Manon répond à l’Aube insoumise…

A l’occasion de sa venue à Saint-André les Vergers, Manon Aubry a répondu aux interrogations qui pouvaient être les nôtres, ici dans le département, sur les enjeux de l’élection européenne.

 

Stop à l’impunité des multinationales !

Une coalition de plus de 150 organisations de 16 pays européens rend publique ce mardi 22 janvier une pétition pan-européenne demandant aux dirigeants européens de mettre fin au système de justice d’exception dont bénéficient les entreprises multinationales et d’introduire des régulations contraignantes pour qu’elles respectent les droits humains et l’environnement.

Cliquez sur l’image pour aller sur la page de la pétition !

Les gilets jaunes contre la loi travail !

C’est en Hongrie, pays de Viktor Orban, grand ami de Marine Le Pen.

“Des milliers de Hongrois ont manifesté ce samedi 5 janvier 2019 à Budapest pour protester contre la réforme travail du premier ministre Viktor Orban.

Les manifestants, appelés par les syndicats et les partis politiques d’opposition, ont occupé les rues de la capitale, Budapest, pour exprimer leur refus d’une loi qui impose aux salariés des centaines d’heures supplémentaires à l’année.

La mesure est qualifiée par ses détracteurs de “loi de l’esclavage” et est considérée comme une mesure autoritaire du premier ministre. Les manifestants ont appelé à la grève nationale pour s’opposer à la modification du code du travail.

La nouvelle loi, dont l’effet pourrait être que les employés puissent se voir obligés de travailler 400 heures supplémentaires par an, a été approuvée le mois passé par le Parlement hongrois.”

Source : 

Comme quoi les fausses solutions de la droite extrême ne sont qu’une façon de plus de soumettre les travailleurs à la loi du profit ! Et pour ce qui est de l’autoritarisme méprisant…

Des gilets jaunes en protestation contre la dictature !

Plus peut-être encore qu’à la grande révolution de 1789; le mouvement des gilets jaunes fait penser à la fièvre révolutionnaire qui s’empare de toute l’Europe en 1848…

La preuve dans de nombreux pays, à commencer par la Serbie où la population se bat contre un autocrate soutenu par les capitales occidentales, dans le même état d’aveuglement que celui qui a conduit à la catastrophe que l’on ne peut déjà pas décemment oublier.

Dans une Serbie qui compte sept millions d’habitants, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Belgrade pour la quatrième semaine consécutive afin de protester contre la manière dont l’actuel président serbe exerce sa politique

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le gouvernement et son dirigeant de facto, le président du pays, Aleksandar Vucic. Le mouvement d’opposition, appelé « Protester contre la dictature », appelle à une réforme électorale et à la liberté des médias, il s’oppose à un gouvernement de plus en plus autoritaire.

« Je soutiens ces personnes, mon peuple, mon pays, contre la dictature et la violence perpétrées par ce gouvernement », a déclaré l’un des manifestants, Daliber Kocic.

« Tout est faux. Les médias n’ont aucune liberté, il n’y a pas de liberté pour les journalistes », a déclaré une manifestante, Natasa Vranic.

Mardi, Boško Obradović, le chef du parti de droite souverainiste Dveri, a revêtu un gilet jaune au Parlement serbe pour protester contre la hausse du prix des carburants et les attaques répétées du pouvoir d’Aleksandar Vučić envers l’opposition. Il a appelé à une manifestation samedi à Belgrade. L’opposition citoyenne et les mouvements de gauche appellent aussi à manifester.

Les manifestations ont été déclenchées par la violente attaque contre un opposant politique dans une petite ville du centre de la Serbie, fin novembre. Elles ont aussi été alimentées par le ras le bol fiscal.

Il y a une semaine, le 22.12.2018, on estimait qu’entre 35 à 40000 personnes étaient descendues dans la rue. Cette fois, leur nombre est passé à 50000, selon les médias locaux.

Le président Vucic a nié toutes les accusations qui l’impliquaient dans une attaque contre l’homme politique qui était à l’origine des manifestations. Il a également déclaré qu’il était prêt à se rendre aux urnes, et que même si cinq millions de personnes manifestaient, il ne répondrait pas aux demandes du mouvement de contestation et de l’opposition.

Dans l’Europe de l’intolérance, on compte beaucoup de prétendants au trône !

Un constat d’autant plus alarmant quand on lit, dans le Courrier des Balkans, cet interview du sociologue Jovo Bakić :

C.d.B. : Le slogan des manifestations de samedi 29 décembre, c’est « jusqu’au bout ». Le régime d’Aleksandar Vučić peut-il tomber alors que les capitales occidentales continuent à le soutenir ?

