Le monde à l’envers, ou la drôle de cohérence des Verts allemands

Ci-dessous la traduction d’un article en anglais d’Andy Gheorgiu, consultable dans sa version originale ici. Il souligne encore une fois qu’il n’est guère d’écologie véritable qui ne s’attaque au libéralisme qui épuise les ressources de notre planète au service et au profit de quelques-uns.

Le 21 juin 2019

C’est le monde à l’envers : des électeurs font confiance à des Verts allemands pour faire face à la crise climatique, au moment même où ce parti soutenait le gaz américain « Libre » obtenu par fracturation.

Il y a fort longtemps, dans un pays connu pour ses forêts verdoyantes, ses vieilles traditions et sa grande industrie, un miracle allait se produire. Une transition énergétique propre et indispensable par un pays européen industrialisé – et très influent – était sur le chemin de la soi-disant « Energiewende » (« Révolution énergétique »).

Cependant, la transition avait trop bien marché. Le puissant lobby des combustibles fossiles a constaté qu’un système énergétique décentralisé respectueux du climat, basé sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (peut-être couplé à un modèle économique modifié), était sur le point de transformer les anciens schémas économiques et était sur le point de transformer les anciens schémas énergétiques.

C’est pourquoi il lutte avec acharnement contre tout ce qui pourrait nous sauver du chaos climatique. Ses tenants ont même infiltré les esprits des groupes environnementaux, des groupes de réflexion et de la plupart des univers politiques existants. Leur clé pour maintenir le statu quo polluant est le gaz.

L’Allemagne est déjà le plus gros consommateur et revendeur de gaz d’Europe. Utilisant près de 92 milliards de mètres cubes de gaz fossiles en 2017, le gaz représentait 24% de la consommation d’énergie primaire de l’Allemagne. Après l’annonce finale de l’élimination du charbon, l’industrie des combustibles fossiles voit émerger un marché du gaz encore plus important en Allemagne. S’exprimant lors du Forum économique mondial de cette année à Davos, la chancelière Merkel a assuré le secteur des combustibles fossiles que l’élimination du charbon ne signifie rien d’autre que du gaz en Allemagne.

Terminaux GNL proposés pour l’Allemagne

Grâce au gazoduc Nord Stream existant, Gazprom peut acheminer le gaz russe directement en Allemagne par la mer Baltique, permettant ainsi à Moscou de contourner les pays de transit européens tels que la Pologne, la Biélorussie et l’Ukraine, touchée par la crise. L’ Allemagne et Gazprom poussent maintenant fortement en faveur de la construction d’un deuxième gazoduc, Nord Stream II, qui doublerait la capacité actuelle d’entrée de gaz russe en passant de 55 à 110 Gm3 par an.

Mais au lieu d’arrêter le projet ou de lancer un débat sur le besoin réel de gaz en Allemagne, le pays investit en outre des fonds publics dans des projets similaires à Nord Stream II, tels que le corridor de gaz du Sud.

Battage publicitaire américain et soumission allemande ? (en anglais)

Pendant ce temps, sous la pression de l’administration Trump, Merkel veut cofinancer la construction d’au moins un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) avec des fonds publics. Quatre terminaux sont en cours de discussion. Le budget fédéral allemand pour 2019 prévoit des subventions pour le gaz de 36,85 millions d’euros plus 65,7 millions d’euros en crédits d’engagement jusqu’en 2023. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire.

Dans le budget commun, les investissements privés et les projets d’infrastructure « Amélioration de la structure économique régionale » peuvent également être subventionnés. Cinquante pour cent du montant total de la subvention sera payé par l’État fédéral touché et l’autre moitié par le gouvernement national. Dans le cas du projet de terminal méthanier à Brunsbüttel, le gouvernement fédéral actuel veut ajouter 50 millions d’euros des fonds publics du budget commun à la somme de 450 millions d’euros qui ne permettent pas à eux seuls d assurer le financement du projet autrement non rentable de ce projet. Cela déclencherait automatiquement le versement 50 millions d’euros supplémentaires du gouvernement national !

Le ministre de l’Economie, Peter Altmaier, a qualifié le soutien de « geste en faveur de nos amis américains », conscient du fait que les analystes du marché ont qualifié la décision de « création d’une ruine de l’investissement », soulignant que « l’Allemagne n’a pas besoin du gaz de Trump. »

Le candidat le plus avancé est le terminal méthanier de Brunsbüttel, dans l’État fédéral du Schleswig-Holstein. Selon Brunsbuettel Ports, le gaz pourrait provenir des États-Unis et serait utilisé sur place par les sociétés pétrochimiques, par exemple par Yara, l’un des bien nommés « Exxon de l’agriculture », pour la fabrication d’engrais. La société énergétique allemande RWE a signé un contrat de capacité avec l’investisseur German LNG et a conclu en novembre 2018 un accord de coopération avec le premier acheteur mondial de GNL, Tokyo Gas. Un mois plus tard, Woodside Energy Trading et RWE ont signé un accord de fourniture de GNL à moyen terme, dont la source principale est le gaz fossile provenant du projet de gaz naturel liquéfié Corpus Christi, au Texas. En termes simples, le service public allemand veut acheter plus de GNL aux États-Unis, car Trump promeut les richesses en gaz en Europe.

