Consultation publique sur les pesticides, faisons entendre notre voix !

Comme la loi l’y oblige, le gouvernement a ouvert une consultation publique sur son projet d’arrêté relatif à l’utilisation des pesticides près des habitations.

Le gouvernement propose 10 mètres seulement de zone sans traitement par des pesticides les plus dangereux (Cancérogènes, Mutagènes ou Reprotoxiques [CMR] ou Perturbateurs Endocriniens [PE]).

C’est bien trop faible ! 

La contamination des riverain·es peut avoir lieu lors de la pulvérisation, fumigation ou poudrage, et les molécules peuvent en outre être entraînées par un vent léger. De plus, il est scientifiquement reconnu que les pesticides sont présents dans l’air ambiant bien après leur pulvérisation : lors de l’évaporation des produits ou lorsque la poussière du sol est soulevée. Ainsi des molécules toxiques ont été retrouvées à l’intérieur de salles de classe et de chambre de village viticole, mais aussi dans l’air ambiant de villes de taille importante (telles que Bordeaux).

Le lien avéré entre certaines substances et différentes maladies mortelles dont entre autres, les leucémies, les lymphomes non-hodgkiniens, les tumeurs du tronc cérébral et la maladie de Parkinson invite à un principe de précaution par respect pour les personnes vivant sur le territoire.

Le gouvernement a sciemment déformé les conclusions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail pour proposer cette distance ridicule de 10 mètres.

Il convient donc de respecter le principe de précaution et d’instaurer une zone tampon de 200 mètres sans pesticides CMR ni PE comme nous l’avions proposé dans notre proposition de loi sur l’instauration d’une zone tampon et dans nos amendements de la loi Egalim.

Dans cette zone, l’agriculture serait bien entendu autorisée, seul l’usage des produits dangereux pour la santé serait interdit.

L’agriculture biologique y serait fortement encouragée.

Cette mesure agirait comme un réel déclencheur pour accélérer la transition écologique et pour favoriser l’avènement d’une agriculture écologique et paysanne, respectueuse de l’être humain et de l’environnement et productrice d’une alimentation saine.

Nous invitons un maximum de personnes à déposer une contribution sur la base de ces arguments sur le site dédié :

Je participe à la consultation

Le papy de Greta ?

Ci-dessous le discours prononcé par Fidel Castro à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, à Rio de Janeiro (Brésil) le 12 juin 1992

Monsieur Fernando Collor de Mello, Président du Brésil ;

Monsieur Boutros Ghali, Secrétaire général des Nations Unies,


Une importante espèce biologique risque de disparaître à cause de la liquidation rapide et progressive de ses conditions de vie naturelles : l’homme.

Nous prenons aujourd’hui conscience de ce problème alors qu’il est presque trop tard pour l’empêcher.

Il faut signaler que les sociétés de consommation sont les responsables fondamentales de l’abominable destruction de l’environnement. Ces sociétés sont nées des anciennes métropoles coloniales et de politiques impériales qui ont engendré à leur tour le retard et la pauvreté qui frappent aujourd’hui l’immense majorité de l’humanité. Tout en ne comptant que 20 p. 100 de la population mondiale, elles consomment les deux tiers des métaux et les trois quarts de l’énergie produits dans le monde. Elles ont empoisonné les mers et les fleuves, pollué l’air, affaibli et troué la couche d’ozone, saturé l’atmosphère de gaz qui altèrent les conditions climatiques et ont des effets catastrophiques dont nous commençons à souffrir. 

Les forêts disparaissent, les déserts s’étendent, des milliards de tonnes de terre fertile aboutissent chaque année à la mer. De nombreuses espèces s’éteignent. La pression démographique et la pauvreté conduisent à des efforts désespérés pour survivre, fût-ce au prix de la nature. On ne saurait en accuser les pays du Tiers-monde, hier colonies, aujourd’hui nations exploitées et pillées par un ordre économique mondial injuste.

La solution n’est pas d’interdire le développement à ceux qui en ont le plus besoin. Le fait est que tout ce qui contribue aujourd’hui au sous-développement et à la pauvreté constitue une violation flagrante de l’écologie. Des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants en meurent chaque année dans le Tiers-monde, plus que durant chacune des deux guerres mondiales. L’échange inégal, le protectionnisme et la dette extérieure agressent l’écologie et favorisent la destruction de l’environnement. 

