INTERPELLATION DES PARLEMENTAIRES AVANT LES DÉBATS SUR L’IMMIGRATION

 Le 30 septembre et le 2 octobre se tiendra à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, le premier débat parlementaire annuel sur la politique migratoire.
Pour l’occasion, un vade-mecum a été envoyé ce jour, par email, aux 577 députés et 326 sénateurs. Il est également consultable en ligne : 
http://www.exils.org/vade-mecum/

Ce texte a été rédigé par David Torondel (Ligue des droits de l’Homme Quimper) puis corrigé et complété par Marie Cosnay et Philippe Aigrain (appel J’accueille l’étranger), puis par Eric Fassin (sociologue).

Il a été cosigné par près de 70 associations (dont les États Généraux des Migrations, Emmaus France, l’Auberge des migrants, le Syndicat des avocats de France…), et par près de 450 personnes engagées dans la défense des droits fondamentaux des étrangers, dont Cédric Herrou, Marie-Christine Vergiat (vice-présidente de la LDH), des personnes du monde artistique, universitaire, juridique et de simples citoyens bénévo
les.

Si vous souhaitez être signataire, merci d’envoyer un email à david@torondel.net

Vademecum à l’intention des participants au DÉBAT PARLEMENTAIRE SUR LA POLITIQUE MIGRATOIRE du 30 septembre et du 2 octobre 2019

Le 30 septembre et le 2 octobre se tiendra à l’Assemblée nationale puis au Sénat le premier débat parlementaire annuel sur la politique migratoire. Nous nous permettons de vous adresser ce vade-mecum rappelant des données factuelles pour rétablir certaines vérités, et quelques réflexions afin d’alimenter positivement, nous l’espérons, vos débats. Nous ne sommes que quelques-uns parmi des milliers de citoyens qui accompagnent des étrangers dans la défense de leurs droits fondamentaux, ou plus simplement qui les accueillons chez nous.

La France est-elle humaniste, voire laxiste ?

C’est ce qui a été sous-entendu il y a quelques jours par le chef de l’État. Nous entendons régulièrement, d’une part, que la France serait « le deuxième pays européen en termes de demandes d’asile » et d’autre part que notre pays serait l’un des seuls à avoir une croissance des demandes, alors qu’à l’échelle européenne la tendance est à la baisse. Il nous semble utile de rappeler la réalité des chiffres. D’une part, la France est certes en deuxième position en termes de demandes « brutes », mais il est impératif de rapporter ce chiffre à la population de chaque pays. Le seul indicateur valable est le nombre de demandeurs par millions d’habitants, et cette fois nous redescendons au… 9e rang européen ! La Suède, l’Allemagne, l’Islande, le Luxembourg, le Liechtenstein, Malte, la Grèce et Chypre accueillent proportionnellement largement plus de demandeurs d’asile que la France. D’autre part, sommes-nous le seul pays à voir le nombre de demandes continuer à croître ? Non plus… Entre 2017 et 2018, il y a eu +20% de demandes d’asile en France. Mais il y a 8 pays qui ont une croissance plus élevée. Le Portugal (+22%), la Slovénie (+95%), les Pays-Bas (+27%), Malte (+26%), Chypre (+70%), l’Irlande (+26%), la Belgique (+29%), ou encore l’Espagne (+70%). Quant à notre taux d’obtention de l’asile en première instance (28%), il nous place au… 25e rang européen (sources Eurostat et Eurostat). Ces chiffres démontrent, de manière factuelle, que loin d’être « laxiste », c’est-à-dire ouverte, par rapport aux autres pays européens, la France ne reçoit pas tant de demandes d’asile, mais elle en rejette plus que les autres. 

Le droit d’asile est-il dévoyé ?

Oui, il est dévoyé par la France, par l’Europe, qui refusent d’ouvrir des voies légales d’immigration, qui bafouent les principes d’égalité des droits de l’Homme. En tant que Français, je peux accéder à cent quatre-vingt huit pays sans même avoir besoin d’un visa. Ne fuyant ni la guerre ni la misère, toute installation dans un autre pays ne serait rien d’autre qu’une émigration économique, ou « de confort ». Un Afghan, lui, ne peut se rendre que dans une trentaine de pays sans visa, et aucun de ces pays n’est européen. Idem pour un Soudanais. Ceci démontre le paradoxe suivant : nous « condamnons » l’émigration économique, mais nous sommes les premiers à la pratiquer. Et plus l’émigration est vitale, plus nous l’entravons. En 1951, la France et beaucoup d’autres pays ont signé la convention de Genève relative au statut de réfugié, nous nous sommes engagés à accueillir et accorder une protection aux personnes qui fuient les persécutions. Aujourd’hui, l’Europe ne respecte plus ses engagements. Une étude du centre de recherche de l’Union Européenne indique que 90% des personnes qui obtiennent le statut de réfugié sont entrés de manière irrégulière en Europe. Ce n’est pas par choix, c’est la conséquence de l’incapacité des États membres à proposer des voies légales d’immigration. Qui peut croire un seul instant que ces hommes femmes et enfants ne préféreraient pas venir avec un visa, en payant un billet d’avion ou un bateau régulier, en toute sécurité ? Le droit d’asile ou celui d’être reconnu mineur sont les deux seules fenêtres, étroites, que nous avons laissées entrouvertes, coupant toute possibilité d’immigration simple avec un visa. C’est la France, c’est l’Europe, qui font le jeu des passeurs en continuant de refuser d’ouvrir des voies légales d’immigration, qui poussent les jeunes à partir de plus en plus tôt pour échapper à nos règlements injustes. C’est nous qui créons les conditions obligeant les personnes à entrer de manière irrégulière. C’est nous qui fermons nos frontières et laissons mourir à nos portes des milliers d’hommes, femmes et enfants. Pour ceux qui arrivent à échapper à l’enfer Libyen, à la prison et à l’esclavage, puis à survivre à la traversée de la Méditerranée, quand ils débarquent enfin en Europe nous les enfermons dans la torture administrative du règlement Dublin, qui les force à déposer une demande d’asile dans un pays qu’ils n’ont pas choisi, ou ils ont potentiellement moins de chances d’obtenir une protection ou de s’intégrer. Ce règlement injuste, irrationnel, qui déséquilibre l’Europe, est en passe d’être réformé. Mais ce qui est prévu est sans doute pire : les demandeurs d’asile seront contraints d’aller dans les pays les moins accueillants d’Europe. Toutefois, ces derniers pourront les refuser, moyennant une « compensation financière » à l’Union Européenne. L’Europe s’apprête donc à monnayer, à 50 ou 100 000 euros par tête, des hommes, femmes et enfants qui, après avoir été, pour certains, victimes de l’esclavage en Libye, lui demandent une protection. Il existe pourtant une option pragmatique et respectueuse du droit : le libre choix du pays d’asile. 

Faut-il absolument renvoyer les déboutés du droit d’asile ?

Autre argument pernicieux, ce serait « pour leur bien », donc par vocation humaniste qu’il faudrait intensifier les expulsions des personnes qui n’ont pas pu obtenir un titre de séjour en France. Mais qui sont ces « déboutés du droit d’asile », ces « sans-papiers » ? Nous les côtoyons, nous les accompagnons, nous pouvons témoigner que ce sont des hommes, femmes et enfants qui n’ont qu’une seule aspiration : vivre sereinement parmi nous. Être « débouté du droit d’asile » ne veut pas forcément dire que sa situation ne relève pas du statut de réfugié, mais juste qu’il n’a pas été possible de le prouver. Être un sans-papier, ne pas avoir de titre de séjour, veut juste dire qu’il n’a pas été possible de rentrer dans une des « cases », très restrictives, que la France exige pour avoir le droit de rester sur son sol. Nous les côtoyons, nous les accompagnons, ces familles qui ont parfois plusieurs enfants scolarisés, nés en France, ces familles parfaitement intégrées, qui parfois ont travaillé, ont payé des impôts pendant plusieurs années et qui, du jour au lendemain, se voient refuser un renouvellement de titre de séjour et deviennent « indésirables » aux yeux de l’administration. Nous les suivons, nous les hébergeons, ces jeunes qui ont traversé plusieurs pays et la Méditerranée, au péril de leur vie, et qui, une fois arrivés, voient leur minorité contestée en vertu d’évaluations hasardeuses, de tests osseux ineptes et humiliants, et qui se retrouvent du jour au lendemain en « zone grise » : majeurs pour ceux qui accueillent les mineurs, mineurs pour ceux qui prennent en charge les majeurs… donc à la rue, sans aucune aide pendant le temps que demande leur recours devant le tribunal. Nous les entendons, ces responsables d’établissement scolaires, ces petits patrons, qui ne comprennent pas que l’administration les prive de ces élèves ou apprentis volontaires motivés. Seule une petite partie des déboutés retournent dans leur pays, c’est un fait, malgré les nombreuses aides au retour, malgré la dureté du statut de sans-papiers en France. Au lieu de les stigmatiser, de les précariser encore plus, il est temps de prendre conscience que s’ils font le choix, difficile, d’une vie en France sans statut, c’est qu’une vie dans leur pays serait encore plus invivable.

« Les Français en ont assez de l’immigration »

Nous craignons déjà d’entendre ces mots lors des débats, tellement nous les avons entendus lors de certaines prises de parole. L’immigration est un sujet européen, et aux dernières élections européennes les 2 partis arrivés en tête ne représentent ensemble qu’un peu plus de 11% du corps électoral, et 9% des français de plus de 15 ans. Quand vous vous exprimerez le 30 septembre et le 2 octobre, gardez en tête qu’au mieux vous ne pouvez parler qu’au nom d’un dixième des français. Personne n’est légitime à parler au nom de tous les Français. Nous qui vous interpellons par ce courrier, nous ne sommes qu’une poignée de citoyens, nous ne représentons que nous-même, mais nous vous demandons de ne pas oublier qu’il y a aussi une France qui accueille, qui héberge, que ce soit en ville ou dans les zones rurales. Une France qui regrette profondément de devoir pallier les carences de l’État. Il existe une France qui accompagne les étrangers dans les préfectures, qui constate que celles-ci, souvent, ne respectent même pas les lois, pourtant déjà très restrictives en ce qui concerne les étrangers. Une France qui refuse d’être définie par le Président de la République comme bourgeoise, et qui refuse qu’on renvoie la xénophobie aux classes populaires, mais une France citoyenne, active, qui s’engage et donne de son temps pour aider TOUTES les personnes en difficulté, et qui refuse d’opposer les Français et ceux qui ne le sont pas. Nous tenons à votre disposition des cas exemplaires de quartiers et de villages qui accueillent de nombreux réfugiés. Nous ne le faisons pas par idéologie, mais par pragmatisme. Nous sommes convaincus qu’il est dans l’intérêt commun d’œuvrer, à notre modeste échelle, à l’accueil et à l’intégration des personnes qui souhaitent venir dans notre pays. Nous n’affirmons pas être une majorité à penser ainsi, mais nous pouvons au moins affirmer que nous sommes nombreux, toutes tendances politiques confondues, et nous constatons chaque jour que cet engagement porte ses fruits. Nous avons l’intime conviction que beaucoup de nos concitoyens qui sont actuellement opposés à l’accueil des étrangers changeraient de point de vue s’ils avaient l’occasion de se forger leur opinion par eux-mêmes, s’ils fréquentaient les personnes en attente de refuge, s’ils n’étaient pas aveuglés par les discours opportunistes et mensongers de ceux qui n’ont d’autres objectifs que d’accéder ou de se maintenir au pouvoir, y compris en faisant de l’étranger un bouc-émissaire.

