Le Venezuela, la France et le Coronavirus

Les hyènes médiatiques avaient prévu un désastre sanitaire. “Le système de santé n’est absolument pas capable de faire face” a annoncé Le FigaroLe Monde mentionne “un système de santé dévasté face au coronavirus” pendant que l’AFP ricane : “du thé à l’ail et au citron contre le coronavirus”. Bien entendu, les petits trouffions médiatiques et académiques du néolibéralisme se sont bien gardés d’expliquer aux rares lecteurs qui les croient encore que le Venezuela est victime d’un blocus criminel de la part des États-Unis et de ses vassaux. Une véritable guerre économique qui interdit le commerce de pétrole avec ce pays, et prive le gouvernement d’une manne non négligeable de devises au moment d’importer médicaments, matériels chirurgicales et sanitaires, aliments, pièce de rechange pour l’industrie.
Pour enfoncer le clou, le 12 mars 2020, dès l’annonce de la pandémie du Covid 19 par l’Organisation Mondial de la Santé, les États-Unis renforcent le blocus contre le Venezuela. L’entreprise russe (filiale de Rosneft) TNK Trading International, qui commercialisait le pétrole vénézuélien est sanctionnée. Ses avoirs et ses comptes aux USA sont gelés. Cette sanction, qui s’ajoute à une très longue liste depuis 2014, a pour conséquence de réduire les possibilités pour le gouvernement vénézuélien de faire face á la menace du Coronavirus en entravant l’importation de médicaments, de réactifs, et de masques. Le 18 mars 2020, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus, le Venezuela sollicite 5 milliards de dollars au Fond Monétaire International provenant de l’Instrument de Financement Rapide de l’organisme financier. Malgré le fait que le FMI a débloqué des fonds pour venir en aide aux pays “vulnérables”, la demande du Venezuela est rejetée. Son porte-parole indiqueque “le Fonds n’est pas en mesure de prendre en considération cette demande” car l’action du FMI est “fondée sur une reconnaissance officielle du gouvernement par la communauté internationale (…) Il n’y a pas de reconnaissance claire à ce stade”. L’idéologie et la guerre contre le Venezuela prime sur la défense du genre humain.
Les vénézuéliens savent pourtant faire preuve de résilience. Nicolas Maduro a conscience que gérer une crise sanitaire mondiale dans ces conditions n’a rien d’une sinécure. Dès l’annonce de la pandémie, et sans attendre son expansion, le président vénézuélien décrète l’urgence nationale, le confinement et la fermeture des lieux publics. Pas question de jouer avec la santé du peuple. D’autant plus que le Venezuela est sous la menace permanente d’une intervention militaire, et le coronavirus pourrait donner des idées à certains. Le journal El Nuevo Herald publiera un appel non dissimulé à profiter de la pandémie pour lancer un coup d’État contre le président Maduro.
Bien loin de se plier aux suppliques des ultras de l’opposition, l’armée vénézuélienne a prêté main forte pendant les premiers jours de confinement.  Pas pour réprimer ceux qui sortaient de leur confinement volontaire, mais pour désinfecter toutes les grandes villes du pays et les moyens de transports publics.