J.B. : Les puissances occidentales ont peur que ces manifestations gâchent tout alors qu’elles croient être tout près d’un règlement du problème avec le Kosovo dont Aleksandar Vučić est aujourd’hui le garant. Ils savent que c’est un autocrate, qu’il étouffe les médias, tout cela les gêne bien un peu, mais ils s’attendent à ce qu’il honore sa promesse concernant le Kosovo et achève le processus de « normalisation ». C’est une vision court-termiste, la même vision court-termiste qu’en 1996, quand les pays occidentaux n’ont pas soutenu les milliers de personnes qui ont manifesté contre le régime de Slobodan Milošević pendant trois mois, parce qu’il était considéré comme le « garant » des accords de paix de Dayton. Et ce sera comme ça tant que les capitales occidentales ne seront pas forcées de se rendre compte de l’importance des manifestations, tant qu’elles n’auront pas compris que leur si chère « stabilité » peut s’écrouler d’un seul coup.

Plus que jamais, l’avenir de la paix, c’est la paix entre des nations contrôlées démocratiquement par leurs peuples !

 

 

Une députée espagnole dénonce la connivence entre les laboratoires pharmaceutiques et certains partis politiques

Ce n’est pas chez vous que l’on verrait ça !!!!

Cet article issu de Pressenza nous. montre bien que le combat contre les monstres pharmaceutiques est une nécessité qui s’impose à tous les peuples d’Europe !

(Crédit image : Barcelona En Comú – El canvi no s´atura, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=44703404)

« Bonjour. Je suis députée et j’ai besoin d’aide. » Avec ce titre, la députée du parlement espagnol Marta Sibina a dénoncé la complicité entre les compagnies pharmaceutiques et les grands partis. Ceux-ci permettent aux compagnies pharmaceutiques de prendre des gros bénéfices au détriment du système de santé publique.

La députée Marta Sibina, membre du parlement espagnol pour En Comú Podem, infirmière et militante de longue date pour la défense de la santé publique, a dénoncé le scandale de ce qu’elle a appelé « le vol des compagnies pharmaceutiques dans notre système de santé, avec la complicité du PP [N.d.T. Parti populaire, est un parti politique libéral-conservateur] et du PSOE [N.d.T.  Parti socialiste ouvrier espagnol, parti politique de centre gauche social-démocrate] ».

Elle l’a fait par le biais d’une vidéo intitulée « Bonjour, je suis député et j’ai besoin d’aide », dans laquelle il explique clairement et simplement comment un médicament coûte beaucoup plus cher en Espagne qu’en Allemagne, par exemple, parce que cela est autorisé par les partis qui ont gouverné en Espagne. Elle demande du soutien pour diffuser la vidéo, en espérant que lorsque son contenu sera connu par des millions de personnes, le PSOE – parti de gouvernement – décidera au Congrès des députés de confronter les entreprises pharmaceutiques.

 

Pour les non-hispanophones, la transcription de la vidéo :

“Bonjour, je m’appelle Marta Sibina, je suis infirmière, je suis députée dans le parlement et j’enregistre cette vidéo parce que j’ai besoin d’aide pour découvrir un scandale dont personne ne veut parler : le vol par d’entreprises pharmaceutiques, dans notre système de santé, avec la complicité du PP et du PSOE.

Il y a plus d’un an, en tant que députée, membre de la Commission de santé du Congrès, j’ai réussi à obtenir qu’une sous-commission s’occupe de cette question. Mais d’abord le PP et maintenant le PSOE l’ont bloqué. Face à ce pacte de silence fait avec la complicité des médias, appartenant à la banque, la seule arme qui me reste est d’enregistrer cette vidéo dans l’espoir qu’elle soit diffusée au maximum de personnes.

Commençons par quelques données, il y a quelques mois, j’ai posé la question suivante au gouvernement : Pourquoi la santé publique espagnole paie-t-elle à la compagnie pharmaceutique Roche 597 € pour chaque unité d’un médicament appelé herceptin [N.d.T. pour traiter les patients adultes atteints du cancer du sein], quand au Royaume-Uni, ce sont 478 € qui sont payés pour ce médicament ? Pourquoi l’Espagne paye 119 € de plus par unité ? Ils ne m’ont pas répondu.

J’ai également demandé : Pourquoi le système de santé publique espagnol paie-t-il 1273 € pour chaque unité d’un médicament appelé avastin ? [N.d.E. pour le traitement du cancer rectal et du côlon métastatique], alors qu’au Royaume-Uni, 894 € sont payés pour le même médicament ? Pourquoi en Espagne nous payons 380 € de plus par unité ? le gouvernement n’a pas répondu non plus.

Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres. Que se passe-t-il ? Ce qui se passe, c’est de la fixation des prix et c’est un scandale.