Le plus gros concurrent de Brunsbüttel est Stade, situé dans l’État fédéral voisin de Basse-Saxe. Ce site est privilégié par le géant pétrochimique et le fournisseur d’agents de soutènement, Dow Chemical, qui souhaite utiliser le gaz pour ses installations énergivores et comme matière première directe pour la production de plastiques et de produits pétrochimiques. Le site de Dow Chemical consomme à lui seul 1% de la production d’électricité allemande.

Sous la pression de l’administration Trump, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a invité les plus grands groupes de pression américains du GNL à une conférence à Berlin le 12 février.

En présence du secrétaire adjoint américain à l’Energie, Dan Brouillette, Altmaier a annoncé le même jour que le gouvernement allemand modifierait également le cadre juridique en vigueur de sorte que les consommateurs, et non les investisseurs, paient les coûts de construction et d’exploitation annuels des conduites de raccordement pour les terminaux méthaniers.

Le projet de nouvelle législation a été publié secrètement le jeudi 14 mars 2019. La date limite pour le dépôt des déclarations officielles a été fixée au mardi 19 mars 2019 à 15 heures, heure de Paris. J’ai néanmoins pu faire une déclaration au nom de Food & Water Europe et de l’Alliance climatique allemande contre le GNL. Notre document a été signé par 25 groupes environnementaux, soulignant les menaces climatiques, environnementales et économiques liées aux terminaux méthaniers proposés, mais également les vices de procédure évidents liés à la nouvelle législation proposée.

Le Conseil fédéral allemand devait approuver la nouvelle législation. Nous espérions que les gouvernements des États fédéraux co-dirigés par les Verts s’abstiendraient au moins du vote – ce qui aurait entraîné le rejet de la nouvelle législation. Cependant, la réalité fut différente.

Les verts en puissance vendent leurs valeurs fondamentales

Au lieu de s’opposer  aux développements récents visant à créer une infrastructure inutile d’importation de GNL, ou pour le moins de les critiquer, les Verts ont voté en faveur de la nouvelle législation, ouvrant la voie à un afflux de gaz fracturé américain hostile au climat.

C’est vraiment dommage que le gouvernement allemand (composé de conservateurs et de socialistes) soutienne ces projets, mais c’est encore pire lorsque le Parti Vert (qui fait partie du gouvernement régional de plusieurs États fédéraux d’Allemagne) soutient la construction par des subventions gouvernementales d’une infrastructure d’importation de gaz naturel liquéfié obtenu par fracturation.

Cela paraît absurde, en particulier étant donné que les Verts allemands sont arrivés en deuxième position lors des élections au Parlement européen en mai 2019 et qu’ils avaient même atteint un record dans un nouveau sondage, devançant les conservateurs d’Angela Merkel.

Opposition à la hausse

Le peuple allemand en a définitivement eu assez de cette hypocrisie et l’opposition grandit dans tout le pays.

Food & Water Europe a initié et co-fondé la Climate Alliance contre le GNL en octobre 2018, qui a contraint l’investisseur chez Brunsbüttel à ouvrir un dialogue public avec plusieurs événements publics qui se sont tenus en février 2019.

Aux premières heures du 31 janvier, nous avons surpris les politiciens et les représentants de l’industrie (qui s’étaient réunis pour un soi-disant petit déjeuner parlementaire) en organisant une action de protestation devant la représentation permanente de l’État fédéral du Schleswig-Holstein à Berlin. Nous avons également lancé une pétition contre le projet de terminaux méthaniers en Allemagne, signée par  plus de 79 600 personnes .

Entre-temps, notre opposition croissante attire l’attention de la très influente ONG allemande  Deutsche Umwelthilfe (Aide à l’environnement allemande), qui a publié un avis juridique contestant la réalisation du projet de terminal méthanier à Brunsbüttel. Parallèlement aux manifestations Friday for Future et Extinction Rebellion Germany, des manifestations ont été organisées dans la perspective du vote susmentionné sur la législation relative au GNL à Berlin.

Une chose est maintenant claire pour toutes les personnes impliquées : nous sommes prêts pour ce combat en évolution. La lutte ne fait que commencer.

La protestation contre la base aérienne de Ramstein sera sexy

A l’heure où on a beaucoup parlé d’Europe, en oubliant qu’elle était devenue une Europe de la guerre et non de la paix,  un article de Pressensa sur la mobilisation contre la base aérienne de Ramstein d’où partent les drones de la mort ! 

