Marina Mesure à Bar sur Aube : “Quand le patron cherche, l’Europe propose !”

Devant un auditoire venu de tous les coins du département, et même de Haute-Marne, Marina Mesure, candidate n°7 sur la liste de la France Insoumise pour les élections européennes, a présenté la thématique du travail détaché, et montré comment un tel dossier pouvait être défendu par “des députés de combat”.

Sur les 1,4 millions de travailleurs détachés que compte la France, 50000 sont Français. Une petite ville frontalière du Luxembourg, à peine plus grande que Bar sur Aube, compte 39 agences d’intérim, pour fournir l’industrie française en travailleurs français avec des protections sociales amoindries.

Au scandale du statut s’ajoute celui de la fraude… On en arrive à des situations ubuesques où un salarié reçoit un bulletin de paie avec un salaire brut de 1500 € et un salaire net de 0 €. Le stratagème : une chaine de sous-traitants, de l’Italie à la Pologne et à la Roumanie, pour en arriver jusqu’en Egypte… Alors les benêts ou les hypocrites qui nous disent qu’on va lutter contre cela à l’intérieur des traités feraient bien de faire ce que fait Marina : rencontrer vraiment des travailleurs détachés, et connaître leurs problèmes.

Le travail détaché est pour toutes les économies de l’Europe une vraie catastrophe.S’il y a des travailleurs détachés polonais en France, la Pologne n’a plus un ouvrier sur le marché en termes de bâtiment, et fait donc appel à une main d’oeuvre immigrée, de l’Est asiatique le plus souvent. Aberration sociale et écologique…

Alors redisons-le : il ne s’agit pas de s’attaquer aux travailleurs détachés, la libre circulation des personnes est fondamentale ! Mais c’est un statut créé de toutes pièces par les valets des grandes entreprises mondiales et de la finance qu’il faut abolir, car c’est le retour de l’esclavage !

Pour rappel, l’Avenir en Commun propose de “cesser d’appliquer unilatéralement la directive sur le détachement de travailleurs en France : la législation nationale doit s’appliquer totalement, y compris concernant les cotisations sociales patronales et salariales”.

Pour une Europe où le travail sera payé à sa juste valeur, où la coopération entre les peuples remplacera la libre concurrence et le dumping social, votons LFI le 26 mai prochain.

Des syndicalistes de 36 pays soutiennent Marina Mesure, candidate insoumise aux élections européennes

 

Dans À la une, A la Une – Européennes 2019, Actualités, Marina Mesure

Des syndicalistes de 36 pays ont tenu à soutenir la candidature de Marina Mesure, présente en position éligible sur la liste France insoumise pour les élections européennes. Avant la forte mobilisation syndicale attendue ce 1er mai, ils ont réaffirmé leur attachement au combat porté par la candidate pour « la primauté des droits humains (le travail décent, la santé et la sécurité au travail, l’accès à l’emploi, etc.) sur les considérations économiques et financières ! ».

Marina Mesure, syndicaliste européenne, sera présente à Marseille ce mercredi 1er mai aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, Manon Aubry et d’autres candidat·e·s pour la fête des travailleur·se·s.

« Syndicalistes de différents pays et de différents secteurs professionnels, nous soutenons la candidature de Marina Mesure aux élections européennes du 26 mai 2019. Dans les 10 dernières années, nous avons mené à ses côtés de nombreuses luttes pour défendre les droits humains, sociaux et environnementaux en Europe et dans le monde. Nous savons qu’elle les portera comme députée européenne.

Partout en Europe, les réformes du marché du travail se succèdent. Des gouvernements libéraux ou d’extrême droite mènent une même politique : ordonnances Pénicaud en France, journée de 12 h en Autriche, « Job Act » en Italie, disparition des cotisations patronales en Roumanie… Le Code du travail est la cible commune de tous ces régimes.

Face à cela, le mouvement syndical européen se mobilise en combattant la précarisation de l’emploi et la mise en concurrence des salariés, dans chaque entreprise et entre chaque pays. Nous avons organisé de nombreuses actions devant la Commission européenne sous le même slogan « STOP au Dumping Social », repris dans nos usines, sur nos chantiers, dans nos champs et dans nos entreprises. Face à l’inaction des institutions européennes et de nos gouvernements respectifs, nous avons créé aux côtés de Marina des réseaux syndicaux en Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal et Roumanie, afin de lutter contre la fraude patronale (notamment sur le détachement des travailleurs) et informer les salariés de leurs droits. Nous avons été de tous les combats pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, pour les droits des travailleurs migrants, pour l’interdiction des contrats précaires, pour une formation professionnelle librement choisie, pour l’augmentation des salaires et l’accès à de meilleures conditions de vie.