Pendant des années, on nous a dit que les médicaments coûtaient cher parce que les compagnies pharmaceutiques investissent beaucoup d’argent dans la recherche et qu’elles doivent le récupérer, mais il faut le dire clairement : c’est un mensonge. Divers rapports de la Commission européenne ont révélé que le fait de payer pour la recherche est une fraude. Comme la recherche ne représente que 16% du prix, cela signifie que les compagnies pharmaceutiques nous demandent beaucoup plus que la valeur réelle des médicaments, mais le pire est que c’est possible parce que les gouvernements n’osent pas arrêter ces compagnies. En 2016, le directeur général des pharmacies du Système national de santé a été très clair : nous ne savons pas ce que coûtent les médicaments qu’elles nous vendent. Nous ignorons totalement le coût de ce que nous achetons, c’est-à-dire, que nous achetons pour des millions d’euros de médicaments, sans que nous sachions combien ils coûtent réellement. C’est comme si on vous attribuait la construction d’un ouvrage public sans savoir quel est le prix de revient réel de l’ouvrage et tout cela est illégal. C’est ce qui se passe avec les médicaments.

Dans son rapport Médicaments : Droit humain ou négoce ? l’expert en santé publique et politiques de santé, Fernando Lamata, parle aussi très clairement : dans d’autres secteurs industriels, les coûts des matériaux, les dépenses financières et une marge bénéficiaire raisonnable sont pris en compte. Mais en aucun cas ils est payé un 1000% des coûts. Parce que cela serait considéré comme un détournement de fonds publics. C’est ce qui se passe avec les médicaments. Et ce n’est pas tout, ces dernières années, les compagnies pharmaceutiques ont utilisé un argument encore plus scandaleux : elles disent qu’il faut payer pour la valeur du médicament, c’est-à-dire : pas pour ce qu’il coûte, mais pour ce qu’il fait épargner. Pour nous comprendre, c’est comme si un fabricant de feux de signalisation voulait faire payer le nombre de vies sauvées par ses feux de signalisation, au lieu de faire payer ce qui vaut la fabrication d’un feu de signalisation. Et nous en arrivons à une question fondamentale dont personne ne veut parler : si un fabricant de feux de signalisation voulait faire payer les vies qu’il sauve, il serait très facile de trouver un autre fabricant et c’est tout. Mais les produits pharmaceutiques sont protégés par des brevets, et c’est pourquoi nous ne pouvons pas chercher un autre fabricant. Et c’est là que commence le chantage auquel les gouvernements cèdent. En 2016, le groupe d’experts en santé de la Commission européenne a été absolument clair : le monopole accordé par le système des brevets est utilisé pour obtenir le maximum prix possible, qui peut aller bien au-delà des coûts de R&D [N.d.T. Recherche et Développement] et un profit raisonnable.

Le chantage fonctionne comme ceci : le brevet sert, nous dit-on, à récupérer l’investissement de la recherche, mais en profitant du brevet, qui est accordé par les gouvernements, les entreprises non seulement font payer la recherche, mais aussi mettent le prix qu’elles veulent.

Un cadre supérieur de la société pharmaceutique Gilead a reconnu que pour mettre le prix des médicaments, le prix de revient et le coût de la recherche n’ont pas d’importance. « Nous demandons tout ce que le client peut payer », dit-il. Pouvez-vous imaginer que les infirmières, les docteuresses et toutes les travailleuses du système de santé publique aimeraient être payées pour les vies qu’elles sauvent ? Ça ne viendrait à l’esprit de personne, n’est-ce pas ? Par contre, les compagnies pharmaceutiques le font. Et le gouvernement le permet. Si les travailleurs de la santé font la grève, le gouvernement dit qu’il n’y a pas d’argent. Si les retraités se plaignent du montant du ticket modérateur, le gouvernement dit qu’il n’y a pas d’argent. Le PSOE nous dit, dans son budget, qu’il réduira progressivement, petit à petit, le ticket modérateur. Mais cette année, comme chaque année, les compagnies pharmaceutiques vont faire du chantage au gouvernement, et le gouvernement va obéir et payer. Ainsi, alors que les compagnies pharmaceutiques font des milliards de dollars de profits, les coffres de la santé publique seront vidés. Le gouvernement doit choisir, ou continuer à céder au chantage des produits pharmaceutiques ou les arrêter.

Comme je l’ai dit au début, le PP et le PSOE bloquent depuis plus d’un an une sous-commission pour s’occuper de cette question. En tant que députée, je continuerai à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour tenter de mettre un terme à ce braquage, mais je suis sûre, à cent pour cent, que je ne pourrai rien faire du tout si les gens sont toujours dans l’ignorance de ce scandale. Si cette vidéo est vue par quelques personnes, l’industrie et le gouvernement vont se taire, comme ils le font depuis des décennies. Les médias, entre les mains de la banque, ne le diront pas non plus. Ils gagnent des millions aussi, grâce à ce scandale. D’un autre côté, si cette vidéo parvient à des millions de personnes, la machinerie éteinte par l’industrie va se remettre à fonctionner et dire que tout ce que j’explique n’est que mensonge.

Eh bien, discutons-en au Congrès ! Ils y ont acheté quelques sièges, mais pas tous. Le PSOE doit choisir. Soit il continue à étouffer ce scandale, soit il a le courage d’arrêter les compagnies pharmaceutiques. Faites passer le message.”