Capture d’écran de la vidéo « La destruction du CDU » de Rezo

Quand on parle de Ramstein, on ne parle pas d’une bande musicale mais d’une base aérienne étasunienne sur le sol allemand. Il s’agit de la base aérienne des États-Unis, centre de guerre des drones pour le Proche et Moyen-Orient, point opérationnel de toutes les armes nucléaires stockées en Europe. En outre, toutes les opérations des forces aériennes étasuniennes en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient sont coordonnées depuis Ramstein. Les guerres contraires au droit international sont menées depuis le territoire allemand et avec l’accord de l’Allemagne, c’est-à-dire depuis le pays qui a juré : « Plus de fascisme, plus de guerre ».

Déjà en 1999, Joschka Fischer a mené l’Allemagne dans la guerre dite du Kosovo, et a transformé les anciens Verts pacifistes en parti belligérant. Oui, les Verts qui, grâce au changement climatique et à Fridays for Future, sont incroyablement branchés en ce moment. Chère Alliance 90/Les Verts, faites attention à ce qui vient, avant qu’un Youtuber ne vous crie dans les oreilles : « La protection de l’environnement et du climat ne va pas sans politique de paix ».

Grâce à Rezo, Ramstein est maintenant aussi arrivé à la génération Youtube. Dans sa fameuse vidéo « La destruction du CDU » (uniquement en allemand !),qui a été cliqué 14 millions de fois, il a consacré 8 minutes à la base aérienne états-unienne de Ramstein (à regarder dès la minute 29:22). Bien sûr, cela suscite l’espoir d’une mobilisation accrue des organisateurs pendant la Semaine d’action Stop Ramstein, qui se déroule du 23 au 30 juin et qui a été annoncée ce 19 juin passé lors d’une conférence de presse à Berlin.

Pascal Luig et Reiner Braun lors de la conférence de presse de la campagne Stop Base aérienne de Ramstein le 19.06.2019 à Berlin. (Photo de Pressenza)

L’acquisition des drones de combat d’Hébron et l’entrée du gouvernement allemand dans le commerce des drones tueurs, le doublement des missions de drones par l’administration Trump par rapport au premier semestre 2018, notamment au Pakistan, au Yémen et en Afghanistan, où 80% des victimes sont des civils, confirment ainsi l’accusation de violation du droit international, sont autant d’arguments pour protester pour la cinquième fois aux portes de la base.

Cependant, la semaine de protestation de cette année est particulièrement marquée par la menace d’une guerre contre l’Iran et le rôle que cette base aérienne jouerait dans une guerre en tant que force opérationnelle centrale pour toutes les troupes aéroportées étasuniennes en Afrique et en Asie. De grandes quantités de munitions sont déjà transportées dans la région via Ramstein. D’où la demande adressée au gouvernement fédéral de ne pas participer à une telle guerre, ce qui signifie de ne pas accorder de droits de survol et d’empêcher l’utilisation de Ramstein à ces fins.

Après la cessation du traité FNI par les États-Unis [N.d.T. Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), qui cherche le démantèlement, par les États-Unis et l’URSS, d’une catégorie de missiles avec des charges nucléaires ou conventionnelles], le stationnement d’armes nucléaires terrestres en Europe menace et devrait très probablement avoir lieu à Ramstein. Le stationnement de nouvelles armes nucléaires en Europe doit être empêché et les armes existantes doivent être retirées, c’est la deuxième exigence centrale de l’action de protestation de cette année.

Outre les aspects de politique dans le domaine de la paix, les conséquences environnementales de cette base militaire deviennent de plus en plus importantes et le débat sur le climat prend une toute nouvelle dimension. La base aérienne et ses activités représentent des véritables tueurs du climat. L’armée états-unienne consomme plus de pétrole que des pays comme la Suède ou l’Irak. Un avion supersonique états-unien produit autant d’émissions que 34.000 voitures par heure. Le kérosène utilisé, qui est beaucoup plus cancérigène que les véhicules diesel est régulièrement rejeté dans la région, la pollution des eaux souterraines et bien sûr les émissions de CO2 sont déjà des raisons suffisantes pour fermer la base militaire.

La campagne « Stop Base aérienne Ramstein » aura lieu du 23 au 30/06/2019 et l’on prévoit :

Un camp international d’une semaine pour la paix,
Une veillée publique dans l’église des Apôtres,
Un congrès international contre les bases militaires,
Un atelier sur la paix,
Une grande manifestation suivie d’un festival pour la paix,
Actions de désobéissance civile.
Pour plus d’informations : https://www.ramstein-kampagne.eu/

Sans l’environnement, rien ne va plus. Cependant, un monde respectueux du climat n’est d’aucune utilité si des actions guerrières le rendent inhabitable. Par conséquent, les militants pour la paix et l’environnement doivent se soutenir mutuellement pour un monde meilleur.