Un débat sur l’immigration… sans les immigrés ?

En même temps, nous constatons amèrement que, sauf erreur, les débats vont se tenir sans qu’à aucun moment la parole ne soit donnée aux principaux concernés, à savoir les immigrés. Ce manque nous semble symptomatique de la déconnexion de nombreux parlementaires avec la réalité du terrain de l’immigration, celle que nous vivons au quotidien. Certes, certains d’entre vous vont parfois à la rencontre des demandeurs d’asile, des mineurs isolés, des sans-papiers, nous n’en doutons pas, mais est-ce le cas pour la majorité d’entre vous ? Vous vous apprêtez à débattre d’un sujet qui touche des milliers d’hommes, femmes et enfants, vous allez discuter de leurs perspectives d’avenir, de leurs parcours, des raisons qui les ont poussés à quitter leur pays, des raisons qui les ont fait choisir la France, de pourquoi elles restent et des droits auxquels elles ont droit. Donc nous vous invitons, députés, sénateurs, à aller discuter, hors caméra, dans un simple échange humain, ne serait-ce qu’une heure avec ceux que l’on nomme migrants, réfugiés, exilés, sans-papiers, mais qui sont avant tout des hommes, femmes et enfants.AUTEURS :
David Torondel – Ligue des droits de l’Homme Quimper
Marie Cosnay – appel J’accueille l’étranger
Philippe Aigrain – appel J’accueille l’étranger
Eric Fassin – Sociologue

ASSOCIATIONS SIGNATAIRES
Etats Généraux des Migrations
Emmaüs France
L’Auberge des migrants
Syndicat des Avocats de France (SAF)
Association Paris d’exil
Utopia 56
Réseau Education Sans Frontières
LDH Brest BMO
Aidons les réfugiés – Brest
Fraternité Douarnenez
Cent pour un toit Cornouaille
Réseau Education Sans Frontières – 24
Réseau Education Sans Frontières – Lozère
Réseau Education Sans Frontières – 34
Réseau Education Sans Frontières de la Somme
Cercle des Voisins du CRA de Cornebarrieu
CSP 75
CISPM
Jarez Solidarités
COllectif de SOlidarité MIgrants de Salindrenque
Collectif Poitevin D’ailleurs Nous Sommes d’Ici
Accueil des réfugiés dans le Cap
Café Asso les Thétards, Perigueux
Réseau Education Sans Frontières Marne
Collectif Migrants Var Est
Centre de ressources Rencontres avec le Tiers Monde de Draguignan
Ensemble ! Finistère
Association “l’Oustalité”
Comité SOS Racisme de la Vienne
LDH Saint-Quentin
ROYA CITOYENNE
Artisans du monde 06
Citoyens solidaires 06
Collectif citoyen Bevera
FCPE – FSU 06
Ligue des Droits de l’Homme Paca (LDH)
Mouvement de la Paix
MRAP 06
Planning familial 06
Réseau décolonial 06
RESF 06
Solidaires 06
Solidaires étudiant-e-s Nice
Vallées solidaires 06
Cent pour un toit Pays de Quimperlé
Collectif AERéSP28 d’Eure et Loir
Réseau Soutien Migrants de l’Yonne
Association WISE – Grande Synthe
Comité de soutien des migrants de La Chapelle
Le collectif Bienvenue – mobilisation pour les réfugiés 
CIVCR Collectif Ivryen de Vigilance Contre le Racisme
Le collectif de soutien aux jeunes isolés du Cantal
Le temps partagé
Réseau universités sans frontières 13
D’ici Demains – Cent pour un toit Le Relecq-Kerhuon
UDASTI Périgueux
100 pour 1 toit Périgord
Voies Libres Drôme
Réseau Education Sans Frontières – 43
Réseau Education Sans Frontières – 69
GAT Réfugiés Migrants Fi35
Collectif des parents de l’École de l’Ille, Rennes 
Habitat & Citoyenneté
Amnesty international – Poitiers
Association solidarité réfugiés centre bretagne
Antigone24
Réseau Education Sans Frontières – 65
Collectif Saint-Lois d’Aide aux Migrants (50)
DIEL (Droits Ici Et Là-bas)
LDH Bègles
Réseau universités sans frontières 51
L’autre cantine – Nantes
Pays de Morlaix Solidarité Migrants 
Avec Toits
Tous Migrants
Réseau Education Sans Frontières – 56
Collectif Accueil en Pays de Lorient (CAPDL)
Bretons, solidaires, on agit
Solidaires 29
SUD éducation 29
Les amoureux au ban public Bretagne
VIAMI Val d’Ille-Aubigné Accueil Migrants
Réseau santé Marseille Sud
Collectif AGIR (Aix en Provence)
Les Maraudeurs – Bordeaux
JRS Welcome-Hérault
100pouruntoitsaintpol
Collectif-Migrants-Plougasnou
F&G, artistes plasticiens
Ligue des droits de l’Homme de la presqu’île de Crozon
Ligue des droits de l’Homme Concarneau-Riec-Quimperlé
Solidarité Migrants Tarn
Collectif “Marche des Solidarités”
EVA (Enfants Venus d’Ailleurs)
AMNESTY MORLAIX
Collectif pays viganais terre d’accueil
Association ASH “Accueil, Solidarité, Humanisme”
Ecole Thot, école diplômante de français pour les réfugiés et demandeurs d’asile
SIMPAH
MRAP 84
RESF 84

