Gilets jaunes : JLM répond à Macron

Lundi 10 décembre 2018, Jean-Luc Mélenchon répondait à l’allocution du président de la République en pleine révolution citoyenne des gilets jaunes. Il a analysé les nouvelles duperies d’Emmanuel Macron. Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a ainsi pointé du doigt le fait que toutes les mesures annoncées seraient payées par l’impôt des Français ou par de nouvelles coupes dans les services publics et non par les riches comme le demandent pourtant les gilets jaunes. Il a aussi listé les oubliés des mesures annoncées par Macron : les chômeurs, les salariés à temps partiel (qui sont souvent des femmes), les jeunes et les fonctionnaires. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a souligné l’absence de réponse aux aspirations démocratiques du peuple en insurrection civique.

Président des riches ? ce que révèlent les comptes de campagne d’Emmanuel Macron

On le savait, mais ces chiffres font bien comprendre pourquoi Macron est sourd à la colère populaire qu’expriment les gilets jaunes.

Nous empruntons l’article à Anti-k.org

Qui sont les donateurs ayant financé la campagne d’Emmanuel Macron ? C’est le JDD de ce dimanche 2 décembre qui révèle une liste sur laquelle apparaissent 74.702 dons reçus par En marche, soit 14 millions d’euros pour financer sa course à la présidentielle. Selon la Commission nationale des comptes de campagne, 1,2% des dons ont rapporté à eux seuls 48% du montant total reçu par Emmanuel Macron pour financer sa campagne. Une donnée qui confirme qu’Emmanuel Macron a majoritairement été financé par « la France d’en haut ». Ces sommes ont été versées par quelques centaines de mécènes fortunés. Des soutiens financiers qui se concentrent qui plus est sur Paris et sa proche banlieue à hauteur de 56%. Un président donc financé par les Parisiens et les urbains. Un signe de la fracture entre France des villes et des campagnes.

14% des dons proviennent en outre des Français vivant à l’étranger, dont la moitié résidant en Grande-Bretagne. Le JDD précise que les équipes d’En marche ont ciblé la City. En pratique, la finance londonienne a donc donné plus d’argent pour la campagne d’Emmanuel Macron que les contributions des neuf plus grandes villes de province réunies (4,3% du budget de campagne). Le candidat Macron a échoué à convaincre les classes populaires. Le JDD précise que parmi les adhérents du parti de La République en marche, 80% sont des diplômés, 60% des cadres, et seulement 8% des ouvriers et des employés.

Les donateurs d’Emmanuel Macron sont donc peu nombreux et très fortunés. Si on en croit la limite légale de 7.500 euros par donateur pour un parti politique, les plus de 300 dons de cette somme en 2016, et 359 en 2017, laissent à supposer que certains donateurs ont contribué plusieurs fois. C’est notamment le cas de la commune iséroise de Sappey-en-Chartreuse qui a effectué quatre dons de 7.500 euros.

 

Les gilets jaunes interpellent les députés aubois


Eh bien camarade, tu peux être content … Y en a un sur trois qui t’a répondu…

Et tu pourras en profiter pour te réchauffer, vu que manifestement ces gens-là n’ont pas l’intention de venir se geler avec nous !

Pour nous, la France Insoumise, notre rôle n’est pas d’attendre le peuple, c’est d’en faire partie là où il lutte et où il porte la République…

On lâche rien ! Bravo à vous toutes et tous !

“Pourquoi quittez-vous la direction du Parti de Gauche ?”

Il y a trop de mouvements au sein de la France Insoumise pour que cela corresponde à notre conception du mouvement de les cacher.

Mais c’est un honneur que de commencer cette série qui s’impose sur les départs et les oppositions que de commencer par la démission de Corinne Morel-Darleux, une des grandes camarades de l’écosocialisme, et qui montre que le désaccord peut être source de radicalité généreuse et de solidarité dans l’intérêt général.

Nous reprenons ici le texte qu’elle a publié sur son compte Facebook, en l’empruntant au site Reporterre. Mais, je vous en prie, ne lui dites pas adieu, allez plutôt faire un tour au soleil de “l’écosocialisme intégral” sur son blog !