Si l’on veut sauver l’humanité de cette autodestruction, il faut mieux distribuer les richesses et les technologies disponibles sur la planète. Moins de luxe et moins de gaspillage dans un nombre réduit de pays pour qu’il y ait moins de pauvreté et moins de faim sur une grande partie de la Terre. Que l’on cesse de transférer au Tiers-monde des styles de vie et des habitudes de consommation qui ruinent l’environnement. Que l’on rende la vie humaine plus rationnelle. Que l’on instaure un ordre économique international juste. Que l’on utilise toute la science nécessaire à un développement durable sans pollution. Que l’on paie la dette écologique, non la dette extérieure. Que la faim disparaisse, non l’être humain.

Maintenant que les menaces que représentait censément le communisme ont disparu et qu’il n’y a plus de prétextes à des guerres froides, à des courses aux armements et à des dépenses militaires, qu’est-ce qui empêche de consacrer immédiatement ces ressources au développement du Tiers-monde et à la lutte contre la menace de destruction écologique de la planète ?

Que cessent les égoïsmes, que cessent les hégémonismes, que cessent l’insensibilité, l’irresponsabilité et les tromperies. Demain, il sera trop tard pour faire ce que nous aurions dû faire il y a déjà bien longtemps.

Je vous remercie.

La forêt qui en cache bien des autres !

Passons d’abord sur le pillage de la Guyane – qui n’es toujours pas une île, et qui est toujours limitrophe de l’Amazonie – autorisé par le gouvernement Macron…

Peut-être qu’il aurait été plus simple, pour aborder la crise en état responsable, de faire partie de l’ALBA, comme le préconisait l’Avenir en commun !

Mais vu que quand la maison brûle les imbéciles regardent la fumée, tous les yeux se tournent vers l’Amazonie et le Brésil (affligé d’un dirigeant dont pas aucun de nos prétendus experts ne se rappelle qu’ils ont facilité son élection en emprisonnant Lula sur la base de “preuves” qui se sont révélées tout à fait fabriquées).

Si le feu augmente en Amazonie, c’est que la politique de Bolsonaro de mépris des peuples indigènes, au service de l’agriculture industrielle (celle qui appelait de ses voeux le Mercosur) favorise la déforestation… Mais c’est aussi le cas, et c’est même pire, en Afrique, où seule la pratique du brûlis permet le maintien d’une agriculture vivrière dévastée par les traites de libre-échange (ALE) imposés aux pays africains par l’UE … et la France…

En trois cartes, la ration télévision publique (euh la belge… faut par rêver) dresse un bilan édifiant : de gauche à droite, l’Amérique, l’Amérique et l’Afrique, la densité des feux en Afrique sub-saharienne…

L’article complet est ici, si vous n’avez pas le temps, voici la conclusion, histoire de remettre les choses en perspective : “Et si le monde a actuellement les yeux tournés vers l’Amazonie, l’ESA estime que l’Afrique subsaharienne représente environ 70% de la superficie brûlée dans le monde, selon les bases de données satellitaires mondiales…

Résumons donc : on pille chez nous, on sort deux trois pièces jaunes pour faire de la communication, et on oublie d’avouer ses crimes… Le refus de la transition vers les énergies renouvelables, le maintien acharné du nucléaire a des conséquences concrètes, même si elles sont assez lointaines pour être invisibles : la société Orano, qui approvisionne en uranium Areva, va raser une forêt protégée pour exploiter une mine au Kazakhstan… Ils ont oublié d’en parler au G7 ! Lisez l’article ci-dessous, sorti du site Novastan…

A ce jeu de poker menteur, c’est l’humanité toute entière qui perdra sa mise !

Vigilance CETA : le vote des députés Aubois

A l’heure où, tartufferie nouvelle oblige, Macron découvre que le Mercosur n’est pas paré de toutes les promesses environnementales qui poussaient à le ratifier avant que la déforestation sauvage promue par Bolosnaro n’incendie l’Amazonie, il est bon de rappeler la position de nos députés aubois sur le traité de libre-échange avec le Canada : le CETA.
Sans surprise, le seul député LREM de l’Aube a voté pour, tandis que les deux députés LR ont voté contre…

Il est temps, comme le souligne le communiqué national ci-dessous, de tirer la leçon de cet échec cuisant de la doctrine absurde du libre-échange.

Un tel accord conduirait à poursuivre les politiques de déforestations de l’Amazonie, le poumon vert de notre planète, aujourd’hui en feu.

Mercosur, tirer la leçon pour le Ceta et le Jefta

La présidence de la République annonce que la France se retire de l’accord de libre échage UE-Mercosur que nous avons tant combattu.

