Mélenchon s’envoie en l’air en classe affaire, la belle affaire !

Tous les médiocrates s’en sont donc donné à cœur joie pour dénoncer le fait que Mélenchon a voyagé en « classe affaires » pour se rendre à la Réunion. En revanche quasiment pas un n’a évoqué l’objet de ce voyage.
Autrement dit, pas un de ceux qui s’auto-proclament « journaliste politique » n’a parlé de politique sur ce sujet !

Sur France Info ils sont même allés jusqu’à interroger des manifestants hier jeudi pour leur poser la question de savoir ce qu’ils en pensaient.
Inévitablement, la question étant posée de façon très orientée, les réponses de ce micro-trottoir (qui est au grand reportage, ce que la dinette est à la grande cuisine) ont été dans le sens attendu.
Pourtant, quel est le problème ? Mélenchon a dit qu’il avait payé sa place et il a justifié par le fait qu’en raison de ses problèmes de dos, il ne tenait pas à débarquer complètement cassé.
Il ne dit donc rien d’autre que :

  1. oui il a les moyens de se payer la classe affaires pour un voyage de 11h aller et 11h retour,
  2. il n’allait pas en vacances, mais s’y rendait pour faire son job de député et de représentant politique dans un département en grandes difficultés.

Alors comme ça, selon les chiots de garde, puisqu’il défend le Peuple il devrait voyager en classe tourisme ?
Je ne crois pas, ça s’appelle juste de la démagogie.
Laissons cette façon de faire aux Fillon, Macron, Wauquiez, Pénicaud… qui font de la politique uniquement pour la défense des intérêts de leur classe sociale.

Mélenchon gagne correctement sa vie, Mélenchon a déclaré un patrimoine que ne possèdent pas beaucoup des gens pour qui il se bat, alors ça devrait lui interdire de militer pour les plus faibles et les plus défavorisés ?

Franchement, qu’est-ce qui est le plus utile aux sans voix, à ceux qui souffrent en silence, à ceux qui sont écrasés par le rouleau compresseur du capitalisme, de la finance et du cynisme de nos dirigeants ?
Que Mélenchon fasse des économies (pour son compte personnel puisqu’il paye son billet) ou bien qu’il fasse le travail parlementaire pour lequel il a été élu et qu’il mène les combats politiques dans l’intérêt général ?
Je sais pas vous, mais moi j’ai ma réponse et j’observe que ça n’est pas la même que celle des médias.

Ces « journalistes » nous offrent juste là une caricature de plus de leur conception de l’information politique, c’est à dire le degré zéro !

A demain dans l’bus

Assemblée citoyenne à Bar sur Aube : le partage des richesses…

14 avril : quatrième assemblée citoyenne pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon…

Les insoumis(e)s de Bar sur Aube, Josiane et moi, on les retient…

On était tout fiers d’avoir trouvé la carte du programme, et on avait bricolé des liens, le long des axes des urgences sociale et écologique, pour expliquer et illustrer… Ben, ils avaient tellement de choses à demander, à dire et à échanger, qu’on n’a cliqué nulle part, et qu’on a tous ensemble donné une lecture collective passionnante du programme… Une préfiguration de la démocratie vision 6ème République…

Si vous cliquez sur la carte, vous accèderez à sa version interactive sur le site de l’Avenir en commun, avec une ou deux pages d’explication à chaque “station”. De quoi comprendre et convaincre… sur le fond !

 

Eh bien ce fut la ruée des heures de pointe… A partir de quelques thèmes évoqués, un débat passionnant de deux heures, abordant de multiples questions, comme la règle verte, les salaires, le pouvoir d’achat… etc…

En fin de compte, un groupe bien armé pour convaincre encore et encore, pour un vote positif le 23 avril !

Réunion publique à Vendeuvre : Un programme pour changer la vie…

12 avril 2017…

Si ce n’est pas encore la grande foule, on sent que les choses changent, à voir une assistance passionnée (et passionnante !) à cette réunion publique, où nous avons essayé de décliner les grandes lignes du programme. Ci-dessous la galerie de diapos qui ont étayé la présentation.