Marina Mesure à Bar sur Aube : “Quand le patron cherche, l’Europe propose !”

Devant un auditoire venu de tous les coins du département, et même de Haute-Marne, Marina Mesure, candidate n°7 sur la liste de la France Insoumise pour les élections européennes, a présenté la thématique du travail détaché, et montré comment un tel dossier pouvait être défendu par “des députés de combat”.

Sur les 1,4 millions de travailleurs détachés que compte la France, 50000 sont Français. Une petite ville frontalière du Luxembourg, à peine plus grande que Bar sur Aube, compte 39 agences d’intérim, pour fournir l’industrie française en travailleurs français avec des protections sociales amoindries.

Au scandale du statut s’ajoute celui de la fraude… On en arrive à des situations ubuesques où un salarié reçoit un bulletin de paie avec un salaire brut de 1500 € et un salaire net de 0 €. Le stratagème : une chaine de sous-traitants, de l’Italie à la Pologne et à la Roumanie, pour en arriver jusqu’en Egypte… Alors les benêts ou les hypocrites qui nous disent qu’on va lutter contre cela à l’intérieur des traités feraient bien de faire ce que fait Marina : rencontrer vraiment des travailleurs détachés, et connaître leurs problèmes.

Le travail détaché est pour toutes les économies de l’Europe une vraie catastrophe.S’il y a des travailleurs détachés polonais en France, la Pologne n’a plus un ouvrier sur le marché en termes de bâtiment, et fait donc appel à une main d’oeuvre immigrée, de l’Est asiatique le plus souvent. Aberration sociale et écologique…

Alors redisons-le : il ne s’agit pas de s’attaquer aux travailleurs détachés, la libre circulation des personnes est fondamentale ! Mais c’est un statut créé de toutes pièces par les valets des grandes entreprises mondiales et de la finance qu’il faut abolir, car c’est le retour de l’esclavage !

Pour rappel, l’Avenir en Commun propose de “cesser d’appliquer unilatéralement la directive sur le détachement de travailleurs en France : la législation nationale doit s’appliquer totalement, y compris concernant les cotisations sociales patronales et salariales”.

Pour une Europe où le travail sera payé à sa juste valeur, où la coopération entre les peuples remplacera la libre concurrence et le dumping social, votons LFI le 26 mai prochain.

Bravo au blocage du chargement des armes…

Merci aux ONG, merci aux dockers, merci aux députés et notamment à Alexis Corbière.

Dans la grande tradition du Havre, le chargement d’armes françaises – dont 8 canons de type Caesar – pour l’Arabie Saoudite a été bloqué au port. Elles étaient destinées à la guerre que l’Arabie Saoudite mène au Yemen.

Depuis 2015, le conflit au Yémen a provoqué ce que l’ONU décrit comme la pire crise humanitaire du monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé, quelque 10 000 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées et plus de 60 000 blessées dans les combats depuis cette date. Des ONG estiment que le nombre de morts est cinq fois supérieur

Hier (9 mai 2019), le groupe des députés Insoumis plaidait pour une commission d’enquête parlementaire sur «l’implication de la France» dans le conflit au Yémen.

Alexis Corbière s’exprimait notamment aux côtés du juriste canadien Daniel Turp, qui a travaillé sur la légalité des ventes d’armes, et du président de l’Association Action Sécurité Ethique Républicaines (ASER) Benoît Muracciole, qui réclame la suspension des transferts d’armes envers les pays membres de la coalition emmenée par l’Arabie saoudite, qui intervient dans la guerre au Yémen. La proposition de commission d’enquête porte notamment sur «le respect des engagements internationaux de la France au regard de son soutien aux belligérants du conflit au Yémen en termes d’autorisations d’exportations d’armes».

«La France est le 3e fournisseur d’armes à l’Arabie saoudite» et «les exportations d’armes font de notre pays une forme de complice», a estimé Alexis Corbière.

Merci encore à Alexis d’être une voix de paix face aux va-t-en guerre au service des multinationales françaises de la boucherie.

Christian Benedetti, metteur en scène, candidat LFI aux Élections européennes 2019