Il était temps de reconnaître que nous avions raison. Il est temps d’en tirer la leçon pour le CETA et l’accord JEFTA avec le Japon pollueur nucléaire et destructeur de la biodiversité. Seul Macron pouvait imaginer que Bolsonaro était écologiste. C’est une victoire du combat social et ecologiste contre le libre-échange. Mais nous ne pourrons que la traiter d’hypocrite si dans le même temps Emmanuel Macron ne revient pas sur les autres traités écocides.

C’est tout un système avec lequel il faut rompre.
L’humanité doit mettre fin au libre-échange pour notre avenir à tous, et la France insoumise en fait un combat central.

Pia Klemp refuse la médaille Grand Vermeil qui lui a été décernée par la Ville de Paris

Au royaume des Tartuffes… un premier épisode, dans une actualité marquée par la communication à outrance, au contraire des actes…

Pia Klemp, capitaine du navire Iuventa, explique sur sa page Facebook les raisons pour lesquelles elle a décidé de refuser la médaille Grand Vermeil qui lui a été décernée par la ville de Paris et la maire, Anne Hidalgo.

La ville de Paris installe des rochers contre les migrants.
(Crédit image : P’tit Dej’ à Flandre/Facebook)

“Paris, je t’aime. Je t’aime pour tous les gens libres et solidaires qui vivent en ton sein. Des gens qui se battent pour la liberté chaque jour, debout, bras dessus bras dessous, distribuant des couvertures, de l’amitié et de la solidarité. Je t’aime pour ceux qui partagent leur logement, leur amour et leurs luttes chaque jour, sans se soucier de la nationalité des personnes ni de savoir si elles ont des papiers ou pas.

Madame Hidalgo, vous voulez me décorer pour mon action solidaire en mer Méditerranée, parce que nos équipages « travaillent quotidiennement à sauver des migrants dans des conditions difficiles ». Simultanément votre police vole les couvertures de gens contraints de vivre dans la rue, pendant que vous réprimez des manifestations et criminalisez des personnes qui défendent les droits des migrants et des demandeurs d’asile. Vous voulez me donner une médaille pour des actions que vous combattez à l’intérieur de vos propres remparts. Je suis sûre que vous ne serez pas surprise de me voir refuser votre médaille Grand Vermeil.

Paris, je ne suis pas une humanitaire. Je ne suis pas là pour « aider ». Je suis solidaire à tes côtés. Nous n’avons pas besoin de médailles. Nous n’avons pas besoin de pouvoirs décidant qui est un « héro » et qui est « illégal ». En fait, il n’y a pas lieu de faire cela, car nous sommes tous égaux.

Ce dont nous avons besoin, c’est de liberté et de droits. Il est temps de dénoncer les honneurs hypocrites et de combler le vide par la justice sociale. Il est temps que toutes les médailles soient lancées comme des fers de lance de la révolution!

Papiers et logements pour toutes et tous !

Liberté de circulation et d’installation !”

Ne les laissons pas voter la “loi climat” sans agir

La loi climat proposée par le gouvernement pro-nucléaire d’Edouard Philippe va accroître gravement les risques : elle prévoit entre autres de décaler de 10 ans l’échéance pour atteindre 50% de nucléaire dans la production électrique…

Comme quoi il est bien des gens qui font de l’écologie uniquement un souci préélectoral.

Le réseau Sortir du nuclaire lance une campagne pour interpeller les députés. Pour y participer, cliquez sur l’image ci-dessous.

La protestation contre la base aérienne de Ramstein sera sexy

A l’heure où on a beaucoup parlé d’Europe, en oubliant qu’elle était devenue une Europe de la guerre et non de la paix,  un article de Pressensa sur la mobilisation contre la base aérienne de Ramstein d’où partent les drones de la mort ! 

Capture d’écran de la vidéo « La destruction du CDU » de Rezo

Quand on parle de Ramstein, on ne parle pas d’une bande musicale mais d’une base aérienne étasunienne sur le sol allemand. Il s’agit de la base aérienne des États-Unis, centre de guerre des drones pour le Proche et Moyen-Orient, point opérationnel de toutes les armes nucléaires stockées en Europe. En outre, toutes les opérations des forces aériennes étasuniennes en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient sont coordonnées depuis Ramstein. Les guerres contraires au droit international sont menées depuis le territoire allemand et avec l’accord de l’Allemagne, c’est-à-dire depuis le pays qui a juré : « Plus de fascisme, plus de guerre ».

