Ne les laissons pas voter la “loi climat” sans agir

La loi climat proposée par le gouvernement pro-nucléaire d’Edouard Philippe va accroître gravement les risques : elle prévoit entre autres de décaler de 10 ans l’échéance pour atteindre 50% de nucléaire dans la production électrique…

Comme quoi il est bien des gens qui font de l’écologie uniquement un souci préélectoral.

Le réseau Sortir du nuclaire lance une campagne pour interpeller les députés. Pour y participer, cliquez sur l’image ci-dessous.

La protestation contre la base aérienne de Ramstein sera sexy

A l’heure où on a beaucoup parlé d’Europe, en oubliant qu’elle était devenue une Europe de la guerre et non de la paix,  un article de Pressensa sur la mobilisation contre la base aérienne de Ramstein d’où partent les drones de la mort ! 

Capture d’écran de la vidéo « La destruction du CDU » de Rezo

Quand on parle de Ramstein, on ne parle pas d’une bande musicale mais d’une base aérienne étasunienne sur le sol allemand. Il s’agit de la base aérienne des États-Unis, centre de guerre des drones pour le Proche et Moyen-Orient, point opérationnel de toutes les armes nucléaires stockées en Europe. En outre, toutes les opérations des forces aériennes étasuniennes en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient sont coordonnées depuis Ramstein. Les guerres contraires au droit international sont menées depuis le territoire allemand et avec l’accord de l’Allemagne, c’est-à-dire depuis le pays qui a juré : « Plus de fascisme, plus de guerre ».

Déjà en 1999, Joschka Fischer a mené l’Allemagne dans la guerre dite du Kosovo, et a transformé les anciens Verts pacifistes en parti belligérant. Oui, les Verts qui, grâce au changement climatique et à Fridays for Future, sont incroyablement branchés en ce moment. Chère Alliance 90/Les Verts, faites attention à ce qui vient, avant qu’un Youtuber ne vous crie dans les oreilles : « La protection de l’environnement et du climat ne va pas sans politique de paix ».

Grâce à Rezo, Ramstein est maintenant aussi arrivé à la génération Youtube. Dans sa fameuse vidéo « La destruction du CDU » (uniquement en allemand !),qui a été cliqué 14 millions de fois, il a consacré 8 minutes à la base aérienne états-unienne de Ramstein (à regarder dès la minute 29:22). Bien sûr, cela suscite l’espoir d’une mobilisation accrue des organisateurs pendant la Semaine d’action Stop Ramstein, qui se déroule du 23 au 30 juin et qui a été annoncée ce 19 juin passé lors d’une conférence de presse à Berlin.

Pascal Luig et Reiner Braun lors de la conférence de presse de la campagne Stop Base aérienne de Ramstein le 19.06.2019 à Berlin. (Photo de Pressenza)

L’acquisition des drones de combat d’Hébron et l’entrée du gouvernement allemand dans le commerce des drones tueurs, le doublement des missions de drones par l’administration Trump par rapport au premier semestre 2018, notamment au Pakistan, au Yémen et en Afghanistan, où 80% des victimes sont des civils, confirment ainsi l’accusation de violation du droit international, sont autant d’arguments pour protester pour la cinquième fois aux portes de la base.

Cependant, la semaine de protestation de cette année est particulièrement marquée par la menace d’une guerre contre l’Iran et le rôle que cette base aérienne jouerait dans une guerre en tant que force opérationnelle centrale pour toutes les troupes aéroportées étasuniennes en Afrique et en Asie. De grandes quantités de munitions sont déjà transportées dans la région via Ramstein. D’où la demande adressée au gouvernement fédéral de ne pas participer à une telle guerre, ce qui signifie de ne pas accorder de droits de survol et d’empêcher l’utilisation de Ramstein à ces fins.

Après la cessation du traité FNI par les États-Unis [N.d.T. Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), qui cherche le démantèlement, par les États-Unis et l’URSS, d’une catégorie de missiles avec des charges nucléaires ou conventionnelles], le stationnement d’armes nucléaires terrestres en Europe menace et devrait très probablement avoir lieu à Ramstein. Le stationnement de nouvelles armes nucléaires en Europe doit être empêché et les armes existantes doivent être retirées, c’est la deuxième exigence centrale de l’action de protestation de cette année.