L’article original est sur 

Journée internationale des migrants

Clic sur l’image pour accéder à la page officielle de la Journée internationale des migrants

A l’initiative du MRAP, de la Ligue des droits de l’Homme, de la Cimade, de la CGT, du collectif de veille et d’autres, dans le cadre de la journée des Migrant

 

Rassemblement à Troyes

18 décembre 18h

devant la préfecture

Témoignages, prises de parole, suivi d’un temps d’échange et de débat

Info :

Nous, Collectifs de Sans-papiers et Migrant.e.s, Syndicats, Associations et Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements dans tout le pays le 18 décembre à 18h à l’occasion de la Journée Internationale des Migrant.e.s.

Nous marcherons toutes et tous ensemble, contre la montée des nationalismes, des racismes et des fascismes qui s’étendent sur l’Europe et le monde.

Nous marcherons aux flambeaux en mémoire des dizaines de milliers de femmes, hommes et enfants mort.e.s sur les routes de la migration victimes des frontières et des politiques anti-migratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.

Nous marcherons pour en finir avec ces mort.e.s, pour la liberté de circulation et la fermeture des centres de rétention.

Nous marcherons contre l’idée que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits.

Nous marcherons pour la ratification par la France de la « convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée par l’ONU le 18 décembre 1990 et qui vise à garantir l’égalité de traitement entre travailleurs français et immigrés.

C’est la précarisation générale, la remise en cause des acquis sociaux par les politiques d’austérité menées par nos gouvernants qui nourrissent les sentiments de mal-être et de repli sur soi dans la population. C’est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure et égalitaire.

> Manifestation à Paris à République : https://www.facebook.com/events/203005990596271/

> Autres manifestations  : https://www.facebook.com/pg/18decembre/events/?ref=page_internal

> PREMIERS SIGNATAIRES :

CESP Paris1, CISPM, CSP 17-St Just, CSP59, CSP75, CSP92, CSP93, CSP95, CSP de Livry Gargan, CSP Paris 20, Collectif Schaeffer Aubervilliers, CTSP Vitry, Droits Devant !!, Intégration 21,

CGT, CNT, CNT-SO, Emancipation tendance intersyndicale, FSU, SAF, Syndicat de la Magistrature, Syndicat de la Médecine Générale, UEKF, UNEF Paris1, Union syndicale Solidaires,

100 pour 1 Vienne, Accueil de merde, Accueil des réfugiés dans le Cap, Act For Ref, ActUp-Paris, AC !, Ah Bienvenus Clandestins !, Alternatives et Autogestion 06, AIDES, Artisans du monde 06, Asil accueil 88, Assemblée des blessé-e-s, Association Bread and Roses, Association “Chemins Pluriels”, ACORT, ACTIT, Association collégiale l’Aubière (35), ADN, ADTF, AFAPREDESA, AFD International, AFJD, AID, ALIFSI, AMDH-Paris /IDF, AMF, AIDDA, Association Jarez Solidarités, Association Kolone, Anafé, Amnesty international Nimes, Association Pour la Paix en Syrie, APICED, ASEFRR, ASIAD, Association Stop Précarité, ATF, ATMF, ATTAC, Association Unjourlapaix, Auber sans la peur, Autremonde, Bagagérue, CMCAS Pays de Savoie, Centre d’Information Inter-Peuples, CRID, Cercle de silence d’Hazebrouck, Cercle Louis Guilloux, CIMADE, Citoyens solidaires 06, Collectif 20eme Solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, Collectif Accueil Migrants Valfleury, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif aide aux réfugiés d’Epone et alentours, Collectif 3 C, Collectif Chabatz d’Entrar, Collectif citoyen Bevera, Collectif Faty Koumba, Collectif Fontenay diversité, Collectif inter-associatif du Livre Noir de St Denis, Collectif Justice & Libertés 67, Collectif Justice et Vérité pour Babacar, CIVCR 94, Collectif JUJIE, Collectif Les Voisins Solidaires de Versailles, Collectif Loire « Pour que personne ne dorme à la rue », Collectif migrants 44, Collectif Migrants 47, Collectif Migrants 83, Collectif Migrants Isère, Collectif migrants bienvenue 34, Collectif Mosellan de Lutte contre la Misère, Collectif Outils du soin, Collectif poitevin « D’ailleurs Nous Sommes d’Ici », Collectif pour l’avenir des foyers, Collectif pour l’égalité des droits-rive droite 33, Collectif réfugiés du Vaucluse, Collectif respect des droits des étrangers – solidarité migrants Pau, Collectif Romeurope du Val Maubuée, Collectif Rosa Parks, Collectif Sarthois “Pour une Terre plus Humaine”, Collectif Solidarité Migrant-es Paris Centre, Collectif Sorbonne Sans Frontières, Collectif de soutien aux migrants de Bégard, Collectif de soutien migrants Nantes, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es, Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor, Collectif Urgence Welcome de Mulhouse, Collectif Vérité et Justice pour Lamine Dieng, Collectif Vigilance pour les Droits des Etrangers 12ème, Comité d’Accueil 72, Comité Adama, CADTM, CCFD -Terre solidaire 93, CDKF, Comegas, Comité de Soutien aux Migrants du Goelo, CRLDHT, Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants, D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 67, DTC, Des Lits Solidaires du Havre, DIEM25, DAL, DIEL, Ecole THOT, Éducation.World 86, EGM 58, EGM de Blois, Emmaüs International, Emmaüs France, FASTI, FCPE Nice, FEP, FETAF, FTCR, Femmes en Lutte 93, Flandre Terre Solidaire, Fondation Frantz Fanon, Football Club Phenix de Versailles, FAL, Fraternité Douarnenez, FUIQP, Grèce France Résistance, GISTI, Habitat et Citoyenneté, ICARE 05, Identité plurielle, Infléchir, IPAM-Cedetim, La Boussole 02, La cabane juridique, LCD, L’Auberge des Migrants, Le Mouvement de la Paix, Le paria, LDH, Maghrébines sans frontières, MAN, MDS, MDDM, MRAP, Organisation de Femmes Egalité, Paris d’Exil, Planning familial 06, Planning familial de Paris, Réseau AMY, Réseau Chrétien-Immigrés, RESF, REMCC, RESOME, Réseau Euromed France, Réseau européen pour une santé mentale démocratique, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Réseau IDD, Réseau RITIMO, RUSF Paris1, RUSF Paris 8, Romans International, Roya citoyenne, SOS Racisme de la Vienne, Survie, Système B, TADAMOON, Terre des Hommes France, Tous Citoyens !, Tous Migrants, TPC Maison Solidaire, Unaterra74, UJFP, United Migrants, UNRPA Paris, UTAC, Un Toit C’est Tout, Utopia56, Vallées solidaires 06, Vies Volées, Voix des Migrants, Welcome Poitiers, WISE, Yvelines Entraide, ZSP18,