Plusieurs de nos combats ont dépassé le cadre européen. Ainsi, nous avons combattu les accords de libre-échange qui mettent en péril nos services publics et notre environnement, comme le TAFTA ou le CETA, en menant des journées de mobilisation transatlantiques. Mêmes périls, même résistance !

Face à l’irresponsabilité de certaines organisations internationales, nous avons aussi mené aux côtés de Marina des actions « Carton Rouge à la FIFA » devant le siège des Nations Unies, refusant l’attribution de grands événements sportifs à des pays comme le Qatar où 1400 travailleurs migrants sont morts pour construire les infrastructures de la Coupe du Monde de Football 2022. Au Népal, en Inde et aux Philippines, nous avons lutté ensemble pour faire reculer le gouvernement qatari sur la confiscation des passeports des travailleurs migrants. Plusieurs victoires aussi, en sa compagnie, contre des multinationales qui utilisent la sous-traitance pour exploiter les salariés : gain de cause pour plus de 20 salariés détachés espagnols sous-traitants de Bouygues après 1 mois de grève, pour 14 salariés détachés roumains sous-traitants d’une filiale d’EDF après 6 mois de mobilisation pour non-paiement des salaires, et plus d’une cinquantaine de victoires similaires en Europe contre la fraude sociale et fiscale. Nous avons également conduit des mobilisations internationales contre les fusions de grands groupes qui se font au détriment des droits des salariés, comme chez LafargeHolcim.

Chacune, chacun dans notre pays, et tous ensemble au niveau international, nous revendiquons la primauté des droits humains (le travail décent, la santé et la sécurité au travail, l’accès à l’emploi, etc.) sur les considérations économiques et financières !

À travers la candidature de Marina Mesure, nous soutenons les luttes syndicales européennes et internationales. Nous leur permettons d’accéder, enfin, au Parlement européen. Contre la loi des multinationales, élisons une eurodéputée qui place les droits humains, sociaux et environnementaux au-dessus de tout ! »

Signataires : 