Question écrite n° 19422 de M. Alexis Corbière publiée le 7 mai 2019

Rubrique :politique extérieure

Titre :Implication de la France dans le conflit au Yémen

M. Alexis Corbière attire l’attention de M. le Premier ministre, suite à la saisine, le 7 mai 2018, du tribunal administratif par l’association Action sécurité éthique républicaines. Cette dernière demande au juge administratif français d’apprécier la légalité des autorisations d’exportations d’armes délivrées par les services du Premier ministre, en direction des pays engagés dans la guerre au Yémen, dont l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis. Depuis plus de quatre ans la situation ne fait qu’empirer dans ce pays où plus de 22 millions de personnes sont en situation d’urgence humanitaire. Malgré les alertes continues des Nations unies et des ONG sur les graves violations du droit international humanitaire, le Gouvernement continue d’octroyer des autorisations d’exportations d’armes vers ces pays. La note « confidentiel-défense » de la direction du renseignement militaire publiée récemment par le collectif de journalistes Disclose montre non seulement que les armes françaises sont utilisées dans ce conflit, mais que le Gouvernement a en plus connaissance de ces faits depuis au moins octobre 2018. Or la France a ratifié le traité sur le commerce des armes (TCA) des Nations unies, voté à l’Assemblée nationale le 4 décembre 2013. Son article 6 précise pourtant que les exportations d’armes sont prohibées si elles sont susceptibles de « servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, des violations graves des Conventions de Genève de 1949, des attaques dirigées contre des civils ». Il lui demande donc de dévoiler les mesures qu’il entend prendre pour que la France respecte ses engagements internationaux. Il en va de la responsabilité de l’État à garantir le bon respect des droits de l’Homme.

Au Havre, la population rejette le chargement d’armes prévu au port / PARIS NORMANDIE

Polémique :Alors que le navire saoudien « Bahri Yanbu » n’avait toujours pas atteint hier les terminaux du Havre où il devait être chargé d’armes, une manifestation a eu lieu jeudi 9 mai 2019 sur le port, pour dénoncer cette livraison française à l’Arabie saoudite.
Emmanuel Macron a dit hier « assumer » la vente d’armes françaises à l’Arabie saoudite, assurant avoir la « garantie » qu’elles « n’étaient pas utilisées contre des civils » au Yémen, alors que de nombreuses associations et des élus veulent empêcher le chargement d’armes à bord d’un cargo saoudien, au Havre (notre édition d’hier).
Hier soir, le Bahri Yanbu, en provenance d’Angleterre, n’avait pas encore gagné le port du Havre, où il devait initialement accoster mercredi, et restait en rade. « Les conditions d’accueil techniques ne sont pas là. Il ne rentrera pas au port aujourd’hui », indiquait une source portuaire.
S’appuyant sur un article du Traité sur le commerce des armes qui proscrit les transferts d’armes en cas de risque d’utilisation contre des civils, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) et Action sécurité éthique républicaines (ASER) ont déposé hier un recours en urgence au tribunal administratif de Paris, pour empêcher le départ du Havre du cargo, en direction finale de Djeddah (Arabie saoudite). Le recours devrait être examiné ce matin. « L’État français ne peut ignorer que ces armes peuvent servir à commettre des crimes de guerre au Yémen », a déclaré Joseph Breham, avocat de l’Acat, en référence à la guerre livrée au Yémen par l’Arabie saoudite et une coalition, face aux rebelles houtis, soutenus par l’Iran. Elle aurait fait plus de 60 000 morts depuis 2015. Plusieurs autres organisations comme Amnesty International ou l’Observatoire des armements sont vent debout contre ces livraisons à l’Arabie saoudite.

Faisant suite à leurs dénonciations, le député de la Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq s’était adressé à la ministre des Armées, mardi à l’Assemblée. « Non, vous ne pouvez pas garantir aux Français que les armes fabriquées dans notre pays ne sont pas utilisées pour ces horreurs », dont peuvent être victimes des civils, a-t-il lancé. Il n’a pas obtenu de réponse.
« L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont des alliés de la France. Et ce sont des alliés dans la lutte contre le terrorisme. Nous l’assumons totalement, a affirmé Emmanuel Macron. Il y a un comité qui gère ces exports, sous l’autorité du Premier ministre […] où nous demandons la garantie que ces armes ne puissent pas être utilisées contre des civils ».
S’il n’a pas précisé la nature des armes à charger au Havre, le site d’investigation Disclose a avancé qu’il s’agirait de «huit canons de type Caesar»
Hier, à 18 heures, s’est tenue une manifestation contre ce chargement d’armes, à l’appel du Mouvement de la paix et de la Ligue des droits de l’Homme, sur un terre-plein du port du Havre, à quelques centaines de mètres du quai de l’Europe. Là où le Bahri Yanbu devait accoster. Parmi quelque 140 personnes, de nombreuses organisations, élus et étudiants, étaient présentes. « Nous demandons à la France d’abandonner ces transferts d’armes », a clamé Marie-Claire Jegaden, présidente du comité du Havre du Mouvement de la paix. « L’urgence, c’est que ces armes ne soient pas livrées », a répété Jean-Paul Lecoq, qui réclame plus de pouvoir au parlement sur la question des ventes d’armes.

Des syndicalistes de 36 pays soutiennent Marina Mesure, candidate insoumise aux élections européennes

 

Dans À la une, A la Une – Européennes 2019, Actualités, Marina Mesure

Des syndicalistes de 36 pays ont tenu à soutenir la candidature de Marina Mesure, présente en position éligible sur la liste France insoumise pour les élections européennes. Avant la forte mobilisation syndicale attendue ce 1er mai, ils ont réaffirmé leur attachement au combat porté par la candidate pour « la primauté des droits humains (le travail décent, la santé et la sécurité au travail, l’accès à l’emploi, etc.) sur les considérations économiques et financières ! ».