Déjà en 1999, Joschka Fischer a mené l’Allemagne dans la guerre dite du Kosovo, et a transformé les anciens Verts pacifistes en parti belligérant. Oui, les Verts qui, grâce au changement climatique et à Fridays for Future, sont incroyablement branchés en ce moment. Chère Alliance 90/Les Verts, faites attention à ce qui vient, avant qu’un Youtuber ne vous crie dans les oreilles : « La protection de l’environnement et du climat ne va pas sans politique de paix ».

Grâce à Rezo, Ramstein est maintenant aussi arrivé à la génération Youtube. Dans sa fameuse vidéo « La destruction du CDU » (uniquement en allemand !),qui a été cliqué 14 millions de fois, il a consacré 8 minutes à la base aérienne états-unienne de Ramstein (à regarder dès la minute 29:22). Bien sûr, cela suscite l’espoir d’une mobilisation accrue des organisateurs pendant la Semaine d’action Stop Ramstein, qui se déroule du 23 au 30 juin et qui a été annoncée ce 19 juin passé lors d’une conférence de presse à Berlin.

Pascal Luig et Reiner Braun lors de la conférence de presse de la campagne Stop Base aérienne de Ramstein le 19.06.2019 à Berlin. (Photo de Pressenza)

L’acquisition des drones de combat d’Hébron et l’entrée du gouvernement allemand dans le commerce des drones tueurs, le doublement des missions de drones par l’administration Trump par rapport au premier semestre 2018, notamment au Pakistan, au Yémen et en Afghanistan, où 80% des victimes sont des civils, confirment ainsi l’accusation de violation du droit international, sont autant d’arguments pour protester pour la cinquième fois aux portes de la base.

Cependant, la semaine de protestation de cette année est particulièrement marquée par la menace d’une guerre contre l’Iran et le rôle que cette base aérienne jouerait dans une guerre en tant que force opérationnelle centrale pour toutes les troupes aéroportées étasuniennes en Afrique et en Asie. De grandes quantités de munitions sont déjà transportées dans la région via Ramstein. D’où la demande adressée au gouvernement fédéral de ne pas participer à une telle guerre, ce qui signifie de ne pas accorder de droits de survol et d’empêcher l’utilisation de Ramstein à ces fins.

Après la cessation du traité FNI par les États-Unis [N.d.T. Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), qui cherche le démantèlement, par les États-Unis et l’URSS, d’une catégorie de missiles avec des charges nucléaires ou conventionnelles], le stationnement d’armes nucléaires terrestres en Europe menace et devrait très probablement avoir lieu à Ramstein. Le stationnement de nouvelles armes nucléaires en Europe doit être empêché et les armes existantes doivent être retirées, c’est la deuxième exigence centrale de l’action de protestation de cette année.

Outre les aspects de politique dans le domaine de la paix, les conséquences environnementales de cette base militaire deviennent de plus en plus importantes et le débat sur le climat prend une toute nouvelle dimension. La base aérienne et ses activités représentent des véritables tueurs du climat. L’armée états-unienne consomme plus de pétrole que des pays comme la Suède ou l’Irak. Un avion supersonique états-unien produit autant d’émissions que 34.000 voitures par heure. Le kérosène utilisé, qui est beaucoup plus cancérigène que les véhicules diesel est régulièrement rejeté dans la région, la pollution des eaux souterraines et bien sûr les émissions de CO2 sont déjà des raisons suffisantes pour fermer la base militaire.

La campagne « Stop Base aérienne Ramstein » aura lieu du 23 au 30/06/2019 et l’on prévoit :

Un camp international d’une semaine pour la paix,
Une veillée publique dans l’église des Apôtres,
Un congrès international contre les bases militaires,
Un atelier sur la paix,
Une grande manifestation suivie d’un festival pour la paix,
Actions de désobéissance civile.
Pour plus d’informations : https://www.ramstein-kampagne.eu/

Sans l’environnement, rien ne va plus. Cependant, un monde respectueux du climat n’est d’aucune utilité si des actions guerrières le rendent inhabitable. Par conséquent, les militants pour la paix et l’environnement doivent se soutenir mutuellement pour un monde meilleur.

Comment signer le référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris ?

 

⚠ Le site développé par le gouvernement est d’utilisation fastidieuse et peu intuitive. Suite à de nombreuses remontées de difficultés et bugs rencontrés par des volontaires pour signer, voici une fiche contenant les informations nécessaires pour signer correctement.