Les hyènes médiatiques avaient prévu un désastre sanitaire. “Le système de santé n’est absolument pas capable de faire face” a annoncé Le FigaroLe Monde mentionne “un système de santé dévasté face au coronavirus” pendant que l’AFP ricane : “du thé à l’ail et au citron contre le coronavirus”. Bien entendu, les petits trouffions médiatiques et académiques du néolibéralisme se sont bien gardés d’expliquer aux rares lecteurs qui les croient encore que le Venezuela est victime d’un blocus criminel de la part des États-Unis et de ses vassaux. Une véritable guerre économique qui interdit le commerce de pétrole avec ce pays, et prive le gouvernement d’une manne non négligeable de devises au moment d’importer médicaments, matériels chirurgicales et sanitaires, aliments, pièce de rechange pour l’industrie.
Pour enfoncer le clou, le 12 mars 2020, dès l’annonce de la pandémie du Covid 19 par l’Organisation Mondial de la Santé, les États-Unis renforcent le blocus contre le Venezuela. L’entreprise russe (filiale de Rosneft) TNK Trading International, qui commercialisait le pétrole vénézuélien est sanctionnée. Ses avoirs et ses comptes aux USA sont gelés. Cette sanction, qui s’ajoute à une très longue liste depuis 2014, a pour conséquence de réduire les possibilités pour le gouvernement vénézuélien de faire face á la menace du Coronavirus en entravant l’importation de médicaments, de réactifs, et de masques. Le 18 mars 2020, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus, le Venezuela sollicite 5 milliards de dollars au Fond Monétaire International provenant de l’Instrument de Financement Rapide de l’organisme financier. Malgré le fait que le FMI a débloqué des fonds pour venir en aide aux pays “vulnérables”, la demande du Venezuela est rejetée. Son porte-parole indiqueque “le Fonds n’est pas en mesure de prendre en considération cette demande” car l’action du FMI est “fondée sur une reconnaissance officielle du gouvernement par la communauté internationale (…) Il n’y a pas de reconnaissance claire à ce stade”. L’idéologie et la guerre contre le Venezuela prime sur la défense du genre humain.
Les vénézuéliens savent pourtant faire preuve de résilience. Nicolas Maduro a conscience que gérer une crise sanitaire mondiale dans ces conditions n’a rien d’une sinécure. Dès l’annonce de la pandémie, et sans attendre son expansion, le président vénézuélien décrète l’urgence nationale, le confinement et la fermeture des lieux publics. Pas question de jouer avec la santé du peuple. D’autant plus que le Venezuela est sous la menace permanente d’une intervention militaire, et le coronavirus pourrait donner des idées à certains. Le journal El Nuevo Herald publiera un appel non dissimulé à profiter de la pandémie pour lancer un coup d’État contre le président Maduro.
Bien loin de se plier aux suppliques des ultras de l’opposition, l’armée vénézuélienne a prêté main forte pendant les premiers jours de confinement.  Pas pour réprimer ceux qui sortaient de leur confinement volontaire, mais pour désinfecter toutes les grandes villes du pays et les moyens de transports publics.

Le 22 mars, une semaine après le confinement, le président Nicolas Maduro, annonce de nouvelles mesures. Il décrète :
✅La suspension des loyers pour les PARTICULIERS et les commerçants durant 6 mois
✅L’interdiction des licenciements jusqu’au 31 décembre 2020
✅La suspension des factures d’eau et d’électricité pendant 6 mois
✅La suspension des remboursements d’emprunt à la consommation ou hypothécaire
✅La massification du programme public de distribution d’aide alimentaire à domicile (CLAP)
✅La généralisation des bons d’ajustement salariaux (revenu universel)
✅L’État prend en charge les salaires des PME pendant 6 mois
✅Des crédits d’État pour les entreprises des secteurs santé, alimentation, pharmaceutiques, hygiène.
Le Venezuela conscient que le blocus criminel des États-Unis pouvait affecter sa capacité de réponse sanitaire a renforcé la quarantaine, mais il a surtout donné les moyens d’être confiné à sa population. Chacun jugera de la pertinence de ces mesures en comparaisons avec celles prises dans son pays.
A l’inverse de ses voisins, le Venezuela a, depuis longtemps, mis l’Humain au centre des préoccupations de son gouvernement. Pour faire face à la baisse drastique du prix du pétrole, il est passé, en 2016 d’un système de subventions généralisées à un système d’allocations qui prend en compte les revenus, la composition du foyer, l’âge, etc. Un système comparable à la Caisse d’Allocations Familiales française, en plus élaboré : c’est le Système de la Patrie. Chaque vénézuélien peut s’inscrire librement et reçoit la Carte de la Patrie, qui lui permet de faire des demandes d’allocations et d’aides gouvernementales. Ce système, banal dans un État-providence, va devenir sous le fiel des propagandistes médiatiques un dispositif de contrôle totalitaire.
C’est pourtant grâce à ce système que le gouvernement de Nicolas Maduro va pouvoir faire face à la menace du Covid 19. Dès les premiers jours, une grande enquête est lancée à travers l’application internet du Système de la Patrie. Le 23 mars, 10.965.969 vénézuéliens avaient répondu au recensement sanitaire de l’État.  21.801 vénézuéliens ont déclaré ressentir des symptômes grippaux. En retour, 13.808 médecins sont mobilisés (vénézuéliens pour la plupart, mais aussi cubains comme en Italie) pour aller réaliser un diagnostic des plaignants à leur domicile. Au jour du 22 mars, 17.550 personnes ont ainsi été auscultées. 77 personnes ont été diagnostiquées positives au Covid 19, et ont été transférées dans des centres de soins prévus à cet effet. Alors que les assurances privées refusaient de couvrir les frais médicaux lié au Covid 19, l’État vénézuélien prendra en charge gratuitement chacun des patients. Leurs familles ou proches avec qui les personnes infectées partageaient le confinement ont été mise en isolement pendant 14 jours afin de déterminer si elles ont été contaminées. Il n’y a pour l’instant aucun décès lié au Covid 19 au Venezuela.