Outre les aspects de politique dans le domaine de la paix, les conséquences environnementales de cette base militaire deviennent de plus en plus importantes et le débat sur le climat prend une toute nouvelle dimension. La base aérienne et ses activités représentent des véritables tueurs du climat. L’armée états-unienne consomme plus de pétrole que des pays comme la Suède ou l’Irak. Un avion supersonique états-unien produit autant d’émissions que 34.000 voitures par heure. Le kérosène utilisé, qui est beaucoup plus cancérigène que les véhicules diesel est régulièrement rejeté dans la région, la pollution des eaux souterraines et bien sûr les émissions de CO2 sont déjà des raisons suffisantes pour fermer la base militaire.

La campagne « Stop Base aérienne Ramstein » aura lieu du 23 au 30/06/2019 et l’on prévoit :

Un camp international d’une semaine pour la paix,
Une veillée publique dans l’église des Apôtres,
Un congrès international contre les bases militaires,
Un atelier sur la paix,
Une grande manifestation suivie d’un festival pour la paix,
Actions de désobéissance civile.
Pour plus d’informations : https://www.ramstein-kampagne.eu/

Sans l’environnement, rien ne va plus. Cependant, un monde respectueux du climat n’est d’aucune utilité si des actions guerrières le rendent inhabitable. Par conséquent, les militants pour la paix et l’environnement doivent se soutenir mutuellement pour un monde meilleur.

Comment signer le référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris ?

 

⚠ Le site développé par le gouvernement est d’utilisation fastidieuse et peu intuitive. Suite à de nombreuses remontées de difficultés et bugs rencontrés par des volontaires pour signer, voici une fiche contenant les informations nécessaires pour signer correctement.

Nombre de participant·e·s : Le plus important possible pour atteindre les 4 717 396 signatures
Temps nécessaire : 15 à 30 minutes
Matériel nécessaire :
– 1 ordinateur, un téléphone ou une tablette relié à internet ou le formulaire adéquat
– Vos informations personnelles (noms, prénoms, adresse, commune d’inscription sur les listes électorales…)
– Votre carte d’identité ou votre passeport en cours de validité
– Si possible votre carte d’électeur·rice

Pourquoi c’est important ?

Aéroports de Paris, ou ADP. Depuis quelques jours, vous voyez probablement ces trois lettres fleurir sur les réseaux sociaux. Les Aéroports de Paris dont il est question, ce sont les aéroports de Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget. À eux trois, ces aéroports voient passer plus de 105 millions de voyageur·se·s chaque année, soit plus que la population française.

En mars 2019, l’Assemblée nationale a voté la privatisation de ces aéroports. C’est-à-dire que tout l’argent récolté avec la location des espaces pour les boutiques commerciales ou les redevances payées par les compagnies aériennes n’iraient plus dans les caisses de l’État mais dans les poches des actionnaires.

Or les aéroports de Paris rapportent de l’argent à l’État. Beaucoup. L’année dernière ils ont rapporté 173 millions d’euros rien qu’en dividendes. Jackpot. Mais outre l’aberration économique de vendre une poule aux oeufs d’or, cette privatisation pose deux autres problèmes : de souveraineté et écologique.

De souveraineté, car cela revient à confier une de nos principales frontières, avec 105 millions de personnes y transitant, à une entreprise privée. Et écologique, car garder le contrôle du transport aérien national est un point essentiel pour réussir la transition écologique.

Après le fiasco de la privatisation des autoroutes, dont le prix des péages a depuis augmenté de 20%, il est nécessaire d’empêcher cette nouvelle vente de notre patrimoine commun.

Macron brade les bijoux de famille, ne le laissons pas faire.

Que faire ? 

En avril 2019, 248 parlementaires ont signé pour engager une procédure de Référendum d’Initiative Partagée (RIP). En effet, depuis 2008 la Constitution permet d’organiser un référendum si il est soutenu par au moins 185 parlementaires et 4,7 millions d’électeurs et d’électrices.

Le seuil des 185 parlementaires validé, le Conseil constitutionel a autorisé, pour la première fois de notre histoire, la collecte des 4,7 millions de soutiens. Pour signer, il faut se rendre seulement et uniquement sur ce site du ministère de l’Intérieur. Les signatures sur d’autres plateformes sont inutiles.

Qui peut soutenir ?

Toutes les personnes en âge de voter et inscrites sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien au Référendum.

