Retraite des femmes : en finir avec les inégalités.

Leur situation est bien connue : les femmes souffrent des inégalités de salaires, des faibles rémunérations des métiers à dominante féminine, des carrières plus courtes que celles des hommes du fait de carrières morcelées par le temps partiel, la précarité et les interruptions d’activité en raison de l’investissement parental et domestique.

Il est urgent d’en finir avec ces inégalités et avec les faibles pensions. Mais le projet Macron de retraite par points, contrairement aux déclarations du gouvernement, pénaliserait encore plus les femmes (ce qu’affirme aussi le récent rapport de l’Institut de la protection sociale !)

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La performance féministe chilienne « Un violeur sur ton chemin » se propage dans le monde entier

Depuis le lundi 25 novembre, à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de la nonviolence contre les femmes, les féministes chiliennes ont commencé à manifester à travers un spectacle créé par le Collectif LasTesis et réalisé en différents points de Santiago : devant les tribunaux de justice, la cathédrale, ce vendredi 30 devant le Ministère des cultures, du patrimoine et des arts, en masse devant le Palacio de La Moneda, centres commerciaux et autres… tandis que d’autres femmes – dont beaucoup sont chiliennes – dans diverses villes du monde comme Barcelone, Madrid, Bogota, Paris, Berlin, etc… ont répété le spectacle pour soutenir les manifestations sociales qui se déroulent depuis 40 jours et continuent, chaque après-midi, à inonder les principales artères et places publiques, comme la Plaza de la Dignidad au centre de Santiago.

Selon les chiffres de l’Institut national des droits humains, depuis le début des manifestations, plus de 79 plaintes pour violence sexuelle ont été déposées, où les femmes ont été particulièrement affectées.

Le texte de la performance

« Un violeur sur ton chemin » 
Le patriarcat est un juge qui nous juge à la naissance
Et notre punition est la violence que vous ne voyez pas
Le patriarcat est un juge qui nous juge à la naissance
Et notre punition est la violence que, là, vous voyez
C’est Féminicide, Impunité pour mon assassin,
C’est la disparition, c’est le viol.
Et ce n’était pas ma faute, ni où j’étais, ni comment je m’habillais (4)
LE VIOLEUR C’ÉTAIT VOUS
LE VIOLEUR C’EST TOI
Ce sont les pacos (flics), les juges, l’État, le président
L’ÉTAT OPPRESSEUR EST UN MACHO VIOLEUR (2)
LE VIOLEUR C’ÉTAIT VOUS
LE VIOLEUR C’EST TOI
Dors paisiblement
Fille innocente
Sans te soucier du bandit
Que sur ton rêve
Doux et souriant
Veille ton amant-e carabinier-e
LE VIOLEUR C’ÉTAIT VOUS
LE VIOLEUR C’EST TOI
LE VIOLEUR C’ÉTAIT VOUS
LE VIOLEUR C’EST TOI

Clic sur le logo pour voir l’article sur le site original, ainsi que des vidéos de cette performance.

Les Insoumis à la marche pour le climat !

Vendredi 29 novembre, les Insoumis se sont joints aux citoyens qui luttaient pour le climat, contre la folie consumériste symbolisée par l’opération publicitaire Black Friday. On sait que plus du quart des objets achetés ce jour-là retourneront aux invendus ou finiront à la poubelle… et la moyenne générale de baisse, quand on fait attention aux prix de départ, aux promotions partielles, aux intérêts de prêts à la consommation, n’est que de 0,2 %.

Ou encore un bon moyen de faire tourner une machine folle, pour le bénéfice de quelques-uns, sans réelle utilité pour l’ensemble de la population.

Le point de vue des Insoumis lors de la manifestation

Clic sur le logo pour voir le JT sur le site de Canal 32

Cette action s’inscrivait dans l’appel national de la France Insoumise contre le Black Friday.

À l’initiative de différentes associations, une journée de « Block Friday » a été organisée.  Elle a donné lieu à une multitude d’actions de désobéissance non-violentes contre l’événement annuel « Black Friday » de méga-promotions mondiales, symbole d’un modèle économique climaticide.

À la pointe avancée de cette dérive, Amazon. En 2018, l’entreprise a émis autant de gaz à effet de serre que le Portugal, dissimule plus de la moitié de son chiffre d’affaires français, a détruit trois millions de produits neufs et continue de faire disparaître les emplois des commerces traditionnels. Dans la continuité des marches pour le climat, ces actions concrètes de résistance et de révolte contre un système de surconsommation à bout de souffle sont salutaires. La France insoumise soutient donc ces actions. 

Les scientifiques tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme en matière d’urgence écologique. Pour garder un espoir de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6 % par an. Soit fournir chaque année, pendant 10 ans, un effort deux fois plus important que si nous avions concrètement agi il y a 10 ans. Alors même qu’au lieu de décroître, ces émissions continuent d’augmenter annuellement.

À l’origine de ces émissions de gaz à effet de serre, un cercle vicieux qui se répète : produire plus, pour consommer plus, pour produire plus… Or, nous vivons sur une planète aux ressources finies. Nous ne pouvons pas prendre plus à la planète que ce qu’elle peut reconstituer en un an, ni produire plus, y compris de déchets, que ce qu’elle peut supporter. L’urgence est donc à respecter les limites planétaires, au lieu de consommer l’équivalent de 3 planètes par an. 