Bien des questions ont été soulevées, sur la place de la dette, les impôts…

Les media aussi sont passées par là : à une participante qui s’inquiétait de la tendance pro-Poutine de Jean-Luc Mélenchon, nous avons pu répondre en déclinant nos propositions pour une France non alignée dont la préoccupation première soit d’oeuvrer à la paix.

La présentation :

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Une urgence écologique…

Ci-dessous l’intervention de Julie sur l’urgente nécessité de la transition écologique,  faite lors de la réunion du 19 avril à Saint-André les Vergers.

Il y a quelques mois, nous avons atteint le moment où l’humanité consomme plus que ce que la Terre peut produire. Le changement climatique est devenu une réalité et a tendance à s’accélérer. Si nous ne faisons rien, notre écosystème, qui est le seul compatible avec la vie humaine, risque de disparaître. La banquise en Arctique se réduit comme peau de chagrin d’année en année, les catastrophes telles que les cyclones vont se multiplier.

C’est pour cela que nous devons mettre en place la transition écologique. Nous devons répondre à l’intérêt général humain face au dérèglement climatique. Et cela ne sera possible que si nous procédons à la définanciarisation de l’économie. La finance, en effet, préfère le grand rendement et les profits à la santé de tous et, pour verser aux actionnaires des dividendes plus que confortables, on délocalise les productions dans des pays peu regardants sur les normes sociales et environnementales où on réduit les coûts en exploitant les travailleurs et les ressources qu’on paie au prix le plus bas : ainsi s’accentuent les inégalités entre les pays du Nord et ceux du Sud, mais également partout dans le monde entre les peuples et l’oligarchie.

Le programme « L’Avenir en commun », qui porte les réflexions de la France Insoumise depuis un peu plus d’un an, a dans ses entrées l’urgence écologique. La première et la plus importante des mesures que nous proposons, c’est la constitutionnalisation de la règle verte : sur une année, ne pas prélever davantage que ce que la Terre peut produire ou reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter ; et si l’activité humaine consomme davantage de ressources naturelles que ce que la planète peut reconstituer, nous entrons en « Dette écologique ». La fondation américaine Global Footprint Network tient les comptes de la consommation et, en la rapportant à la production et au renouvellement possibles de la Terre, elle calcule « le jour de dépassement global », le jour où l’humanité a consommé tout ce qu’elle pouvait en une année sans impacter le renouvellement de la planète. En 1971, cette date arrivait le 24 décembre. En 1981, c’était le 13 novembre. En 2000, le 25 septembre et, depuis, cette date n’a cessé de s’avancer plus tôt dans l’année. L’an dernier, en 2016, nous aurions dû nous mettre en apnée le 8 août, dès le milieu de l’été. Allons-nous continuer comme ça jusqu’à la destruction totale de l’écosystème ? Il me semble bien que le bon sens et la seule échappatoire soient dans la planification écologique que propose la France Insoumise !

Un autre point du programme sera l’objectif 100% d’énergies renouvelables d’ici à l’horizon 2050, avec notamment la sortie du nucléaire et la fermeture définitive de Fessenheim – même si le décret actant sa fermeture a été publié récemment au Journal Officiel, il n’en reste pas moins fragile puisque la fermeture se ferait sous les conditions imposées par EDF, ce qui l’amènerait à 2019 – en garantissant les droits des salariés. Pour avoir connu l’explosion d’AZF, le 21 septembre 2001, du haut de mes six ans et des brouettes, pour avoir connu Fukushima en 2011, j’ose espérer que personne n’a envie de connaître de nouveau de tels phénomènes aussi dangereux sur le court, le moyen et le long terme.