Comment apporter mon soutien à ce référendum ?

1 – Par internet, en signant sur le site du Référendum d’Initiative Partagée

Un site internet dédié est mis en place par le gouvernement afin de récolter les signatures des Référendums d’Initiative Partagée (R.I.P.).

Pour soutenir la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris et empêcher leurs privatisations, voici comment faire :

Connectez-vous sur le site du gouvernement en cliquant sur le bouton ci-dessous puis suivez les différentes étapes indiquées :

Étape 1

Étape 1 : Cocher la case et cliquer sur « Suivant »

Étape 2

Remplir toutes les cases puis cliquer sur « Suivant ».

Lorsque vous renseignez votre commune, le site va vous proposer un code. Pas de panique, ce n’est pas le code postal de votre commune mais le code INSEE. Il n’y a rien à changer.

Indiquez tous les prénoms inscrits sur votre carte d’identité en les séparant par un espace et en les faisant commencer par une majuscule. Faites particulièrement attention aux accents et aux tirets si il y en a dans vos noms ou prénoms. Pour les femmes mariées : utilisez le nom de naissance uniquement.

Étape 3

Remplir les champs et cliquer sur « Valider votre soutien ».

Vous utilisez votre carte d’identité : le numéro de votre carte d’identité est inscrit en haut de votre carte, juste sous la « République Française ». La date et le département de délivrance sont inscrits au dos de votre carte.

Vous utilisez votre
passeport : le numéro de passeport est en haut à droite sur la page d’information où se trouve la photo, il est composé de 9 caractères (2 chiffres, 2 lettres, 5 chiffres). La date de délivrance se trouve sur la même page.

Étape 4

Vérifier les informations.

Entrer le code Captacha (ici par exemple : « htygWEn ») en respectant les majuscules et les minuscules. Si vous n’arrivez pas à lire votre code, vous pouvez en demander un autre en cliquant sur [Autre Image] autant de fois qu’il est nécessaire.

Si vous vous trompez dans votre code pas de panique, vous allez en avoir un autre et pouvoir réessayer. Cliquer sur « Oui, confirmer mon soutien ».

Étape 5

Si vous arrivez sur cette page, bravo, vous avez réussi ! N’oubliez pas de télécharger le récépissé et gardez-le. Si vous avez un message d’erreur, rafraîchissez la page en utilisant la touche F5 de votre clavier. Si besoin, recommencez depuis le début.

À noter :
Depuis son ouverture, jeudi à minuit, de nombreux·ses citoyen·ne·s ont peiné à enregistrer leur soutien : la base de données semble ne pas connaître certain·e·s électeur·rice·s, le captcha visuel est particulièrement difficile à reproduire, enfin des problèmes de surcharge rendent par moment le service inaccessible. N’hésitez pas à recommencer les différentes étapes à plusieurs reprises si vous rencontrez des difficultés pour valider votre soutien sur le site.

2- En déposant votre soutien sur un formulaire papier au guichet de la commune la plus peuplée du canton, d’une circonscription administrative équivalente ou du consulat

Pour connaître les communes, circonscriptions administratives équivalentes et consulats concernés et prendre connaissance des modalités de dépôt des soutiens sur un formulaire papier, veuillez cliquer sur le lien suivant.

N’hésitez pas à partager un maximum cette fiche, à aider les personnes qui souhaitent accomplir  cette démarche et à convaincre autour de vous de signer le R.I.P. contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris pour atteindre le nombre de signatures nécessaire.

Manon Aubry : “Nous serons des parlementaires de combat”.

La réaction de Martien Aubry aux résultats des actions européennes.

 

 
“Bonsoir à toutes et à tous,

Un petit mot sur les résultats de ce soir, qui marquent, je crois, un pas de plus dans la crise politique que connaît notre pays. Elle se matérialise par une forte abstention, certes en recul, ce qui est toujours positif, mais qui conduit à ce que près de 1 personne sur 2 s’est à nouveau détournée des urnes. Ce qui doit collectivement nous interroger.

Comment en 2014, le Rassemblement national arrive de nouveau en tête des élections. C’est toujours une mauvaise nouvelle. Alors que l’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie, la majorité présidentielle a sciemment choisi de lui donner un rôle central dans ces élections. Nous en avons une preuve de plus ce soir, que l’extrême marché nourrit l’extrême-droite. Nous continuerons à combattre pied à pied les idées antisociales et antiécologiques du Rassemblement national.