Flutura Lamçe, syndicaliste de SPPNSHPSH (Independent Trade Union of Construction Workers and Public Service of Albania), Albanie
Michael Wögerer, syndicaliste Austrian Trade Union Federation (ÖGB), Autriche
Pierre Cuppens, secrétaire général du syndicat CSC BIE, Belgique
Patrick Vandenbergue, président du syndicat CSC BIE, Belgique
Denilson Pestana, président du syndicat STICM Londrina, Brésil,
Reinaldim Barboza Pereira, président du syndicat FETRACONSPAR Paraná, Brésil
Josemar Bernardes, président du syndicat FSCM CUT Sao Paulo, Brésil
Gelson Santana, président du syndicat STICC Porto Alegre, Brésil
Amilton Mendes, Political Coordinator du SINTICOM Campinas, Brésil
Raimundo Suzart, président du syndicat Sindicato Químicos ABC, Brésil
Yordan Yordanov, syndicaliste FCIW Podkrepa, Bulgarie
Tsvetelina Ivanova, présidente du syndicat FITUC, Bulgarie
Tsvetelina Bikarska, vice-présidente du syndicat FITUC, Bulgarie
Vasil Mihalkov, vice-président FITUC, Bulgarie
Hristina Dimova, syndicaliste du syndicat FITUC, Bulgarie
Ivan Dimitrov, syndicaliste du syndicat FITUC, Bulgarie
Gergana Stavrova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Rumen Paunov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Dari Cekov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Mariya Damyanova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Temenuzhka Nikolova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Lilyana Domuschieva, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Emil Dragomirov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Daniela Haralampieva, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Boris Stoychev, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Ventzislav Vasilev, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Alexis Zoma, Syndicat National des Travailleurs (es) du Bâtiment et Bois (SNTBB), Burkina Faso
Nabyouré Constant Michel Bruno, FTBBT, Burkina Faso
Sok Kin, Président du syndicat Building and Wood Workers Trade Union Federation of Cambodia, Cambodge
Jorge Hernández, secrétaire général de FETRACOMA, Chili
Domagoj Ferdebar, syndicaliste Sindikat graditeljstva Hrvatske, Croatie
GTUBWW General trade union for building and wood workers, Égypte
Jesús Antonio Fernández Béjar, Coordinador de Internacional y Cooperación du syndicat CC OO construccion y servicios, Espagne
Paloma Vázquez Laserna, Secretaría Participación Institucional y Sostenibilidad du syndicat CC OO construcción y servicios, Espagne
Mª Angeles Romero, syndicaliste CC OO Construcción y servicios, Espagne
Claude Mesure, syndicaliste retraité CGT énergie, France
Bernard Filippi, syndicaliste CGT des cadres de la Ville de Marseille, France
Marielle Jappiot, syndicaliste de SUD Recherche, France
Agnès Saunier, syndicaliste CGT éducation, France
Sylvie Knockaert, syndicaliste CGT Caisse d’Épargne PAC, France
Luc Talassinos, syndicaliste CGT, France
Sandra de Marans, syndicaliste CGT éducation, France
Virginie Gressins, syndicaliste CGT santé France
Dominique Guimonet, syndicaliste FNSCBA CGT France
Claire Bletterie, syndicaliste SNUDI FO 13, France
Franck Reinhold von Essen, syndicaliste FNSCBA CGT, France
Chantal Boller Langlais, syndicaliste CGT service public, France
JP Avier Simonetti, syndicaliste CGT branche banque et assurance groupe BPCEIT, France
Pascale Mesure, syndicaliste CGT des cadres de la Ville de Marseille, France
Catherine Roubaud, syndicaliste CGT Caisse d’Épargne, France
Léon Mebiame, UTB TP BSP, Gabon
Gyula Pallagi, Président Fédération des Syndicats du Bâtiment, du Bois et des Matériaux de Construction de la Hongrie
Ponkumar Ponnuswamy, Président du syndicat Thamizhaga Kattida Thozhilalargal Mathiya Sangam (TKTMS), Tamil Nadu State, Inde
R. Karnan, Président du syndicat Indian National Rural Labour Federation (INRLF), Tamil Nadu State, Inde
Sitaram Saini, Président du syndicat All Himachal PWD & IPH Contractual Workers Union (AHPWDIPHCWU), Himachal Pradesh State, Inde
Subhash Bhatnagar, secrétaire du Nirman Mazdoor Panchayat Sangam (NMPS), Delhi, Inde
Jogendranath Tripathy, Secrétaire Général, Orissa Kendupatra Karmchari Sangha (OKKS) & président d’Orissa Nirman Mazdoor Sabha (ONMS), Odisha State & vice-président de Hind Mazdoor Sabha (HMS), Inde
K.P. Thampi Kannadan, président du syndicat Kerala Kettida Nirmana Thozhilali Congress (KKNTC), Inde
Kulwant Kaur, Chairperson, National Women’s Committee-Indian Affiliates Council and Secretary, Bhatha Mazdoor Sabha (BMS), Punjab State, Inde
R.C. Khuntia, président de l’Indian National Building Construction and Wood Workers Federation – INBCWWF, Odisha State and Chair, Inde
Chandra Prakash Singh, président du syndicat Construction Labour Union (CLU), Bihar State and State President, INTUC, Inde
Tularam Sharma, président d’Uttar Pradesh Grameen Mazdoor Sangathan (UPGMS), Uttar Pradesh State, Inde
Manali Shah, vice-présidente, Self Employed Women’s Association (SEWA), Gujarat State, Inde
Khamid Istakhori, secrétaire général du syndicat SERBUK, Indonésie
Mercedes Landolfi, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Antonio Panucci, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Serena Morello, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Romano Baldo, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Ermira Behri, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Gianni Fiorucci, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Antonio Di Franco, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Graziano Gorla, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Ezio Giorgi, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Marco Benati, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Elena Manuela Paraschivoiu, syndicaliste FILLEA CGIL Roma e Lazio, Italie
Franco Turri, secrétaire général Filca Cisl Nazionale, Italie
Claudio Sottile, responsable de l’International Filca Cisl nazionale, Italie
Collin Virgo, syndicaliste BITU, Jamaïque
Mahmoud Salem Al heyari, président de la General Union of Construction Workers in Jordan, Deputy Secretary General of the Arab Professional Union for Construction Workers, Jordanie
Rajabu Mwondi, Secrétaire général du syndicat KUPRIPUPA, Kenya
Wafula Musamia, Secrétaire général du syndicat Kenya Quarry and Mine Workers Union, Kenya
Francis Murage, Kenya Building, Construction, Timber & Furniture Industries employees union, Kenya
Network Construction Unions in Lebanon, Liban
Antoun, Syndicats des employés et ouvriers Holcim-Lafarge, Liban
Samuel Devadasan, Chairperson and Executive Secretary, Malayan Technical Services Union, Malaisie
Engrit Siew, Secrétaire Général du syndicat Sabah Timber Industry Employees Union, Malaisie
Fatimah Mohamad, Council Member, Union of Forest Employees Union of Sarawak, Malaisie
Nor Azlan Yacob, secrétaire général du syndicat Timber Employees Union Peninsular Malaysia, Malaisie
UMT Maroc
Justina Jonas, MANWU – Metal & Allied Namibian Workers’ Union, Namibie
Binod Shrestha, Président du syndicat GEFONT, Népal
Naranath Luitel, Présidente du syndicat CUPPEC, Népal
Jhapat Bahadur Gurung, Président du syndicat Construction and Allied Workers Union in Nepal (CAWUN), Népal
Uganda Building Construction, Civil Engineering, Cement & Allied Workers Union, Ouganda
Saul Méndez, secrétaire général du syndicat SUNTRACS, Panama
Mary Jane Vargas, syndicaliste Women Workers in the Construction Industry, Philippines
Santiago Nolla, Secrétaire général du syndicat National Union of Building and Construction Workers (NUBCW), Philippines
Pedro Jorge, syndicaliste CGTP, Portugal
Syndicat Trade Union of Civil Engineering, Industry and Planning – SGIP, République de Macédoine
Gheorghe Balaceanu, syndicaliste FGS Familia, Roumanie
Ramona Veleanu, syndicaliste FGS Familia, Roumanie
Habyarimana Evariste, secrétaire général du syndicat STECOMA, Rwanda
Snezana Karamarkovic, syndicaliste Autonomous Trade Union of Road Maintenance Workers, Serbie
Boonsom Tawijit, Chairperson du syndicat Building and Wood Workers Industrial Council of Thailand, Thaïlande
FGBB UGTT, Tunisie
Vasyl Andreyev syndicaliste, Ukraine

