Grève du 5 décembre : On vous le dit aussi en images…

Sur le mode “on explique”

Retraites à points, le dernier coup pour briser la sécurité sociale

Ci-dessous un film d’animation de l’Insurgé pour comprendre en 5 mn la réforme Macron de “Retraites à points” et son lien avec la destruction de la Sécurité sociale (les 5 mn suivantes)

Sur le mode “motivés”

TOUT LE MONDE DOIT FAIRE GRÈVE LE 5 DÉCEMBRE

“Tout le monde peut faire grève. TOUT LE MONDE. C’est beau ce qui est en train de se produire, c’est une convergence de luttes qui doit être ressentie au sommet de l’État. Alors le 5 décembre, tous en grève, tous dans la rue pour mettre un coup d’arrêt à cette guerre sociale contre le peuple français.”

Soutenez le Media

Émission spéciale « Le 5 décembre et au-delà » en direct ce jeudi 28 novembre #greve5décembre

Ce jeudi 28 novembre, suivez en direct notre émission spéciale « Le 5 décembre et au-delà » autour de la mobilisation contre la réforme des retraites avec :

  • Anne Debregeas, ingénieure à EDF, Sud Energie
  • Bérenger Cernon, cheminot, CGT
  • Jérôme Fouletier, ingénieur à Nokia
  • Françoise Quainquart, retraitée

Animée par Philippe Juraver et Anne-Sophie Pelletier représentant·es au sein de la coordination de l’Espace de luttes de La France insoumise.

Réagissez sur les réseaux sociaux avec #greve5decembre.

« Barrages » : un documentaire mène l’enquête sur les dangers de cette nouvelle privatisation

Ce lundi 18 novembre avait lieu à Paris en présence du réalisateur, de nombreuses et nombreux syndicalistes ainsi que des représentant·es politiques tel·les que notre député Loïc Prud’homme, l’avant-première du documentaire Barrages. 

Ce film informe sur cette lutte primordiale pour notre pays. Il montre et démontre que la défense des barrages hydroélectriques ne consiste pas seulement à vouloir protéger des ouvrages d’art et un monopole public. En effet, vouloir empêcher la privatisation des barrages, c’est tout d’abord garantir l’électricité pour toutes et tous à un prix abordable et sans black-out. C’est aussi assurer la sécurité des personnes et des biens. Enfin, et de manière plus surprenante, c’est aussi défendre l’eau comme bien commun et lutter contre le réchauffement climatique.

Ajoutez à cela que la mise en concurrence de leurs concessions conduira, comme pour les autoroutes, à une explosion du montant de la facture…

Tout ces éléments sont bien mieux détaillés et expliqués dans le film pour lequel le réalisateur est allé voir plusieurs acteur·rices qui militent depuis longtemps pour la défense de nos barrages et donc pour la défense de l’intérêt général depuis plusieurs années. 

Ce film est donc une véritable arme d’information massive pour que cette lutte se propage et que se fasse une véritable prise de conscience de l’importance de conserver et renforcer ce service public de l’énergie. Il est disponible pour ceux qui souhaiteraient organiser une projection et sortira officiellement le 22 janvier prochain.

Pour organiser une projection, contactez : barrages@regiesud1901.org

NON AU PROJET DE NOUVELLES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES !

Nous reproduisons ci-dessous la pétition du Réseau Sortir du Nucléaire, pour s’opposer à la fuite en avant que représenterait la construction de six nouveaux réacteurs, malgré le fiasco technologique et économique qu’est l’aventure de Flamanville.

Clic sur l'image pour accéder à l'image originale et signer

Les positions de la France Insoumise

Voici les propositions que contient l’Avenir en Commun, programme de la France Insoumise.