Marina Mesure, syndicaliste européenne, sera présente à Marseille ce mercredi 1er mai aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, Manon Aubry et d’autres candidat·e·s pour la fête des travailleur·se·s.

« Syndicalistes de différents pays et de différents secteurs professionnels, nous soutenons la candidature de Marina Mesure aux élections européennes du 26 mai 2019. Dans les 10 dernières années, nous avons mené à ses côtés de nombreuses luttes pour défendre les droits humains, sociaux et environnementaux en Europe et dans le monde. Nous savons qu’elle les portera comme députée européenne.

Partout en Europe, les réformes du marché du travail se succèdent. Des gouvernements libéraux ou d’extrême droite mènent une même politique : ordonnances Pénicaud en France, journée de 12 h en Autriche, « Job Act » en Italie, disparition des cotisations patronales en Roumanie… Le Code du travail est la cible commune de tous ces régimes.

Face à cela, le mouvement syndical européen se mobilise en combattant la précarisation de l’emploi et la mise en concurrence des salariés, dans chaque entreprise et entre chaque pays. Nous avons organisé de nombreuses actions devant la Commission européenne sous le même slogan « STOP au Dumping Social », repris dans nos usines, sur nos chantiers, dans nos champs et dans nos entreprises. Face à l’inaction des institutions européennes et de nos gouvernements respectifs, nous avons créé aux côtés de Marina des réseaux syndicaux en Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal et Roumanie, afin de lutter contre la fraude patronale (notamment sur le détachement des travailleurs) et informer les salariés de leurs droits. Nous avons été de tous les combats pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, pour les droits des travailleurs migrants, pour l’interdiction des contrats précaires, pour une formation professionnelle librement choisie, pour l’augmentation des salaires et l’accès à de meilleures conditions de vie.

Plusieurs de nos combats ont dépassé le cadre européen. Ainsi, nous avons combattu les accords de libre-échange qui mettent en péril nos services publics et notre environnement, comme le TAFTA ou le CETA, en menant des journées de mobilisation transatlantiques. Mêmes périls, même résistance !

Face à l’irresponsabilité de certaines organisations internationales, nous avons aussi mené aux côtés de Marina des actions « Carton Rouge à la FIFA » devant le siège des Nations Unies, refusant l’attribution de grands événements sportifs à des pays comme le Qatar où 1400 travailleurs migrants sont morts pour construire les infrastructures de la Coupe du Monde de Football 2022. Au Népal, en Inde et aux Philippines, nous avons lutté ensemble pour faire reculer le gouvernement qatari sur la confiscation des passeports des travailleurs migrants. Plusieurs victoires aussi, en sa compagnie, contre des multinationales qui utilisent la sous-traitance pour exploiter les salariés : gain de cause pour plus de 20 salariés détachés espagnols sous-traitants de Bouygues après 1 mois de grève, pour 14 salariés détachés roumains sous-traitants d’une filiale d’EDF après 6 mois de mobilisation pour non-paiement des salaires, et plus d’une cinquantaine de victoires similaires en Europe contre la fraude sociale et fiscale. Nous avons également conduit des mobilisations internationales contre les fusions de grands groupes qui se font au détriment des droits des salariés, comme chez LafargeHolcim.

Chacune, chacun dans notre pays, et tous ensemble au niveau international, nous revendiquons la primauté des droits humains (le travail décent, la santé et la sécurité au travail, l’accès à l’emploi, etc.) sur les considérations économiques et financières !

À travers la candidature de Marina Mesure, nous soutenons les luttes syndicales européennes et internationales. Nous leur permettons d’accéder, enfin, au Parlement européen. Contre la loi des multinationales, élisons une eurodéputée qui place les droits humains, sociaux et environnementaux au-dessus de tout ! »

Signataires : 

