SAINT JULIEN : “Changer de méthode et respecter les prérogatives des communes !”

Le débat sur Canal 32 / RCF pour les municipales à Saint-Julien les Villas… Priorité sociale, respect des communes acquis de la Grande Révolution et participation des citoyens… quelques grands axes de l’intervention de Jean-Marc Weinling, tête d’une liste de gauche soutenue par le PCF et la FI

Adrien Quatennens : “Nous avons un contre-projet !

Le mercredi 22 janvier, dans le cadre de la mobilisation des députés Insoumis contre la réforme des retraites, Adrien Quatennens était présent à la maison des associations à Troyes. Un public nombreux !

Ci-dessous la vidéo du meeting, introduit par Anne, militante de l’agglomération de la FI, et par les témoignages de deux militants de la CGT, Josiane et Jérôme, qui ont fait état de la lutte dans le département et témoigné des initiatives auxquelles ils ont participé.

🔴 EN DIRECT de Troyes - Nouvelle réunion publique - « Réforme des retraites : Retrait ! Un point c’est tout ! »

Publiée par Adrien Quatennens sur Mercredi 22 janvier 2020

A la sortie, une collecte en soutien aux grévistes a recueilli 277 € !

DÉMOCRATIE. « MONSIEUR LE PRÉSIDENT, SOUMETTEZ VOTRE RÉFORME AU RÉFÉRENDUM »

Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraites voulu par le gouvernement. Alors que les projets de loi commencent à être examinés à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les  parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances. Même le Conseil d’État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires »,  mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ».

Ce niveau de défiance à l’égard d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social », comme le souligne à juste titre le Conseil d’État, pose un problème démocratique majeur. A ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre. Un référendum sur le retrait du projet gouvernemental doit être organisé, pour que le peuple ait le dernier mot.

Lire la pétition et voir les premiers signataires sur le site de :

POUR SIGNER LA PÉTITION

Retraites : les Insoumis mènent la lutte à l’Assemblée

Ah la retraite ! 

Va-t-on laisser Macron finir le sale boulot ? 

30 ans que la droite et ses alliés sociaux-démocrates s’acharnent contre la retraite. Les député·es insoumis·es se battent à l’Assemblée, article après article de loi, pour empêcher la fin du régime de solidarité par répartition. Ils ont déposé plus de 19 000 amendements. 

Cette vidéo revient sur 30 ans de mensonges, de manipulations… et montre qu’un autre chemin est possible : celui de la retraite des jours heureux. Pour cela, il faut se battre encore, dans la rue, dans les médias, au Parlement pour les empêcher de tout saccager.

Retraites : retrait ou référendum

Le 6 février 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Caroline Roux pour parler de la bataille parlementaire en cours contre la réforme des retraites. Le président du groupe parlementaire “La France insoumise” a expliqué que les insoumis avaient déposé de nombreux amendements pour pouvoir développer leurs arguments contre ce projet. Il a appelé Emmanuel Macron à retirer le projet de réforme ou à le soumettre à un référendum pour que le peuple puisse s’exprimer sur le sujet. Jean-Luc Mélenchon a affirmé que le président de la République devait comprendre qu’il aurait affaire à l’Assemblée à une opposition parlementaire qui se fait l’écho de celle des salariés en lutte dans la grève et les manifestations.

847 000 européens exigent la fin de l’impunité des multinationales et de l’arbitrage entre investisseurs entre investisseurs et Etats

Depuis janvier 2019, un collectif composé de plus de 200 organisations de la société civile issues de 16 pays de l’Union européenne – dont plus de 40 en France – ont animé une grande campagne de mobilisation citoyenne intitulée “des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales”. Une pétition, réunissant 847 000 signataires à sa clôture fin janvier 2020, interpelle les dirigeants des institutions européennes et des États membres sur la nécessité d’instaurer des règles contraignantes sur le respect des droits humains et de l’environnement par les entreprises multinationales, et de mettre fin aux privilèges dont elles bénéficient via les accords d’investissement (tribunaux d’arbitrage, ISDS etc).

En France, ce sont 56 député.e.s européen.ne.s qui ont pris des engagements en la matière, lors des dernières élections. Le vote sur les accords commerce et investissement entre l’UE et le Vietnam ce mardi 11 février 2020 leur offre une première opportunité concrète de passer de la parole aux actes : il serait inconcevable que les eurodéputé.e.s ratifient des accords qui vont encore accroître le pouvoir des entreprises multinationales au détriment des droits humains et de l’environnement.

Les 46 organisations françaises membres de cette campagne ont écrit au Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, le 13 janvier dernier, pour le rencontrer afin de l’entretenir de ces exigences collectives et lui remettre la pétition. Nous attendons sa réponse.