✅L’interdiction des licenciements jusqu’au 31 décembre 2020✅La suspension des factures d’eau et d’électricité pendant 6 mois✅La suspension des remboursements d’emprunt à la consommation ou hypothécaire✅La massification du programme public de distribution d’aide alimentaire à domicile (CLAP)✅La généralisation des bons d’ajustement salariaux (revenu universel)
✅L’État prend en charge les salaires des PME pendant 6 mois✅Des crédits d’État pour les entreprises des secteurs santé, alimentation, pharmaceutiques, hygiène.
Le Venezuela conscient que le blocus criminel des États-Unis pouvait affecter sa capacité de réponse sanitaire a renforcé la quarantaine, mais il a surtout donné les moyens d’être confiné à sa population. Chacun jugera de la pertinence de ces mesures en comparaisons avec celles prises dans son pays.
A l’inverse de ses voisins, le Venezuela a, depuis longtemps, mis l’Humain au centre des préoccupations de son gouvernement. Pour faire face à la baisse drastique du prix du pétrole, il est passé, en 2016 d’un système de subventions généralisées à un système d’allocations qui prend en compte les revenus, la composition du foyer, l’âge, etc. Un système comparable à la Caisse d’Allocations Familiales française, en plus élaboré : c’est le Système de la Patrie. Chaque vénézuélien peut s’inscrire librement et reçoit la Carte de la Patrie, qui lui permet de faire des demandes d’allocations et d’aides gouvernementales. Ce système, banal dans un État-providence, va devenir sous le fiel des propagandistes médiatiques un dispositif de contrôle totalitaire.
C’est pourtant grâce à ce système que le gouvernement de Nicolas Maduro va pouvoir faire face à la menace du Covid 19. Dès les premiers jours, une grande enquête est lancée à travers l’application internet du Système de la Patrie. Le 23 mars, 10.965.969 vénézuéliens avaient répondu au recensement sanitaire de l’État.  21.801 vénézuéliens ont déclaré ressentir des symptômes grippaux. En retour, 13.808 médecins sont mobilisés (vénézuéliens pour la plupart, mais aussi cubains comme en Italie) pour aller réaliser un diagnostic des plaignants à leur domicile. Au jour du 22 mars, 17.550 personnes ont ainsi été auscultées. 77 personnes ont été diagnostiquées positives au Covid 19, et ont été transférées dans des centres de soins prévus à cet effet. Alors que les assurances privées refusaient de couvrir les frais médicaux lié au Covid 19, l’État vénézuélien prendra en charge gratuitement chacun des patients. Leurs familles ou proches avec qui les personnes infectées partageaient le confinement ont été mise en isolement pendant 14 jours afin de déterminer si elles ont été contaminées. Il n’y a pour l’instant aucun décès lié au Covid 19 au Venezuela.

Un médecin, accompagné des représentants du Comité de santé recensent maison par maison dans la Commune Socialiste de Altos de Lidice, à Caracas

Le 23 mars 2020, le gouvernement annonce disposer, grâce à l’aide chinoise, de deux millions de test de dépistage du Covid 19, et qu’il utilisera le traitement à la chloroquine pour soigner les personnes malades. Cet antipaludique avait eu des résultats probants en Chine avant que le professeur français Didier Raoult ne perfectionne le protocole de soins. Les français apprécieront sûrement de savoir que les vénézuéliens pourront utiliser ce traitement alors que, dans le même temps, les autorités sanitaires françaises trainent des pieds, et la plupart des médias ont déversé durant longtemps un torrent de boue sur le docteur marseillais.