CITOYENS SIGNATAIRES
Cedric Herrou – agriculteur solidaire, la Roya
Marie-Christine Vergiat – vice-présidente de la LDH
Marion Gachet – Dieuzeide
Etienne Balibar – philosophe
Maryse Tripier – sociologue de l’immigration
Catherine Withol de Wenden – CNRS
Les co-responsables d’Emmaüs Roya
Jacques Ollion – Cimade 66
Hélène Coulon – Bénévole
John Nève – Doctorant au Centre d’économie de la Sorbonne
Élodie Audran – Bénévole
Carole Bohanne – militante MRAP 35
Marie Altenloh – Hébergeuse
Claire Grover – Association Bagagérue
Vincent Génie – Militant
Martine Vernier – Blog Fini de rire/Droits des étrangers
Valentin Porte – TPC Maison Solidaire
Michel Peyrache
Paulette Gentet – Bénévole
Sylvie Gouttebaron – Accueil solidaire
Jacques Perreux – President des Ami.e.s de la Roya
Mathieu Potte-Bonneville – Bénévole
Chloé Peytermann – présidente de Passerelles, association d’accueil
Christian Salmon – écrivain, appel JALE
Sophie Brugnon – bénévole
Annie Léchenet – professeure de philosophie
Isabelle Cosnay – hébergeuse au long cours dans les Landes (40)
Laetitia Cosse – hébergeuse au long cours dans les Landes (40)
Espérance Minart – TIMMY Soutien aux Mineurs Exilés
Raymond Blet – avocat honoraire
Yolande Boin – Conseillère municipale et militante associative
Nadege Le Corre – bénévole, hébergeuse solidaire
Timothy Perkins – enseignant à l’ENSCI-les ateliers
Martin Rass – hébergeur solidaire, bénévole, Poitiers
Stéphane Bikialo – hébergeur solidaire Poitiers
Gislain Benrais – la gamelle de Jaurès, Paris 
Hélène Pastrana-Lattanzi – accueillante bénévole
Gilles Walusinski – bénévole, solidaire (75)
Juliette Keating – bénévole, solidaire (75)
Jacques LOBJOIT – UDASTI Périgueux
Vincent Convert – Travailleur social
Anne Charpentier – bénévole à Min’de rien, accueil des mineurs isolés, Poitiers
Zohra Amimi – Association Solidarite HDR (Rouen)
Catherine Denis – Collectif citoyens solidaires
Sorence Pierret – Fraternité Douarnenez
Blaise Paquier – co-fondateur du Baam – Travailleur social
Evelyne Poterlot – bénévole solidaire 86
Timothée Demont – Maître de conférences à l’Aix-Marseille School Of Economics – Bénévole Al Manba
Krysta Clavel
Sophie Malo – Bénévole
Patrick Communal – Juriste bénévole asile
Catherine Berthon
Vincent Houdin – réseau d’accueil solidaire, Hendaye (64)
Bernard Bretonnière – hébergeur solidaire, bénévole, Nantes
Michel Simonot – écrivain et sociologue
Patrick Richard – Bénévole association à Cognac
Claire Richard – citoyen sensible a l’accueil des refugiés
Ervé Levray – Travailleur social
Blandine Porte – Hébergeuse
Pierre Rossignol
Isabelle Rigoni – maître de conférences en sociologie, INSHEA
Aurélien Blanchard – éditeur
Benoit Laureau – éditeur
Madeleine Petricorena – hébergeur solidaire à long terme
Sandrine Micout – Bénévole
Mireille Grubert – appel J’accueille l’étranger
Laurence Charpentier – professeur de philosophie à Poitiers
Berrueta Yvonne
Mariuo Camerun – Demandeur d’asile
Etienne Adam – LDH Caen
Claude Calame – Historien, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrant-es, LDH 
André Rebelo – Collectif RESOME
Marie-Claire Lepage – citoyenne hébergeur temporaire
Mohamed BHAR – artiste musicien
Séverine Le Quéméner – militante pour l’accueil
Juliette Mézenc – écrivaine
Agathe Nadimi – Fondatrice responsable midis du mie
Gaëlle Gormley – Présidente d’Act For Ref
Irena Havlicek – Bénévole
Micheline Champot – Citoyenne engagée
Brigitte Le Cam – Conseillère municipale, Quimper
Michelle Moal – Bénévole
Florence Canale – Jarez Solidarités
Alain-Pierre Condette – Utopia – Salam
Brigitte PICHARD – présidente de Solidarité Iroise
Claude Rossignol – citoyen
Anne Tempelhoff – bénévole
Dominique Madelin – Solidarité sans papiers (Creil)
Julie HUOU – Association pour les MIgrants
Michel Decoux – Conseiller Municipal de Pont l’Abbé
Nathalie Janssens – bénévole
Bernard Pouyet – Co-président, APARDAP. GRENOBLE
Mike Deschamps – LDH hébergeuse dans les Yvelines
Antoine Galmiche – LDH Epinal
Roseline Milliancourt-Abdollahi – Hébergeuse
Claude Li – hébergeuse au long cours
Odile Cotten – citoyenne
Béatrice Simon – bénévole à l’Association Min’ de rien (Poitiers)
Chloé Guerber-Cahuzac
Manon BOUTEILLE – citoyenne
Gilbert Pedot – LDH Nancy
Aubépine Dahan – Paris d’Exil
Nathalie Thoueille – Collectif citoyens solidaires
Dominique Héraudet – Collectif citoyens solidaires
Gilbert Apamon – Educateur spécialisé auprès des MNA
Françoise Carrasse – CSP75 (Collectif 75 des Sans-Papiers) et la CISPM (Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants)
Miren Pujo – accueillante, bénévole, solidaire – 64
Corinne Morisot-Tallet
Anita Navarrete Berbel – formatrice FLE
Bernadette Mousques – solidaire, Baigorri (64)
Martine ROUSSEL – militante RESF63
Mireille DAMIANO – Avocat NICE, Syndicat des Avocats de France
Sophie Poirier – Rédactrice
Colette Barré – citoyenne
Clairemarie Brochier – LDH Haute loire le Puy en Velay
Vincent Cabanel – Hébergeur
Olivier Bikialo – Citoyen fraternel
Brigitte Bourdenet – bénévole et hébergeuse
Julien Boutonnier – Éducateur spécialisé – Auteur
Patrick Dupont – bénévole solidaire
Sylvie Herelle – bénévole solidaire
Emilie Bahuaud – musicienne
Martine Tekaya – Réseau Education Sans Frontières – 80
Martine Vernier – Blog Mediapart/Fini de rire
Abdoulkader Abass – Réfugié statutaire
Pierre Rey – Réseau Education Sans Frontières – 04
Cathie Lipszyc – Bénévole associative
Jean-Marc Goubier – président de l’asso “un toit c’est tout”
Denise Benabenq – Bénévole LDH
Lola Pay – Educatrice spécialisée
Marie-Pierre Barrière – RESF 51, EOLE, HéSoPE (hébergeurs solidaires et parrains engagés)
Chantal Lemoine – Lannion
Pierrick Le Dantec
Nacer El idrissi – Association des Travailleurs Maghrébins de France -ATMF
Marine Jalaber – CSSP Lannion Trégor, hébergeuse
Dominique Perez – Collectif des hébergeurs solidaires -Nantes 
Marcel Zaidner – militant bénévole de l’aide aux migrants a faire valoir leurs droits a un accueil humain
Camille Pillias – co-fondatrice Collectif des hébergeurs solidaires de Nantes et alentours
Marie Hélène Ernot – infirmière membres des associations Jamais sans toit en tregor, Habitat et humanisme 22
Roselyne Nédélec – hébergeur et bénévole
Anne Giroux – hébergeur Dispositif Familles Volontaires et CAJMA
Bénédicte Jacquey – benevole, hébergeuse solidaire
Patricia Grime – RESF 48
Lysianne Cavallo
Christine Fromentin – Militante accueil des familles et mineurs étrangers isolés
Bruno Botto – militant
David Nakache – Président de l’association “Tous citoyens”
Gérard CORRE – bénévole associatif intervenant notamment sur la sensibilisation à la migration
Karine Baudot – Photographe
Philippe Sénégas – militant LDH Aix-en-Provence
Thérèse Martin
Cathie Lipszyc – Association TOUS CITOYENS ! (06)
Nicolas Sersiron – Cadtm
Yvonne Touchard – LDH, Aix-en-Provence
Hervé Pacallet
Luisa Feliu
Marie-Anne Colombain – enseignante
Vincent Noirbusson – hébergeurs solidaires Nantes
Françoise Mathon – LDH Aix en Provence
P.Meliarenne – collège Cent pour un toit Pays de Quimperlé
L.Roger – Cent pour un toit Pays de Quimperlé
Chantal Lemoine – CSSP Lannion
Bruno Ernest MOKONGO – LdH Creil Sud Oise
Anne Marie Shih Erault – Cssp Lannion
Catherine Le Bleis – Bénévole
Jean-Michel Flandrin – militant de Chemins Pluriels, ICARE 05 et ATD Quart Monde
Philippe Margerit – Bénévole à La Cimade
Léla Bencharif – militante associative
Yves Scanu Combat – citoyen, Saint-Etienne
Valérie Carlenc – bénévole
Sophie Leleu
Danielle JOUAIRE – LDH section FONTAINEBLEAU 77
Coco Panel – Plasticienne/Paysanne
Martine Rembert – Fraternité Douarnenez
Oriane Sebillotte – Paris d’Exil
Nathalie De Molling – RESF/LDH Paris 16e
Joseph Maussier
Nathalie Loubeyre – Réalisatrice documentaire – Professeur Université Bordeaux Montaigne
Catherine Mondet-Houmard
Odette Furois – Présidente éducation.World 86
Caroline Lafarga – citoyenne et travailleuse sociale
Mohammed Ben Yakhlef – travailleur social et Conseiller municipal LFI de Villeneuve saint Georges (94)
Jean Riot-Sarcey – RESF-APARDAP Roussillon (38)
Anne Cécile Méar – Tréguier, citoyenne française
Anne-Yvonne Le Buf – retraitée, adhérente de l’association Act-for-Ref
Anne THIRION – Collectif Migrants en Isère
Dominique Lemaire – bénévole
Didier BONNEL – Membre de la LDH – Membre d’Attac – co-président du Collectif Roms de Gardanne (13)
BARRÉ Lucien – LDH Saint-Étienne
Colette Fillion Nicollet – Apardap
Françoise Guilbaud – bénévole
Patrick ARZ – ASTI 14 – Assemblée Générale de Lutte contre Toutes les Expulsions
Jean-Luc Gourdin – éducateur retraité
Isabelle Miroglio – militante APARDAP et élue municipale
Martine CRIBIER-KOZYRA – APARDAP, Association de parrainage républicain pour les demandeurs d’asile et de protection
Nadia REZKALLAH
Julien LONG – Doctorat Université de Nantes, chercheur associé à l’Institut Convergences Migrations
Steve B. Irakoze
Jacqueline Boyer – bénévole CSSP Lannion
Annie JUBERT – LDH 94
Gilbert Belgrano – citoyen bénévole
Odile Belgrano – citoyenne bénévole
Pascale Bruers
Edwige Fontaine – bénévole 
Arno Bertina – Ecrivain
Monique Bureau Guyard – Hébergeuse et Marraine Apardap
Armelle Le Berre – bénévole
Isabelle Hanicotte – adhérente à l’association Solidarités Jarez
Sébastien Lecouvreux – bénévole
Eva de Kievit – bénévole
Théo de Cazeove
Brigitte Cornu – citoyenne , hébergeur occasionnel de demandeurs d’asile, membre de l’Apardap à Grenoble
Jacki Pilon
Dominique Natanson – Union juive française pour la paix
Juliane Va Butsel
Alain LE DEUN – responsable parrainage –APARDAP –Grenoble
Sylvie Bevout – Pays de Morlaix solidarité migrants – LDH Morlaix
Armelle Mabon – historienne
Inês Oseki – Professeur des Universités
Pauline Guichaoua – Bénévole
Gwenaelle HADIRE-LAGADEC
Edmond Courbaud – référent plaidoyer du CCFD – Terre solidaire de la Délégation Départementales de Nîmes
Daniel Quétin – Cimade 42
Dominique Vallée – bénévole solidaire (Apardap Grenoble)
THIOUST Isabelle – Educatrice spécialisée et bénévole UDASTI
Catherine Lise Dubost
Andrée Adolf – médecin-retraitée, enseignante bénévole auprès des émigrés : assocoation ADAM
Agnès Cluzel – infirmière militante auprès des étrangers Yonne
François Adolf – retraité, enseignant bénévole auprès des MNA, membre de ADAM
Isabelle REBILLARD – bénévole d’une association d’aide aux demandeurs d’asile
Anne-Marie Kerrar – Bénévole – Collectif Droits Jeunes Migrants 77
Solange CHARLOT – bénévole
DESLOIRE Jacqueline – Les Amis du C.A.D.A. de Digoin en Saône et Loire
Catherine Diougoant – membre de la ldh, bénévole et hébergeur
Jean-Marie Peter – citoyen
Marie Bourgeois – bénévole
Daniel Trillon – bénévole
Francis Dégardin – Cercle de silence de Villefranche-sur-Saône et environs
Juliette Mezenc – autrice, solidaire
Elisabeth Bégard – éducatrice retraitée , EELV Morlaix
Nicole Launey – LDH Avranches
François Boiteux – médecin généraliste
Béatrice de Hauteclocque – hébergeuse membre du CART et de l’Oustalite
Bouchaara Ibtissam – syndicaliste et accompagnatrice juridique bénévole en droit des étrangers
Françoise Duguépéroux – bénévole solidaire Poitiers
Jean-Marie COMTE – Membre du CCFD Terre solidaire
Soizig Germain – RESF, pays de Pontivy
Annie Leroux – bénévole
Edouard Ryckeboer
Anne VILLÉGIER – Coordination Iséroise de Solidarité avec les Étrangers Migrants
Chantal THABOURIN – RESF Loiret et COllectif Jeunes Isolés Etrangers45 (COJIE45)
Jacques Houssay – accueillant et auteur
Yannick Casanova – Réalisateur
BACH Marie-Anne – collectif de solidarité avec les réfugiés de Sisteron
Franck Mantin – bénévole de l’association avranchinaise d’aide aux migrants “Itinérance Sud-Manche”
Marie – Claire Evariste – bénévole Manche
François-Régis LACROIX – magistrat honoraire, membre du syndicat de la magistrature et de la Ligue des Droits de l’Homme
Janet Cheng – bénévole, Ivry sur Seine
Mariette Jutant – adhérente association cent pour 1
Isabelle Vernay – citoyenne hébergeuse, Collectif Solidarité Migrants Annecy
Jean DUSSINE – Président d’Itinérance Cherbourg
Cathie Simon-Loudette – hébergeuse, bénévole, Bayonne
Elisabeth Meunier – citoyenne solidaire près les MNA lyon 69
Jutta Pinel – Centpourun
Anne-Laure Garicoix
Patricia Allain – LDH Poitiers, DNSI 86 et EGM86
Anne Marie Routier
Olivier Favier – journaliste indépendant
Valentine Juillard – bénévole, accueillante. Landes
Isabella Leroy – juriste et bénévole
Yvonne Bouvelot – Graveuse
Lucas Goirand-Lopez
Bernie Calatayud – citoyenne bénévole et membre de Bienvenue-Mobilisation pour les Réfugiés
Boisnard Pierre-Yvon – citoyen
Claudine MILLET – citoyenne
Lysia Edelstein – psychologue bénévole au C.A.S.O de MDM St Denis (93), FSU SNPES/PJJ
Chantal chevrinais – Bénévole Restos du coeur
Carole Zalberg – écrivaine
Stéphanie Avallon – Citoyenne bénévole et solidaire
Michel COINTE
Jean-Jacques Longuenesse – bénévole MRAP Vaucluse
Jean François Blanco – Avocat, conseiller régional EELV, fondateur Pau Arc en Ciel
Marie-Denise CROIZIER – Collectif Migrant-e-s Bienvenue 34 
UDASTI Périgueux
Martine MARRIEN – bénévole à 100 pour 1 Périgord
Geneviève BILLECOCQ – bénévole à 100 pour 1 Périgord
Xan Goenaga – hébergeur membre d’Etorkinekin
Michèle Leclère – bénévole à l’APAPTIF à Poitiers, adhérente à cent pour un-86
Simone Brunet
Emile PHILIP – service civique et membre du collège de l’association Paris d’Exil
Dominique GORIAUX – Bénévole d’Itinérance et accueillante
Sylviane Aschehoug – LDH Antony-Bourg la Reine-Sceaux
Martine FIGARD – bénévole alphabétisation Croix-Rouge
Remy Weill – co-président du groupe local LA CIMADE Saint-Etienne
Dominique RESMON – Ensemble Finistère !
Idelette BESSAI – 100 pour 1 de Chatellerault
Robert BORDIN
Laurence Roussel – citoyenne
Lucie Castano
Anne GUILLAUME – citoyenne / bénévole
Cécile Thomas – citoyenne française et bénévole au Toit du Monde (Poitiers)
Cécile Casagrande – collectif Migrant.e.s Bienvenue 34
Annie Pannier – citoyenne
François DAVOUST – Association l’AMAAR (Association d’Aide et d’Accueil des Réfugiés)
NGUYEN Liêng – citoyenne bénévole à MigrantsVarEst
Gabi MOUESCA – co-président du Comité des droits de l’Homme du Pays Basque (CDDHPB)
Valérie Merour – enseignante, membre de l’association Eole
Catherine Pattinier – déléguée départementale du groupe IDEM 60 (Institut Départemental de l’École Moderne)
Cédric Corre – hébergeur
Julie Jibert
Julia Montfort – journaliste et hébergeuse
Anne Guillou – accueillante
Véronique Boucher – Douarnenez
Annie Menvielle
Nicolas SCHMIT
Colette GRANGE – LDH et RESF Villeurbanne et Lyon
Claire Deruy – enseignante
Brigitte LE COUTOUR – association Itinérance à Cherbourg-en-Cotentin
Luce Buchheit – ecrivaine
Jean Claude Schaechter – Haut Var Solidarités
Christine Poully – bénévole
Nicolas Schmit – citoyen
François Prochasson – membre du collectif soutien migrants Nantes