Sortir du nucléaire

  • Fermer immédiatement Fessenheim en garantissant l’emploi des salariés et leur formation pour en faire un site pilote du démantèlement

  • Abandonner l’opération du grand carénage visant à prolonger la vie des centrales nucléaires au-delà de quarante ans

  • Abandonner les projets d’EPR (Flamanville et Hinkley Point) et d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure

  • Rendre publique les données sur l’enfouissement des déchets nucléaires depuis soixante ans et informer sur les dangers sanitaires avérés et/ou éventuels 

  • L'action de nos parlementaires


    Question écrite
    Filière et stockage des déchets nucléaires

    Clic sur l'image pour lire le document

    Proposition de loi pour la sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables 

    Clic sur l'image pour lire le document

    Jeudi 29 novembre 2018, la députée Mathilde Panot présentait la proposition de loi pour la sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables issue de l’Atelier des lois de la France Insoumise, avec l’appui de Pamela Hocini et Sylvain Noël, membres de la coordination des ateliers des lois et Martine Billard, ancienne députée écologiste et animatrice du livret Planification écologique.

    Alors qu’Emmanuel Macron persiste dans la folie nucléaire, comme annoncé dans les premiers éléments de la programmation pluriannuelle de l’énergie, cette proposition issue d’une initiative citoyenne vise à un contrôle citoyen et parlementaire beaucoup plus fort de l’énergie nucléaire, et met en avant trois fondamentaux : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et la production par les énergies renouvelables.

    “La honte isole… la prise de parole, ça fait de nous un peuple !”

    Ci-dessous l’interview qu’Aède Haenel a accordé à Mediapart au sujet des violences qu’elle a subies, et comment elle les transcende pour les fondre dans un combat commun d’émancipation de toute l’humanité…

    La France Insoumise, dans le chapitre 6 de l’Urgence Démocratique de son programme L’Avenir en commun propose :

    Abolir les ségrégations et lutter contre toutes les formes de racisme

    • Assurer l'égalité réelleet combattre les discriminations fondées sur le genre, le handicap, l'apparence, la couleur de peau, l'âge, l'orientation sexuelle, la religion ou la croyance, l'origine sociale ou la fortune.

    Abolir le patriarcat dans l'Etat et la société

    • Assurer l'égalité réelle et combattre les discriminations fondées sur le genre, le handicap, l'apparence, la couleur de peau, l'âge, l'orientation sexuelle, la religion ou la croyance, l'origine sociale ou la fortune
    • Renforcer la loi et les moyens contre les violences faites aux femmes
    • Généraliser le Planning familial dans ses missions de formation et d'éducation pour la contraception et le droit à l'avortement
    • Adopter une loi de lutte contre le sexisme
    • Abolir la prostitution et garantir la dignité de la personne humaine

    Une campagne de la France Insoumise

    Diffusons
    toutes et tous ce tract pour préparer la marche #nous toutes
    samedi 23 novembre

    Clic sur l'image pour télécharger le tract

    Eric Coquerel : «Pourquoi je marcherai le 10 novembre contre la haine anti-musulmans»

    Clic sur le logo pour lire sur le journal

    Nous reproduisons ici, au titre du débat, la tribune qu’Eric Coquerel, député LFI, consacre à la manifestation du 10 novembre.

    Le 28 mars 2018, après la mort de Mireille Knoll, j’ai marché contre l’antisémitisme à l’initiative du Crif. S’y trouvaient des forces et personnes aux antipodes de mes idées, y compris Marine Le Pen. Personne ne m’en a fait le reproche.

    Je l’ai fait à nouveau le 19 février : je me suis retrouvé place de la République avec tout l’arc politique français, dont des personnalités évidemment très éloignées, pour dire de nouveau non à l’antisémitisme. Personne ne m’en a fait le reproche.

    Le 14 octobre 2019, j’ai tenu un meeting en solidarité avec les Kurdes du Rojava, à l’initiative de Jean-Christophe Lagarde, où j’ai côtoyé des responsables politiques ou associatifs tout aussi éloignés de moi, tels Bruno Retailleau ou Bernard-Henri Lévy. Personne ne m’en a fait le reproche.

    Le 10 novembre 2019, je marcherai contre la haine envers les musulmans, avec des personnalités proches et d’autres éloignées de mes combats politiques. Je marcherai sans hésiter car comme dans les autres cas, la cause est noble et la situation appelle à une réaction forte. Mais cette fois, on me le reproche.

    Ces reproches viennent y compris de mon «camp», voilà pourquoi je tiens à convaincre.