Bien sûr, les résultats de la France insoumise sont décevants compte tenu de nos espérances et efforts que nous avons déployés dans cette campagne. Mais cette campagne porte néanmoins certaines perspectives d’espoir. Elle confirme que La France insoumise, mouvement qui n’a pas 3 ans, s’est ancrée dans le paysage politique. Et malgré ce résultat décevant, nous devrions progresser de 2 à 6 ou 7 eurodéputés. De jeunes élus engagés dans des combats dans la société, divers dans leurs profils sociaux, qui porteront notre voix au Parlement européen. On peut être une jeune femme de 29 ans, militante dans une ONG, ou aide-soignante en EHPAD et être légitime pour exercer un mandat politique.

Aux côtés de nos partenaires européens, ces élus se mobiliseront pour permettre de remettre l’Europe au service des peuples. Ils seront autant de parlementaires de combat, de vigies et de lanceurs d’alertes dans une institution qui en a bien besoin.

Je tiens à adresser des remerciements chaleureux à toutes celles et tous ceux qui ont rendu cette campagne possible. Les militantes et militants de la France insoumise, mobilisés sans relâches, et tous mes colistiers, bien sûr.

Nous serons à la hauteur de votre formidable énergie. Dans cette mobilisation pour l’avenir en commun, toutes les forces seront nécessaires. Nous continuerons de porter nos idées partout, des luttes sociales locales aux institutions européennes. Alors que les forces politiques arrivées en tête jouent sur les peurs des électeurs pour prospérer, nous continuerons à avancer des solutions qui répondent aux espoirs et aux aspirations des gens. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui se retrouvent sur ces valeurs écologiques et sociales et cet objectif, à se fédérer, pour les élaborer et les pousser ensemble. Je vous remercie.”

Marina Mesure à Bar sur Aube : “Quand le patron cherche, l’Europe propose !”

Devant un auditoire venu de tous les coins du département, et même de Haute-Marne, Marina Mesure, candidate n°7 sur la liste de la France Insoumise pour les élections européennes, a présenté la thématique du travail détaché, et montré comment un tel dossier pouvait être défendu par “des députés de combat”.

Sur les 1,4 millions de travailleurs détachés que compte la France, 50000 sont Français. Une petite ville frontalière du Luxembourg, à peine plus grande que Bar sur Aube, compte 39 agences d’intérim, pour fournir l’industrie française en travailleurs français avec des protections sociales amoindries.

Au scandale du statut s’ajoute celui de la fraude… On en arrive à des situations ubuesques où un salarié reçoit un bulletin de paie avec un salaire brut de 1500 € et un salaire net de 0 €. Le stratagème : une chaine de sous-traitants, de l’Italie à la Pologne et à la Roumanie, pour en arriver jusqu’en Egypte… Alors les benêts ou les hypocrites qui nous disent qu’on va lutter contre cela à l’intérieur des traités feraient bien de faire ce que fait Marina : rencontrer vraiment des travailleurs détachés, et connaître leurs problèmes.

Le travail détaché est pour toutes les économies de l’Europe une vraie catastrophe.S’il y a des travailleurs détachés polonais en France, la Pologne n’a plus un ouvrier sur le marché en termes de bâtiment, et fait donc appel à une main d’oeuvre immigrée, de l’Est asiatique le plus souvent. Aberration sociale et écologique…

Alors redisons-le : il ne s’agit pas de s’attaquer aux travailleurs détachés, la libre circulation des personnes est fondamentale ! Mais c’est un statut créé de toutes pièces par les valets des grandes entreprises mondiales et de la finance qu’il faut abolir, car c’est le retour de l’esclavage !

Pour rappel, l’Avenir en Commun propose de “cesser d’appliquer unilatéralement la directive sur le détachement de travailleurs en France : la législation nationale doit s’appliquer totalement, y compris concernant les cotisations sociales patronales et salariales”.

Pour une Europe où le travail sera payé à sa juste valeur, où la coopération entre les peuples remplacera la libre concurrence et le dumping social, votons LFI le 26 mai prochain.

Festival de l’Insoumission : car gratuit depuis Troyes

LA FRANCE INSOUMISE MET EN PLACE UN CAR GRATUIT !

