Les gilets jaunes contre la loi travail !

C’est en Hongrie, pays de Viktor Orban, grand ami de Marine Le Pen.

“Des milliers de Hongrois ont manifesté ce samedi 5 janvier 2019 à Budapest pour protester contre la réforme travail du premier ministre Viktor Orban.

Les manifestants, appelés par les syndicats et les partis politiques d’opposition, ont occupé les rues de la capitale, Budapest, pour exprimer leur refus d’une loi qui impose aux salariés des centaines d’heures supplémentaires à l’année.

La mesure est qualifiée par ses détracteurs de “loi de l’esclavage” et est considérée comme une mesure autoritaire du premier ministre. Les manifestants ont appelé à la grève nationale pour s’opposer à la modification du code du travail.

La nouvelle loi, dont l’effet pourrait être que les employés puissent se voir obligés de travailler 400 heures supplémentaires par an, a été approuvée le mois passé par le Parlement hongrois.”

Source : 

Comme quoi les fausses solutions de la droite extrême ne sont qu’une façon de plus de soumettre les travailleurs à la loi du profit ! Et pour ce qui est de l’autoritarisme méprisant…

Des gilets jaunes en protestation contre la dictature !

Plus peut-être encore qu’à la grande révolution de 1789; le mouvement des gilets jaunes fait penser à la fièvre révolutionnaire qui s’empare de toute l’Europe en 1848…

La preuve dans de nombreux pays, à commencer par la Serbie où la population se bat contre un autocrate soutenu par les capitales occidentales, dans le même état d’aveuglement que celui qui a conduit à la catastrophe que l’on ne peut déjà pas décemment oublier.

Dans une Serbie qui compte sept millions d’habitants, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Belgrade pour la quatrième semaine consécutive afin de protester contre la manière dont l’actuel président serbe exerce sa politique

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le gouvernement et son dirigeant de facto, le président du pays, Aleksandar Vucic. Le mouvement d’opposition, appelé « Protester contre la dictature », appelle à une réforme électorale et à la liberté des médias, il s’oppose à un gouvernement de plus en plus autoritaire.

« Je soutiens ces personnes, mon peuple, mon pays, contre la dictature et la violence perpétrées par ce gouvernement », a déclaré l’un des manifestants, Daliber Kocic.

« Tout est faux. Les médias n’ont aucune liberté, il n’y a pas de liberté pour les journalistes », a déclaré une manifestante, Natasa Vranic.

Mardi, Boško Obradović, le chef du parti de droite souverainiste Dveri, a revêtu un gilet jaune au Parlement serbe pour protester contre la hausse du prix des carburants et les attaques répétées du pouvoir d’Aleksandar Vučić envers l’opposition. Il a appelé à une manifestation samedi à Belgrade. L’opposition citoyenne et les mouvements de gauche appellent aussi à manifester.

Les manifestations ont été déclenchées par la violente attaque contre un opposant politique dans une petite ville du centre de la Serbie, fin novembre. Elles ont aussi été alimentées par le ras le bol fiscal.

Il y a une semaine, le 22.12.2018, on estimait qu’entre 35 à 40000 personnes étaient descendues dans la rue. Cette fois, leur nombre est passé à 50000, selon les médias locaux.

Le président Vucic a nié toutes les accusations qui l’impliquaient dans une attaque contre l’homme politique qui était à l’origine des manifestations. Il a également déclaré qu’il était prêt à se rendre aux urnes, et que même si cinq millions de personnes manifestaient, il ne répondrait pas aux demandes du mouvement de contestation et de l’opposition.

Dans l’Europe de l’intolérance, on compte beaucoup de prétendants au trône !

Un constat d’autant plus alarmant quand on lit, dans le Courrier des Balkans, cet interview du sociologue Jovo Bakić :

C.d.B. : Le slogan des manifestations de samedi 29 décembre, c’est « jusqu’au bout ». Le régime d’Aleksandar Vučić peut-il tomber alors que les capitales occidentales continuent à le soutenir ?

J.B. : Les puissances occidentales ont peur que ces manifestations gâchent tout alors qu’elles croient être tout près d’un règlement du problème avec le Kosovo dont Aleksandar Vučić est aujourd’hui le garant. Ils savent que c’est un autocrate, qu’il étouffe les médias, tout cela les gêne bien un peu, mais ils s’attendent à ce qu’il honore sa promesse concernant le Kosovo et achève le processus de « normalisation ». C’est une vision court-termiste, la même vision court-termiste qu’en 1996, quand les pays occidentaux n’ont pas soutenu les milliers de personnes qui ont manifesté contre le régime de Slobodan Milošević pendant trois mois, parce qu’il était considéré comme le « garant » des accords de paix de Dayton. Et ce sera comme ça tant que les capitales occidentales ne seront pas forcées de se rendre compte de l’importance des manifestations, tant qu’elles n’auront pas compris que leur si chère « stabilité » peut s’écrouler d’un seul coup.

Plus que jamais, l’avenir de la paix, c’est la paix entre des nations contrôlées démocratiquement par leurs peuples !

 

 

Gilets jaunes : JLM répond à Macron

Lundi 10 décembre 2018, Jean-Luc Mélenchon répondait à l’allocution du président de la République en pleine révolution citoyenne des gilets jaunes. Il a analysé les nouvelles duperies d’Emmanuel Macron. Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a ainsi pointé du doigt le fait que toutes les mesures annoncées seraient payées par l’impôt des Français ou par de nouvelles coupes dans les services publics et non par les riches comme le demandent pourtant les gilets jaunes. Il a aussi listé les oubliés des mesures annoncées par Macron : les chômeurs, les salariés à temps partiel (qui sont souvent des femmes), les jeunes et les fonctionnaires. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a souligné l’absence de réponse aux aspirations démocratiques du peuple en insurrection civique.