Instants Vidéo Numériques et Poétiques, Revue A, Revue Vacarme

AL, Ecologie Sociale, Ensemble, EELV, FA, Génération.s, Mouvement ECOLO, NPA, PCF, PCOF, PG, PIR, Réfugiés-Migrants FI 35, SKB, Unité Populaire Paris, UPC-MANIDEM

JLM : “Nous sommes les dindons de la farce!”

“La France doit jouer un rôle constructeur. Elle ne doit pas accompagner la débandade”

Intervention de Jean-Luc Mélenchon sur l’Union européenne à l’Assemblée nationale le 22 octobre 2018. Il a expliqué que l’Europe risquait désormais l’explosion après le Brexit et a dit que la France devait «jouer un rôle constructeur». Il a rappelé que l’Europe avait été construite pour la paix, pour le progrès social et pour l’écologie mais qu’aujourd’hui elle agissait contre ces trois idéaux. Jean-Luc Mélenchon a également parlé de la contribution de la France au budget de l’Union européenne : 9 milliards d’euros par an. Il a expliqué que nous payions pour le rabais britannique et pour le rabais sur le rabais de l’Allemagne. Il a aussi dit pourquoi le budget européen était mal géré entre les impayés et la coûteuse bureaucratie des institutions de l’Union. Enfin, il a appelé à mettre en place une conférence sur les dettes souveraines ainsi que sur les frontières et a dit qu’il fallait de la coopération plutôt que de la compétition.

JEFTA : interpellez vos eurodéputé·e·s maintenant !

Nous relayons ci-dessous un appel urgent du collectif Stop-TAFTA concernant le traité de libre échange UE-Jaoin, le JEFTA.

Démarrées en 2012, les négociations avec le Japon sont restées opaques jusqu’à leurs conclusions en septembre 2017. Un an plus tard, l’Accord de commerce entre le Japon et l’Union européenne (JEFTA) a été approuvé par le Conseil européen. Il doit être soumis à la ratification du Parlement européen entre le 11 et le 13 décembre prochain.

Or, seul le Parlement européen votera pour ou contre cet accord : à l’inverse du CETA, le JEFTA ne contient pas de partie sur les tribunaux d’arbitrages, les Parlements nationaux ne sont donc pas consultés. L’Union européenne négocie un autre accord en parallèle pour étendre les droits des investisseurs et l’instauration d’un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États.

Alors que la Commission européenne justifie ce traité au nom de la croissance, espérant un gain de 0,76 % de PIB par an, une étude commanditée par le Gouvernement allemand prévoit quant à elle une croissance de 0,04 % du PIB de l’Union européenne. En revanche, les risques pour les citoyens sont réels :

  • Le JEFTA comporte un chapitre sur la coopération réglementaire, voie ouverte aux entreprises transnationales pour influer sur les réglementations nationales, notamment en matière d’agriculture, de droits sociaux, de protection de l’environnement, du consommateur et des données personnelles.
  • Il adopte l’approche des « listes négatives » pour la libéralisation des services : tout service qui n’est pas explicitement exclu de l’accord est considéré comme un marché ouvert. La défense des hôpitaux, écoles et transports publics n’est plus garantie si ces services ne sont pas explicitement protégés par les États.
  • Le JEFTA ne comporte pas de mécanisme de sanctions rendant contraignantes les normes sociales et environnementales référencées dans le chapitre sur le développement durable. Or le Japon n’a pas ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT. Comment l’Union européenne peut-elle négocier un traité commercial avec un pays qui n’a pas signé la Convention 105 sur l’interdiction du travail forcé de 1957 ni la Convention 111 concernant la discrimination (emploi et profession) ?