Remplissez le formulaire suivant (c’est pour qu’on vous retrouve à Troyes et qu’on ne vous perde pas à Paris!), puis cliquez sur l’autocar pour vous inscrire sur le site national (histoire de gérer au mieux les 47 places disponibles entre l’Aube et l’Yonne)

 

Clic sur limage pour s’inscrire sur le site national

Des initiatives pour l’égalité des femmes

Demain 8 mars, journée de lutte pour le droit des femmes…

Une initiative nationale vous expliquera le silence de JLM sur la lettre de Macron (si, si, il peut se taire, quand le silence est d’or…)

Alors, en solidarité derrière l’ordinateur, deux initiatives locales, auxquelles les Insoumis-e-s pourront participer…

et un café citoyen, organisé par Troyes insoumise, sur la question…

(C’est de 18 à 20 heures, au Gainz Bar, 39 rue de la cité à Troyes)

Les appels des gilets jaunes de Commercy

Dans cet article, les deux appels des gilets jaunes de Commercy, posant une réelle démocratie comme constituante du mouvement et nécessité pour la victoire !

Les textes des appels sont en dessous des vidéos

APPEL DES GILETS JAUNES DE COMMERCY

À DES ASSEMBLÉES POPULAIRES PARTOUT

REFUSONS LA RÉCUPÉRATION !

VIVE LA DÉMOCRATIE DIRECTE !

PAS BESOIN DE “REPRÉSENTANTS” RÉGIONAUX !

Depuis près de deux semaines le mouvement des gilets jaunes a mis des centaines de milliers de personnes dans les rues partout en France, souvent pour la première fois. Le prix du carburant a été la goutte de gasoil qui a mis le feu à la plaine. La souffrance, le ras-le-bol, et l’injustice n’ont jamais été aussi répandus. Maintenant, partout dans le pays, des centaines de groupes locaux s’organisent entre eux, avec des manières de faire différentes à chaque fois.

Ici à Commercy, en Meuse, nous fonctionnons depuis le début avec des assemblées populaires quotidiennes, où chaque personne participe à égalité. Nous avons organisé des blocages de la ville, des stations services, et des barrages filtrants. Dans la foulée nous avons construit une cabane sur la place centrale. Nous nous y retrouvons tous les jours pour nous organiser, décider des prochaines actions, dialoguer avec les gens, et accueillir celles et ceux qui rejoignent le mouvement. Nous organisons aussi des « soupes solidaires » pour vivre des beaux moments ensemble et apprendre à nous connaître. En toute égalité.

Mais voilà que le gouvernement, et certaines franges du mouvement, nous proposent de nommer des représentants par région ! C’est à dire quelques personnes qui deviendraient les seuls « interlocuteurs » des pouvoirs publics et résumeraient notre diversité.

Mais nous ne voulons pas de « représentants » qui finiraient forcément par parler à notre place !

À quoi bon ? À Commercy une délégation ponctuelle a rencontré le sous-préfet, dans les grandes villes d’autres ont rencontré directement le Préfet : ceux ci-font DÉJÀ remonter notre colère et nos revendications. Ils savent DÉJÀ qu’on est déterminés à en finir avec ce président haï, ce gouvernement détestable, et le système pourri qu’ils incarnent !

Et c’est bien ça qui fait peur au gouvernement ! Car il sait que s’il commence à céder sur les taxes et sur les carburants, il devra aussi reculer sur les retraites, les chômeurs, le statut des fonctionnaires, et tout le reste ! Il sait aussi TRÈS BIEN qu’il risque d’intensifier UN MOUVEMENT GÉNÉRALISÉ CONTRE LE SYSTÈME !

Ce n’est pas pour mieux comprendre notre colère et nos revendications que le gouvernement veut des « représentants » : c’est pour nous encadrer et nous enterrer ! Comme avec les directions syndicales, il cherche des intermédiaires, des gens avec qui il pourrait négocier. Sur qui il pourra mettre la pression pour apaiser l’éruption. Des gens qu’il pourra ensuite récupérer et pousser à diviser le mouvement pour l’enterrer.

Mais c’est sans compter sur la force et l’intelligence de notre mouvement. C’est sans compter qu’on est bien en train de réfléchir, de s’organiser, de faire évoluer nos actions qui leur foutent tellement la trouille et d’amplifier le mouvement !