Le blog de Corinne Morel-Darleux

Corinne Morel Darleux a annoncé dimanche 25 novembre, lors d’une réunion du Parti de Gauche (PG), qu’elle quittait la direction de ce parti. Voici le texte, paru sur son compte Facebook, par lequel elle explique sa décision :

« Je vais l’écrire très simplement et sans acrimonie. Les raisons qui m’ont poussée à quitter la FI [France insoumise, NDLR] avant l’été n’ont fait que s’accentuer depuis. J’avais fait le choix malgré tout de rester à la direction du PG, je la quitte aujourd’hui.
Je milite depuis dix ans dans ce parti, je lui ai donné de belles années de ma vie et en ai reçu tout autant. J’y reste attachée, politiquement et humainement. Simplement aujourd’hui le hiatus devient trop grand entre la stratégie électorale de conquête du pouvoir et l’accélération de phénomènes susceptibles de provoquer un effondrement à la fois écologique et social à l’échelle mondiale.
Climat, biodiversité, montée des extrémismes, des inégalités, dévissage culturel, mondialisation des échanges et contrôle des algorithmes, la vulnérabilité de nos sociétés est de plus en plus critique. Et ce sont toujours les mêmes qui sont sous le joug, de plus en plus exposés, en première ligne des victimes présentes et à venir. Nous devons nous laisser percuter par la situation et en prendre la mesure avec lucidité et responsabilité.
Or il me semble que la stratégie et les moyens mis en œuvre par la FI aujourd’hui au mieux passent à côté des enjeux, au pire desservent les fins. Dans les deux cas elles me semblent en-deçà de l’exigence écosocialiste. Les « signifiants vides » du populisme et de la stratégie anti-Macron, visant à fédérer le plus largement possible, étouffent trop souvent la radicalité du projet initial. Les affaires internes et le commentaire systématique de l’actualité me semblent de plus en plus hors-sol. Les réactions auto-centrées nous coupent les ailes. J’ai toujours plaidé pour l’alliance d’une aménité de ton et d’une radicalité de fond, je vois l’opposé. La critique interne, même bienveillante, est vécue comme une attaque, le pas de côté comme une trahison. J’en viens donc à la conclusion que c’est ailleurs que je serai la plus efficace, que les choses pourront bouger.
Depuis deux ans, des montagnards aux forestiers en passant par les rapports scientifiques sur les risques d’effondrement, j’explore des chemins de traverse, au contact d’espaces intellectuels et militants différents. Face à l’urgence il y a d’autres formes politiques à inventer, des passerelles à faire et des réseaux à activer, des actions de désobéissance civique à organiser (*), des risques et des conflits à anticiper collectivement. C’est crucial, et cela se heurte à trop de limites dans un cadre soumis aux échéances électorales et à l’injonction médiatique. L’heure est venue de sortir de nos zones de confort et de repenser en profondeur nos stratégies et modes d’action. Pour ma part je ressens la nécessité de recentrer mon temps et mon énergie, en cohérence avec le cheminement de ma réflexion (dont j’avais déjà posé quelques bribes ici).
Le centre de gravité de l’action politique est en pleine évolution. Il y a des parcours de radicalité à accompagner du côté des mouvements climat, une alerte écologique à amplifier du côté des mouvements sociaux. Des arbres à planter et des chantiers à bloquer. De nouveaux récits collectifs à construire, et une bataille culturelle à mener. Voilà ce à quoi je souhaite me consacrer. Je crois qu’il faut agir là où on se sent utile, accueillie et en phase avec ses convictions. Ce que je lis, vois et entends, me fait penser que nous sommes nombreux à envisager cette période troublée comme une bifurcation et à ressentir le besoin d’un grand pas de côté.
Je ne fais pas de mon départ un événement, ni un coup de sang. Je ne souhaite déclencher aucune querelle et c’est une décision personnelle, quoique politique, qui ne comporte aucun jugement sur celles et ceux qui poursuivent la lutte au sein de la FI et du PG, et le font avec sincérité. Je reste plus que jamais écosocialiste, attachée à la dignité du présent, avec la ferme détermination de continuer à militer activement.
– Petit bonus pour celles et ceux qui m’ont lue jusqu’au bout : je reste au PG, en compagne de route exigeante mais bienveillante, je continue à assurer le mandat régional qui m’a été confié face à Laurent Wauquiez, et oui, j’ai été approchée, mais non je ne pars ni pour une place chez EELV, ni chez Générations, ni pour rejoindre Place Publique. En fait je sais que ça parait toujours étrange à certains, mais on ne quitte pas toujours une fonction pour choper une place ailleurs. Parfois on fait simplement ce qui semble juste à un moment donné.
(*) Comme le font déjà les “malfaiteurs en bande organisée” à Bure, les opposants au projet GCO qui plantent des arbres le long du tracé tout en bloquant les chantiers de Vinci, ou encore Extinction Rebellion en Angleterre. »