Enfin, un dernier point, l’instauration de l’objectif d’une alimentation 100% biologique locale dans la restauration collective : les générations futures n’ont en effet pas à subir les dégâts que produisent sur le corps humain les pesticides et autres joyeusetés du même genre. Pour atteindre cet objectif, il nous faut cesser de bétonner les terres arables et, au contraire, sanctuariser le foncier agricole et naturel : la réforme agraire que nous engagerons facilitera l’installation des jeunes agriculteurs, ceux qui ne lorgnent pas du côté de l’agro-business ; pour eux, il s’agira de revenir à une agriculture paysanne sans pesticides, à proximité des centres urbains pour favoriser les circuits courts, la vente directe et la transformation sur place. D’autre part, le programme de la France Insoumise prévoit de limiter la concentration des terres aux mains des grands propriétaires qui ne sont plus du tout des paysans ni même des agriculteurs mais des financiers qui, non seulement augmentent les rendements à coups de phytosanitaires mais qui, en outre, stockent leurs marchandises pour ne les mettre sur le marché que lorsque les cours sont à la hausse ! Ceux-là, si on ne peut pas les dégager complètement, on peut, au moins, en limiter la prolifération, ne serait-ce qu’en stoppant les projets de fermes usines !

Le programme de la France Insoumise, contrairement à ceux qui tiennent à leurs privilèges, met l’humain au centre de son projet, afin d’avoir un avenir plus que désirable ou probable. Cet avenir sera largement réalisable si vous nous apportez votre confiance.

Participation à la Soirée Ecol’Aube Festival

Vendredi soir, 7 avril 2017 se tenait une rencontre de l’écol’Aube Festival sur le thème :
“La question écologique s’invite dans la campagne présidentielle !”
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Chiche ! Qu’on s’invite en politique écologique φ , Élise et Alain chez les écol’aube !
Oui, un gars et une fille, féminin et masculin quoi ; quand on est à parité et c’est pas si facile, c’est bien de le dire !

Introduction

Dans un premier temps nous avons assisté a une présentation de la situation écologique globale par Jacques Rollet.
Présentation assez instructive sur les dégâts du productivisme, des fois qu’on ait encore des doutes…
Beaucoup de pédagogie, graphiques à l’appui, on a tous appris quelque chose de ce constat effroyable. Ressortons particulièrement deux points clés. L’aspect cumulatif et inertiel du système climatique qui réagit avec un déphasage de 50 ans : le temps nous est compté, on fait quoi ? Et la logique du système d’intérêts privés, nommé capitalisme financiarisé, qui vise à privatiser les profits tout en s’appliquant à externaliser les pertes (coûts environnementaux, santé publique, dettes) .
Ensuite l’assistance était invité à participer à deux des quatre tables rondes de son choix.

Les thématiques

Les quatre thèmes retenus étant :
  • Energie
  • Mobilité Transport
  • Aménagement du territoire
  • Agriculture et alimentation
Deux thème ont été mis de coté, faute de participants.
  • Écosystème et biodiversité
  • Déchet

Contexte et ambiance

Nous étions une vingtaine, des citoyens écolos pour la plupart, en plus des membres de l’asso écol’aube qui étaient 6, il me semble.
Donc deux tables d’une dizaine de personnes avec 2 ou 3 organisateurs.
L’association a fait un travail préparatoire assez fouillé.
Ils ont décortiqué les programmes suivant les thèmes ci-dessus et sorti plusieurs propositions, anonymisées.
Ensuite, ils demandaient à chacun de se prononcer sur ces propositions.
Redoutable mais intéressant !
D’emblée nous avons annoncé la couleur en indiquant notre appartenance à la France Insoumise.
Ce qui a permis d’identifier celui qui serait notre seul adversaire digne de ce nom durant la soirée : un représentant d’En Marche.
Passée une première réaction de recul face à cette irruption du politique dans leur cercle, tout le monde autour de la table s’est rasséréné après avoir constaté notre bonne volonté à ne pas troller politique-politicienne dans le débat.
Nous nous sommes donc attachés à traiter les sujets sans polémiquer.
Je crois pouvoir dire que dans l’ensemble notre attitude a été appréciée.
Même le gars d’En Marche, bien qu’opposé à nos logiques politiques, a débattu sereinement et avec intelligence.
Enfin évidemment les absents auront eu tort, puisque pas de PS, pas de LR, pas de FN…
Une camarade du PCF était là aussi mais, sans concertation, elle a participé aux deux autres tables…
Aussi, comme il n’y a pas vraiment eu de retour et de bilan sur les échanges, nous ne savons pas ce qu’il ressort de l’autre déroulé parallèle de la soirée.
Nous avons donc participé d’abord à la table ronde traitant successivement “Energie” et “Mobilité Transport” puis, changeant de table, à celle sur “l’Aménagement du Territoire / Agriculture”. Les deux autres tables rondes se sont tenues sur les mêmes thèmes dans l’ordre inverse.