Le Collectif Stop TAFTA-CETA France demande aux eurodéputé·e·s français·e·s de voter contre le JEFTA et de s’opposer à la logique des accords commerciaux secrets qui font passer les intérêts des entreprises avant tout !

Cliquez sur l’image pour aller sur la page, et signer l’interpellation à vos eurodéputés pour qu’ils disent non à cette nouvelle machine de guerre du libéralisme.

 

Sauvons la forêt de Hambach

A l’heure où la Marche intersyndicale pour la forêt traverse notre département, au moment où les nucléocrates évacuent le bois Lejuc, manifestons notre solidarité pour une autre forêt menacée : Hambach en Allemagne !

Située tout près d’Aix-La-Chapelle, dans l’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la forêt de Hambach est l’une des forêts les plus anciennes d’Allemagne : elle est vieille de 12 000 ans. Elle est toutefois menacée par une mine de charbon qui la borde depuis 1978 et la ronge toujours un peu plus. Le 13 septembre derniers, des militants écologistes y ont été expulsés de force pour commencer à raser le territoire et débuter l’agrandissement de la plus grande mine à ciel ouvert d’Europe.

Le combat de ces activistes environnementaux a pourtant été de longue haleine pour tenter de défendre les 200 hectares restant de la forêt, qui comptait 4 100 hectares avant l’arrivée de la mine. Pendant six ans, ils ont occupé les lieux pour empêcher le groupe de production d’électricité RWE d’abattre les arbres. Mais après des années de tolérance, la police allemande a choisi l’expulsion par la force, en tenue anti-émeute.

Et ce fut le drame, comme à Sivens. Le 19 septembre, pendant l’évacuation par la police allemande, Steffen M; meurt en tombant d’un arbre !

On peut lire sur Reporterre : “Un épais silence règne ce jeudi dans la Zad de la forêt de Hambach. Des bougies et des branches de fougère ont été déposées au pied des cabanes perchées dans les arbres du secteur Beech Town, là où Steffen M. a perdu la vie après avoir chuté d’un pont suspendu à 14 mètres de hauteur. Des petits groupes viennent s’y recueillir. « Allumez vos bougies, chantez ! est-il écrit sur un petit panneau de bois posé au sol. Montrez-lui qu’ici, personne n’abandonne ! »

La forêt était devenue un symbole de résistance face à la production d’énergies fossiles. En effet, celles-ci reste une source importante de production d’électricité, d’autant plus depuis que l’Allemagne a décidé en 2011 de sortir du nucléaire à partir de 2022, rappelle Le Monde. Le prochain agrandissement de la mine reste prévu pour le 1er octobre 2018 et il pourrait bien s’agir du dernier.

Mobilisation ce samedi 6 octobre !

C’est loin, certes, mais vous pouvez toujours suivre l’actualité de cette lutte et témoigner de votre solidarité en allant sur leur site (clic sur le logo)Vous pouvez aussi signer la pétition (en anglais) initiée par Greenpeace pour exiger des autorités allemandes, locales et nationales, l’arrêt de ce massacre…

Une raison de plus de vous convaincre : malgré ses engagements sur le climat, la Caisse de dépôts et consignation a investi dans RWE !

L’armée de Trump largue une bombe toutes les 12 minutes, et personne n’en parle

Peut-être que, contrairement aux insinuations prétendument affolées des media mainstream, ce n’est pas le président des USA qui est “fou”, mais la logique d’un système impérialiste sans aucun contre-pouvoir…

L’article est tiré du site américain  traduit pas les lecteurs du site . Merci à eux !

Par Lee Camp pour  Truthdig

Nous vivons dans un état de guerre perpétuelle, et nous ne le percevons jamais. Pendant qu’on vous sert votre glace dans cet endroit sympa où ils mettent ces jolies petites feuilles de menthe sur le côté, quelqu’un est bombardé en votre nom. Pendant que vous vous disputez au cinéma avec le jeune de 17 ans qui vous a donné un petit sac de pop-corn quand vous avez payé pour un gros, quelqu’un est anéanti en votre nom. Pendant que nous dormons, mangeons, faisons l’amour et protégeons nos yeux par une journée ensoleillée, la maison, la famille, la vie et le corps de quelqu’un sont pulvérisés en mille morceaux en notre nom.

Toutes les 12 minutes

L’armée américaine lâche une bombe d’une puissance que vous pouvez difficilement imaginer une fois toutes les 12 minutes. Et c’est bizarre, parce que techniquement, nous sommes en guerre avec – voyons-voir – zéro pays. Cela devrait donc signifier qu’aucune bombe n’est larguée, non ?