Notes :

Clic pour lire sur le site du collectif Stop-TAFTA

Nous ne laisserons pas la Palestine disparaitre de la carte !

Alors même que des groupes juifs américains dénoncent le plan d’apartheid proposé par Trump pour la Palestine, l’Union Européenne et la France s’illustrent encore par leur lâcheté vis-à-vis de leur “allié” américain. Il faut faire front, en soutien au peuple palestinien, en signant la pétition suivante (vous arriverez à la page en cliquant sur la carte. Morceler un état, le rendre invivable, au point d’entretenir ressentiment et guerre, ce n’est pas un plan de paix !

Clic sur la carte pour accéder à la pétition

Brexit : et si on en tirait enfin des leçons ?

Devant le bâtiment du Conseil européen et le Conseil de l’UE à Bruxelles le 28 octobre. AFP

Lire la tribune sur le site original

Ci-dessous une tribune parue dans Libération ar les Eurodéputé.ées de la délégation France insoumise,, Manon Aubry, Manuel Bompard, Leila Chaibi, Emmanuel Maurel, Younous Omarjee et Anne-Sophie Pelletier — 29 janvier 2020 à 11:23

Tribune. Ce mercredi, le Parlement européen se prononcera sur l’accord qui entérine la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Cet accord marquera la fin d’une longue période d’incertitude et de discussion ouverte par le vote du peuple britannique en 2016. Quatre ans après, c’est pourtant un sentiment étrange qui nous habite. Aucune leçon n’a été tirée d’un événement pourtant inédit dans l’histoire de la construction européenne. Pour notre part, nous sommes convaincus que le Brexit est un nouveau symptôme de la crise multiforme que connaît l’Union européenne.

Alors qu’elle a été fondée sur un idéal de paix et de concorde, les principes inscrits dans les traités et les politiques qui en résultent engendrent la guerre de tous contre tous. Initiée avec le soutien des peuples européens, elle s’est malheureusement largement détournée de la volonté populaire lorsque le traité de Lisbonne est entré en vigueur malgré le rejet du Traité constitutionnel européen par les peuples français et néerlandais en 2005. Quant aux promesses d’harmonisation sociale et fiscale, elles ressemblent désormais à des vœux pieux auxquels même les plus optimistes ne croient plus.

Les motivations autour du vote britannique ont été largement caricaturées. Elles sont diverses et leurs expressions ont pu parfois prendre des formes que nous rejetons. Mais elles sont d’abord la conséquence des impasses actuelles de la construction européenne. Quand l’Union européenne s’éloigne des peuples, alors les peuples s’éloignent de l’Union européenne.

Au moment où nous devons voter sur cet accord, nous appelons à ce que l’Union européenne tire enfin les leçons de cet événement. Cela doit commencer dans les négociations qui vont s’ouvrir sur les relations commerciales de l’Union avec le Royaume-Uni. Il ne peut être question d’imposer aux peuples européens un nouvel accord de libre-échange favorisant le dumping social et écologique ainsi que l’évasion fiscale. Nous ne l’accepterons pas.

Mais ce sont les fondements même de l’Europe libérale et austéritaire qui doivent être remis en cause. Une conférence sur le futur de l’Europe est prévue dans les prochains mois. Elle n’aura de fondements sérieux qu’en reconnaissant l’absurdité des traités qui régissent aujourd’hui le fonctionnement de l’Union européenne. Elle n’aura de sens qu’en remettant en cause les dogmes qui ont transformé l’idéal européen en une machine à fabriquer inégalités et souffrances sociales, que si elle choisit résolument la voie de l’indépendance à l’égard des autres puissances, en abandonnant notamment un atlantisme archaïque et dangereux. Elle ne sera pleinement légitime, enfin, que si elle associe les peuples à la définition d’une ambition nouvelle. Dès lors, ses résultats doivent être soumis à l’approbation populaire, c’est-à-dire, partout où c’est possible, par référendum. Il n’y a pas d’autre moyen pour retisser le lien entre la construction européenne et la souveraineté populaire.

Simulations de la réforme : l’âge pivot augmentera d’un mois par génération

Dans une étude d’impact produite par le gouvernement, les simulations montrent que l’âge pivot effectif débuterait à 65 ans, avant d’augmenter d’un mois par génération. Ainsi pour une personne née en 1999, l’âge de départ à taux plein grimperait à 67 ans.