Vers 20h les tables rondes ont donc commencé.

Sur l’énergie : nous avons pu placer la sortie des énergies carbonées et la sortie du nucléaire, ainsi que la planification écologique. La nécessité d’un état stratège qui finance le plan de transition. Comme la présentation d’intro avait parlé du scénario négawatt, nous avons eu beau jeu de nous inscrire dans cette filiation. Le gars Macron a bien essayé de placer une solution taxe carbone au niveau marché européen, nous l’avons contré sans difficulté sur le constat du succès spéculatif magnifique qu’ont été les premiers permis à polluer ayant fini en bulle boursière suivi d’un effondrement des prix. Une partie du débat a porté sur la gratuité, mesure qui pour des écolos froisse leur fibre responsable.
Nous avons expliqué comment cela pouvait être vertueux et s’inscrit dans la démarche affirmant que eau et énergie sont des biens communs. Appuyant par une expérience citée et approuvant au passage la taxation des mésusages. Bon, bien sûr, chez Macron, la charité pour les plus pauvres pourquoi pas, mais il faut pas que ça déresponsabilise sic ! (Où on reconnait au passage la pâte molle hollandaise mais en silence svp). Enfin nous avons milité pour des solutions techniques que d’ores et déjà notre pays maîtrise et qu’il s’agit de mettre en oeuvre de façon résolue plutôt que de faire des paris hasardeux sur des solutions à venir, suite à des découvertes miraculeuses : illusion techniciste.
Sur les transports : Débat malheureusement trop centré sur le rail et sa libéralisation, nous avons tenu la tranchée du mieux de nos forces en arguant que de telles infrastructures forcément ne sont pas rentables et doivent donc être porté collectivement. Alors que sans vergogne, il sied très bien à notre adversaire que l’état investisse à perte pour peu que cela permette des profits privés sur le transport de voyageurs ! (Visiblement le mécanisme d’externalité ne le dérange pas plus que ça)

20h45 environ nous avons changé de table

Aménagement du territoire et logement : Grand Projet Inutile versus Grand Projet d’Intérêt général !
De nouveau la lutte s’est placé sur l’opposition FI / EM. Mais sur ce sujet nous avions de nombreux partisans à nos cotés. Le référendum local étant le seul coup qui pouvait avoir porté … C’est alors que nous avons eu la stupeur de voir céder En Marche en rase campagne. Dans un accès d’honnêteté intellectuelle, il me laissa pantois et admiratif, en nous avouant primo qu’il acquiesçait que le débat d’experts avait été effectivement unanime sur l’inutilité du projet, et secondo qu’il tenait de son frère proche des zadistes que la légitimité du référendum était en effet largement discutable ! Comme les autres lui coupaient la parole, je suis venu à son secours en soulignant le respect dû à un adversaire aussi honnête, l’encourageant à écouter son frère (dixit “votre frère”) tout ne serait pas perdu ! Comme la discussion s’enlisait ensuite dans la zone humide de Notre Dame des Landes, j’ai relancé le débat sur l’articulation métropole – compétions des territoires pour glisser vers l’agriculture pivot de réorganisation rurale nécessaire à l’autonomie alimentaire. Et toc, encore un enchaînement logique du projet FI où nous avons pu faire admettre la cohérence d’ensemble d’un programme vraiment basé sur l’écologie. Bref tout se tient.