Au-delà de la politique sanitaire vénézuélienne que chacun jugera en comparaison avec les protocoles de son propre pays, les vénézuéliens comptent sur un formidable réseau d’organisationspopulaires. Dès les premiers jours, et alors que les pharmacies privées augmentaient de 1000% le prix des masques et du gel hydro-alcoolique, les organisations de quartier se sont mises à fabriquer des masques pour les répartir gratuitement dans leur communauté de voisinage. Dans de nombreuses communes et conseils communaux, les comités de santé recensent les personnes, organisent la solidarité, les distributions de nourriture, transmettent les informations nécessaires sur la maladie. Que ce soit dans les quartiers populaires, dans les communes socialistes, ou dans les 2,5 millions de logements publics construits par la Révolution Bolivarienne entre 2011 et aujourd’hui, les relations sociales sont le ciment de la lutte contre la pandémie.
A la différence de la France, la notion “d’habiter” dans de très nombreux territoires du Venezuela fait corps avec l’organisation commune de l’espace, et de la prise de décision de manière collective. La notion de confinement est donc vécue différemment, et nous interpelle en Occident sur l’inexistence de construction des communs dans nos rapports de voisinage.

Le Venezuela a déjà connu une crise institutionnelle qui a été dépassée. Aujourd’hui, l’appel du président Maduro au confinement est respecté par tous les secteurs, pendant que Juan Guaido continue de faire le clown depuis sa chambre d’hôtel. La France, elle, est plongée dans une crise de légitimité. L’autorité politique de l’État ayant été publiquement défiée par l’autorité morale de l’infectiologue Didier Raoult. D’ores et déjà, des élus locaux se refusent à compter les morts en attendant le feu vert de l’État français. Ainsi, le maire de Nice, Christian Estrosi, décide d’abandonner le protocole ordonné par l’Etat pour suivre celui du professeur marseillais dans le CHU de sa ville. Alors que le Venezuela fait bloc derrière l’État révolutionnaire, la France, elle, semble revenir au système féodal.

Les ruptures de stock dans les magasins français, les spéculations et hausse de prix de certains produits, les vols de masques protecteurs (et peut être demain le marché noir si le confinement s’éternise) sont quelques uns des symptômes de la guerre économique que vit le Venezuela depuis plusieurs années. A la différence de l’Hexagone, les citoyens vénézuéliens sont déjà préparés à ce genre de conjoncture, et ont élaborés des solutions collectives pour pallier aux manques.

Enfin, les vénézuéliens sont rodés à la guerre médiatique et psychologique depuis plusieurs années. Ils savent que lorsque l’information vient des médias commerciaux, il ne faut pas s’y attarder une minute. En France, si les études du professeur Raoult se confirment, le système médiatique devrarendre des comptes pour avoir traité le médecin marseillais comme un charlatan. La palme revient, comme souvent, au Monde et à ses “décodeurs” pour avoir soutenu que le traitement à la chloroquine était une Fake News. Alors que plusieurs pays ont déjà adopté ce traitement en toute urgence (Chine, Venezuela, États-Unis, Argentine…), les médias français se sont déjà rendus coresponsables de milliers d’infection, et de centaines de morts. Les vénézuéliens savent déjà comment réagir face à ce système de propagande, et aux opérations psychologiques. Nous, nousapprenons à peine, et nous n’oublierons pas.
Encore une fois, les sicaires médiatiques et académiques attendent de voir comment la Révolution Bolivarienne succombera à la pandémie du Covid 19. Ils risquent encore de ronger leur frein, et de passer leur quarantaine noyés dans leur amertume.
Comme a dit Emmanuel Macron, “le jour d’après ne sera pas un retour au jour d’avant. Beaucoup de certitudes et de convictions seront remises en cause”. Espérons que ceux qui ont été contaminés par le virus de la désinformation sur le Venezuela, ne fassent pas l’impasse sur les recommandations du président français.