Jules Fevre

mercredi 22 janvier

Crédits photo : LP/Jean-Baptiste Quentin

A quelques jours de la présentation du projet de loi en conseil des ministres, le gouvernement a produit une étude d’impact de sa réforme des retraites, en simulant vingt-huit cas types : les résultats confirment un recul de l’âge de départ à taux plein, et par la même occasion, la centralité du principe de l’âge d’équilibre, basé sur un système de bonus/malus : « si le gouvernement a accepté de retirer provisoirement ce mécanisme de sa réforme pour les départs en retraite avant 2027, le mécanisme serait bien une pierre angulaire du futur régime universel ». Comme le souligne Le Monde, l’exécutif continue d’exceller dans l’art du « en même temps », ainsi que le montre sa récente manœuvre avec la suppression, temporaire et toute relative, de l’âge-pivot, sans pour autant remettre en jeu le principe d’âge d’équilibre financier, bel et bien présent dans le projet de loi tout comme dans ces simulations.

Ainsi, ceux qui voudront partir à l’âge légal de départ à la retraite, aujourd’hui à 62 ans, seront doublement pénalisés, dans la mesure où, d’une part, le calcul de la pension de retraite ne s’effectuerait plus sur les 25 meilleures années pour le privé, ou les six derniers mois pour la fonction publique, et d’autre part, parce que l’âge d’équilibre financier, le frère jumeau de l’âge-pivot retiré provisoirement par le gouvernement pour répondre à la main tendue de Laurent Berger, se trouverait évalué à 65 ans, dans un premier temps. De plus, comme le pointent Les Echos, « l’âge d’équilibre augmenterait ensuite d’un mois par génération [il] pourrait ainsi, théoriquement, atteindre 67 ans autour de 2060. » 

Aussi, si ces projections se fixent sur les tendances de l’espérance de vie, tournant autour de 82 ans en France, elles ne prennent nullement en compte les chiffres portant sur l’espérance de vie en bonne santé, plus alarmants, ni même les différences en fonction des conditions de vie puisque selon l’INSEE, à 35 ans un homme né en 1990, peut espérer vivre encore 28 ans s’il est au chômage, 39 ans s’il est ouvrier, 40 ans s’il est employé, 46 ans s’il est cadre. Dans un article récent, Le Monde rappelait que la France continue d’être « mal classée pour l’espérance de vie en bonne santé » : 64,1 ans pour les femmes, 62,7 ans chez les hommes, ces estimations n’atteignent même pas la moyenne européenne. Par ailleurs, dans l’étude d’impact communiquée par le gouvernement, l’âge d’entrée dans la vie active, et donc de début de cotisation, est fixé à 22 ans dans les prérequis. Ainsi, les jeunes seront d’autant plus touchés par la réforme, dans la mesure où, comme le relevait une enquête de l’Insee publiée en mai dernier : « le taux d’emploi des jeunes diminue ». En effet, seulement 30,7% des 15-24 ans sont actifs.

En conclusion, ces simulations confirment d’une part un recul effectif de l’âge de départ à la retraite, et d’autre part, une précarité et une insécurité d’autant plus grande pour les générations nées après 1975 qui verront l’âge d’équilibre reculer d’environ un mois chaque année, pour atteindre 67 ans pour la génération 1999. Encore un mensonge de Macron qui fonde, dans le discours, la « légitimité » sur ses promesses de campagne. Or le président le moins bien élu de la Vème République et le plus bas dans les sondages de popularité, avait promis de ne pas toucher à l’âge de départ… Si le projet de la réforme des retraites promet de plonger dans une précarité d’autant plus aiguë la majorité de la population, et en premier lieu la jeunesse, celle-ci doit se saisir du rapport de forces ouvert par la grève inédite de la RATP et de la SNCF pour rejoindre la bataille pour nos retraites.

Épreuves de contrôle continu du BAC Blanquer : les élèves sacrifiés

Jean-Michel Blanquer – Crédits : Ecole polytechnique Université Paris-Saclay
[CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]

Communiqué du groupe parlementaire de La France insoumise.

Les premières épreuves communes du contrôle continu (E3C) du nouveau baccalauréat de Jean-Michel Blanquer doivent se dérouler dans les lycées ces prochains jours. Elles mettent au jour les effets d’un baccalauréat à géométrie variable qui désorganise complètement l’Éducation nationale. Ce sont les lycéen·nes, mal préparé·es et stressé·es, qui en sont les premières victimes.

La mobilisation des enseignant·es, parents d’élèves et lycéen·es contre ces épreuves est exceptionnelle : les blocages d’établissements et rassemblements se sont multipliés en quelques jours de La Rochelle à Marseille, en passant par Bordeaux, Poitiers, Paris ou Lille. Ministre du chaos, Jean-Michel Blanquer refuse de les entendre.

Le groupe parlementaire de La France insoumise demande à Jean-Michel Blanquer d’annuler ces épreuves de contrôle continu et d’abandonner sa réforme du baccalauréat. Ce dernier doit rester un examen national afin de garantir l’égalité de tou·tes les bachelier·es.