Vers 21h30 Fin des discussions.

Nous sommes resté pour une sympathique auberge espagnole préparé par nos hôtes d’écol’Aube.
A échanger un verre à la main avec militants écologistes puis notre adversaire d’un soir (?) pas fermé du tout à la discussion malgré les revers à encaisser, sous le feux croisé mais amical de moi et Élise ! (Ndrl. Oui désolé parce que sinon ça fait “Élise et moi” et ça on le dit pas à la FI même si on s’appelle JLM on dit : “votez avec moi ” et pi c’est tout.)

Conclusion

En définitive une bonne soirée, bien organisée, où les échanges ont été sinon constructifs, ce n’était pas le but, mais du moins instructifs je veux le croire. Un regret peut-être, tous concentrés que nous étions sur la nécessite de réagir correctement et de défendre nos positions sans faillir, peut-être certains moins aguerris de la prise de parole en groupe auront-ils eu du mal à s’exprimer. Même si nous avons fait de notre mieux pour ne pas accaparer la parole.
On sentit un véritable écoute et une réelle attention à ce que nous proposions.
Enfin, pour finir, la parole tenue fut “réjouissante” en ce sens qu’on s’est débarrassé le temps d’une soirée des oripeaux politiciens et de la grisaille ambiante. En se permettant d’imaginer un futur possible ensemble sous le jour de l’écologie discutée démocratiquement. Ça c’est la méthode de la révolution citoyenne en actes, et ne fût-ce qu’une soirée, ça fait plaisir à voir.

Alain

Y’EN A QUI S’ENERVENT , OU C’EST UNE IDEE ? …..

Comme on parle beaucoup de Mélenchon dans les médias en ce moment,  je suis ça de près.

Avez-vous remarqué comment ils commencent à s’énerver de la popularité croissante de notre candidat ?

Surtout « le Figaro », et   « Challenges » qui affiche fièrement au dessus de l’article les cotations de la Bourse du jour  qui tombent dans le rouge…  Histoire de bien faire peur

 

Le « Figaro » de ce matin 12 avril  parle de la hausse de popularité de notre candidat, mais il intègre dans son article les liens vers quelques articles bien destinés à nous faire peur !!!   :  « Jean luc Mélenchon, un projet dévastateur pour la France »  ( !!)  ou encore : « le coup de massue fiscal sans précédent de JL Mélenchon »  ( !)

Et « Challenges »    nous met en marge quelques articles qui montrent bien ce qu’ils en pensent vraiment, de Mélenchon.

 

Gattaz panique, qu’ils disent…  C’est vrai que les patrons des patrons ont de quoi se faire du souci :  vu la configuration très nouvelle de cette présidentielle, ils ne savent pas trop vers qui se tourner pour protéger leurs intérêts !!

 

La Caravane insoumise aux Chartreux : “On compte sur vous !”

Ce fut une très belle journée, riche en rencontres et en interventions de la part des résidents.

Elise, candidate dans la circo 2

La matinée a été très productive sur ce plan avec les distributions du dernier tract. L’accueil est globalement positif.

Ensuite après un pique-nique joyeux et détendu, on est allé en binômes (bon, il a fallu des volontaires pour rester au stand…) frapper aux portes des immeubles qui entourent la place du marché. Ce fut une belle opération d’après les retours qu’on s’est faits en revenant pour écouter la fin de l’intervention de JLM à Marseille.

Le Haut-parleur de la caravane planté sur la place a diffusé l’intégralité du discours et on a vu peu à peu arriver des gens qu’on avait rencontrés le matin sur le marché ou l’après midi en frappant à leur porte.

