Bolivie : un coup d’état sans fondement !

On a beaucoup entendu dire que le coup d’état en Bolivie était la suite de fraudes électorales, sur la base d’un rapport de l’OEA…

Maintenant que les choses s’éclaircissent un peu, on voit à quel point tout cela n’a été qu’une manipulation médiatique pour faire tomber un gouvernement qui déplaisait aux Etats Unis et à ses affidés.

Pour commencer, voici la réponse de l’OEA au Centre Stratégique Latinoaméricain de Géopolitique :

Si vous ne lisez pas l’espagnol, on vous résume : le fameux rapport est indisponible, parce qu’il n’est pas encore finalisé et validé !

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Mais il y a plus grave, comme on peut le lire dans un article de Corroe Del Sur du 29/11/2019

L’es-représentant de l’ONU signale une “rupture profonde” de l’ordre constitutionnel

Denis Racicot

L’ancien représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Bolivie, Denis Racicot, a mis en garde contre une “rupture profonde” de l’ordre constitutionnel et une “fracture sociale” dans le pays pour les actes de violence survenus dans le pays avant et après le départ d’Evo Morales du territoire national, dans le cadre des élections générales entachées d’accusations de fraude.

Pour Racicot, les nouvelles autorités boliviennes, après le départ de Morales, sont “autoproclamées” et cherchent à sortir de la crise actuelle sur la base d’une “violence putschiste sans limites”, qu’il ne compare qu’à à la période des régimes militaires et de facto.

“Il ne fait aucun doute que se développe dans le pays une rupture profonde de l’ordre constitutionnel et probablement une fracture sociale qui pourra difficilement être réparée”, lit-on dans la lettre envoyée par Racicot à Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève, Suisse.

Après le départ de Morales, Jeanine Añez a pris le pouvoir en s’engageant à pacifier le pays et à convoquer des élections générales le plus rapidement possible, en tant que gouvernement de transition.

Racicot fait le point sur les événements politiques et les violence qui se sont déroulés dans le pays : depuis les résultats des élections générales d’octobre, la réaction violente contre les sièges des tribunaux électoraux départementaux, les troubles civils et les demandes de démission de Morales, les résultats de l’audit de l’Organisation des États américains jusqu’au départ de l’ancien dirigeant du pays. Dans ce décompte, Racicot omet plusieurs actes de violence perpétrés par des proches de Morales.

En ce qui concerne le rapport préliminaire d’audit de l’OEA sur le processus électoral, Racicot note qu’il n’est pas concluant quant à l’existence d’une fraude et qu’il a été “observé et critiqué négativement par des instituts spécialisés”.

“À mon avis, et d’après mon expérience en la matière, il est très superficiel et donc déficient sur les plans technique et professionnel et dépourvu d’objectivité”, indique-t-il.

Pour l’ex-commissiare, des propositions concrètes sont nécessaires pour créer les conditions d’un retour au véritable cadre constitutionnel et institutionnel, du retour de l’ancien Président Evo Morales dans le pays et du lancement d’un dialogue national et de négociations en vue de la préparation de nouvelles élections générales dans les meilleurs délais.

Jeudi, l’Assemblée législative plurinationale (ALP) de Bolivie a adopté le règlement intérieur et la convocation pour l’élection des membres du Tribunal suprême électoral (TSE) en vue de nouvelles élections générales dans les plus brefs délais.

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