Article original à lire sur le site de Romain Mingus en cliquant sur l’image

Coronavirus: Des députés de tous bords réclament l’aide de Cuba

Des médecins cubains en Angola

De 20 ils sont passés à 45. Qui ? Les députés de tous bords, des Républicains à la France Insoumise, qui réclament à Edouard Philippe la venue d’une brigade de médecins cubains, connus pour leur expertise dans ce genre de situations, pour aider leurs collègues français à lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Mais encore une fois il faut croire que leur monde nouveau est celui qui s’agrippe à de vieilles querelles et à des rancoeurs de classe de toujours. A cette demande de bon sens, le Premier Ministre oppose… un silence assourdissant…

A l’incompétence s’ajoute la honte !

Lire plus en détail l’article du Huffington Post

Coronavirus. Des médecins cubains débarquent à Milan pour aider l’Italie

Des médecins cubains sur le départ pour l’Italie (Crédit image : Cubadebate)

Un groupe de 37 médecins et 15 infirmières cubains qui travailleront dans les hôpitaux de campagne mis en place par l’armée italienne en Lombardie a débarqué ce 22 mars en Italie. Ils sont arrivés directement de La Havane pour aider leurs collègues italiens en ces temps difficiles.

Ils ont atteint la Lombardie, en plein épicentre de l’épidémie de Covid-19, où le système de santé est en crise depuis des jours. En Lombardie, le personnel médical, malgré les efforts continus et énormes, souffre beaucoup et ne suffit plus à faire face à l’urgence sanitaire. Ces médecins rejoindront une douzaine de médecins chinois qui sont également arrivés à Milan ce 22 mars.

Leur destination finale est le nouvel hôpital de campagne qui sera construit à Bergame, la région de Lombardie la plus touchée par le Covid-19.

Il s’agit de personnel médical hautement spécialisé, avec une longue expérience dans le traitement des maladies infectieuses. Certains membres de cette équipe médicale se sont également retrouvés dans le passé à travailler pour endiguer les épidémies d’Ebola en Afrique. En attendant que tout soit prêt pour être transférés à l’hôpital de Bergame en construction, ils se rendront dans un premier temps à l’hôpital de Crema.

L’Italie n’est pas le seul pays à bénéficier de la solidarité cubaine. En fait, le ministère cubain de la santé publique a annoncé qu’il y a 37 pays dans lesquels des personnels de santé ont été envoyés pour faire face à la propagation du virus. On parle de plus de 1450 médecins cubains qui, ces derniers jours, ont été envoyés dans le monde entier pour faire face à cette pandémie de coronavirus.

En quittant l’aéroport de Malpensa, à Milan, l’équipe médicale cubaine a été accueillie par de longs applaudissements.

Actuellement, il y a un peu moins de 50.000 professionnels cubains dans le monde et plus de la moitié d’entre eux sont des médecins. Tout comme en Italie, ces médecins sont actuellement : en Europe (Russie et Portugal), dans une trentaine de nations en Afrique, dans les régions du Pacifique, au Moyen-Orient et en Asie de l’Est et dans plus de 20 pays en Amérique latine et dans les Caraïbes pour apporter un soutien sanitaire et une aide en ces temps de crise grave.

Ce service rendu par les services de santé cubains à l’humanité entière est d’une valeur énorme, ils sont déployés par milliers partout dans le monde en ces jours de grande urgence.

Outre les médecins, il y a des infirmières, des techniciens, des diplômés de diverses spécialités, des ingénieurs et du personnel d’appui.

« Il s’agit de personnel hautement qualifié qui a déjà lutté contre Ebola et qui sait comment traiter ce type de maladie », a annoncé Giulio Gallera, adjoint du gouverneur de la Lombardie en charge de la Santé, qui a ajouté que pour le moment ils iront « soulager la situation à l’hôpital de Crema ».

L’ambassadeur de Cuba en Italie, Josè Carlos Rodriguez Ruiz, a confirmé il y a quelques jours l’accord des autorités sanitaires cubaines compétentes pour appuyer l’Italie, suite à la demande d’aide de M. Gallera et du gouvernement italien, ainsi que de l’Association Italie Cuba.

« Nous avons réussi à récupérer un groupe de médecins pour rendre l’hôpital de Bergame efficace et performant, dont la construction a été ralentie hier par manque de personnel », a expliqué le président de la région de Lombardie, Attilio Fontana.

Et il a poursuivi : « Il était inutile de construire une cathédrale dans le désert. Maintenant, après avoir reçu la confirmation des médecins, les travaux vont reprendre ».

Cuba est proche « Nous n’offrons pas ce qui nous reste : nous partageons ce que nous avons ».



Des millions de Brésiliens protestent depuis fenêtres et balcons en exigeant la destitution de Bolsonaro.

“Dehors Bolsonaro”

Au pays des borgnes libéraux , les aveugles sont les roitelets de l’absurde…
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Au Brésil, le président du Sénat a été testé positif au COVID-19, ainsi que deux ministres et 16 proches du président Jair Bolsonaro, qui se sont récemment rendus aux États-Unis pour rencontrer le président Donald Trump. Pendant le week-end, Bolsonaro –, qui aurait dû se mettre en quarantaine, selon les directives suggérées par son propre gouvernement – a participé à des rassemblements politiques, a embrassé ses partisans et a posé pour des selfies. Mercredi, Bolsonaro et les ministres du gouvernement ont porté des masques lors d’une conférence de presse au cours de laquelle ils ont annoncé de nouvelles mesures d’urgence pour contenir le virus.

Mercredi soir, des millions d’habitants de tout le Brésil, enfermés dans leurs maisons, sont sortis sur leurs balcons, tapant sur des casseroles et des poêles (un panelaço). et criant “Dehors Bolsonaro !” pour protester contre la gestion de la crise par le président d’extrême droite.

Guatemala : l’adolescence brûlée vive

8 mars. Aujourd’hui toute une journée, avec des manifestations et un festival, dédiée au souvenir des jeunes filles mortes dans l’incendie de la maison protégée d’état Vierge de l’Assomption. Elles avaient tenté de s’échapper après des abus sexuels mais une fois rattrapées elles avaient été enfermées dans un pavillon en guise de punition, puis dévorées par un incendie.

Sur la place centrale de Guatemala, entre le Palais présidentiel et la Cathédrale, 41 croix commémorent la mort d’autant de filles entre treize et dix-sept ans, le 8 mars 2017, dans les murs et le fil barbelé du Hogar Seguro Virgen de la Asunciòn (Foyer Protégé de la Vierge de l’Assomption), une maison d’accueil pour ados orphelins ou avec des familles compliquées.

Une structure, située dans la municipalité de San José Pinula, à une trentaine de kilomètres de la capitale, destinée à l’accueil de cinq cents jeunes des deux sexes, mais qui, au moment des faits, en abritait 700 et où les adolescentes avaient dénoncé à plusieurs reprises des abus et des violences sexuelles

Il y a trois ans, le 8 mars, les filles ont décidé de se rebeller contre la violation systématique de leur corps et de leur dignité et ont tenté de fuir la structure, se dispersant dans les bois adjacents. La police nationale est intervenue et a ramené les «évadées» dans le «hogar Seguro», soit la Maison Sûre. Ici, le personnel a pris la décision d’enfermer les fugitives à clé dans un pavillon de la zone pour réprimer le mouvement de rébellion et les châtier. Dans ce même pavillon, un incendie a éclaté et 41 adolescents sont morts brûlés ou asphyxiés : seuls 15 ont survécu, avec des traumatismes physiques et psychologiques significatifs.

Ainsi, le 8 de chaque mois, la Red de Sanadoras ancestrales du féminisme communautaire, un collectif d’activistes maya qui défendent le territoire et le corps des femmes, se réunit à l’intérieur du cercle formé par les croix sur la place centrale de Guatemala pour rendre hommage par une cérémonie à ces adolescentes et souligner que ce n’est pas un incendie qui les a tuées, mais la violence structurelle du patriarcat et la complicité des institutions de l’État. 

«Non fue el fuego, fue el Estado»
(ce n’était pas le feu, c’était l’État).

Trois ans après les faits, la mémoire d’un événement aussi violent est toujours vivante et la manifestation du 8 mars de cette année le prouve. La société civile et les organisations de base prêtent beaucoup d’attention pour l’affaire Hogar Seguro. L’Internationale féministe Guatemala a invité toutes les personnes qui se joindront à la marche à apporter un tournesol «pour ne pas oublier les 56 petites filles et les milliers de femmes assassinées au Guatemala».