Flutura Lamçe, syndicaliste de SPPNSHPSH (Independent Trade Union of Construction Workers and Public Service of Albania), Albanie
Michael Wögerer, syndicaliste Austrian Trade Union Federation (ÖGB), Autriche
Pierre Cuppens, secrétaire général du syndicat CSC BIE, Belgique
Patrick Vandenbergue, président du syndicat CSC BIE, Belgique
Denilson Pestana, président du syndicat STICM Londrina, Brésil,
Reinaldim Barboza Pereira, président du syndicat FETRACONSPAR Paraná, Brésil
Josemar Bernardes, président du syndicat FSCM CUT Sao Paulo, Brésil
Gelson Santana, président du syndicat STICC Porto Alegre, Brésil
Amilton Mendes, Political Coordinator du SINTICOM Campinas, Brésil
Raimundo Suzart, président du syndicat Sindicato Químicos ABC, Brésil
Yordan Yordanov, syndicaliste FCIW Podkrepa, Bulgarie
Tsvetelina Ivanova, présidente du syndicat FITUC, Bulgarie
Tsvetelina Bikarska, vice-présidente du syndicat FITUC, Bulgarie
Vasil Mihalkov, vice-président FITUC, Bulgarie
Hristina Dimova, syndicaliste du syndicat FITUC, Bulgarie
Ivan Dimitrov, syndicaliste du syndicat FITUC, Bulgarie
Gergana Stavrova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Rumen Paunov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Dari Cekov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Mariya Damyanova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Temenuzhka Nikolova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Lilyana Domuschieva, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Emil Dragomirov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Daniela Haralampieva, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Boris Stoychev, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Ventzislav Vasilev, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Alexis Zoma, Syndicat National des Travailleurs (es) du Bâtiment et Bois (SNTBB), Burkina Faso
Nabyouré Constant Michel Bruno, FTBBT, Burkina Faso
Sok Kin, Président du syndicat Building and Wood Workers Trade Union Federation of Cambodia, Cambodge
Jorge Hernández, secrétaire général de FETRACOMA, Chili
Domagoj Ferdebar, syndicaliste Sindikat graditeljstva Hrvatske, Croatie
GTUBWW General trade union for building and wood workers, Égypte
Jesús Antonio Fernández Béjar, Coordinador de Internacional y Cooperación du syndicat CC OO construccion y servicios, Espagne
Paloma Vázquez Laserna, Secretaría Participación Institucional y Sostenibilidad du syndicat CC OO construcción y servicios, Espagne
Mª Angeles Romero, syndicaliste CC OO Construcción y servicios, Espagne
Claude Mesure, syndicaliste retraité CGT énergie, France
Bernard Filippi, syndicaliste CGT des cadres de la Ville de Marseille, France
Marielle Jappiot, syndicaliste de SUD Recherche, France
Agnès Saunier, syndicaliste CGT éducation, France
Sylvie Knockaert, syndicaliste CGT Caisse d’Épargne PAC, France
Luc Talassinos, syndicaliste CGT, France
Sandra de Marans, syndicaliste CGT éducation, France
Virginie Gressins, syndicaliste CGT santé France
Dominique Guimonet, syndicaliste FNSCBA CGT France
Claire Bletterie, syndicaliste SNUDI FO 13, France
Franck Reinhold von Essen, syndicaliste FNSCBA CGT, France
Chantal Boller Langlais, syndicaliste CGT service public, France
JP Avier Simonetti, syndicaliste CGT branche banque et assurance groupe BPCEIT, France
Pascale Mesure, syndicaliste CGT des cadres de la Ville de Marseille, France
Catherine Roubaud, syndicaliste CGT Caisse d’Épargne, France
Léon Mebiame, UTB TP BSP, Gabon
Gyula Pallagi, Président Fédération des Syndicats du Bâtiment, du Bois et des Matériaux de Construction de la Hongrie
Ponkumar Ponnuswamy, Président du syndicat Thamizhaga Kattida Thozhilalargal Mathiya Sangam (TKTMS), Tamil Nadu State, Inde
R. Karnan, Président du syndicat Indian National Rural Labour Federation (INRLF), Tamil Nadu State, Inde
Sitaram Saini, Président du syndicat All Himachal PWD & IPH Contractual Workers Union (AHPWDIPHCWU), Himachal Pradesh State, Inde
Subhash Bhatnagar, secrétaire du Nirman Mazdoor Panchayat Sangam (NMPS), Delhi, Inde
Jogendranath Tripathy, Secrétaire Général, Orissa Kendupatra Karmchari Sangha (OKKS) & président d’Orissa Nirman Mazdoor Sabha (ONMS), Odisha State & vice-président de Hind Mazdoor Sabha (HMS), Inde
K.P. Thampi Kannadan, président du syndicat Kerala Kettida Nirmana Thozhilali Congress (KKNTC), Inde
Kulwant Kaur, Chairperson, National Women’s Committee-Indian Affiliates Council and Secretary, Bhatha Mazdoor Sabha (BMS), Punjab State, Inde
R.C. Khuntia, président de l’Indian National Building Construction and Wood Workers Federation – INBCWWF, Odisha State and Chair, Inde
Chandra Prakash Singh, président du syndicat Construction Labour Union (CLU), Bihar State and State President, INTUC, Inde
Tularam Sharma, président d’Uttar Pradesh Grameen Mazdoor Sangathan (UPGMS), Uttar Pradesh State, Inde
Manali Shah, vice-présidente, Self Employed Women’s Association (SEWA), Gujarat State, Inde
Khamid Istakhori, secrétaire général du syndicat SERBUK, Indonésie
Mercedes Landolfi, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Antonio Panucci, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Serena Morello, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Romano Baldo, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Ermira Behri, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Gianni Fiorucci, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Antonio Di Franco, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Graziano Gorla, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Ezio Giorgi, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Marco Benati, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Elena Manuela Paraschivoiu, syndicaliste FILLEA CGIL Roma e Lazio, Italie
Franco Turri, secrétaire général Filca Cisl Nazionale, Italie
Claudio Sottile, responsable de l’International Filca Cisl nazionale, Italie
Collin Virgo, syndicaliste BITU, Jamaïque
Mahmoud Salem Al heyari, président de la General Union of Construction Workers in Jordan, Deputy Secretary General of the Arab Professional Union for Construction Workers, Jordanie
Rajabu Mwondi, Secrétaire général du syndicat KUPRIPUPA, Kenya
Wafula Musamia, Secrétaire général du syndicat Kenya Quarry and Mine Workers Union, Kenya
Francis Murage, Kenya Building, Construction, Timber & Furniture Industries employees union, Kenya
Network Construction Unions in Lebanon, Liban
Antoun, Syndicats des employés et ouvriers Holcim-Lafarge, Liban
Samuel Devadasan, Chairperson and Executive Secretary, Malayan Technical Services Union, Malaisie
Engrit Siew, Secrétaire Général du syndicat Sabah Timber Industry Employees Union, Malaisie
Fatimah Mohamad, Council Member, Union of Forest Employees Union of Sarawak, Malaisie
Nor Azlan Yacob, secrétaire général du syndicat Timber Employees Union Peninsular Malaysia, Malaisie
UMT Maroc
Justina Jonas, MANWU – Metal & Allied Namibian Workers’ Union, Namibie
Binod Shrestha, Président du syndicat GEFONT, Népal
Naranath Luitel, Présidente du syndicat CUPPEC, Népal
Jhapat Bahadur Gurung, Président du syndicat Construction and Allied Workers Union in Nepal (CAWUN), Népal
Uganda Building Construction, Civil Engineering, Cement & Allied Workers Union, Ouganda
Saul Méndez, secrétaire général du syndicat SUNTRACS, Panama
Mary Jane Vargas, syndicaliste Women Workers in the Construction Industry, Philippines
Santiago Nolla, Secrétaire général du syndicat National Union of Building and Construction Workers (NUBCW), Philippines
Pedro Jorge, syndicaliste CGTP, Portugal
Syndicat Trade Union of Civil Engineering, Industry and Planning – SGIP, République de Macédoine
Gheorghe Balaceanu, syndicaliste FGS Familia, Roumanie
Ramona Veleanu, syndicaliste FGS Familia, Roumanie
Habyarimana Evariste, secrétaire général du syndicat STECOMA, Rwanda
Snezana Karamarkovic, syndicaliste Autonomous Trade Union of Road Maintenance Workers, Serbie
Boonsom Tawijit, Chairperson du syndicat Building and Wood Workers Industrial Council of Thailand, Thaïlande
FGBB UGTT, Tunisie
Vasyl Andreyev syndicaliste, Ukraine