Président des riches ? ce que révèlent les comptes de campagne d’Emmanuel Macron

On le savait, mais ces chiffres font bien comprendre pourquoi Macron est sourd à la colère populaire qu’expriment les gilets jaunes.

Nous empruntons l’article à Anti-k.org

Qui sont les donateurs ayant financé la campagne d’Emmanuel Macron ? C’est le JDD de ce dimanche 2 décembre qui révèle une liste sur laquelle apparaissent 74.702 dons reçus par En marche, soit 14 millions d’euros pour financer sa course à la présidentielle. Selon la Commission nationale des comptes de campagne, 1,2% des dons ont rapporté à eux seuls 48% du montant total reçu par Emmanuel Macron pour financer sa campagne. Une donnée qui confirme qu’Emmanuel Macron a majoritairement été financé par « la France d’en haut ». Ces sommes ont été versées par quelques centaines de mécènes fortunés. Des soutiens financiers qui se concentrent qui plus est sur Paris et sa proche banlieue à hauteur de 56%. Un président donc financé par les Parisiens et les urbains. Un signe de la fracture entre France des villes et des campagnes.

14% des dons proviennent en outre des Français vivant à l’étranger, dont la moitié résidant en Grande-Bretagne. Le JDD précise que les équipes d’En marche ont ciblé la City. En pratique, la finance londonienne a donc donné plus d’argent pour la campagne d’Emmanuel Macron que les contributions des neuf plus grandes villes de province réunies (4,3% du budget de campagne). Le candidat Macron a échoué à convaincre les classes populaires. Le JDD précise que parmi les adhérents du parti de La République en marche, 80% sont des diplômés, 60% des cadres, et seulement 8% des ouvriers et des employés.

Les donateurs d’Emmanuel Macron sont donc peu nombreux et très fortunés. Si on en croit la limite légale de 7.500 euros par donateur pour un parti politique, les plus de 300 dons de cette somme en 2016, et 359 en 2017, laissent à supposer que certains donateurs ont contribué plusieurs fois. C’est notamment le cas de la commune iséroise de Sappey-en-Chartreuse qui a effectué quatre dons de 7.500 euros.

 

Les gilets jaunes interpellent les députés aubois


Eh bien camarade, tu peux être content … Y en a un sur trois qui t’a répondu…

Et tu pourras en profiter pour te réchauffer, vu que manifestement ces gens-là n’ont pas l’intention de venir se geler avec nous !

Pour nous, la France Insoumise, notre rôle n’est pas d’attendre le peuple, c’est d’en faire partie là où il lutte et où il porte la République…

On lâche rien ! Bravo à vous toutes et tous !

L’Allemagne impose ses voitures polluantes à l’Europe, la France se couche

Extrait du blog de Jean-Luc Mélenchon, cette nouvelle qui montre à quel point les prétentions écologiques du gouvernement sur la réduction de la pollution automobile sont purement et simplement de l’enfumage !

Le 9 octobre, les ministres de l’Environnement de l’Union européenne ont cédé à l’Allemagne sur les objectifs de réduction des émissions de CO2 des voitures commercialisées à partir de 2020. Ils ont fixé un objectif de 35% de réduction des émissions d’ici 2030. Il faudrait qu’il atteigne 70% pour respecter les engagements des États européens pris dans le cadre de l’accord de Paris de 2015. Le gouvernement allemand a choisi les intérêts de ses industriels plutôt que l’intérêt général de la lutte contre le changement climatique.

6 États ont exprimé leur désaccord avec la décision que l’Allemagne leur a imposé. La France et son ministre de l’écologie, François de Rugy, est restée silencieuse. Ce dernier s’est même félicité du « compromis » trouvé lors des séances de questions au gouvernement du 10 octobre. L’illusion du « couple franco-allemand » empêche le pouvoir français de jouer un quelconque rôle sur l’urgence climatique. Cet épisode confirme que l’Union européenne à l’allemande est l’ennemie de l’écologie.

 

Joignons-nous au mouvement populaire des gilets jaunes !

Appel national à tout-e-s les insoumis-e-s !

Depuis une semaine, le peuple s’organise contre l’injuste pouvoir macronien. Les gens n’acceptent plus de voir leur salaire stagner, les aides sociales coupées, les services publics de proximité détruits, la CSG des retraité·e·s augmenter, alors que le pays n’a jamais été aussi riche. Ils n’acceptent plus de se voir tondre, quand les privilégiés, eux, bénéficient de tous les cadeaux fiscaux. Enfin, les gens n’acceptent plus qu’on les taxe d’anti-écologistes, alors qu’ils ne peuvent faire autrement que d’utiliser leur voiture.

Comme chacun·e a pu le voir, les raisons de la mobilisation dépassent le seul refus de voir augmenter les prix des carburants. C’est une contestation globale de la politique de Macron qui est à l’œuvre.

Nombre d’entre nous avons participé le week-end dernier aux manifestations. La France insoumise doit en effet accompagner ce mouvement, sans récupération, mais avec implication. Ce week-end, soyons donc des dizaines de milliers à nous rejoindre au mouvement du peuple en colère !