Quitterie de Villepin – citoyenne
Noëlle CASANOVA – Militante solidaire
Frédéric Grimaud – Conseiller Municipal et animateur du Collectif Solidarité Migrants de Martigues
Monsieur et madame Pierre Teissier – hébergeurs solidaires, bénévoles, bas Rhin, Moselle
Christine Stevens – hébergeuse, Welcome Toulon
Bernard Brémond – adhérent à Cent pour Un de la Vienne
Marjorie Mailland – citoyenne
Laurence Cramaille – psychologue et hebergeuse
Véronique Valentino – journaliste indépendante
Laurent TOP – Accueil MNA et appui juridique Etranger -Secours Catholique Var
Éric Chevance – enseignant, membre du Collectif Bienvenue, Bordeaux
Virginie HÉRISSON – citoyenne
Sylvia Martinez – MRAP Paris 19eme/20ème
Anne-Marie DIVETAIN – militante associative (présidente du CIVCR)
Sonia Difallah – Bénévole en Seine et Marne
Helyett Bloch – Bénévole au Secours Populaire de Haute-Loire
Aliette Zumthor Sallée – pédiatre, bénévole
Jo Ficheux – militante associative Territoire des 4 montagnes, Vercors.
Flore Verite – citoyenne
Pascale Pérez-Chatté – citoyenne, militante associative, Seine-et-Marne
Anne Zonzon
Phillippe Rousseau
Elise Thiébaut – autrice
Caroline Vogel – bénévole, Monestier de Clermont
Alain Bureau – Simple Citoyen républicain
Tiziana Jacoponi
Josiane Tissandier – bénévole associative dans l’aide juridique aux migrants
Etienne Berger – syndicaliste, bénévole associatif dans le soutien et l’hébergement de migrants
Eliane Obermeyer – citoyenne
Catherine Charlot – bénévole
Sylvie Ringard – enseignante en retraite
Christine Taillardat – citoyenne de Trébeurden, collectif des sans papiers Lannion 
Fabienne Perrault – bénévole
Sylvestre Gilloire – Ancien responsable national CFDT
Elise Balbon-Arnaud – Institutrice
Christelle Balanant – Cent pour un toit Le Relecq-Kerhuon, Cent pour un toit Brest Mêm’
Florence PAILLAT – hébergeuse à Poitiers, membre de Réseau éducation sans frontières 86
Bernard MOULIN
Colette Chatté-Gabillard – bénévole en seine et marne
Claudine DUFOUR – bénévole adhérent à Loudun Solidarité Migrants et au Cent pour 1 de la Vienne
Thierry DUFOUR – bénévole adhérent à Loudun Solidarité Migrants et au Cent pour 1 de la Vienne
Claire Vallée – RESF Voiron
Christine Bourdallé – citoyenne
Chantal Pochat – bénévole Cimade Bayonne
Hervé Douin
Lætitia Cuvelier – bénévole
Sophie Danis – bénévole
Lorraine Vannier – Association Voies Libres
Chantal BISLINSKI – citoyenne
Jacques SIUTKOWSKI – citoyen
Laure Humbel
Gustave Massiah – économiste altermondialiste
Guy Cochennec – membre du Collectif Migrants 83
Florence Castay – citoyenne engagée
Elisabeth Pouliquen – bénévole
Laetitia Tura
Cécile Lafitte – hébergeur solidaire, Bayonne
Maud Le Garzic
Chatelier Liliane – citoyenne Poitiers
Marlène Heilbronn – Citoyenne et élue municipale
Annick AL – LDH 33
Nicole SCHECK – Infirmière DE
Marie Marticonera – bénévole
Laurence Naggiar
Marie Dorléans – co-présidente de Tous Migrants
Céline Vacher – bénévole Les Midis du Mie
Annie Uhry – RESF Voiron , hébergeante
Marie odile David – retraitée professeur enseignement professionnel
Hervé COLIMARD – citoyen
Muriel Sanchez – citoyenne
Chloé Marquise – citoyenne, hébergeuse Association MESKAJ
Marc Carponcy – ” Déliquant solidaire” 32
Martine Chantecaille – professeure de philosophie, bénévole
Claire Fleury
Hammady Cherif Bah
Isabelle Garat – citoyenne
Christine Kop – Bénévole LES MIDIS DU MIE
Francois NOUGIER – bénévole et hébergeur d’un collectif d’accueil de migrants
Alain Liénard – militant (pour l’association Solidaires en Beaujolais)
Txetx Etcheverry – groupe migrants de Bizi
Stéphane Le Labourier – travailleur social engagé, co président de la section LDH Concarneau Riec-sur-Belon Quimperlé
Jean Marc Sarthou – accueil solidaire au Pays basque
Caroline Alle-Troin
Mireille peloux – RESF – enseignante
Christine Le Flao – citoyenne bénévole
Laurence PETIT – hebergeuse solidaire 51
Agnès BESSET – association L’autre c’est Nous Toulon
Véronic Joly – Militante les Midi du MIE , collectif les filles de Buzenval – RESF
Hélène Rossignol – citoyenne
Margot Wolf – hébergeuse solidaire
Anne Paugam<
Fabienne Signat
Bénédicte Leclerc – co- présidente de VIAMI Val d’Ille Aubigné MIgrants
Francis LE HERISSE – militant de l’éducation populaire
Sophie Léchauguette – Traductrice et Maitresse de conférence
Delphine OLAWAYIE – étudiante, bénévole à Maison24 et à “100 pour 1 toit Périgord”
Yvette DESNOYERS – citoyenne
Ali FENJIRO – AFD International
Agnès Antoine – comité de soutien aux 3 +4 de Briançon, tous Migrants
Daniel FERRENBACH
Michèle LE FUR JADE – asso AMPB accueil migrants pays bigouden
Aurore Bastin – bénévole Cimade Lorient
Jean-Louis Imbert – Membre de RESF65, militant solidaire
Isabelle Muller
Didier Delabouglise
Brigitte Beuzen – citoyenne bénévole
Anne TORUNCZYK
Julie Bercetche – bénévole
Annie Millot – citoyenne
Richard Beraha – Bénévole Utopia 56 Paris et les Midis du Mie
Marie Montolieu – Présidente de la Fédération de Paris du MRAP – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples
Anne Péruchot – 100 pour 1 de la Vienne
Pascale Paoli
Fabien Tarrit – Universitaire
Françoise Robin Duboscq – LDH Bordeaux
Michèle Roche – bénévole
Raymonde Barou – militante de la défense du Droit d’Asile -Acat-France
Pierre Rachet – président association solidarite Rroms
Brigitte Quéméré – coprésidente AMPB (accueil migrants pays bigouden)
Eveline Flavigny – écrivain public
Marianne Langlet – journaliste
Laurence Mani-Ponset – Membre du Collectif migrants – Voiron
Emmanuelle Devaux – association 100 pour 1 Vienne
Marine Mundubeltz – étudiante et bénévole au sein du collectif Les Midis du MIE
Claudine Ailhaud – Citoyenne solidaire
Francis PAOLI
Mme TCHAKO – comité local magenta du MRAP
Mona Maze-Baudet – CSSP Lannion
Zaradzki Lise – bénévole à L’autre cantine à Nantes
Morgane Le Bars – citoyenne, guide conférencière
Maryse Tripier – professeur émérite Université Paris Diderot – sociologue de l’immigration
Françoise Queffeulou
Michèle Crozet Nafar
Yasmine Niclas – bénévole et hergeuse
Valérie Le Nigen – citoyenne
Eve Fouilleux – Directrice de Recherches au CNRS
Pascal Lachaud – Maire adjoint de Capvern les Bains, salutations fraternelles
Michelle Vaillant – bénévole Ceas Quimperlé
BARNEDA Jacqueline – Hautes-Pyrénées
PAPAY Lénaik – solidaire au collectif 59 Saint Just MARSEILLE
Claude Lepaire – Citoyen de la Roya et du Monde
André Gindre – Groupe Cent pour un à Châtellerault
Jean Le Duff – Conseiller d’Orientation-Psychologue et Directeur de Centre d’information et d’orientation
Marc PASCAL – socio-économiste, gérant d’entreprise Auvergne Rhône Alpes
Valérie Grandmougin
Pascale COHEN – Benevole et hébergeuse 
Michel Metzger – bénévole dans le Tarn
Françoise Queffeulou
Bertrand Holzschuch
Antoine AUGER – régisseur lumière / éclairagiste pour le spectacle vivant
Elisabeth Mast
Françoise Bérenger Gaonach
Bertrand Holzschuch
Jean Marie Balanant – bénévole
Fanny Jedlicki – maîtresse de conférences en sociologie à l’université Rennes 2
Marguerite Cognet – Chercheure-Enseignante, UFR Sciences sociales, Laboratoire URMIS (UMR IRD & CNRS), Université Paris Diderot
Vincent Bonnecase – chercheur au CNRS
Frédérique Ronot – présidente de la LDH Brest
Olivier Cuzon – secrétaire départemental de Solidaires 29
Flore Taguiev – comédienne
Dominique Poirier – collectif-migrants de Plougasnou
Betty Briand – Bénévole de Hospitalité Chinonaise aux Migrants et famille hébergeante
Christian Deschereux – bénévole à l’association Loudun Solidaritè Migrants
Denis Tricot – sculpteur Mortagne 17
Christian DESCHEREUX – benevole à l’association Loudun-Solidarité-Migrants
Keith CHRISTIE – collectif de Plougasnou
Laurence OUDIN – collectif de Plougasnou
Jacques Morel – Membre de la LDH Tarbes/Bagnères – Amnesty international
Jean-Claude Revest – Plasticien-Scénographe Bénévole au Réseau Santé Marseille Sud
Manuela Klug – bénévole Les Midis du Mie et hébergeuse
Maguy Melous – membre du Collectif Solidarité Réfugiés 33
Béatrice Rouanet – bénévole solidaire à l’APARDAP Grenoble
Jean-François Vaillant – bénévole à 100 pour un toît 
Jeannine Daniel – association “bretons solidaires on agit”
Dominique Le Crom – association “bretons solidaires on agit”
Colette Le Noac’h – association “bretons solidaires on agit”
Claire Barraut-Thomas – association “bretons solidaires on agit”
Cathy Etienne – association “bretons solidaires on agit”
” Véronique Pustoc’h – association “bretons solidaires on agit”
Manon Mordret – association “bretons solidaires on agit”
Maïté Le Du – association “bretons solidaires on agit”
Malou Gourlaouen – association “bretons solidaires on agit”
Stéphanie Pottecher – Citoyenne – Educatrice spécialisée
Henri BRAUN – Avocat au Barreau de Paris
Jacques Maillet – JRS Welcome-Hérault
Claire Marsol – hébergeuse, bénévole auprès d’ “Habitat et citoyenneté” à Nice
Jean-François SUISSE – artisan menuisier
Gabriel CHEL
Gérard Desnoyers – hébergeur bénévole au longs cours
Michel Rueher – hébergeur, solidaire, ADN Nice
Denise HOUVENAEGHEL – BEGLES 33130
Nathalie DUGRAVIER
Philippe Dussert – membre de RESF65, militant solidaire
LE GUEN Albert – citoyen
Martine Massé – bénévole Poitiers
Claudine Goanec – membre du collectif-migrants-plougasnou
Christine Bonnin – éducatrice spécialisée et bénévole dans un centre d’accueil
Sylvie Flandrin – sympathisante membre d’associations locales de défense et aide aux migrants
Claudine Goffi – citoyenne enseignante
Didier Bayens
Marie-Christine Masseron – membre Itinérance et accueillante, Welcome Cherbourg
Annick le Mentec – citoyenne du monde
Françoise CASTEX – LDH32 – militante Association Auch Solidarité et Humanisme
Monique Bonnafou-Lefevre
Bruno Vigier – bénévole à l’APARDAP
Isabelle Caillol – citoyenne révoltée
Yvon Dissez – 100pouruntoitsaintpol
Aline Doillon – 100pouruntoitsaintpol
Françoise Simon – Bénévole Etorkinekin et Amnesty International Biarritz
Geneviève Gourmelon – citoyenne
Emmanuel de Cacqueray – association Accueillir au Pays
Pauline HUGUES – membre du collectif les Midis du MIE
Aude Vuillemin – être humain
Marilyn Shirley – RESF Saint-Omer
Catherine Cardinal – Bénévole
Dominique Lang – LDH Albertville
Geneviève Taïeb – citoyenne engagée
Vincent Dufour
Soline BEATRIX – LDH Toulon
Véronique Sarrat
Claire Fleuru
Paulina Margulis – hébergeuse solidaire ,bénévole aux midis du mie
Anne PERRY – FROMENT – Bénévole
Mélanie ANDRE – citoyenne
Marine Barthelemy – hébergeuse bénévole et citoyenne
Christine SAINSON
Fany Rateau – professeure agrégée
Mauhé-Berjonneau Laetitia – militante pour une humanité universelle
Nelly Pontabry – citoyenne sympathisante de Cent pour un à Chatellerault 86
Marion Jedrasiak – tisaniere, auteure
Martine Herellier
Dominique POUDRET – professeur des écoles dans la Manche
Olivier Epron – citoyen, militant de l’éducation populaire
Odile Kergomard Gap
Clément Sommier – Membre LDH Presqu’île de Crozon
Marie-Paule CANDILLIER – Psychologue
Alice Bougenot – inconditionnellement aux côtés des exil.é.e.s
Nicolas Buée – Militant antiraciste
Guy Ringwald
Bernard Nouyrigat – section LDH de Mâco
Hélène KORB – citoyenne
Martine Lavallette – présidente Itinerance Sud Manche 
Sylvie Cornu – Co-présidente LDH section de Cayenne
Tudual Audic
Françoise Clausse
Marie SAWANO DASSONVILLE – hébergeuse
Stéphanie Gillotin – Famille d’accueil MNA
Aurore Martin
Camille Lay – hébergeuse, solidaire, 40
Valérie Cabanes – Juriste internationaliste, spécialisée dans le droit international des droits de l’homme et le droit humanitaire
Christine Poussin – hébergeur solidaire
Sylvie Brod – permanencière ADJIE, RESF, Observatoire Citoyen de la Rétention CRA Mesnil Amelot 77
Maguy Sauvagnac – ex assistante sociale
Emmanuel Jallageas – citoyen
Michèle Brizi – Association Partenia
Christine Rigaud
Sylvie Rossi – bénévole, hébergeuse, solidaire
VERGER Hubert – bénévole Hospitalité Chinonaise aux Migrants 
Adrien Cornec – juriste militant pour l’accueil inconditionnel de tous.tes
Sylvie LARGE – Sophrologue
Catherine Tourret – citoyenne Ivry-sur-seine
Élyane Guiho – RRA Amnesty Bretagne
Berthelot Roland
Pierrette Moreno
Yves Jean<
Anouk Grayon
Sophie Baillod – Traductrice, citoyenne, hébergeuse
Brigitte Benayoun – citoyenne bénévole membre du collectif solidarité réfugiés 33
Marie-Annick BUTEZ – MRAP 93
Nicole LABELLE – LDH Morlaix et bénévole à l’Ecole Alternative des Monts d’Arrée
Elsa Valentin – autrice – Tous Migrants (05)
Maurice Jouenne – Asil’Acceuil, Remiremont
Martine Linglois
Pierre NICOLAS – citoyen
Dieter Gold – militant
Christiane VERGER – Association ” L’AUTRE C’EST NOUS ” TOULON
Joël Raffier – écrivain voyageur
Monique Lavanant – militante asti de st Brieuc
Simon Tymen – membre d´Attac
Hélène DERRIEN – collectif de défense des services publics de Cornouaille
Bernard Ravanas – bénévole
Claude NORMAND – président de l’association “La Vie Ensemble” à Mirecourt
Régis FACCHINETTI – Membre de la LDH Morbihan et Président de “Séné Réfugiés Solidarité”
Marine FERRI – secrétaire adjointe de la section libournaise de la LDH
Jean Pierre OLIVE – animateur
Monique Rogard – section LDH en Libournais
Nicole Palfroy
Philippe Chardon – bénévole CSSP Lannion
Dominique Weber – bénévole collectif citoyen
Sylvie Jouvert
Philippe CONAN – Assistant social
Cathy Jurado – écrivain
Laurence Malherbe – graveur
Christian FAURE
Chantal Ducos
Christian DUMONT – hebergeur Asso WELCOME-Montpellier
Thierry Fenoy – avocat en retraite
Eliane Laubus – citoyenne
Michel Weber – humaniste
Raphaël Potenza – citoyen
Antoinette Loheac – Morlaix Liberté
Xavier Lainé – auteur
Elisabeth Cuillerier – cofondatrice d’une association qui recueille des fonds pour loger des immigrés sans abri
Arthur Vuattoux – Maître de conférences en sociologie
Lydie Turco – réalisatrice de documentaires
Maguy Joncourt – Médecin bénévole Croix Rouge – Militante LDH, RESF, Ados sans frontieres
Alice Beyaert – association chez Marcel, Briançon
F.Treussier – LDH Concarneau-Riec-Quimperlé
Marie Faure – famille d’accueil et accompagnatrice pour le réseau Welcome 34 et citoyenne
Michel Tréguier
Catherine GIRAUD REPELLIN
Jean-Alban ANSQUER – XXX
Bertille et Marcel DEKERVEL
Annie VERRIER – Médiateure professionnelle
Reynald GUERIN – Citoyen
Ienisseï Teicher – CARM, Collectif d’Accueil des Réfugiés en Matheysine
Jean Monnier – animateur Welcome LMC (34)
Alexandra Nizak – citoyenne solidaire
Marie-Odile Deiber – Asil’accueil 88
Christian Joubert
Frédéric Le Roux – Mathématicien
Benjamin TOIX – militant associatif
Annick Verger – membre de l’association Hospitalité Chinonaise aux Migrants à Chinon
Sylvie Ringard – Enseignante retraitée
Thierry Guichard
Françoise DARWICHE – XXX
Aline Yung – LDH Albertville, association solidarité albertville(ASTA)
Nadine Fillat
Hélène Sturm – écrivain
Paul Réguer