Le 8 mars, un peu d’histoire…

D’après cet article du “CNRS Le Journal”, la journée des femmes est le résultat d’une initiative prise par Clara Zetkin en 1910, qui la propose à cette date à la conférence internationale des femmes socialistes.

Il faudra soixante sept ans pour que l’ONU la reconnaisse et en fasse une date officielle, et la France encore une fois en ce domaine ne se pressera pas puisque la journée des femmes n’y sera instituée qu’en 1982 !

Article passionnant à lire en cliquant sur la photo :

Sur la question de l’égalité hommes femmes, la France Insoumise propose dans L’Avenir en communentre autres choses, de réduire l’inégalité hommes femmes dans les entreprises :

L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une question morale. Ce n’est pas non plus une question institutionnelle ou sociétale. C’est d’abord une question sociale ! Aujourd’hui encore, à postes et qualifications équivalents, les femmes sont moins payées que les hommes. Et la maternité reste un risque pour la carrière de nombreuses femmes. Cela suffit. Il est plus que temps d’agir et de contraindre ceux qui ne veulent pas de l’égalité !
Nous proposons de réaliser les mesures suivantes :

Si vous voulez en savoir plus, demandez le livret programmatique  !

 

Débattez, braves gens, le roi Macron a déjà décidé !

Dernièrement, nous vous avions fait part de notre avis sur le “Grand Débat” sauce Macron et nous en avions conclu que cet exercice devrait plutôt s’appeler en réalité La Grande Arnaque.

Et puis aujourd’hui, nous nous sommes connectés sur le site gouvernemental dédié à cet événement…et là, la grande arnaque s’est muée en grande fumisterie.