Et puis surtout, c’est sans compter qu’il y a une chose très importante, que partout le mouvement des gilets jaunes réclame sous diverses formes, bien au-delà du pouvoir d’achat ! Cette chose, c’est le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple. C’est un système nouveau où « ceux qui ne sont rien » comme ils disent avec mépris, reprennent le pouvoir sur tous ceux qui se gavent, sur les dirigeants et sur les puissances de l’argent. C’est l’égalité. C’est la justice. C’est la liberté. Voilà ce que nous voulons ! Et ça part de la base !

Si on nomme des « représentants » et des « porte-paroles », ça finira par nous rendre passifs. Pire : on aura vite fait de reproduire le système et fonctionner de haut en bas comme les crapules qui nous dirigent. Ces soi-disant «représentants du peuple» qui s’en mettent plein des poches, qui font des lois qui nous pourrissent la vie et qui servent les intérêts des ultra-riches !

Ne mettons pas le doigt dans l’engrenage de la représentation et de la récupération. Ce n’est pas le moment de confier notre parole à une petite poignée, même s’ils semblent honnêtes. Qu’ils nous écoutent tous ou qu’ils n’écoutent personne !

Depuis Commercy, nous appelons donc à créer partout en France des comités populaires, qui fonctionnent en assemblées générales régulières. Des endroits où la parole se libère, où on ose s’exprimer, s’entraîner, s’entraider. Si délégués il doit y avoir, c’est au niveau de chaque comité populaire local de gilets jaunes, au plus près de la parole du peuple. Avec des mandats impératifs, révocables, et tournants. Avec de la transparence. Avec de la confiance.

Nous appelons aussi à ce que les centaines de groupes de gilets jaunes se dotent d’une cabane comme à Commercy, ou d’une « maison du peuple » comme à Saint-Nazaire, bref, d’un lieu de ralliement et d’organisation ! Et qu’ils se coordonnent entre eux, au niveau local et départemental, en toute égalité !

C’est comme ça qu’on va gagner, parce que ça, là haut, ils n’ont pas l’habitude de le gérer ! Et ça leur fait très peur.

Nous ne nous laisserons pas diriger. Nous ne nous laisserons pas diviser et récupérer.

Non aux représentants et aux porte-paroles autoproclamés ! Reprenons le pouvoir sur nos vies ! Vive les gilets jaunes dans leur diversité !

VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE !

Si vous vous retrouvez dans les bases de cet appel chez vous, dans votre groupe local de gilets jaunes, ou autre, contactez-nous sur giletsjaunescommercy@gmail.com et coordonnons-nous sur la base d’assemblées populaires et égalitaires !

Notre deuxième appel s’adresse :
A tous les Gilets Jaunes.
A toutes celles et ceux qui ne portent pas encore le gilet
mais qui ont quand même la rage au ventre. 

Cela fait désormais plus de six semaines que nous occupons les ronds-points, les cabanes, les places publiques, les routes et que nous sommes présents dans tous les esprits et toutes les conversations.

Nous tenons bon !

Cela faisait bien longtemps qu’une lutte n’avait pas été aussi suivie, aussi soutenue, ni aussi encourageante !

- Encourageante car nos gouvernants ont tremblé et tremblent encore sur leur piédestal
- Encourageante car ils commencent à concéder quelques miettes.
- Encourageante car nous ne nous laissons désormais plus avoir par quelques os à ronger.
- Encourageante car nous apprenons toutes et tous ensemble à nous respecter, à nous comprendre, à nous apprécier, dans notre diversité. Des liens sont tissés. Des modes de fonctionnement sont essayés. Et ça, ils ne peuvent plus nous l’enlever.
- Encourageante aussi, car nous avons compris qu’il ne faut plus nous diviser face à l’adversité. Nous avons compris que nos véritables ennemis, ce sont les quelques détenteurs d’une richesse immense qu’ils ne partagent pas : les 500 personnes les plus riches de France ont multiplié par 3 leur fortune depuis la crise financière de 2008, pour atteindre 650 milliards d’€ !!! Les cadeaux fiscaux et sociaux faits aux plus grandes sociétés s’élèvent également à plusieurs centaines de milliards par an. C’est intolérable !
- Encourageante enfin, car nous avons compris que nous étions capables de nous représenter nous mêmes, sans tampon entre les puissants et le peuple, sans partis qui canalisent les idées à leur seul profit, sans corps intermédiaires davantage destinés à amortir les chocs, à huiler le système, plutôt qu’à nous défendre.