Si l’on ne change pas radicalement nos manières de produire et de consommer, il est prévu un triplement de la masse de déchets dans le monde d’ici 2100. D’abord, nous croulons sous les objets, pris dans un grand déménagement du monde permanent. Puis nous croulons littéralement sous les déchets. Sans parler des 350 millions de tonnes de plastique, souvent à usage unique, qui se dispersent en millions de particules. Il y aura bientôt plus de plastique que de poissons en Méditerranée.

D’autant que ces tonnes de déchets sont massivement exportés. Réserves d’eau contaminées, récoltes perdues, maladies respiratoires, installation de mafias du plastique, des ramasseur·ses de déchets précaires exposés… des pays et des populations assument les coûts économiques, sociaux et environnementaux de notre pollution exportée. Enterrez ces déchets que nous ne saurions voir.

Il convient de rappeler que les premier·es responsables de la pollution sont les industriels, non pas les individus. La culpabilisation des consommatrices et des consommateurs est inutile. Comme le dit Paul Connet, fondateur du mouvement Zero Waste : « si un objet ne peut être ni réparé, ni composté, ni recyclé, alors il n’aurait pas dû être produit ». L’urgence est à sortir de l’ère du tout-jetable. La France insoumise défend la nécessité d’un état régulateur qui mette au pas les industriels, interdise l’obsolescence programmée et la publicité. Les messages publicitaires délivrés – à toute heure et tout au long de l’année – accaparent les regards et les pensées. 

Nous défendons un monde où chacune et chacun aurait le droit de ne pas être sollicité·e en permanence par des injonctions publicitaires à l’achat, à la consommation, à l’être par l’avoir. Stoppons Amazon et son monde !

Pour en savoir plus :

Grève du 5 décembre : On vous le dit aussi en images…

Sur le mode “on explique”

Retraites à points, le dernier coup pour briser la sécurité sociale

Ci-dessous un film d’animation de l’Insurgé pour comprendre en 5 mn la réforme Macron de “Retraites à points” et son lien avec la destruction de la Sécurité sociale (les 5 mn suivantes)

Sur le mode “motivés”

TOUT LE MONDE DOIT FAIRE GRÈVE LE 5 DÉCEMBRE

“Tout le monde peut faire grève. TOUT LE MONDE. C’est beau ce qui est en train de se produire, c’est une convergence de luttes qui doit être ressentie au sommet de l’État. Alors le 5 décembre, tous en grève, tous dans la rue pour mettre un coup d’arrêt à cette guerre sociale contre le peuple français.”

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Violences faites aux femmes : nos vies valent au moins 1 milliard !

Communiqué du groupe parlementaire de La France insoumise.

Ce lundi 25 novembre, journée internationale de l’élimination des violences à l’encontre des femmes, le gouvernement d’Emmanuel Macron a donc réaffirmé qu’il ne donnera pas un centime de plus pour sauver la vie des femmes. À l’issue du Grenelle sur les violences conjugales, les quelques mesures annoncées – dont beaucoup étaient déjà en vigueur – cachent mal le choix d’Édouard Philippe et de Marlène Schiappa de continuer leur politique austéritaire au détriment de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Après le succès de la marche de samedi 23 novembre qui a réuni plus de 150 000 personnes contre les violences sexuelles et sexistes, la “grande priorité” du quinquennat c’est surtout beaucoup de com’ pour peu d’applications concrètes.

  • Pas de grand plan de formation pour la police alors que 65% des femmes tuées par leurs (ex-)conjoints avaient dénoncé les faits à la police.
  • Pas de spécialisation des juridictions alors qu’à peine 1% des plaintes pour viol aboutissent à une condamnation.
  • Pas de moyens significatifs supplémentaires pour les hébergements d’urgence alors que pour pouvoir quitter un conjoint violent il faut souvent pouvoir quitter son domicile.
  • Pas de moyens significatifs supplémentaires alors qu’une femme sur 10 en France a ou sera violée au cours de sa vie, qu’une femme sur 4 a été victime d’agressions sexuelles.

Surtout pas de moyens significatifs supplémentaires alors qu’il faudrait au moins 1 milliard pour un vrai plan de lutte contre les violences faites aux femmes.

Ce gouvernement n’est clairement, gravement, pas à la hauteur de la situation. 

Le groupe parlementaire de la France insoumise renouvelle ses propositions pour mener une politique effective de lutte contre les violences sexuelles et sexistes, parmi lesquelles :

  • un plan de financement pour la lutte contre les violences faites aux femmes d’1,102 milliard d’euros tel que déployé dans notre contre-budget 2020 ;
  • une commission d’enquête parlementaire sur les féminicides pour identifier et éradiquer les dysfonctionnements qui ont empêché de prévenir ces morts ; 
  • une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles à l’encontre des enfants par l’institution de la présomption simple de non-consentement des enfants de moins de 13 ans.