Vers 16h30, comme on l’avait annoncé dans la matinée et lors de la tournée des étages, Gérald s’est mis à la guitare et sa femme au micro. On a passé près d’une heure en chansons parmi les plus chouettes du répertoire francophone et les enfants du quartier nous ont fait l’honneur d’assister aux premières loges à ce concert improvisé avec un enthousiasme et un plaisir spontané qui a installé l’ambiance détendue et surtout curieuse et pleine d’attente qui n’a pas fléchi jusqu’à la fin de la journée.

Après les chansons, Guillaume a fait une courte intervention pour “planter” le décor du programme et l’objet de cette manifestation, avant de proposer le micro aux personnes qui s’étaient rapprochées du lieu. A partir de cet instant, il n’y a pas eu de temps mort. Les échanges ont été très riches, à partir des questions qui ont porté sur des sujets aussi pointus que l’Europe, le moyen de financer le programme, la dépénalisation du cannabis, les promesses et les cadeaux des candidats, l’évasion fiscale, le chômage…

André Smolarz, candidat dans la circo 2

C’est une expérience à renouveler. J’étais garé à 2m du banc où étaient assises plusieurs femmes avec leurs enfants et quand je suis parti en leur disant au revoir, elles m’ont balancé : “On compte sur vous”. Je leur ai juste répondu “Nous aussi” ! Manifestement il n’y avait plus de doute à ce sujet.

Télécharger l’article de Libération Champagne

La planification écologique, thème de la troisième assemblée citoyenne à Bar sur Aube

Une quarantaine de personnes ont participé à la réunion !

Michel a rapidement présenté les grandes lignes de la planification écologique. Un résumé avec les diapositives de présentation.

D’abord le constat…

Puis la parole à JLM pour nous expliquer la règle verte

Quelques précisions enfin, et nos propositions…

Ensuite Josiane a  présenté les dangers de l’énergie nucléaire : elle a démonté les arguments de ses défenseurs.

1. “Le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France” FAUX :   il ne peut y avoir aucune indépendance, puisque, pour faire fonctionner un réacteur on a besoin d’uranium, qui sera ensuite transformé en plutonium dans le cœur du réacteur. Or l’uranium ne se trouve pas chez nous mais dans les pays africains et on imagine parfaitement les tractations et les soutiens aux dictateurs en place pour récupérer l’uranium à bas prix. Sans compter les conditions de travail, celles des enfants en particulier.

Josiane expose les dangers du nucléaire

2. “Le nucléaire est une énergie sûre” FAUX : Nous avons très peu de renseignements fiables de la part d’EDF en ce qui concerne la sécurité des centrales, puisque nous nous trouvons face à un système très opaque qui fonctionne en vase clos, sans contrôle démocratique des élus.
Le nucléaire et l’Etat sont intimement liés à tel point que critiquer le nucléaire relève quasi du crime contre l’Etat. Tous les accidents sont minimisés ou cachés. En 1999, lors de la fameuse tempête, une vague a coupé tous les circuits électriques de la centrale de Blaye à côté de Bordeaux. Résultat : 2 réacteurs s’arrêtent et menacent d’exploser. C’est grâce à l’intervention rapide d’un technicien que nous n’avons pas eu de Fukushima ! La ministre de l’Ecologie de l’époque, Dominique Voynet n’avait même pas été prévenue.  On ne compte plus le nombre de cuves fissurées, susceptibles de laisser passer des radiations  (Il y a 18 réacteurs en arrêt pour fissures).
Se rappeler de Tchernobyl, mensonge d’Etat.
Il suffit d’un dérèglement climatique important (inondations : toutes les centrales sont construites près de cours d’eau) ou d’une erreur humaine (comme à Three Miles Island) pour que nous soyons face à un risque majeur.

3. “C’est l’énergie la moins chère” FAUX : 80% des centrales ont plus de 30 ans. Fessenheim en a 40 ! Un grand carénage est prévu par EDF jusqu’en 2022. Il faudra alors trouver 31 milliards pour les pousser jusqu’à 40 ans. Cela se répercutera forcément sur le prix du Kwatt.
Après la catastrophe de Tchernobyl, de nombreux pays ont décidé un moratoire sur le nucléaire. En France, l’Etat a décidé de créer des centrales encore plus puissantes, les EPR. Pour celui de Flamanville, 3,3 milliards étaient prévus. On en est à 8,5 milliards et 4 ans de retard. Qui va payer ?
Le coût du nucléaire ne cesse d’augmenter et celui des énergies renouvelables de diminuer.
Le démantèlement va coûter très cher, d’autant plus que les ingénieurs ne savent pas démanteler intégralement une centrale. L’Etat a joué aux apprentis sorciers en créant une structure qu’il ne sait pas arrêter.A Prébilis, dans le Finistère, la centrale est en phase de démantèlement depuis 25 ans. C’est très compliqué car tout est radioactif. De 20 millions prévus au départ, ils en sont à 400 millions.
Le prix bas du nucléaire est faux car il ne prend pas en compte le démantèlement, l’enfouissement des déchets et l’assurance, car le nucléaire ne peut être assuré car trop dangereux.

4. “C’est une énergie propre” FAUX : problème des déchets radioactifs qui polluent les nappes phréatiques . Problème de santé avec la recrudescence de cancers de la thyroïde. Problème de protection des salariés employés par les entreprises de sous-traitance, souvent intérimaires, dont on ne peut contrôler la santé à long terme.

5. “Supprimer le nucléaire, c’est en supprimer les emplois” FAUX : Les centrales ne pourront pas être arrêtés dans l’immédiat, pas avant que la recherche n’ait trouvé les moyens de les démanteler proprement. Les salariés conserveront donc leur travail, ils seront formés au démantèlement des centrales et au développement des énergies renouvelables (c’est un gisement de création de 300 000 emplois).

En conclusion, le nucléaire arrive en bout de course :

  • il devient très cher, dangereux
  • c’est une énergie de guerre puisque qqs grammes de plutonium peuvent faire des dégâts irréversibles. (A relier avec les attentats.)
  • la recherche sur les énergies renouvelables s’amplifie dans les autres pays, sauf la France, à cause du monopole d’EDF
  • le photovoltaïque commence à devenir moins cher à l’investissement et permet une véritable indépendance.
Alexandre Faou, candidat de la France insoumise dans la première circonscription

Enfin Alexandre est intervenu sur l’intérêt de la planification écologique en termes de relocalisation d’emploi (éoliennes, agriculture paysanne)

Un débat animé s’en est ensuivi… Face à quelques auditeurs un peu sceptiques, nous avons évoqué le scénario Negawatt comme hypothèse crédible de travail (il y en a d’autres !)

JLM, candidat des droits de l’homme

Le groupe d’appui Genève Insoumise s’est rendue au domicile de Jean Ziegler pour cet entretien filmé. Membre du comité consultatif du conseil des droits de l’homme à l’ONU, Jean Ziegler a souhaité transmettre ce message de soutien à Jean-Luc Mélenchon, comme un message porteur d’espoir pour les droits de l’homme dans le monde à la perspective de l’élection d’un homme comme lui à la présidence française.

Débat à l’UDAF

Nous étions donc, Dominique et moi, dans les nouveaux locaux de l’UDAF vendredi 24 mars pour répondre aux préoccupations des familles.

Un accueil d’une grande gentillesse, une réelle qualité d’écoute. Merci aux participants et aux organisateurs !

Merci aussi à Reynald de nous avoir aidés, avec toute son expérience, à préparer le débat. Ce fut notre première déception. Sans filet, nous avions travaillé à partir du communiqué de l’UNAF exposant les dix préoccupations essentielles des familles : “Élections 2017 : Les candidats doivent prendre en compte les préoccupations des familles et leur donner confiance.” Des dix axes abordés, il n’en avait été retenu que trois par les organisateurs locaux : le pouvoir d’achat, l’emploi et la santé.

Le débat a été bien sage. Trop sage ? A vouloir éviter toute polémique et aller au fond des choses, ambition louable, on a privilégié des temps de parole assez longs, sans véritable échange entre les candidats… Ce qui a donné plutôt une juxtaposition de monologues qu’une réelle confrontation d’idées… Je dois avouer que je me suis permis de déroger à la règle pour dire toute la colère que m’inspiraient les propos du porte-parole du FN sur la “préférence nationale aux Français et son refus de prendre en charge des gens qui traversaient la Méditerranée”…

Débat trop sage donc, et, il faut le dire, pour nous décevant, car nous n’avons souvent entendu qu’une litanie de propositions concrètes : la vieille recette de prétendre à l’expertise pour impressionner… Sans qu’aucune idée forte n’apparaisse sur la philosophie des candidats … “Trop de social tue le social” pour le FN !  Et “chez Macron, on ne rase pas gratis !”. Je vous laisse juges …

Enfin, dernier regret, que le temps ait filé trop vite, et qu’il n’y ait pas eu de questions dans la salle…

Le premier thème abordé a été celui du pouvoir d’achat : il a vite été réduit à la question du montant du SMIC. J’ai bien évidemment rappelé notre revendication d’augmentation de 16% du SMIC (pour arriver à 1326 € nets pour 35 heures… Je dois avouer que j’ai été incapable de préciser comment on arrivait à cette somme lors du débat !) Mais j’ai aussi précisé que le pouvoir d’achat se renforçait autrement, en particulier en accordant la gratuité des premiers mètres cube d’eau et des premiers kilowatts d’énergie. J’ai par contre oublié de préciser que notre projet s’inscrivait aussi dans une volonté de changer les modes de consommation (et donc de production)… c’est très certainement une erreur.

Sur le deuxième thème, l’emploi, où il était difficile en quelques minutes d’être exhaustif, j’ai privilégié l’approche par la règle verte, qui suppose un changement des modes de production, et une relocalisation de l’emploi : à preuve notre volonté de développer une agriculture paysanne, gisement de 300 000 emplois, et une politique d’énergie 100% renouvelable qui, en termes d’emploi, de localisation des usines de production et de maintenance, entraînera la production de 400 000 emplois. Si j’ai bien précisé que pour nous l’abandon du nucléaire se ferait avec les compétences des travailleurs de la filière, dont l’emploi n’est donc en aucune cause menacé, j’ai réalisé a posteriori que je n’avais pas abordé le problème concret des délocalisations dans l’Aube. Et que nos concurrents n’en  aient pas soufflé mot n’est pas une excuse !

Troisième thème enfin : la santé. La prévention a eu de la peine à s’inviter dans le débat, qui s’est très souvent réduit à une litanie de mesures concrètes, sans que jamais ne soit évoqué l’incohérence avec la continuation de politiques d’austérité. Pour ma part, j’ai placé mon intervention sous l’idée que les maladies les mieux soignées sont celles que l’on ne contracte pas : d’où l’urgence de la règle verte dans un département champion de France de l’utilisation des pesticides, et de restaurer et développer une réelle médecine du travail. J’ai enfin évoqué très rapidement, en réponse à l’éloge que la candidate LR faisait des maisons de santé privées, notre volonté de revenir sur les partenariats public-privé, en dénonçant le scandale du nouvel établissement de ce type en prévision en Haute-Marne, et souligné notre mesure de création d’un corps de 15000 médecins fonctionnaires qui seraient nommés là où les besoins se feraient sentir. Cela m’a permis de souligner que notre programme, en particulier en comparaison de celui de Benoît Hamon, n’hésitait pas à donner à l’Etat – dans le cadre d’un fonctionnement démocratique nouveau qui serait celui de la VIème République – les moyens d’imposer, au détriments d’intérêts égoïstes et privés, les mesures indispensables d’intérêt général humain.

Michel