Pia Klemp refuse la médaille Grand Vermeil qui lui a été décernée par la Ville de Paris

Au royaume des Tartuffes… un premier épisode, dans une actualité marquée par la communication à outrance, au contraire des actes…

Pia Klemp, capitaine du navire Iuventa, explique sur sa page Facebook les raisons pour lesquelles elle a décidé de refuser la médaille Grand Vermeil qui lui a été décernée par la ville de Paris et la maire, Anne Hidalgo.

La ville de Paris installe des rochers contre les migrants.
(Crédit image : P’tit Dej’ à Flandre/Facebook)

“Paris, je t’aime. Je t’aime pour tous les gens libres et solidaires qui vivent en ton sein. Des gens qui se battent pour la liberté chaque jour, debout, bras dessus bras dessous, distribuant des couvertures, de l’amitié et de la solidarité. Je t’aime pour ceux qui partagent leur logement, leur amour et leurs luttes chaque jour, sans se soucier de la nationalité des personnes ni de savoir si elles ont des papiers ou pas.

Madame Hidalgo, vous voulez me décorer pour mon action solidaire en mer Méditerranée, parce que nos équipages « travaillent quotidiennement à sauver des migrants dans des conditions difficiles ». Simultanément votre police vole les couvertures de gens contraints de vivre dans la rue, pendant que vous réprimez des manifestations et criminalisez des personnes qui défendent les droits des migrants et des demandeurs d’asile. Vous voulez me donner une médaille pour des actions que vous combattez à l’intérieur de vos propres remparts. Je suis sûre que vous ne serez pas surprise de me voir refuser votre médaille Grand Vermeil.

Paris, je ne suis pas une humanitaire. Je ne suis pas là pour « aider ». Je suis solidaire à tes côtés. Nous n’avons pas besoin de médailles. Nous n’avons pas besoin de pouvoirs décidant qui est un « héro » et qui est « illégal ». En fait, il n’y a pas lieu de faire cela, car nous sommes tous égaux.

Ce dont nous avons besoin, c’est de liberté et de droits. Il est temps de dénoncer les honneurs hypocrites et de combler le vide par la justice sociale. Il est temps que toutes les médailles soient lancées comme des fers de lance de la révolution!

Papiers et logements pour toutes et tous !

Liberté de circulation et d’installation !”

Des syndicalistes de 36 pays soutiennent Marina Mesure, candidate insoumise aux élections européennes

Dans À la une, A la Une – Européennes 2019, Actualités, Marina Mesure

Des syndicalistes de 36 pays ont tenu à soutenir la candidature de Marina Mesure, présente en position éligible sur la liste France insoumise pour les élections européennes. Avant la forte mobilisation syndicale attendue ce 1er mai, ils ont réaffirmé leur attachement au combat porté par la candidate pour « la primauté des droits humains (le travail décent, la santé et la sécurité au travail, l’accès à l’emploi, etc.) sur les considérations économiques et financières ! ».

Marina Mesure, syndicaliste européenne, sera présente à Marseille ce mercredi 1er mai aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, Manon Aubry et d’autres candidat·e·s pour la fête des travailleur·se·s.

« Syndicalistes de différents pays et de différents secteurs professionnels, nous soutenons la candidature de Marina Mesure aux élections européennes du 26 mai 2019. Dans les 10 dernières années, nous avons mené à ses côtés de nombreuses luttes pour défendre les droits humains, sociaux et environnementaux en Europe et dans le monde. Nous savons qu’elle les portera comme députée européenne.

Partout en Europe, les réformes du marché du travail se succèdent. Des gouvernements libéraux ou d’extrême droite mènent une même politique : ordonnances Pénicaud en France, journée de 12 h en Autriche, « Job Act » en Italie, disparition des cotisations patronales en Roumanie… Le Code du travail est la cible commune de tous ces régimes.

Face à cela, le mouvement syndical européen se mobilise en combattant la précarisation de l’emploi et la mise en concurrence des salariés, dans chaque entreprise et entre chaque pays. Nous avons organisé de nombreuses actions devant la Commission européenne sous le même slogan « STOP au Dumping Social », repris dans nos usines, sur nos chantiers, dans nos champs et dans nos entreprises. Face à l’inaction des institutions européennes et de nos gouvernements respectifs, nous avons créé aux côtés de Marina des réseaux syndicaux en Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal et Roumanie, afin de lutter contre la fraude patronale (notamment sur le détachement des travailleurs) et informer les salariés de leurs droits. Nous avons été de tous les combats pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, pour les droits des travailleurs migrants, pour l’interdiction des contrats précaires, pour une formation professionnelle librement choisie, pour l’augmentation des salaires et l’accès à de meilleures conditions de vie.

Plusieurs de nos combats ont dépassé le cadre européen. Ainsi, nous avons combattu les accords de libre-échange qui mettent en péril nos services publics et notre environnement, comme le TAFTA ou le CETA, en menant des journées de mobilisation transatlantiques. Mêmes périls, même résistance !

Face à l’irresponsabilité de certaines organisations internationales, nous avons aussi mené aux côtés de Marina des actions « Carton Rouge à la FIFA » devant le siège des Nations Unies, refusant l’attribution de grands événements sportifs à des pays comme le Qatar où 1400 travailleurs migrants sont morts pour construire les infrastructures de la Coupe du Monde de Football 2022. Au Népal, en Inde et aux Philippines, nous avons lutté ensemble pour faire reculer le gouvernement qatari sur la confiscation des passeports des travailleurs migrants. Plusieurs victoires aussi, en sa compagnie, contre des multinationales qui utilisent la sous-traitance pour exploiter les salariés : gain de cause pour plus de 20 salariés détachés espagnols sous-traitants de Bouygues après 1 mois de grève, pour 14 salariés détachés roumains sous-traitants d’une filiale d’EDF après 6 mois de mobilisation pour non-paiement des salaires, et plus d’une cinquantaine de victoires similaires en Europe contre la fraude sociale et fiscale. Nous avons également conduit des mobilisations internationales contre les fusions de grands groupes qui se font au détriment des droits des salariés, comme chez LafargeHolcim.

Chacune, chacun dans notre pays, et tous ensemble au niveau international, nous revendiquons la primauté des droits humains (le travail décent, la santé et la sécurité au travail, l’accès à l’emploi, etc.) sur les considérations économiques et financières !

À travers la candidature de Marina Mesure, nous soutenons les luttes syndicales européennes et internationales. Nous leur permettons d’accéder, enfin, au Parlement européen. Contre la loi des multinationales, élisons une eurodéputée qui place les droits humains, sociaux et environnementaux au-dessus de tout ! »

Signataires : 

Flutura Lamçe, syndicaliste de SPPNSHPSH (Independent Trade Union of Construction Workers and Public Service of Albania), Albanie
Michael Wögerer, syndicaliste Austrian Trade Union Federation (ÖGB), Autriche
Pierre Cuppens, secrétaire général du syndicat CSC BIE, Belgique
Patrick Vandenbergue, président du syndicat CSC BIE, Belgique
Denilson Pestana, président du syndicat STICM Londrina, Brésil,
Reinaldim Barboza Pereira, président du syndicat FETRACONSPAR Paraná, Brésil
Josemar Bernardes, président du syndicat FSCM CUT Sao Paulo, Brésil
Gelson Santana, président du syndicat STICC Porto Alegre, Brésil
Amilton Mendes, Political Coordinator du SINTICOM Campinas, Brésil
Raimundo Suzart, président du syndicat Sindicato Químicos ABC, Brésil
Yordan Yordanov, syndicaliste FCIW Podkrepa, Bulgarie
Tsvetelina Ivanova, présidente du syndicat FITUC, Bulgarie
Tsvetelina Bikarska, vice-présidente du syndicat FITUC, Bulgarie
Vasil Mihalkov, vice-président FITUC, Bulgarie
Hristina Dimova, syndicaliste du syndicat FITUC, Bulgarie
Ivan Dimitrov, syndicaliste du syndicat FITUC, Bulgarie
Gergana Stavrova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Rumen Paunov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Dari Cekov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Mariya Damyanova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Temenuzhka Nikolova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Lilyana Domuschieva, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Emil Dragomirov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Daniela Haralampieva, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Boris Stoychev, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Ventzislav Vasilev, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Alexis Zoma, Syndicat National des Travailleurs (es) du Bâtiment et Bois (SNTBB), Burkina Faso
Nabyouré Constant Michel Bruno, FTBBT, Burkina Faso
Sok Kin, Président du syndicat Building and Wood Workers Trade Union Federation of Cambodia, Cambodge
Jorge Hernández, secrétaire général de FETRACOMA, Chili
Domagoj Ferdebar, syndicaliste Sindikat graditeljstva Hrvatske, Croatie
GTUBWW General trade union for building and wood workers, Égypte
Jesús Antonio Fernández Béjar, Coordinador de Internacional y Cooperación du syndicat CC OO construccion y servicios, Espagne
Paloma Vázquez Laserna, Secretaría Participación Institucional y Sostenibilidad du syndicat CC OO construcción y servicios, Espagne
Mª Angeles Romero, syndicaliste CC OO Construcción y servicios, Espagne
Claude Mesure, syndicaliste retraité CGT énergie, France
Bernard Filippi, syndicaliste CGT des cadres de la Ville de Marseille, France
Marielle Jappiot, syndicaliste de SUD Recherche, France
Agnès Saunier, syndicaliste CGT éducation, France
Sylvie Knockaert, syndicaliste CGT Caisse d’Épargne PAC, France
Luc Talassinos, syndicaliste CGT, France
Sandra de Marans, syndicaliste CGT éducation, France
Virginie Gressins, syndicaliste CGT santé France
Dominique Guimonet, syndicaliste FNSCBA CGT France
Claire Bletterie, syndicaliste SNUDI FO 13, France
Chantal Boller Langlais, syndicaliste CGT service public, France
JP Avier Simonetti, syndicaliste CGT branche banque et assurance groupe BPCEIT, France
Pascale Mesure, syndicaliste CGT des cadres de la Ville de Marseille, France
Catherine Roubaud, syndicaliste CGT Caisse d’Épargne, France
Léon Mebiame, UTB TP BSP, Gabon
Gyula Pallagi, Président Fédération des Syndicats du Bâtiment, du Bois et des Matériaux de Construction de la Hongrie
Ponkumar Ponnuswamy, Président du syndicat Thamizhaga Kattida Thozhilalargal Mathiya Sangam (TKTMS), Tamil Nadu State, Inde
R. Karnan, Président du syndicat Indian National Rural Labour Federation (INRLF), Tamil Nadu State, Inde
Sitaram Saini, Président du syndicat All Himachal PWD & IPH Contractual Workers Union (AHPWDIPHCWU), Himachal Pradesh State, Inde
Subhash Bhatnagar, secrétaire du Nirman Mazdoor Panchayat Sangam (NMPS), Delhi, Inde
Jogendranath Tripathy, Secrétaire Général, Orissa Kendupatra Karmchari Sangha (OKKS) & président d’Orissa Nirman Mazdoor Sabha (ONMS), Odisha State & vice-président de Hind Mazdoor Sabha (HMS), Inde
K.P. Thampi Kannadan, président du syndicat Kerala Kettida Nirmana Thozhilali Congress (KKNTC), Inde
Kulwant Kaur, Chairperson, National Women’s Committee-Indian Affiliates Council and Secretary, Bhatha Mazdoor Sabha (BMS), Punjab State, Inde
R.C. Khuntia, président de l’Indian National Building Construction and Wood Workers Federation – INBCWWF, Odisha State and Chair, Inde
Chandra Prakash Singh, président du syndicat Construction Labour Union (CLU), Bihar State and State President, INTUC, Inde
Tularam Sharma, président d’Uttar Pradesh Grameen Mazdoor Sangathan (UPGMS), Uttar Pradesh State, Inde
Manali Shah, vice-présidente, Self Employed Women’s Association (SEWA), Gujarat State, Inde
Khamid Istakhori, secrétaire général du syndicat SERBUK, Indonésie
Mercedes Landolfi, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Antonio Panucci, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Serena Morello, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Romano Baldo, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Ermira Behri, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Gianni Fiorucci, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Antonio Di Franco, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Graziano Gorla, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Ezio Giorgi, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Marco Benati, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Elena Manuela Paraschivoiu, syndicaliste FILLEA CGIL Roma e Lazio, Italie
Franco Turri, secrétaire général Filca Cisl Nazionale, Italie
Claudio Sottile, responsable de l’International Filca Cisl nazionale, Italie
Collin Virgo, syndicaliste BITU, Jamaïque
Mahmoud Salem Al heyari, président de la General Union of Construction Workers in Jordan, Deputy Secretary General of the Arab Professional Union for Construction Workers, Jordanie
Rajabu Mwondi, Secrétaire général du syndicat KUPRIPUPA, Kenya
Wafula Musamia, Secrétaire général du syndicat Kenya Quarry and Mine Workers Union, Kenya
Francis Murage, Kenya Building, Construction, Timber & Furniture Industries employees union, Kenya
Network Construction Unions in Lebanon, Liban
Antoun, Syndicats des employés et ouvriers Holcim-Lafarge, Liban
Samuel Devadasan, Chairperson and Executive Secretary, Malayan Technical Services Union, Malaisie
Engrit Siew, Secrétaire Général du syndicat Sabah Timber Industry Employees Union, Malaisie
Fatimah Mohamad, Council Member, Union of Forest Employees Union of Sarawak, Malaisie
Nor Azlan Yacob, secrétaire général du syndicat Timber Employees Union Peninsular Malaysia, Malaisie
UMT Maroc
Justina Jonas, MANWU – Metal & Allied Namibian Workers’ Union, Namibie
Binod Shrestha, Président du syndicat GEFONT, Népal
Naranath Luitel, Présidente du syndicat CUPPEC, Népal
Jhapat Bahadur Gurung, Président du syndicat Construction and Allied Workers Union in Nepal (CAWUN), Népal
Uganda Building Construction, Civil Engineering, Cement & Allied Workers Union, Ouganda
Saul Méndez, secrétaire général du syndicat SUNTRACS, Panama
Mary Jane Vargas, syndicaliste Women Workers in the Construction Industry, Philippines
Santiago Nolla, Secrétaire général du syndicat National Union of Building and Construction Workers (NUBCW), Philippines
Pedro Jorge, syndicaliste CGTP, Portugal
Syndicat Trade Union of Civil Engineering, Industry and Planning – SGIP, République de Macédoine
Gheorghe Balaceanu, syndicaliste FGS Familia, Roumanie
Ramona Veleanu, syndicaliste FGS Familia, Roumanie
Habyarimana Evariste, secrétaire général du syndicat STECOMA, Rwanda
Snezana Karamarkovic, syndicaliste Autonomous Trade Union of Road Maintenance Workers, Serbie
Boonsom Tawijit, Chairperson du syndicat Building and Wood Workers Industrial Council of Thailand, Thaïlande
FGBB UGTT, Tunisie
Vasyl Andreyev syndicaliste, Ukraine

Journée internationale des migrants

Clic sur l’image pour accéder à la page officielle de la Journée internationale des migrants

A l’initiative du MRAP, de la Ligue des droits de l’Homme, de la Cimade, de la CGT, du collectif de veille et d’autres, dans le cadre de la journée des Migrant

 

Rassemblement à Troyes

18 décembre 18h

devant la préfecture

Témoignages, prises de parole, suivi d’un temps d’échange et de débat

Info :

Nous, Collectifs de Sans-papiers et Migrant.e.s, Syndicats, Associations et Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements dans tout le pays le 18 décembre à 18h à l’occasion de la Journée Internationale des Migrant.e.s.