Nombre de participant·e·s : Le plus important possible pour atteindre les 4 717 396 signatures
Temps nécessaire : 15 à 30 minutes
Matériel nécessaire :
– 1 ordinateur, un téléphone ou une tablette relié à internet ou le formulaire adéquat
– Vos informations personnelles (noms, prénoms, adresse, commune d’inscription sur les listes électorales…)
– Votre carte d’identité ou votre passeport en cours de validité
– Si possible votre carte d’électeur·rice

Pourquoi c’est important ?

Aéroports de Paris, ou ADP. Depuis quelques jours, vous voyez probablement ces trois lettres fleurir sur les réseaux sociaux. Les Aéroports de Paris dont il est question, ce sont les aéroports de Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget. À eux trois, ces aéroports voient passer plus de 105 millions de voyageur·se·s chaque année, soit plus que la population française.

En mars 2019, l’Assemblée nationale a voté la privatisation de ces aéroports. C’est-à-dire que tout l’argent récolté avec la location des espaces pour les boutiques commerciales ou les redevances payées par les compagnies aériennes n’iraient plus dans les caisses de l’État mais dans les poches des actionnaires.

Or les aéroports de Paris rapportent de l’argent à l’État. Beaucoup. L’année dernière ils ont rapporté 173 millions d’euros rien qu’en dividendes. Jackpot. Mais outre l’aberration économique de vendre une poule aux oeufs d’or, cette privatisation pose deux autres problèmes : de souveraineté et écologique.

De souveraineté, car cela revient à confier une de nos principales frontières, avec 105 millions de personnes y transitant, à une entreprise privée. Et écologique, car garder le contrôle du transport aérien national est un point essentiel pour réussir la transition écologique.

Après le fiasco de la privatisation des autoroutes, dont le prix des péages a depuis augmenté de 20%, il est nécessaire d’empêcher cette nouvelle vente de notre patrimoine commun.

Macron brade les bijoux de famille, ne le laissons pas faire.

Que faire ? 

En avril 2019, 248 parlementaires ont signé pour engager une procédure de Référendum d’Initiative Partagée (RIP). En effet, depuis 2008 la Constitution permet d’organiser un référendum si il est soutenu par au moins 185 parlementaires et 4,7 millions d’électeurs et d’électrices.

Le seuil des 185 parlementaires validé, le Conseil constitutionel a autorisé, pour la première fois de notre histoire, la collecte des 4,7 millions de soutiens. Pour signer, il faut se rendre seulement et uniquement sur ce site du ministère de l’Intérieur. Les signatures sur d’autres plateformes sont inutiles.

Qui peut soutenir ?

Toutes les personnes en âge de voter et inscrites sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien au Référendum.

Comment apporter mon soutien à ce référendum ?

1 – Par internet, en signant sur le site du Référendum d’Initiative Partagée

Un site internet dédié est mis en place par le gouvernement afin de récolter les signatures des Référendums d’Initiative Partagée (R.I.P.).

Pour soutenir la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris et empêcher leurs privatisations, voici comment faire :

Connectez-vous sur le site du gouvernement en cliquant sur le bouton ci-dessous puis suivez les différentes étapes indiquées :

Étape 1

Étape 1 : Cocher la case et cliquer sur « Suivant »

Étape 2

Remplir toutes les cases puis cliquer sur « Suivant ».

Lorsque vous renseignez votre commune, le site va vous proposer un code. Pas de panique, ce n’est pas le code postal de votre commune mais le code INSEE. Il n’y a rien à changer.

Indiquez tous les prénoms inscrits sur votre carte d’identité en les séparant par un espace et en les faisant commencer par une majuscule. Faites particulièrement attention aux accents et aux tirets si il y en a dans vos noms ou prénoms. Pour les femmes mariées : utilisez le nom de naissance uniquement.

Étape 3

Remplir les champs et cliquer sur « Valider votre soutien ».

Vous utilisez votre carte d’identité : le numéro de votre carte d’identité est inscrit en haut de votre carte, juste sous la « République Française ». La date et le département de délivrance sont inscrits au dos de votre carte.

Vous utilisez votre
passeport : le numéro de passeport est en haut à droite sur la page d’information où se trouve la photo, il est composé de 9 caractères (2 chiffres, 2 lettres, 5 chiffres). La date de délivrance se trouve sur la même page.

Étape 4

Vérifier les informations.