Nous pleurons aujourd’hui les victimes de la répression, plusieurs morts et des dizaines de blessés graves. Maudits soient ceux qui ont permis cela, mais qu’ils sachent que notre détermination est intacte, bien au contraire !

Nous sommes fiers de ce chemin accompli si vite et de toutes ces prises de conscience qui sont autant de victoires sur leur système écrasant.

Et nous sentons très bien que cette fierté est partagée par énormément de gens.

Comment pourrait-il en être autrement, alors que ce système et ce gouvernement qui le représente n’ont de cesse de détruire les acquis sociaux, les liens entre les gens, et notre chère planète ?

Il nous faut donc continuer, c’est vital. Il nous faut amplifier ces premiers résultats, sans hâte, sans nous épuiser, mais sans nous décourager non plus. Prenons le temps, réfléchissons autant que nous agissons.

Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent cette rage et ce besoin de changement, soit à continuer à porter fièrement leur gilet jaune, soit à l’enfiler sans crainte.

Il faut désormais nous rassembler partout, former des assemblées citoyennes, populaires, à taille humaine, où la parole et l’écoute sont reines.

Des assemblées dans lesquelles, comme à Commercy, chaque décision est prise collectivement, où des délégués sont désignés pour appliquer et mettre en musique les décisions. Pas l’inverse ! Pas comme dans le système actuel. Ces assemblées porteront nos revendications populaires égalitaires, sociales et écologiques.

Certains s’autoproclament représentants nationaux ou préparent des listes pour les futures élections. Nous pensons que ce n’est pas le bon procédé, tout le monde le sent bien, la parole, notre parole va se perdre dans ce dédale ou être détournée, comme dans le système actuel.

Nous réaffirmons ici une fois de plus l’absolue nécessité de ne nous laisser confisquer notre parole par personne.

Une fois ces assemblées démocratiques créées, dans un maximum d’endroits, elles ouvriront des cahiers de revendications.

Le gouvernement a demandé aux maires de mettre en place des cahiers de doléances dans les mairies. Nous craignons qu’en faisant ainsi nos revendications soient récupérées et arrangées à leur sauce et qu’à la fin, elles ne reflètent plus notre diversité. Nous devons impérativement garder la main sur ces moyens d’expression du peuple ! Pour cela, nous appelons donc à ce qu’ils soient ouverts et tenus par les assemblées populaires !

Qu’ils soient établis par le peuple et pour le peuple !

Depuis Commercy, nous appelons maintenant à une grande réunion nationale des comités populaires locaux.

Fort du succès de notre 1er appel, nous vous proposons de l’organiser démocratiquement, en janvier, ici à Commercy, avec des délégués de toute la France, pour rassembler les cahiers de revendications et les mettre en commun.

Nous vous proposons également, d’y débattre tous ensemble des suites de notre mouvement.

Nous vous proposons enfin de décider d’un mode d’organisation collectif des gilets jaunes, authentiquement démocratique, issu du peuple et respectant les étapes de la délégation.

Ensemble, créons l’assemblée des assemblées, la Commune des communes.

C’est le sens de l’Histoire, c’est notre proposition.

VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, ET POUR LE PEUPLE !

Si vous êtes intéressés par notre démarche, nous proposons que l’assemblée des assemblées se tienne le samedi 26 janvier à 14h à Commercy (ou endroit proche, selon la disponibilité des lieux).

L’ordre du jour, le lieu, et les modalités pratiques seront bientôt annoncés sur sur la page Facebook “Les Gilets Jaunes de Commercy ” : https://www.facebook.com/Les-Gilets-Jaunes-de-Commercy-440617629803047/

Votes sur les revendications des gilets jaunes !

Sur ce site, publié entre autres par Le Media, une des rares sources d’informaiton objective sur le mouvement des Gilets Jaunes, votez pour les revendications des gilets jaunes qui vous semblent le plus importantes !

Une démarche nécessaire pour que l’on cesse d’assimiler les gilets jaunes à des groupuscules d’obédience diverse… et dissuader ces mêmes groupes de céder à la tentation de la récupération !

Clic sur l’image pour aller voter