Émission spéciale « Le 5 décembre et au-delà » en direct ce jeudi 28 novembre #greve5décembre

Ce jeudi 28 novembre, suivez en direct notre émission spéciale « Le 5 décembre et au-delà » autour de la mobilisation contre la réforme des retraites avec :

  • Anne Debregeas, ingénieure à EDF, Sud Energie
  • Bérenger Cernon, cheminot, CGT
  • Jérôme Fouletier, ingénieur à Nokia
  • Françoise Quainquart, retraitée

Animée par Philippe Juraver et Anne-Sophie Pelletier représentant·es au sein de la coordination de l’Espace de luttes de La France insoumise.

Réagissez sur les réseaux sociaux avec #greve5decembre.

« Barrages » : un documentaire mène l’enquête sur les dangers de cette nouvelle privatisation

Ce lundi 18 novembre avait lieu à Paris en présence du réalisateur, de nombreuses et nombreux syndicalistes ainsi que des représentant·es politiques tel·les que notre député Loïc Prud’homme, l’avant-première du documentaire Barrages. 

Ce film informe sur cette lutte primordiale pour notre pays. Il montre et démontre que la défense des barrages hydroélectriques ne consiste pas seulement à vouloir protéger des ouvrages d’art et un monopole public. En effet, vouloir empêcher la privatisation des barrages, c’est tout d’abord garantir l’électricité pour toutes et tous à un prix abordable et sans black-out. C’est aussi assurer la sécurité des personnes et des biens. Enfin, et de manière plus surprenante, c’est aussi défendre l’eau comme bien commun et lutter contre le réchauffement climatique.

Ajoutez à cela que la mise en concurrence de leurs concessions conduira, comme pour les autoroutes, à une explosion du montant de la facture…

Tout ces éléments sont bien mieux détaillés et expliqués dans le film pour lequel le réalisateur est allé voir plusieurs acteur·rices qui militent depuis longtemps pour la défense de nos barrages et donc pour la défense de l’intérêt général depuis plusieurs années. 

Ce film est donc une véritable arme d’information massive pour que cette lutte se propage et que se fasse une véritable prise de conscience de l’importance de conserver et renforcer ce service public de l’énergie. Il est disponible pour ceux qui souhaiteraient organiser une projection et sortira officiellement le 22 janvier prochain.

Pour organiser une projection, contactez : barrages@regiesud1901.org

Chili : le fascisme s’en prend aux femmes

En ces jours de lutte contre les violences infligées aux femmes, quelques mots d’hommage à deux femmes chiliennes victimes de la répression de Piñera.

D’abord c’est l’artiste de rue Daniela Carrasco, connue sous le nom “Le Mime’ qui a été retrouvée pendue… Malgré les atermoiements officiels, on a bien un macabre avertissement des forces de police envers les femmes… Le collectif “Ni una menos” a dénoncé le fait qu’elle aurait “été violée et torturée jusqu’à la tuer”.

Daniela Carrasco

Ci-dessous une vidéo de l’hommage qui a été rendu à l’artiste…

C’est l’Etat criminel qu a tué Daniela Carrasco”

Autre victime, Albertina Martínez Burgos, 38 ans, photographe et reporter chilienne qui couvrait les manifestations au Chili a été retrouvée morte chez elle le jeudi 21 novembre. Ses disques durs et toutes ses photos ont disparu. Sa famille réclame une enquête indépendante sur  ce décès qu’elle qualifie d’assassinat politique.

Albertina Martinez Burgos

Canal FI : Emission spéciale sur les violences faites aux femmes

Le mercredi 20 novembre, à partir de 19h30, Canal FI a réalisé une émission sur les violences faites aux femmes.

Avec :

Lisa Laonet : avocate spécialisée en matière de protection de l’enfance et droits des femmes.

Bénédicte Taurine : députée de la France Insoumise, membre de la délégation droit des femmes.

Christelle Hamel : chercheuse à l’institut national d’étude démographique, co- rapportrice groupe thématique égalité femmes hommes.

Karima Gammah : association Fed à Nevers , femme victime de violences

Sophie Baudry : psychologue, animatrice groupe thématique enfance.

Antoine Béchet : assistant parlementaire d’Ugo Bernalicis et ancien cadre du Ministère de la Justice

La France insoumise à la marche #NousToutes

Après deux mois de réflexion, le Grenelle des violences conjugales a rendu mardi 29 octobre ses premières propositions. Résultat ? Aucune augmentation du budget destiné à la lutte contre les violences faites aux femmes dont la forme la plus extrême est le féminicide.

Face à l’inaction du gouvernement, La France insoumise défend la mise en place d’un budget d’un milliard d’euros pour :

– Engager la formation immédiate des agents de police
– Permettre à la justice de fonctionner dans des délais raisonnables
– Construire les places d’hébergement d’urgence et de long terme nécessaires à la mise en sécurité des victimes
– Éduquer nos enfants à la non-violence dès le plus jeune âge

✊ Rendez-vous le 23 novembre dès 13h Place de l’Opéra pour mettre en avant nos propositions !

D'ici là agissons !

Je diffuse le tract contre les violences faites aux femmes

Clic pour télécharger le tract