On nous demande de répondre en quelques minutes à des questions rapides… C’est bien vu, plus vite vous répondez , moins vous réfléchissez !

Depuis trois mois, des revendications émergent des rond-points, et sont reprises par une très grande partie de la population qui réclame une vraie justice sociale avec l’augmentation des salaires , le rétablissement de l’ISF, une véritable démocratie et le partage des richesses , dont une grande part est confisquée par les gros actionnaires qui se vautrent dans la fange boursière.

Et pourtant, braves gens, vous n’y comprenez rien, le Gouvernement pense pour vous.

Vous avez le choix entre réduire les dépenses publiques ou augmenter les impôts.

IL FAUT CHOISIR ENTRE LA PESTE ET LE CHOLERA.

MOINS DE SERVICES PUBLICS OU PLUS D’IMPOTS.

En vérité, Macron, le VRP du CAC 40, veut nous faire avaliser qu’il ne faut surtout pas toucher à la fortune de ses bons amis qui l’ont porté au pouvoir.

Pourtant, il faut savoir que les 500 plus grosses fortunes du pays totalisent, vous ne rêvez pas … 573 milliards d’euros, c est à dire qu’elles possèdent l’équivalent de plus de 80% du budget total des dépenses sociales(environ 700 milliards). C est pour celles là que Macron a supprimé l’ISF.

Quand Sa majesté Macron 1er (et dernier, on l’ espère) nous parlait de « pognon de dingue », on avait pensé à ces fortunes obscènes et ces nantis dont les murs des villas ruissellent d’argent…

Mais non, il nous visait nous, les plus pauvres , les RMistes, les retraité(e)s les RIENS, les chômeurs, ces fainéants qui ne voulons pas traverser la rue pour trouver un emploi, les salarié(e)s qui, tout en travaillant , n’arrivons pas à boucler la fin du mois, ces femmes , bien souvent seules avec des enfants et qui n’avons que pour horizon la précarité et les salaires sous payés, les jeunes qui somes bien souvent la génération No Future, les paysans aux revenus de misère avec trop souvent le suicide comme seule solution.

Quant à la démocratie, et à la citoyenneté : c’est je ne veux voir qu’une seule tête !

La proportionnelle intégrale …Poubelle. Nous devons répondre sur l’introduction d’une dose de proportionnelle… et encore pour certaines élections !

Bien sûr, la réduction du nombres de parlementaires , c’est le jackpot pour Macron. A moindre frais, il pourra obtenir , par un référendum cousu main, une légitimité pour reprendre la main et continuer sa politique libérale.

A propos de l’écologie, il lui faut noyer le poisson avec des questions insipides et, au passage, il nous parle de la sacro sainte compétitivité dans le secteur de l’agriculture, quand on sait les ravages de la culture intensive sur notre santé.

Pas un mot, pas une question sur les traités de libre échange qui sont pourtant néfastes à la démocratie, l’intérêt général et l’environnement, et les conditions de travail.

Le grand débat, c’est discutez entre vous les gens mais le Roi décidera et continuera la même politique qui consiste à protéger les intérêts des plus riches pour qu’ils s’engraissent sur le dos des masses laborieuses .

Ce que nous devons exiger avec la France Insoumise, c’est une économie du partage en faveurs des plus démunis , une économie de solidarité qui prenne l’argent là où il est.

Gilets Jaunes de l’Aube : “Soyons réalistes… (air connu !)

Nous avons appris sur la page Facebook de la France en colère 10 qu’une lettre avait été envoyée, au nom des gilets jaunes, au Préfet. Cette entrevue a donné lieu à la publication d’un compte-rendu.

Vous pouvez consulter les deux documents en cliquant sur les images ci-dessous.

         

 

 

 

Sans doute les auteurs de cette initiative ignoraient-ils l’initiative de vote lancée sur les revendications des gilets jaunes, afin que l’expression collective soit à la hauteur des exigences de démocratie du mouvement !

Car le choix des trois revendications principales (qui a décidé ?) est plus qu’étonnant !

En effet, la première revendication est celle de la baisse des taxes… sur la nourriture, l’eau, le gaz, le fioul… Bravo : la baguette coûtera moins cher, le caviar aussi ! Et comme il n’y aura pas de taxe sur le kérosène, les bobos parisiens pourraient aller se ressourcer de l’autre côté de la planète pendant que les précaires continueront de s’empoisonner dans les embouteillages ! Cette revendication n’a aucun sens si elle ne s’accompagne pas d’une augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux et de leur indexation sur le coût de la vie !