    On me dit que j’aurais changé. C’est surtout la période qui a changé. Longtemps, j’ai refusé le terme «islamophobie». Il présentait le risque de subordonner le combat antiraciste au prisme de l’appartenance religieuse. J’y voyais le danger de transformer toute critique d’une religion, un droit légitime, en un soi-disant racisme. Mais à mes yeux, le propre d’un militant politique est de ne pas rester figé dans une négation du réel et d’être à l’écoute de ceux qui sont opprimés. Des digues ont sauté en grand : c’est bien au nom de leur religion que des millions de nos concitoyens sont aujourd’hui discriminés. Ils le disent, dans la dernière enquête menée pour la Dilcrah et la fondation Jean-Jaurès : plus de quatre musulmans sur dix ont fait l’objet d’au moins une forme de discrimination liée à leur religion.

    Depuis plusieurs années, les Français musulmans subissent en effet une campagne de discriminations allant crescendo ; ils sont désignés sans cesse comme en dehors de la sphère de la République, comme des ennemis intérieurs.

    La comparaison assumée entre des musulmans et les nazis, l’humiliation et l’exclusion publique d’une mère portant un voile au conseil régional de Bourgogne, la proposition de délation à peine masquée vantée par le président de la République puis concrétisée par un ministre appelant à signaler les petits garçons refusant la main d’une petite fille… Tous ces faits n’ont eu lieu qu’en l’espace de deux mois depuis la rentrée. Jusqu’à cet attentat devant une mosquée, par haine assumée de ses croyants. Tous les militants du camp progressiste, tous les républicains convaincus devraient s’alarmer de cette avalanche de haine. Au lieu de cela, silence radio… Des compatriotes sont insultés, publiquement dénigrés, maintenant ciblés physiquement et ni le président de la République ni même un ministre n’ont daigné se déplacer devant la mosquée à Bayonne pour exprimer la solidarité de la Nation…

    Aujourd’hui, comme d’autres par le passé, des gens sont discriminés en raison de leur appartenance religieuse. L’historien Gérard Noiriel l’a bien analysé dans son livre comparatif entre Drumont et Zemmour. Voilà le danger prioritaire.

    Le risque de dérive communautariste, c’est-à-dire la capacité d’une communauté de subordonner les lois de notre République aux lois d’une religion ou de ses intérêts particuliers, n’a pas aujourd’hui de réalité de masse. Et si danger communautariste il y a, peut-être faut-il plutôt regarder vers certains quartiers de Neuilly ou du XVIe arrondissement de Paris, où les «ghettos de riches», si bien analysés par les Pinçon-Charlot, évoluent dans une endogamie assumée, tout en imposant au pays une politique conforme à leurs intérêts de classe.

    Les politiques identitaires, qui ne sont malheureusement plus l’exclusivité du Rassemblement national, et les inégalités du libéralisme sauvage portés par le gouvernement français sont un danger bien plus grand pour saper nos fondements républicains. Si risque de division il y a, il vient bien plus de cette haine propagée envers une partie de la population française.

    Si nous sommes d’accord sur ces constats, alors nous devons réagir. Est-ce qu’un seul terme doit nous empêcher de réagir ? Ma réponse est non.

    Force est de constater qu’«islamophobie» est aujourd’hui celui le plus communément admis pour définir cette stigmatisation des Français musulmans. Il n’a toujours pas ma préférence mais à partir du moment où il est bien défini ainsi dans le texte, il ne peut pas m’empêcher de signer un appel unitaire – appel tout à fait juste sur le fond.

    Je l’ai signé sans renier aucun de mes marqueurs politiques : je peux m’opposer aux lois liberticides que sont la transformation de l’état d’urgence en droit commun ou le projet de loi adopté au Sénat interdisant à des mères voilées d’accompagner des sorties de classe, tout en affirmant mon attachement à la loi de 1905 et à la mise à l’écart de signes d’appartenance religieuse à l’école où étudient des personnes mineures.

    S’il n’y avait pas eu cet appel pour une marche le 10 novembre, il n’y aurait eu aucune initiative de rassemblement contre cette forme particulière de racisme. Rien ! Qu’ont proposé ceux qui protestent contre cette initiative pour réagir à la hauteur du danger ? Rien.