Eh bien, non ! Vous avez fait l’erreur commune de prendre notre monde pour une sorte de monde rationnel et cohérent dans lequel notre complexe militaro-industriel est sous contrôle, l’industrie de la musique est basée sur le mérite et le talent, les Legos ont des bords doucement arrondis (donc quand vous marchez dessus pieds nus, cela ne ressemble pas à une balle perforante qui vient droit dans votre sphincter), et les humains font face au changement climatique comme des adultes plutôt que de s’enterrer la tête dans le sable tout en essayant de se convaincre que le sable autour de leur têtes ne devient pas vraiment très, très chaud.

Vous pensez à un monde rationnel. Ce n’est pas là que nous vivons.

Au lieu de cela, nous vivons dans un monde où le Pentagone est complètement hors de tout contrôle. Il y a quelques semaines, j’ai écrit sur les 21 billions de dollars [1 billion = 1 millier de milliards, NdT] (ce n’est pas une coquille) qui ont disparu au Pentagone. Mais je n’ai pas pris en considération le nombre de bombes que nous achetons avec cette somme ridicule. Les militaires du président George W. Bush ont largué 70 000 bombes sur cinq pays. Mais sur ce nombre scandaleux, seulement 57 ont vraiment affecté la communauté internationale.

Parce qu’il y a eu 57 frappes au Pakistan, en Somalie et au Yémen – pays avec lesquels les États-Unis n’étaient ni en guerre ni en conflit permanent. Et le monde était plutôt horrifié. Il y eu beaucoup de propos du genre : « Attends une minute. On bombarde des pays en dehors des zones de guerre ? Est-ce que ça ne serait pas une pente savonneuse qui nous mène à passer notre temps à bombarder, bordel de m…? (Pause gênée.)… Nan. Quel que soit le président qui suivra Bush, ce sera un adulte normal (avec quelque chose ressemblant à un tronc cérébral fonctionnel) et il mettra donc fin à ces foutaises ».

Nous étions si mignons et naïfs à l’époque, comme un chaton lorsqu’il se réveille pour la première fois le matin.

Le Bureau du journalisme d’investigation [Bureau of Investigative Journalism, ONG britannique consacrée à la production d’articles d’investigation, NdT] a rapporté que sous le président Barack Obama, il y a eu « 563 frappes, en grande partie par des drones, qui visaient le Pakistan, la Somalie et le Yémen… »

Ce n’est pas seulement le fait que le bombardement à l’extérieur d’une zone de guerre est une horrible violation du droit international et des règles mondiales. C’est aussi le ciblage moralement répréhensible de personnes pour le pré-crime, ce que nous faisons et ce contre quoi le film Minority Report avec Tom Cruise [film de Steven Spielberg, NdT] nous a mis en garde. (Les humains sont très mauvais pour suivre les conseils des dystopies de science-fiction. Si nous avions écouté 1984, nous n’aurions pas permis l’existence de la NSA. Si nous avions écouté Terminator, nous n’aurions pas permis l’existence d’une guerre de drones. Et si nous avions écouté Matrix, nous n’aurions pas permis à la grande majorité des humains de se perdre dans une réalité virtuelle de spectacle et de bêtises insipides alors que les océans meurent dans un marécage de déchets plastiques… Mais vous savez, qui s’en soucie?)

En fait il y a eu un black-out médiatique pendant qu’Obama était président. On peut compter sur les doigts de la main le nombre de reportages dans les médias grand public sur les campagnes quotidiennes de bombardement du Pentagone sous Obama. Et même lorsque les médias en ont parlé, le sentiment sous-jacent était « Oui, mais regardez avec quelle courtoisie Obama donne son feu vert pour des destructions sans fin. Il est comme le Steve McQueen de la mort par frappes aériennes ».

Et prenons un moment pour effacer l’idée que notre « armement avancé » ne touche que les méchants. Comme l’a dit David DeGraw, « Selon les documents de la C.I.A., les personnes figurant sur la liste des personnes tuées, qui ont été ciblées pour la “mort par drone”, ne représentaient que 2 % des décès causés par les frappes de drones ».

Deux pour cent. Vraiment, le Pentagone ? Vous avez eu 2 au test ? Mais on a cinq points rien que pour avoir bien épelé son nom.

Mais ces 70 000 bombes larguées par Bush – c’était de la gnognotte. DeGraw à nouveau : « Obama a largué 100 000 bombes dans sept pays. Il a battu Bush de 30 000 bombes et 2 pays. »

Il faut admettre que c’est effroyablement impressionnant. Cela place Obama dans le club très élitiste des lauréats du prix Nobel de la paix qui ont tué autant de civils innocents. Les rencontres se font uniquement entre lui et Henry Kissinger [l’autre politique américain prix Nobel de la Paix : NdT] portant de petits badges dessinés à la main et grignotant des œufs mimosa.