Entrer le code Captacha (ici par exemple : « htygWEn ») en respectant les majuscules et les minuscules. Si vous n’arrivez pas à lire votre code, vous pouvez en demander un autre en cliquant sur [Autre Image] autant de fois qu’il est nécessaire.

Si vous vous trompez dans votre code pas de panique, vous allez en avoir un autre et pouvoir réessayer. Cliquer sur « Oui, confirmer mon soutien ».

Étape 5

Si vous arrivez sur cette page, bravo, vous avez réussi ! N’oubliez pas de télécharger le récépissé et gardez-le. Si vous avez un message d’erreur, rafraîchissez la page en utilisant la touche F5 de votre clavier. Si besoin, recommencez depuis le début.

À noter :
Depuis son ouverture, jeudi à minuit, de nombreux·ses citoyen·ne·s ont peiné à enregistrer leur soutien : la base de données semble ne pas connaître certain·e·s électeur·rice·s, le captcha visuel est particulièrement difficile à reproduire, enfin des problèmes de surcharge rendent par moment le service inaccessible. N’hésitez pas à recommencer les différentes étapes à plusieurs reprises si vous rencontrez des difficultés pour valider votre soutien sur le site.

2- En déposant votre soutien sur un formulaire papier au guichet de la commune la plus peuplée du canton, d’une circonscription administrative équivalente ou du consulat

Pour connaître les communes, circonscriptions administratives équivalentes et consulats concernés et prendre connaissance des modalités de dépôt des soutiens sur un formulaire papier, veuillez cliquer sur le lien suivant.

N’hésitez pas à partager un maximum cette fiche, à aider les personnes qui souhaitent accomplir  cette démarche et à convaincre autour de vous de signer le R.I.P. contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris pour atteindre le nombre de signatures nécessaire.

Même dans la nuit la plus noire se faufile toujours un trait de lumière…

Ci-dessous un communiqué des groupes d’action dans l’Aube, à propos des élections européennes.

Les Insoumis-e-s du département remercient chaleureusement les 4802 citoyens qui ont porté leur suffrage sur la liste menée par Manon Aubry. Ils ont ainsi contribué à envoyer au parlement européen six députés de combat, pour défendre les peuples d’Europe dans une perspective de justice sociale et de protection écologique.

C’est le résultat d’une campagne où chacun a donné beaucoup, des militants de terrain aux candidats et équipes nationales. Merci à toutes et tous !

La France Insoumise n’a qu’un peu plus de trois ans d’existence, et elle est aujourd’hui présente au parlement européen.

Toutefois, ces députés auraient pu être bien plus nombreux pour y lutter contre le désastre annoncé de la concurrence généralisée si les forces politiquement les plus proches de la FI ne s’étaient pas entêtées dans des stratégies partidaires, souvent bien plus hostiles à son égard qu’à l’encontre de nos véritables adversaires politiques. La conséquence en a été de disperser les voix des citoyens qui ne veulent plus de cette Europe-là, anti-démocratique, anti-sociale et anti-écologique, et qui partagent les valeurs communes de lutte contre la prédation du capitalisme. Il est bien beau aujourd’hui, après les élections, d’appeler au rassemblement…

Dans l’Aube, qui n’affiche pas une santé éclatante, ces élections sont un désaveu cinglant pour la droite qui en occupe tous les postes de commande. Dans ce département qui a connu nombre de délocalisations, où on entasse déchets nucléaires et industriels, où fleurit le travail précaire, , la farce du prétendu duel Macron-Le Pen amène en tête de liste trois formations opposées à la hausse du SMIC et complices dans le vote et l’application des dispositifs répressifs contre le mouvement des Gilets Jaunes, authentique expression de la colère populaire.

Pour notre part, c’est donc encore et toujours qu’il faut fédérer le peuple dans les luttes indispensables à la sauvegarde de l’humanité, en rassemblant tous ceux qui se découvrent exclus et veulent être vus et entendus.

Même dans la nuit la plus noire se faufile toujours un trait de lumière… Les Insoumis-e-s du département continueront de nourrir cette espérance, au plus près des luttes sociales et écologiques, avec une exigence de démocratie réelle, en œuvrant sans relâche pour sortir au plus vite de la 5ème République et instaurer un véritable pouvoir populaire.

Dans cette perspective, d’autres échéances nous attendent. Au plus près des citoyen-en-s aubois, faisons de nos municipalités un laboratoire pour la 6ème République dont la France toute entière a plus que jamais besoin !