Manon répond à l’Aube insoumise…

A l’occasion de sa venue à Saint-André les Vergers, Manon Aubry a répondu aux interrogations qui pouvaient être les nôtres, ici dans le département, sur les enjeux de l’élection européenne.

 

Stop à l’impunité des multinationales !

Une coalition de plus de 150 organisations de 16 pays européens rend publique ce mardi 22 janvier une pétition pan-européenne demandant aux dirigeants européens de mettre fin au système de justice d’exception dont bénéficient les entreprises multinationales et d’introduire des régulations contraignantes pour qu’elles respectent les droits humains et l’environnement.

Cliquez sur l’image pour aller sur la page de la pétition !

Les gilets jaunes contre la loi travail !

C’est en Hongrie, pays de Viktor Orban, grand ami de Marine Le Pen.

“Des milliers de Hongrois ont manifesté ce samedi 5 janvier 2019 à Budapest pour protester contre la réforme travail du premier ministre Viktor Orban.

Les manifestants, appelés par les syndicats et les partis politiques d’opposition, ont occupé les rues de la capitale, Budapest, pour exprimer leur refus d’une loi qui impose aux salariés des centaines d’heures supplémentaires à l’année.

La mesure est qualifiée par ses détracteurs de “loi de l’esclavage” et est considérée comme une mesure autoritaire du premier ministre. Les manifestants ont appelé à la grève nationale pour s’opposer à la modification du code du travail.

La nouvelle loi, dont l’effet pourrait être que les employés puissent se voir obligés de travailler 400 heures supplémentaires par an, a été approuvée le mois passé par le Parlement hongrois.”

Source : 

Comme quoi les fausses solutions de la droite extrême ne sont qu’une façon de plus de soumettre les travailleurs à la loi du profit ! Et pour ce qui est de l’autoritarisme méprisant…