La lutte des gilets jaunes ce n’est pas la diminution des taxes, c’est la hausse du pouvoir d’achat et une meilleure répartition des richesses !

Vient ensuite le fameux RIC, pour une réelle démocratie participative, porte d’entrée pour améliorer ensuite notre quotidien…. Eh bien voilà un préfet qui a dû être content : des manifestant-e-s qui lui déclarent gentiment qu’on réglera les problèmes plus tard.

Le RIC est un vrai outil, qui mérite un vrai débat : quel RIC avec quelles modalités et avec quelle constitution ? Si le RIC ne nous permet pas de sortir du régime existant, il ne sera qu’un instrument de plus qu’utilisera la Macronie pour nous vendre ses pseudo-réformes institutionnelles et son bradage des services publics…

C’est pourquoi la France Insoumise déposera, lors de sa niche parlementaire le 21 février, une “proposition de loi constitutionnelle visant à instaurer la possibilité de référendum d’initiative citoyenne.” C’est certes l’actualité, mais c’est aussi le programme que nous avons défendu lors de l’élection présidentielle.

 

Cette proposition de loi va donc jusqu’au bout de la logique du RIC, en proposant un référendum de convocation d’une Assemblée Constituante, au motif que “Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.”

Donner le pouvoir au peuple, comme le demandent les gilets jaunes, c’est lui donner le pouvoir de changer les règles et le système, et non d’aménager une constitution dépassée et obsolète.

La troisième revendication porte sur la transparence dans l’utilisation des fonds publics : louable initiative, mais si l’on réduit ces fonds aux émoluments des personnels politiques et de (certains ?) haut-fonctionnaires, on ne va pas aller bien loin !

A-t-on oublié l’ISF ? A-t-on oublié une répartition plus juste de l’impôt sur le revenu (14 tranches au lieu de 5 comme le propose la FI)? A-t-on oublié le refus de vendre les biens d’état comme les barrages et les aéroports ? A-t-on oublié les nécessités de financement de la santé publique en s’attaquant aux lobbies des cliniques privées et de l’industrie pharmaceutique ?

Ce que veulent les gilets jaunes, comme le veut la FI, c’est une économie du partage, en faveur des plus démunis, une économie de solidarité, qui prenne l’argent là où il est, c’est-à-dire dans les dividendes excessifs donnés aux actionnaires de multinationales qui évitent l’obligation de l’impôt par l’évasion et l’optimisation fiscale !  Justice fiscale, l’outil du peuple pour le peuple !

Alors, de grâce, ne concluons pas ce mouvement exemplaire par un nouvel exemple de compromission, même si les élections approchent, même si la perspective d’une dissolution se dessine, même si les egos ont de nouveau tendance à se réveiller…

Continuons à ne rien lâcher …. Exigence du combat pour le peuple et envers le peuple !

“La démocratie est la lutte contre toute élite qui voudrait s’attribuer l’autorité sur autrui en vertu de sa puissance propre, que ce soit l’élite de la naissance, de l’argent ou même de l’intelligence.”

Le débat est sur les rond-points et dans la rue, pas dans les salons dorés de la République bourgeoise !

 

Non au grand débat !

Des Insoumis-e-s aubois ont rédigé la position collective suivante. La FI n’étant pas un mouvement, il est l’expression de certain-e-s d’entre eux, sans aucune remise en cause d’autres choix faits en fonction des situations locales.

Il n’est d’autre insoumission que de promouvoir l’intérêt général humain !

Aussi, cette fois-ci plus encore que d’autres, n’hésitez pas à commenter !

Insoumis-e-s dans l’Aube, nous ne participerons pas au grand débat national décidé par Emmanuel Macron. Cela fait deux mois que le peuple discute, propose et revendique… Poser que cette activité est nulle quand elle ne se déroule pas sous les ors du pouvoir est un premier signe de mépris.Dans le cadre de son programme L’Avenir en Commun, qui converge pour l’essentiel avec les revendications des gilets jaunes, la France Insoumise propose que le pouvoir soit rendu au peuple pour qu’il organise un vrai partage des richesses.Cela veut dire l’augmentation du pouvoir d’achat dans le cadre d’une société débarrassée de la compétition à outrance et du dumping planétaire, première condition à une transition écologique indispensable pour l’intérêt général humain.