Nous marcherons toutes et tous ensemble, contre la montée des nationalismes, des racismes et des fascismes qui s’étendent sur l’Europe et le monde.

Nous marcherons aux flambeaux en mémoire des dizaines de milliers de femmes, hommes et enfants mort.e.s sur les routes de la migration victimes des frontières et des politiques anti-migratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.

Nous marcherons pour en finir avec ces mort.e.s, pour la liberté de circulation et la fermeture des centres de rétention.

Nous marcherons contre l’idée que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits.

Nous marcherons pour la ratification par la France de la « convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée par l’ONU le 18 décembre 1990 et qui vise à garantir l’égalité de traitement entre travailleurs français et immigrés.

C’est la précarisation générale, la remise en cause des acquis sociaux par les politiques d’austérité menées par nos gouvernants qui nourrissent les sentiments de mal-être et de repli sur soi dans la population. C’est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure et égalitaire.

> Manifestation à Paris à République : https://www.facebook.com/events/203005990596271/

> Autres manifestations  : https://www.facebook.com/pg/18decembre/events/?ref=page_internal

> PREMIERS SIGNATAIRES :

CESP Paris1, CISPM, CSP 17-St Just, CSP59, CSP75, CSP92, CSP93, CSP95, CSP de Livry Gargan, CSP Paris 20, Collectif Schaeffer Aubervilliers, CTSP Vitry, Droits Devant !!, Intégration 21,

CGT, CNT, CNT-SO, Emancipation tendance intersyndicale, FSU, SAF, Syndicat de la Magistrature, Syndicat de la Médecine Générale, UEKF, UNEF Paris1, Union syndicale Solidaires,

100 pour 1 Vienne, Accueil de merde, Accueil des réfugiés dans le Cap, Act For Ref, ActUp-Paris, AC !, Ah Bienvenus Clandestins !, Alternatives et Autogestion 06, AIDES, Artisans du monde 06, Asil accueil 88, Assemblée des blessé-e-s, Association Bread and Roses, Association “Chemins Pluriels”, ACORT, ACTIT, Association collégiale l’Aubière (35), ADN, ADTF, AFAPREDESA, AFD International, AFJD, AID, ALIFSI, AMDH-Paris /IDF, AMF, AIDDA, Association Jarez Solidarités, Association Kolone, Anafé, Amnesty international Nimes, Association Pour la Paix en Syrie, APICED, ASEFRR, ASIAD, Association Stop Précarité, ATF, ATMF, ATTAC, Association Unjourlapaix, Auber sans la peur, Autremonde, Bagagérue, CMCAS Pays de Savoie, Centre d’Information Inter-Peuples, CRID, Cercle de silence d’Hazebrouck, Cercle Louis Guilloux, CIMADE, Citoyens solidaires 06, Collectif 20eme Solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, Collectif Accueil Migrants Valfleury, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif aide aux réfugiés d’Epone et alentours, Collectif 3 C, Collectif Chabatz d’Entrar, Collectif citoyen Bevera, Collectif Faty Koumba, Collectif Fontenay diversité, Collectif inter-associatif du Livre Noir de St Denis, Collectif Justice & Libertés 67, Collectif Justice et Vérité pour Babacar, CIVCR 94, Collectif JUJIE, Collectif Les Voisins Solidaires de Versailles, Collectif Loire « Pour que personne ne dorme à la rue », Collectif migrants 44, Collectif Migrants 47, Collectif Migrants 83, Collectif Migrants Isère, Collectif migrants bienvenue 34, Collectif Mosellan de Lutte contre la Misère, Collectif Outils du soin, Collectif poitevin « D’ailleurs Nous Sommes d’Ici », Collectif pour l’avenir des foyers, Collectif pour l’égalité des droits-rive droite 33, Collectif réfugiés du Vaucluse, Collectif respect des droits des étrangers – solidarité migrants Pau, Collectif Romeurope du Val Maubuée, Collectif Rosa Parks, Collectif Sarthois “Pour une Terre plus Humaine”, Collectif Solidarité Migrant-es Paris Centre, Collectif Sorbonne Sans Frontières, Collectif de soutien aux migrants de Bégard, Collectif de soutien migrants Nantes, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es, Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor, Collectif Urgence Welcome de Mulhouse, Collectif Vérité et Justice pour Lamine Dieng, Collectif Vigilance pour les Droits des Etrangers 12ème, Comité d’Accueil 72, Comité Adama, CADTM, CCFD -Terre solidaire 93, CDKF, Comegas, Comité de Soutien aux Migrants du Goelo, CRLDHT, Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants, D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 67, DTC, Des Lits Solidaires du Havre, DIEM25, DAL, DIEL, Ecole THOT, Éducation.World 86, EGM 58, EGM de Blois, Emmaüs International, Emmaüs France, FASTI, FCPE Nice, FEP, FETAF, FTCR, Femmes en Lutte 93, Flandre Terre Solidaire, Fondation Frantz Fanon, Football Club Phenix de Versailles, FAL, Fraternité Douarnenez, FUIQP, Grèce France Résistance, GISTI, Habitat et Citoyenneté, ICARE 05, Identité plurielle, Infléchir, IPAM-Cedetim, La Boussole 02, La cabane juridique, LCD, L’Auberge des Migrants, Le Mouvement de la Paix, Le paria, LDH, Maghrébines sans frontières, MAN, MDS, MDDM, MRAP, Organisation de Femmes Egalité, Paris d’Exil, Planning familial 06, Planning familial de Paris, Réseau AMY, Réseau Chrétien-Immigrés, RESF, REMCC, RESOME, Réseau Euromed France, Réseau européen pour une santé mentale démocratique, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Réseau IDD, Réseau RITIMO, RUSF Paris1, RUSF Paris 8, Romans International, Roya citoyenne, SOS Racisme de la Vienne, Survie, Système B, TADAMOON, Terre des Hommes France, Tous Citoyens !, Tous Migrants, TPC Maison Solidaire, Unaterra74, UJFP, United Migrants, UNRPA Paris, UTAC, Un Toit C’est Tout, Utopia56, Vallées solidaires 06, Vies Volées, Voix des Migrants, Welcome Poitiers, WISE, Yvelines Entraide, ZSP18,

Instants Vidéo Numériques et Poétiques, Revue A, Revue Vacarme

AL, Ecologie Sociale, Ensemble, EELV, FA, Génération.s, Mouvement ECOLO, NPA, PCF, PCOF, PG, PIR, Réfugiés-Migrants FI 35, SKB, Unité Populaire Paris, UPC-MANIDEM

Hier matin à l’aube, ils ont arrêté Mimmo Lucano, maire de Riace

Ci-dessous un article de Babadicte Mondeville, dans Le club de Mediapart, sur l’arrestation honteuse du maire de Riace, Domenico Lucano, pour son attitude courageusement et radicalement humaine sur la question de l’accueil des migrants.

Domenico Lucano dit Mimmo a été arrêté hier matin sur ordre du procureur de Locri. Il est accusé d’ « aide à l’immigration clandestine ». Depuis deux ans Riace est dans l’œil du cyclone xénophobe qui s’abat sur l’Europe. Son maire et ses habitants n’arrangent pas les affaires de ceux qui entendent accéder ou se maintenir au pouvoir en répandant la peur et le mensonge raciste. D’ailleurs, Matteo Salvini, ministre de l’intérieur d’extrême droite du gouvernement ligue/5 étoiles, multiplie les déclarations belliqueuses à leur encontre. Une obsession qui a vraisemblablement conduit à l’arrestation de Mimmo Lucano, maire de Riace, petit village de Calabre au bord de la mer Ionienne.
L’histoire contemporaine de Riace commence en 1998 quand un navire de 300 migrants kurdes s’échoue sur ses côtes. Mimmo, qui n’est pas encore maire à l’époque, convainc son prédécesseur d’accueillir les réfugiés. Les habitants du village ont vu partir tant d’enfants sur les routes de l’exile. Ils savent ce qu’émigrer veut dire faute d’un avenir possible sur leur terre natale. Beaucoup regardent la mer avec défiance. Quand rendra-t-elle ce qu’elle a pris ? Le village se meurt même si l’été certains reviennent d’Allemagne, d’Angleterre, des Etats-Unis sur cette terre vaincue d’abord par les prétentions hégémoniques du Nord, ensuite par la mondialisation capitaliste. Alors ce jour de 1998, la mer rendait au village une partie des vies qu’elle lui avait volées.

Je suis allée à Riace pour la première fois en novembre 2017. Alors que nous approchions du village, j’étais frappée par la lumière vive et chaude à cette époque de l’année qui rendait le bleu de la mer si intense. Le paysage alentours déroulait toutes les nuances de jaune possibles. Le village est divisé en deux. La partie basse, Riace marina, et la partie haute juchée sur un monticule de terre blondie par le soleil. Le centre est là. Nous arrivons à l’heure du déjeuner accompagnés par le secrétaire de Rifondazione comunista pour la Calabre et d’une chercheuse en sociologie qui a fait de Riace un de ses terrains d’études. Sur la route, nous croisons plusieurs panneaux qui annoncent “Riace, village de l’accueil”. Nous débarquons sur la place principale devant une grande porte symbolique en fer forgé ; une grande porte, grande ouverte. La place est animée et nous ne pouvons pas ne pas remarquer la présence nombreuse d’hommes et de femmes visiblement d’ailleurs. Des enfants jouent en contre bas. Ils ont toutes les couleurs, toutes les formes de nez, d’yeux, toutes les textures de cheveux possibles. Ils jouent comme tous les enfants. Ils courent comme tous les enfants. Ils crient, en italien, comme tous les enfants qui grandissent ici, en Italie. Sur la place, nous rencontrons un journaliste allemand. Depuis que Wim Wenders a fait un film sur Riace qu’il a qualifié de seule utopie en acte en Europe, le village reçoit un certain intérêt. Le lendemain, j’y ferai la connaissance d’une française de Calais venue voir ce que le discours dominant dissimule en prétendant que c’est impossible : une communauté politique fondée sur le droit à la vie, le droit à l’avenir, pour tous. Mimmo nous attend. Nous le retrouvons dans sa mairie affairé à régler les affaires courantes, chemise bleu à manches courtes, jean et chaussures bateau. C’est son troisième mandat. La première fois les gens l’ont élu en connaissance de cause. C’est lui qui avait convaincu l’ancien maire d’accueillir les 300 naufragés Kurdes. Les deux autres fois aussi. Car l’histoire de son engagement est aussi celui de toute une communauté. Sauf, bien sûr, les collaborateurs de toujours. Une minorité qui se rétracte ou reflue en fonction des intérêts du pouvoir dominant.

Mimmo Lucano

À notre arrivée un vendeur de légumes nous lance en découvrant ses dents cariées d’un large sourire : « notre maire est un homme bien, il veut le bien du village mais certains voudraient le voir cuir dans un chaudron ». Mimmo est inquiet. Le procureur de Calabre l’a mis en examen pour abus de biens sociaux. En Italie, n’importe quelle commune peut donner sa disponibilité à accueillir des migrants auprès du SPRAR, le système national d’accueil des réfugiés. La plupart ne le font qu’à travers des structures d’accueil déléguées à des associations ou gérées plus ou moins honnêtement par des privés. Ces structures reçoivent 35€ par jour et par migrant pendant six mois pour subvenir à leurs besoins élémentaires ; logement et nourriture, en attendant que leur sort soit réglé (quand il l’est) par l’administration. Riace reçoit cet argent. Mais les délais sont longs et ces structures ou collectivités doivent emprunter aux banques en attendant les versements de l’Etat. Une solution que Domenico Lucano a toujours refusée. Pourquoi les banques devraient gagner de l’argent sur l’accueil des réfugiés ? Alors Riace bat sa propre monnaie, garantie par l’argent que l’Etat s’est engagé à donner. Sur ces 35€, la mairie prélève ce que lui coûte l’hébergement des hommes, des femmes et des enfants accueillis. À Riace, les volets des maisons laissées vacantes par les émigrants ont été rouverts par les immigrants. Le reste de l’argent leur est donné directement. Pourquoi devrions-nous décider pour eux ce qu’ils veulent en faire ? Acheter des pâtes plutôt que du riz, leur fournir de quoi manger et empocher le reste en sur-facturant comme ces structures trop nombreuses qui sont devenues de véritables instruments de spéculation sur le dos des migrants et de l’Etat. Aussi Mimmo ne demande pas à ses hôtes de fournir les justificatifs de tout ce qu’ils achètent. Et le procureur lui demande des comptes. Pourtant, il sait que les billets qui circulent, à l’effigie de Gandhi, Nelson Mandela, Che Guevara, Antonio Gramsci, Martin Luther King ou Peppino Impastato, journaliste sicilien assassiné par la mafia, ne peuvent s’échanger qu’ici. Il sait que les rideaux décatis des échoppes aux couleurs brulées par le soleil à force de rester baissés ont été repeints, que les terrasses des cafés ont ajouté des tables, que les rues du villages résonnent d’une effervescence nouvelle et que même les corps des vieux, assis sur la place, se sont redressés, gagnés par elle. Et qu’importe d’où viennent ces enfants qui courent, rient, crient autour d’eux pourvu qu’ils soient là. Qu’importe, puisqu’ils sont là et que la vie a repris.

Monnaie Riace

Mais le procureur s’en moque comme il se moque qu’alentours les mafias prospèrent en louant les bras au plus bas coût possible de milliers de migrants humiliés. Le premier rapport, commandé par lui, soupçonnait Mimmo de s’être enrichi avec l’argent du SPRAR. Un deuxième, demandé par la défense l’a contredit et proposé Riace comme modèle de l’accueil mais aussi de ce qu’il faudrait faire pour sauver ces terres que la modernité éreinte. N’empêche, Mimmo est inquiet. Il sait que Riace est menacé.

Nous sommes retournés à Riace cet été avec un ami sicilien, immigré en France il y a plus de 20 ans et une vingtaine de ses étudiants. Enthousiasmé par la politique d’accueil intelligente et humaine menée par Mimmo Lucano, il les a convaincus de l’accompagner. D’autant qu’ils participent tous d’une manière ou d’une autre d’une histoire de migration. Ce fut un moment d’une grande intensité. Les récits des migrants de Riace, arrivés d’Afghanistan, du Soudan, d’Irak, du Congo, d’Erythrée, du Kurdistan, de Syrie, du Cameroun, du Sénégal, … ont fait ressurgir les histoires de ces grands parents arrivés de Pologne avant la première guerre mondiale, ou d’Italie dans les années 20 dont ils fuyaient le régime fasciste à pied à travers les Alpes, du Maroc ou d’Algérie pour venir travailler dans les usines en France après la deuxième guerre. Il y eut des larmes et beaucoup de sourires, beaucoup de compassion et de chaleur humaine. De la colère aussi et de l’incompréhension devant les attaques répétées des autorités italiennes ces deux dernières années qui semblent s’être données pour objectif de faire disparaitre le modèle Riace et dont le dernier coup vient d’être porté. Car, depuis 20 ans, les habitants de Riace et son maire Domenico Lucano opposent au venin xénophobe un démenti cinglant en nous rappelant l’extraordinaire plasticité des sociétés humaines et en faisant la démonstration que l’accueil est un mouvement réciproque qui profitent aussi bien à ceux qui sont accueillis qu’à ceux qui accueillent. 

Le 6 octobre avec l’Aquarius

CI-dessous l’article que JLM consacre à l’Aquariums sur son blog !

L’Aquarius est désormais un nom connu. Ce bateau opère en Méditerranée depuis presque trois ans. Il a mené 230 opérations de sauvetage et secouru 29 523 personnes menacées de noyade. Ce sont des hommes, femmes ou enfants, migrants ou réfugiés, en danger de mort lors de la traversée de la Méditerranée. Compte tenu de sa mission et de l’état des gens au moment du secours, l’Aquarius opère en partenariat avec Médecins sans Frontières. Mais il est affrété par SOS Méditerranée. Cette association de sauvetage en mer n’a-t-elle pas reçu en 2017 le label «grande cause» de la part du gouvernement français ? Le même gouvernement qui aujourd’hui ferme les yeux à chaque fois que l’Aquarius en appelle à lui. Tels sont les hypocrites qui nous gouvernent !

Ces derniers mois, l’Aquarius a été la cible de lourdes manœuvres politiques pour mettre un terme à sa mission de sauvetage en criminalisant ses équipages. Après la fermeture des ports italiens, il y a une difficulté répétée à trouver un port sûr pour débarquer les rescapés. Enfin, l’Aquarius été attaqué par l’État sous le pavillon duquel il naviguait. Le navire s’est ainsi vu retirer deux fois son pavillon en un mois : d’abord par Gibraltar, puis par le Panama, sous pression de l’Italie. L’Italie de Salvini a en effet menacé de ne plus laisser entrer dans ses eaux un navire sous pavillon panaméen. Puis elle s’est plainte de ce que « le navire ait refusé de ramener les migrants et réfugiés secourus à leur lieu d’origine ». Or, le droit international ordonne qu’un navire débarque des survivants au port le plus sûr et le plus proche. Le prétexte juridique de l’Italie ne vaut rien. La seule raison d’agir contre le pavillon de l’Aquarius est politique.

Emmanuel Macron n’est pas passé loin de l’Aquarius quand il était à Marseille, avec Madame Merkel le 7 septembre dernier. Il annonçait incarner alors un grand mouvement «progressiste » face aux « nationalistes » Matteo Salvini et Viktor Orban. Mais « en même temps », il se faisait le plus proche complice de Salvini en jouant au Roi du silence. Il y a un an, il annonçait « Nous devons accueillir les réfugiés, c’est notre devoir et notre honneur ». Et en même temps, il refuse à plusieurs reprise de leur ouvrir les ports français. D’après ses propres mots, donc, le gouvernement français a failli à son devoir et terni notre honneur.

Les navires de sauvetage sont empêchés dans leur mission ; l’obligation de porter assistance en mer n’est donc plus respectée. La solidarité et l’humanité sont criminalisées, en mer mais aussi à terre comme on a pu le voir avec la persécution de Cédric Herrou. Sans pavillon, le navire ne pourra plus opérer. D’autres vies seront alors sacrifiées en silence aux portes de l’Europe. Les gouvernements se rendent donc coupables de non assistance à personnes en danger.

Porter assistance aux personnes en détresse en mer est une obligation que les États doivent respecter. Toutes les manoeuvres visant à criminaliser les sauveteurs et travailleurs humanitaires sont une honte. Qu’est-ce qui empêche les États européens d’octroyer un pavillon au navire pour permettre à l’équipage de l’Aquarius de reprendre sa mission de sauvetage ? Pourquoi refuser d’établir un modèle de sauvetage européen en Méditerranée, incluant un mécanisme prévisible et pérenne de débarquement des rescapés dans un port sûr ?

Des êtres humains meurent en Méditerranée chaque jour ! Neuf morts par jour ! L’Aquarius, avec le soutien de la société civile, tente de les secourir. C’est le moment d’agir. Face à la défaillance des gouvernement européens, c’est au peuple de se mobiliser. Pour cela on peut donner sa signature à la pétition internationale lancée par SOS Méditerranée. Il faut aussi rejoindre les rassemblements qui auront lieu dans toute l’Europe le 6 octobre prochain. Soyons nombreuses et nombreux dans toute la France à le faire. Nous ferons des « vagues oranges », couleur des gilets de sauvetage et de l’Aquarius. Ou bien les mots « humanité universelle » ne veulent plus rien dire.

Attention : il y a deux pétitions, celle de SOS Méditerranée demandant l’octroi d’un pavillon par un état européen, et une autre (que nous reprenons sur le site ici) demandant que la France fasse, à son honneur, cette démarche.

Hambourg : 30 000 personnes contre le racisme…

Au moment où des petites phrases ont semé un trouble légitime parmi les Insoumsis-e-s du département, on ne peut plus se prétendre être un mouvement et rester dans l’entre-soi.

Alors nous avons décidé d’en parler, et d’ouvrir le plus possible le débat dans ces colonnes. Mais pour l’introduire il nous semblait légitime, à l’encontre des media bien pensants prêts à reprendre au plus vite les antiennes les plus imbéciles, que le peuple allemand est un peuple anti-fasciste dont nous sommes résolument solidaires.

La présente dépêche vient du bureau de l’agence Pressenza à Athènes, elle a été traduite du grec par nos soins.

“Le racisme vous cause un tort terrible, à vous et à vos proches” 

Un des slogans, avec “En force contre les nazis” : voilà ce que l’on pouvait lire sur deux des centaines de pancartes avec lesquelles ont défilé 30000 personnes ce samedi à Hambourg.

“La marche contre le racisme” regroupe 450 organisations, qui ont revendiqué la sécurité des passages, l’apport d’une protection aux réfugiés, la fin des expulsions et le frein à la montée de l’extrême-droite et du fascisme en Europe.”

Retenons encore cette photo : 

Notre classe ne se connaît pas d’étrangers !