    Est-ce à dire que lorsqu’il s’agit de défendre des compatriotes musulmans traînés dans la boue et victimes d’attaques par armes à feu, le combat ne mérite plus d’être mené ? Ou seulement au prix d’une pureté politique absolue, ou d’un universalisme abstrait estimant que la lutte contre les discriminations envers les musulmans est la seule qui doit être intégrée dans des luttes plus globales – à savoir «lutter contre le racisme» ? Je ne serais pas de ceux-là, il y va de mon honneur. Je refuse de fermer la porte à la seule initiative politique proposée pour l’heure, en regardant par la fenêtre la haine se déchaîner contre mes concitoyens.

    Eric Coquerel député de la Seine-Saint-Denis (LFI)(https://www.liberation.fr/auteur/3770- eric-coquerel)

    Diaboliser une initiative pour discréditer son objectif ?

    Nous publions ici La Tribune que Jean-Luc Mélenchon a écrite sur son blog, devant a polémique suscitée par l’appel du 10 novembre. Sujet difficile peut-être… Les commentaires vous sont ouverts !

    En dehors de cette initiative pour une marche le 10 novembre, quoi d’autre dans le paysage ? L’alternative au texte d’appel à manifester contre la haine des musulmans est la banalisation du silence à propos de la haine des musulmans. Certains ont fait croire à une vague antisémite des gilets jaunes en février dernier en se moquant bien de la réalité de ce qu’ils dénonçaient. Des croix gammées avaient été taguées sur des murs. Le Parisien avait titré sur toute la une : « Ça suffit ». Des rassemblements furent convoquées dans tout le pays, le président en personne s’y rendit. Il passa même auparavant rendre visite à un monument du martyr juif à Paris. Quelques-uns de nos actuels imprécateurs exaltés nous accusèrent lâchement d’être « ambigus » face à l’antisémitisme. Partout dans les rassemblements nous eûmes à subir des grossièretés impunies. Puis on découvrit qu’une seule personne, sans aucun rapport avec les gilets jaunes, avait fait tous les tags incriminés. Ni excuses ni rétropédalage. Le ridicule n’a pas rendu plus vigilant depuis.

    En tous cas, rien de toute cette capacité de mobilisation ne s’est manifesté quand il s’est agi des musulmans. Rien. Alors on fait avec ce qu’on a. À mes yeux, les musulmans valent autant que les autres. Ils doivent savoir que la France républicaine, ce n’est pas seulement ceux qui leur tournent le dos aussi grossièrement dans le malheur. Ils doivent savoir que les défenseurs intransigeants de la laïcité que nous sommes garantissent la liberté de leur culte comme celui de tous les autres. Ce qui n’est pas le cas de bien d’autres bonnes âmes qui donnent des leçons mais courent se faire voir à Saint-Sulpice, promeuvent les messes du 11 novembre, les processions de rue ou courent les synagogues kippa sur la tête à tout propos et supportent sans broncher les pires injures et stupidités proférées contre les musulmans.

    Je m’adresse à vous, mes amis les plus proches que la campagne de dénigrement de cet appel fait hésiter. Réalisez qu’on ne doit pas accepter de faire des musulmans une catégorie qu’on ne pourrait défendre qu’en combinaison contre la lèpre ! Certes, « islamophobe » est un mot que nous n’aimons pas. Certes nous préférons combattre la « haine des musulmans ». Mais la question posée aujourd’hui n’est pas du tout celle du droit ou non de critiquer une religion. Ce droit n’est pas mis en cause. Le mot aujourd’hui désigne autre chose dans l’esprit public et dans la réalité. Il s’agit de combattre une attitude de haine aveuglée poussant aux mauvais traitements et au crime contre les croyants réels ou supposés d’une religion. C’est ce que dit expressément le texte que j’ai signé à propos de l’islamophobie : « Quel que soit le nom qu’on lui donne, il ne s’agit plus ici de débats d’idées ou de critique des religions mais d’une forme de racisme explicite qui vise des personnes en raison de leur foi ». Les lois liberticides dont parle aussi ce texte ne sont pas nommées. C’est dommage. Cela permettrait de clouer le bec à ceux qui semblent vouloir oublier le contenu récent des lois sur l’état d’urgence qui permettent tous les abus ou celle du Sénat contre le seul voile des parents accompagnatrices bénévoles de sorties scolaires.