Cependant, nous savons maintenant que le gouvernement de Donald Trump fait rougir de honte tous les présidents précédents. Les chiffres du Pentagone montrent qu’au cours des huit années de George W. Bush, il a largué en moyenne 24 bombes par jour, soit 8 750 par an. Au cours du mandat de M. Obama, ses militaires ont largué 34 bombes par jour, soit 12 500 par an. Au cours de la première année de mandat de Trump, il a largué en moyenne 121 bombes par jour, pour un total annuel de 44 096 bombes.

L’armée de Trump a largué 44 000 bombes au cours de sa première année au pouvoir.

Il a permis au Pentagone de ne plus prendre de gants, et enlevé la laisse d’un chien déjà enragé. Le résultat final est une armée qui se comporte comme un Lil Wayne croisé avec Conor McGregor. Vous regardez ailleurs pendant une minute, vous vous retournez et vous dites quelque chose comme : « Qu’est-ce que vous venez de faire, bordel ? J’étais parti une seconde, quoi ! »

Sous Trump, cinq bombes sont larguées par heure – chaque heure de chaque jour. Ça fait en moyenne une bombe toutes les 12 minutes.

Et qu’est-ce qui est le plus révoltant – la quantité folle de morts et de destructions que nous semons dans le monde entier, ou le fait que les grands médias, en fait, n’en parlent JAMAIS ? Ils parlent des défauts de Trump. Ils disent que c’est un idiot raciste à grosse tête et égocentrique (ce qui est tout à fait exact), mais ils ne critiquent pas le perpétuel massacre à la Amityville que nos militaires perpétuent en larguant une bombe toutes les 12 minutes, la plupart d’entre elles tuant 98 % de personnes non ciblées.

Quand on a un ministère de la guerre dont le budget n’a aucun compte à rendre – comme nous l’avons vu avec les 21 billions de dollars – et qu’on a un président qui n’a que faire de surveiller le nombre de morts causés par le ministère de la guerre, alors on finit par larguer tellement de bombes que le Pentagone a signalé que nous sommes à court de bombes.

Oh, mon Dieu. Si nous n’avons plus de bombes, comment allons-nous empêcher tous ces civils innocents de… cultiver leurs terres ? Pensez à toutes les chèvres qui seront autorisées à vaquer à leurs occupations.

Et, comme pour les 21 billions de dollars, le leitmotiv semble être « on ne sait pas ».

Le journaliste Witney Webb a écrit en février : « Chose choquante, plus de 80 pour cent des personnes tuées n’ont jamais été identifiées et les documents de la C.I.A. elle-même ont montré qu’ils ne savent même pas qui ils tuent – évitant ainsi la question du signalement des morts civiles en désignant tous ceux qui se trouvent dans la zone de frappe comme combattants ennemis. »

C’est ça. Nous ne tuons que les combattants ennemis. Comment savons-nous que ce sont des combattants ennemis ? Parce qu’ils étaient dans notre zone de frappe. Comment savions-nous que c’était une zone de frappe ? Parce qu’il y avait des combattants ennemis. Comment avons-nous découvert qu’il s’agissait de combattants ennemis ? Parce qu’ils étaient dans la zone de frappe… Tu veux que je continue, ou tu saisis ? J’ai toute la journée.

Il ne s’agit pas de Trump, même si c’est un maniaque. Il ne s’agit pas d’Obama, même si c’est un criminel de guerre. Il ne s’agit pas de Bush, même s’il a l’intelligence du chou bouilli. (Ça fait à peu près huit ans que je n’ai pas fait une blague sur Bush. Ça m’a fait du bien. Peut-être que je m’y remettrai.)

Il s’agit d’un complexe militaro-industriel incontrôlable que notre élite dirigeante est plus qu’heureuse de laisser échapper. Presque personne au Congrès ou à la présidence n’essaie de maîtriser nos 121 bombes par jour. Presque personne dans un média grand public n’essaie d’amener les gens à s’en préoccuper.

Récemment, le hashtag #21Trillion [21 billions, NdT] pour l’argent non comptabilisé du Pentagone a remporté un certain succès. lançons-en un autre : #121BombsADay [121 bombes par jour, NdT].

Une toute les 12 minutes.

Vous savez où ils frappent ? Qui ils tuent ? Pourquoi ? Cent vingt et une bombes par jour déchirent la vie des familles à l’autre bout du monde – en votre nom et en mon nom et au nom du gamin qui distribue des sachets de maïs soufflé de la mauvaise taille au cinéma.

Nous sommes un pays voyou avec des militaires voyous et une élite dirigeante qui n’a aucun compte à rendre. Le gouvernement et les militaires que vous et moi entretenons en faisant partie de cette société assassinent des gens toutes les 12 minutes, et en réponse, il n’y a rien d’autre qu’un silence sinistre. Il est indigne de nous, en tant que peuple et espèce, de n’accorder à ce sujet que le silence. C’est un crime contre l’humanité.

 

Source : Truthdig, 19-06-2018

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr.