures suivantes :

Si vous voulez en savoir plus, demandez le livret programmatique  !

 

Meeting du 28 février : car depuis Reims

Afin de permettre au plus grand nombre de participer au meeting du 28 février à Saint Julien les Villas, la France Insoumise met en place un car ­gratuit sur l’itinéraire Reims/Saint-Julien  les Villas.

Inscrivez vous et faites inscrire… Il y a une cinquantaine de places . Merci !

Et au 28, nous espérons !

Copie de Lieux et horaires

Endroit de l'arrêtVilleDépartRetour
Parking René Tys
13 Avenue Paul Marchandeau
REIMS17 h 30vers 00 h 30
Salle polyvalenteSAINT JULIEN LES VILLAS19 h 3022 h 30

 

Meeting du 28 février : covoiturage depuis Chaumont et depuis Bar sur Aube !

Afin de permettre au plus grand nombre de participer au meeting du 28 février à Saint Julien les Villas, les Insoumis-e-s de Chaumont et de Bar sur Aube mettent en place des covoiturages pour s’y rendre.

Si vous avez besoin d’une place, inscrivez vous avec le formulaire ci-dessous . Merci !

Et au 28, nous espérons !

 

Meeting du 28 février : on a besoin de vous !

Le meeting du 28 février sera un élément d’importance nationale, sous le regard de nombreux journalistes, et avec des orateurs et oratrices qui nous aideront à faire rayonner la parole insoumise dans notre département qui en a bien besoin…
Aussi avons-nous besoin de toutes les forces pour organiser un accueil digne de ce nom !
Il nous faudra du monde pour transporter les invités, pour aménager la salle, pour assurer le bon fonctionnement et le service d’ordre du meeting !
Si vous avez même un peu de temps, c’est déjà beaucoup et grand merci… Aidez nous à organiser ce travail en répondant au questionnaire ci-dessous…
Au 28 février… 

 

 

 

 

 

Manon répond à l’Aube insoumise…

A l’occasion de sa venue à Saint-André les Vergers, Manon Aubry a répondu aux interrogations qui pouvaient être les nôtres, ici dans le département, sur les enjeux de l’élection européenne.

 

Manon Aubry auprès des gilets jaunes

Nous empruntons à Manon ce post de sa page Facebook. Mieux que nous, elle raconte ce qu’elle a ressenti à la rencontre des gilets jaunes. Nous qui sommes insoumis et gilets jaunes, on lui dit merci… d’éteindre la seule, avec enthousiasme et simplicité… Merci et bravo !

Manon et Laure sur le rond-point du Bricorama

Ils s’appellent Roger, Jean, Alexandre et Patricia*. En ce 13ème acte des Gilets Jaunes, petit récit d’une rencontre marquante cette semaine sur un rond-point.
Ils sont présents tous les jours depuis 13 semaines en gilet jaune sur un rond-point de Saint-André-les-Vergers, à côté de Troyes. Lorsque je les rencontre, la première chose qu’ils me disent est : “aucun responsable politique n’est venu nous voir, ils nous abandonnent”. Leur colère est forte à l’encontre de l’ensemble de la classe politique tellement la rupture semble consommée. Mais il y en a un qui cristallise plus que tout leur colère : Emmanuel Macron.

Très vite, la conversation s’engage sur la politique du monarque : “Tout pour les riches, rien pour nous”. “Il ne connaît rien à ce qu’on vit au quotidien”. “Du mépris, c’est tout ce qu’il a pour nous”. “On peine à survivre et c’est à nous qu’il demande un effort”. Notre conservation est ponctuée de nombreux klaxons des camions et voitures qui manifestent leur soutien en passant.

Ces mots raisonnent comme une analyse cinglante de la politique du gouvernement. Et tellement juste. Tout autour du rond-point, des pancartes ont été confectionnées pour rappeler les principales revendications des gilets jaunes : rétablissement de l’ISF, hausse du SMIC et des minimas sociaux, référendum d’initiative citoyenne. Bref, partage des richesses et partage du pouvoir.

La plupart d’entre eux sur le rond-point ne sait pas s’ils vont voter aux prochaines élections européennes. Ni pour qui ils vont voter s’ils y vont. Mais ils s’accordent sur une chose : infliger une défaite sévère à Emmanuel Macron et sa politique. L’un d’eux pense à voter pour le Rassemblement National, car “c’est la deuxième liste derrière Macron”. Et lorsque je lui fais remarquer que la Rassemblement National ne défend pas les intérêts des gilets jaunes : ni la hausse du SMIC, ni le partage des richesses, ni un changement de constitution pour sortir de la Vème République, il répond qu’il “est prêt à tout pour dégager Macron”. Mais un débat vif s’engage sur qui peut au mieux représenter les intérêts du peuple et certains sont prêts à soutenir la France Insoumise “car ils nous comprennent eux au moins”. Je serai de retour à Troyes pour une réunion publique le 28 février avec Adrien Quatennens et tous s’accordent pour venir. En gilet jaune bien sûr. Car la brêche ouverte par ce mouvement social ne peut s’arrêter, tous veulent un vrai débat et il faut maintenant un changement politique.

Cela fait maintenant 13 semaines qu’ils occupent ce rond-point de Saint-André les Vergers. 13 semaines qu’ils font régulièrement face au démantèlement de leur petit camp par les forces de l’ordre et qu’ils reviennent. 13 semaines que la solidarité s’exprime aussi et que les habitants viennent leur amener des vivres et du bois pour se chauffer. Un feu de bois qui les maintient à flot. Pour l’une d’elle: “sans ce feu, je ne tiendrai pas, il fait trop froid”. Face à un gouvernement impassible, voilà ce qu’a apporté ce mouvement : de la chaleur humaine.

Roger, Jean, Alexandre, Patricia et tous les autres gilets jaunes : vous êtes d’un extraordinaire courage. Vous avez montré qu’il est possible de reprendre notre destin en main. Cette flamme allumée sur ce rond-point de Saint-André les Vergers ne s’éteindra pas !

*leurs prénoms ont été modifiés pour assurer leur anonymat