    Me faire donner des leçons de laïcité et d’intransigeance a l’égard des intrusions du religieux dans la politique est un moment savoureux. Car je n’ai pas oublié les indignations sélectives passées et même récentes des mêmes quand je ne voulais rien céder aux autres religions. Ceux-là ne savent pas que la laïcité n’est pas le fouet des maîtres mais l’appel des opprimés qui veulent croire chacun comme bon leur semble qu’un autre monde sera moins cruel que celui-ci. Et si nous nous chargeons plutôt de changer celui-ci ici et maintenant, ne perdons pas de vue de quoi nous parlent les croyants du peuple. Quand Marx parle de « l’opium du peuple » à propos de la religion, on gagne à lire davantage que les premiers deux-cent quatre-vingt signes, car à l’époque on ne pensait pas au format du tweet. Il explique : « La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit des conditions sociales d’où l’esprit est exclu ». Depuis cette vue, après avoir vaincu chez nous les manigances de l’Église catholique contre la République jusqu’en 1920, nous avons vu changer bien des choses. Nous avons appris à connaître avec la « théologie de la Libération » en Amérique latine comment la religion pouvait aussi ne pas être qu’une drogue qui annule la volonté d’agir pour changer le monde mais parfois l’exact contraire. Je ne dis tout cela et ne déborde de mon sujet que pour donner à respirer dans une querelle pour le reste bien étouffante. Pour le reste je persiste et signe au nom du texte réel et du contexte cruel.

    Je crois utile de publier ici le texte réel que j’ai signé et je demande en conscience à mes amis de toujours ce qu’ils trouvent vraiment à redire à ce qu’ils lisent !

    « Depuis bien trop longtemps, les musulmanes et les musulmans en France sont la cible de discours venant parfois de « responsables » politiques, d’invectives et de polémiques relayés par certains médias, participant ainsi à leur stigmatisation grandissante.
    Depuis des années, la dignité des musulmanes et des musulmans est jetée en pâture, désignée à la vindicte des groupes les plus racistes qui occupent désormais l’espace politique et médiatique français, sans que soit prise la mesure de la gravité de la situation.

    Depuis des années, les actes qui les visent s’intensifient : qu’il s’agisse de discriminations, de projets ou de lois liberticides, d’agressions physiques de femmes portant le foulard, d’attaques contre des mosquées ou des imams, allant même jusqu’à la tentative de meurtre.
    L’attentat contre la mosquée de Bayonne le 28 octobre en est la manifestation la plus récente et les services de l’État savent que la menace terroriste contre les lieux de cultes musulmans est grande.

    Il a fallu que cette violence jaillisse aux yeux de tous, à travers l’humiliation d’une maman et de son enfant par un élu RN au conseil général de Bourgogne Franche Comté, pour que tout le monde réalise ce que des associations, des universitaires, des personnalités, des syndicats, militants et au-delà, des habitants, dénoncent à juste titre depuis des années :
    L’islamophobie en France est une réalité. Quel que soit le nom qu’on lui donne, il ne s’agit plus ici de débats d’idées ou de critique des religions mais d’une forme de racisme explicite qui vise des personnes en raison de leur foi. Il faut aujourd’hui s’unir et se donner les moyens de la combattre, afin que plus jamais, les musulmanes et les musulmans ne puissent faire l’objet de tels traitements.
    Puisque les discours et déclarations d’intention ne suffisent plus, parce que l’heure est grave, le 10 novembre à Paris nous marcherons pour dire :

    – STOP aux discours racistes qui se déversent sur nos écrans à longueur de journée, dans l’indifférence générale et le silence complice des institutions étatiques chargées de lutter contre le racisme ;

    – STOP aux discriminations qui visent des femmes portant le foulard, provoquant leur exclusion progressive de toutes les sphères de la société ;

    – STOP aux violences et aux agressions contre les musulmanes et les musulmans, qui se retrouvent progressivement déshumanisés et stigmatisés, faisant d’eux des terroristes potentiels ou des ennemis de l’intérieur ;

    – STOP aux délations abusives jusqu’au plus haut niveau de l’État contre des musulmans dont le seul tort serait l’appartenance réelle ou supposée à une religion ;

    – STOP à ces dispositifs de surveillance de masse qui conduisent à une criminalisation pure et simple de la pratique religieuse : les conséquences, notamment pour des salariés licenciés et des familles déstabilisées sont désastreuses et ne peuvent plus être tolérées. Cette criminalisation se fait au détriment des libertés fondamentales et des principes les plus élémentaires d’égalité censés guider notre pays.

    Nous, musulmans ou non, disons STOP à l’islamophobie et nous serons nombreux pour le dire ensemble le 10 novembre prochain à Paris.
    Nous appelons toutes les organisations, toutes les associations, tous les collectifs, toutes les fédérations de parents d’élèves, tous les partis politiques, toutes les personnalités, tous les médias, toutes les personnes solidaires à se joindre à cet appel solennel et à répondre présent à la marche du 10 novembre prochain.
    Il en va des libertés fondamentales de tous. Il en va de la dignité et de l’intégrité de millions de concitoyens. Il en va de notre unité à tous, contre le racisme sous toutes ses formes qui, aujourd’hui, menace une nouvelle fois la France. »

    Comment signer le référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris ?

     

    ⚠ Le site développé par le gouvernement est d’utilisation fastidieuse et peu intuitive. Suite à de nombreuses remontées de difficultés et bugs rencontrés par des volontaires pour signer, voici une fiche contenant les informations nécessaires pour signer correctement.

    Nombre de participant·e·s : Le plus important possible pour atteindre les 4 717 396 signatures
    Temps nécessaire : 15 à 30 minutes
    Matériel nécessaire :
    – 1 ordinateur, un téléphone ou une tablette relié à internet ou le formulaire adéquat
    – Vos informations personnelles (noms, prénoms, adresse, commune d’inscription sur les listes électorales…)
    – Votre carte d’identité ou votre passeport en cours de validité
    – Si possible votre carte d’électeur·rice

    Pourquoi c’est important ?

    Aéroports de Paris, ou ADP. Depuis quelques jours, vous voyez probablement ces trois lettres fleurir sur les réseaux sociaux. Les Aéroports de Paris dont il est question, ce sont les aéroports de Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget. À eux trois, ces aéroports voient passer plus de 105 millions de voyageur·se·s chaque année, soit plus que la population française.

    En mars 2019, l’Assemblée nationale a voté la privatisation de ces aéroports. C’est-à-dire que tout l’argent récolté avec la location des espaces pour les boutiques commerciales ou les redevances payées par les compagnies aériennes n’iraient plus dans les caisses de l’État mais dans les poches des actionnaires.

    Or les aéroports de Paris rapportent de l’argent à l’État. Beaucoup. L’année dernière ils ont rapporté 173 millions d’euros rien qu’en dividendes. Jackpot. Mais outre l’aberration économique de vendre une poule aux oeufs d’or, cette privatisation pose deux autres problèmes : de souveraineté et écologique.

    De souveraineté, car cela revient à confier une de nos principales frontières, avec 105 millions de personnes y transitant, à une entreprise privée. Et écologique, car garder le contrôle du transport aérien national est un point essentiel pour réussir la transition écologique.

    Après le fiasco de la privatisation des autoroutes, dont le prix des péages a depuis augmenté de 20%, il est nécessaire d’empêcher cette nouvelle vente de notre patrimoine commun.

    Macron brade les bijoux de famille, ne le laissons pas faire.

    Que faire ? 

    En avril 2019, 248 parlementaires ont signé pour engager une procédure de Référendum d’Initiative Partagée (RIP). En effet, depuis 2008 la Constitution permet d’organiser un référendum si il est soutenu par au moins 185 parlementaires et 4,7 millions d’électeurs et d’électrices.

    Le seuil des 185 parlementaires validé, le Conseil constitutionel a autorisé, pour la première fois de notre histoire, la collecte des 4,7 millions de soutiens. Pour signer, il faut se rendre seulement et uniquement sur ce site du ministère de l’Intérieur. Les signatures sur d’autres plateformes sont inutiles.