Dans ce contexte, et au vu des sacrifices consentis par les Français en ces temps de répression, se contenter de hochets serait insulter la mémoire.

C’est pourquoi, contrairement au Rassemblement National, nous disons qu’il faut augmenter le SMIC.

C’est pourquoi, contrairement aux libéraux rose bleu vert, nous disons qu’aucun accord électoral ne mérite d’empoisonner la population, et qu’il faut interdire immédiatement le glyphosate.

C’est pourquoi, contrairement aux libre-échangistes qui transportent à tout va, au péril de la planète, des marchandises que l’on pourrait produire au plus près en donnant du travail à tous, nous disons qu’il faut un protectionnisme solidaire et dénoncer tous les traités de libre-échange (CETA, JEFTA, TAFTA)

C’est pourquoi nous continuerons le vrai débat, celui des ronds-points et des piquets de grève, celui des associations et des assemblées citoyennes, et ne participerons pas à cette énième mascarade d’un pouvoir aux abois.

En Colombie, les référendums d’initiative citoyenne stoppent les mines

“En Colombie, la lutte contre les projets d’exploitation minière et pétrolière s’organise à l’échelle municipale par le biais de référendums. Une pratique qui déplaît au gouvernement mais qui dynamise les territoires où elle se déroule.”

C’est le début d’un article que Reporterre consacre à la pratique du référendum… A l’heure du débat sur le RIC, une expérience dont s’enrichir, en lisant l’article complet sur leur site: cliquez sur la photo !

Un atelier d’écriture du RIC

Une expérience dont s’emparer dans notre département !

C’est à La Carmagnole, à Montpellier, le jeudi 3 janvier 2019. Local associatif en soutien des mobilisations, il s’est transformé le temps d’un atelier en rond-point des gilets jaunes.

Voici ce que dit de cette expérience le comité d’animation de la Carmagnole, qui montre à quel point les citoyens sont capables de prendre en main leur avenir et de l’écrire…

“La Carmagnole, devient le rond-point des ronds-points. S’y retrouvent les gilets jaunes, verts, rouges et les «sans-gilets», ceux qui squattent leur voiture pour avoir de quoi manger jusqu’à la fin du mois et faire le plein pour aller bosser. En un tour de main, on dispose une dizaine de tables pour accueillir les 75 personnes présentes qui viennent plancher sur le RIC : référendum d’initiative citoyenne. Distribution de tableaux-repères, quelques conseils d’utilisation de mots précis et c’est parti pour 45 minutes de débats à 7 par table. Une fois le temps écoulé, les tables se regroupent par 3 et on remet ça. A ce stade, les maîtres- mots sont l’écoute, l’échange, la réflexion, la patience, le consensus. On a travaillé à 7, puis à 21 personnes et enfin en plénière, pour faire route commune vers le seul rond -point qui compte ce soir : celui de la Constituante citoyenne. Alors, entrent en jeu, le médiateur de la soirée et 3 juristes citoyen.ne.s qui collectent les propositions concrètes consignées aussitôt dans la proposition de RIC ci-jointe.

En 2 heures, montre en main, les Gilets jaunes et les personnes solidaires de Montpellier, ont rédigé leur mouture du RIC susceptible d’enrichir la proposition nationale. Du coup, cette capacité de travailler vite, la main dans la main, de découvrir un outil démocratique permettant de desserrer l’étau économique néo libéral et de remettre en cause le comportement laxiste de certains élus vis à vis des règles en vigueur, donne des idées.

Comme certains l’ont exprimé, parmi les 4 types de référendum abordés lors de cette soirée du 3 janvier à la Carmagnole, législatif, abrogatif, révocatoire et constitutionnel, les trois premiers peuvent être déclinés localement pour être force de proposition ou poser des garde-fous face à des grand projets inutiles.

Dans une vie démocratique saine, les trois referendums, législatif, abrogatif, révocatoire, pourraient redonner aux citoyens résidents, le pouvoir de co-construire l’avenir de leur ville, de leur département, de leur région, de leur pays.”

Quelques images…