JLM : “Nous sommes les dindons de la farce!”

“La France doit jouer un rôle constructeur. Elle ne doit pas accompagner la débandade”

Intervention de Jean-Luc Mélenchon sur l’Union européenne à l’Assemblée nationale le 22 octobre 2018. Il a expliqué que l’Europe risquait désormais l’explosion après le Brexit et a dit que la France devait «jouer un rôle constructeur». Il a rappelé que l’Europe avait été construite pour la paix, pour le progrès social et pour l’écologie mais qu’aujourd’hui elle agissait contre ces trois idéaux. Jean-Luc Mélenchon a également parlé de la contribution de la France au budget de l’Union européenne : 9 milliards d’euros par an. Il a expliqué que nous payions pour le rabais britannique et pour le rabais sur le rabais de l’Allemagne. Il a aussi dit pourquoi le budget européen était mal géré entre les impayés et la coûteuse bureaucratie des institutions de l’Union. Enfin, il a appelé à mettre en place une conférence sur les dettes souveraines ainsi que sur les frontières et a dit qu’il fallait de la coopération plutôt que de la compétition.

L’Allemagne impose ses voitures polluantes à l’Europe, la France se couche

Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon, cette nouvelle qui montre à quel point les prétentions écologiques du gouvernement sur la réduction de la pollution automobile sont purement et simplement de l’enfumage !

Le 9 octobre, les ministres de l’Environnement de l’Union européenne ont cédé à l’Allemagne sur les objectifs de réduction des émissions de CO2 des voitures commercialisées à partir de 2020. Ils ont fixé un objectif de 35% de réduction des émissions d’ici 2030. Il faudrait qu’il atteigne 70% pour respecter les engagements des États européens pris dans le cadre de l’accord de Paris de 2015. Le gouvernement allemand a choisi les intérêts de ses industriels plutôt que l’intérêt général de la lutte contre le changement climatique.

6 États ont exprimé leur désaccord avec la décision que l’Allemagne leur a imposé. La France et son ministre de l’écologie, François de Rugy, est restée silencieuse. Ce dernier s’est même félicité du « compromis » trouvé lors des séances de questions au gouvernement du 10 octobre. L’illusion du « couple franco-allemand » empêche le pouvoir français de jouer un quelconque rôle sur l’urgence climatique. Cet épisode confirme que l’Union européenne à l’allemande est l’ennemie de l’écologie.

 

Joignons-nous au mouvement populaire des gilets jaunes !

Appel national à tout-e-s les insoumis-e-s !

Depuis une semaine, le peuple s’organise contre l’injuste pouvoir macronien. Les gens n’acceptent plus de voir leur salaire stagner, les aides sociales coupées, les services publics de proximité détruits, la CSG des retraité·e·s augmenter, alors que le pays n’a jamais été aussi riche. Ils n’acceptent plus de se voir tondre, quand les privilégiés, eux, bénéficient de tous les cadeaux fiscaux. Enfin, les gens n’acceptent plus qu’on les taxe d’anti-écologistes, alors qu’ils ne peuvent faire autrement que d’utiliser leur voiture.

Comme chacun·e a pu le voir, les raisons de la mobilisation dépassent le seul refus de voir augmenter les prix des carburants. C’est une contestation globale de la politique de Macron qui est à l’œuvre.

Nombre d’entre nous avons participé le week-end dernier aux manifestations. La France insoumise doit en effet accompagner ce mouvement, sans récupération, mais avec implication. Ce week-end, soyons donc des dizaines de milliers à nous rejoindre au mouvement du peuple en colère !