    Qui peut soutenir ?

    Toutes les personnes en âge de voter et inscrites sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien au Référendum.

    Comment apporter mon soutien à ce référendum ?

    1 – Par internet, en signant sur le site du Référendum d’Initiative Partagée

    Un site internet dédié est mis en place par le gouvernement afin de récolter les signatures des Référendums d’Initiative Partagée (R.I.P.).

    Pour soutenir la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris et empêcher leurs privatisations, voici comment faire :

    Connectez-vous sur le site du gouvernement en cliquant sur le bouton ci-dessous puis suivez les différentes étapes indiquées :

    Étape 1

    Étape 1 : Cocher la case et cliquer sur « Suivant »

    Étape 2

    Remplir toutes les cases puis cliquer sur « Suivant ».

    Lorsque vous renseignez votre commune, le site va vous proposer un code. Pas de panique, ce n’est pas le code postal de votre commune mais le code INSEE. Il n’y a rien à changer.

    Indiquez tous les prénoms inscrits sur votre carte d’identité en les séparant par un espace et en les faisant commencer par une majuscule. Faites particulièrement attention aux accents et aux tirets si il y en a dans vos noms ou prénoms. Pour les femmes mariées : utilisez le nom de naissance uniquement.

    Étape 3

    Remplir les champs et cliquer sur « Valider votre soutien ».

    Vous utilisez votre carte d’identité : le numéro de votre carte d’identité est inscrit en haut de votre carte, juste sous la « République Française ». La date et le département de délivrance sont inscrits au dos de votre carte.

    Vous utilisez votre
    passeport : le numéro de passeport est en haut à droite sur la page d’information où se trouve la photo, il est composé de 9 caractères (2 chiffres, 2 lettres, 5 chiffres). La date de délivrance se trouve sur la même page.

    Étape 4

    Vérifier les informations.

    Entrer le code Captacha (ici par exemple : « htygWEn ») en respectant les majuscules et les minuscules. Si vous n’arrivez pas à lire votre code, vous pouvez en demander un autre en cliquant sur [Autre Image] autant de fois qu’il est nécessaire.

    Si vous vous trompez dans votre code pas de panique, vous allez en avoir un autre et pouvoir réessayer. Cliquer sur « Oui, confirmer mon soutien ».

    Étape 5

    Si vous arrivez sur cette page, bravo, vous avez réussi ! N’oubliez pas de télécharger le récépissé et gardez-le. Si vous avez un message d’erreur, rafraîchissez la page en utilisant la touche F5 de votre clavier. Si besoin, recommencez depuis le début.

    À noter :
    Depuis son ouverture, jeudi à minuit, de nombreux·ses citoyen·ne·s ont peiné à enregistrer leur soutien : la base de données semble ne pas connaître certain·e·s électeur·rice·s, le captcha visuel est particulièrement difficile à reproduire, enfin des problèmes de surcharge rendent par moment le service inaccessible. N’hésitez pas à recommencer les différentes étapes à plusieurs reprises si vous rencontrez des difficultés pour valider votre soutien sur le site.

    2- En déposant votre soutien sur un formulaire papier au guichet de la commune la plus peuplée du canton, d’une circonscription administrative équivalente ou du consulat

    Pour connaître les communes, circonscriptions administratives équivalentes et consulats concernés et prendre connaissance des modalités de dépôt des soutiens sur un formulaire papier, veuillez cliquer sur le lien suivant.

    N’hésitez pas à partager un maximum cette fiche, à aider les personnes qui souhaitent accomplir  cette démarche et à convaincre autour de vous de signer le R.I.P. contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris pour atteindre le nombre de signatures nécessaire.

    Festival de l’Insoumission : car gratuit depuis Troyes

    LA FRANCE INSOUMISE MET EN PLACE UN CAR GRATUIT !

    Remplissez le formulaire suivant (c’est pour qu’on vous retrouve à Troyes et qu’on ne vous perde pas à Paris!), puis cliquez sur l’autocar pour vous inscrire sur le site national (histoire de gérer au mieux les 47 places disponibles entre l’Aube et l’Yonne)

     

    Clic sur limage pour s’inscrire sur le site national