La MANIFESTATION passera symboliquement par la Cour Suprême de Justice pour déboucher sur la place centrale, renommée «Plaza de las niñas», en honorant la mémoire des adolescentes par l’habituelle cérémonie mensuelle pour se transformer ensuite en un Festival de musique, de poésie et d’art. A la fin de la journée, il y aura une exhibition de l’artiste féministe et anarchiste Rebeca Lane, impliquée depuis des années dans un travail de récupération de la mémoire historique, qui vise à rendre visible les luttes sociales à travers l’art.

Un des avocats qui poursuit l’affaire, Esteban Celada, du pool légal de l’organisation Mujeres Transformando el Mundo (MTM) depuis 2018 a reçu plus de 31 menaces, des appels téléphoniques anonymes, subi des mesures de surveillance et a été victime de perquisitions illégales. Celada a souligné à plusieurs reprises que la prolongation de trois ans des débats de procédure, due au report des audiences et aux saisines des avocats de la défense, fait partie d’une stratégie systématique visant à retarder le verdict et à faire des adolescentes de nouvelles victimes.

Parmi les accusés figurent, répartis en trois groupes distincts : les dirigeants et la direction de la «Maison sûre», dont l’ancienne sous-secrétaire du Secrétariat du Bien-être social, l’ancien secrétaire et l’ancien directeur de la structure; les représentants des institutions étatiques qui auraient dû veiller sur la sécurité et donc le Parquet de l’enfance et de l’adolescence, le Procureur des droits de l’homme, la Section de l’Hogar Seguro de Protection spéciale contre les abus et la police nationale; les agents légaux et sociaux, dont la Juge de paix, la supervision du centre et l’ancienne coordinatrice de la section de la «Maison sûre» où ont été enfermées les adolescentes.

AUX DISTORSIONS et aux retards du système de justice s’ajoute la justification de la répression violente et la culpabilisation des jeunes filles, accusées par les avocats de la défense d’être des adolescents défavorisés et incontrôlables, pauvres et sans perspectives, abandonnées par les familles parce qu’elles sont dangereuses pour l’ordre public et donc potentiellement délinquantes. En octobre, les familles des victimes ont publiquement dénoncé l’ouverture de l’enquête contre les adolescentes survivantes, accusées d’avoir mis le feu et provoqué l’assassinat de leurs compagnes. Le 14 février, la Cour Constitutionnelle a rejeté la demande de la défense d’exclure du procès les témoignages de 7 des 15 adolescentes survivantes, qui pourront enfin, lors du prochain débat de procédure, avoir voix au chapitre et raconter leur version des événements du 8 mars 2017, et informer sur les antécédents et les conditions de vie à l’intérieur de la structure qui était censée les protéger et leur assurer une formation sans violence.

Bolivie : la CIA tisse déjà la toile de la fraude

Un article relayé par l’agence de presse PRESSENZA, mettant en lumière les agissement du gouvernement fasciste de Bolivie et des Etats-Unis : déguiser pour que l’Europe puisse servilement accepter l’imposture ?

Jeanine Áñez dirigeant l’inauguration de l’Annee Judiciaire 2020 au Tribunal Suprême de Justice dans la ville de Sucre. (Image de presidencia.gob.bo)

Les liens entre le président du Tribunal Suprême Électoral, Salvador Romero, le Secrétariat d’État et la USAID (Agence des États-Unis pour le Développement International), ainsi que la participation en tant qu’observateur de l’OEA sont autant d’éléments qui couvrent les élections prévues pour le 3 mai de soupçons. Le processus électoral pourrait être utilisé uniquement pour rendre plus propres les secteurs du pouvoir qui ont fait le coup d’état.

Par Héctor Bernardo, pour Contexto

Lire l’article sur le site original

Le Tribunal Suprême Électoral (TSE) de Bolivie a annoncé que les nouvelles élections présidentielles auraient lieu le 3 mai 2020. Dans le contexte actuel, ces élections semblent seulement être un moyen de déguiser le gouvernement en une institution démocratique. Aujourd’hui il n’a comme visages visibles que la présidente autoproclamée Jeanine Áñez, le dirigeant néofasciste Luis Fernando Camacho, l’ancien mandataire Carlos Mesa et le secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA) Luis Almagro. Au delà des pions locaux, le coup d’état est clairement soutenu par le gouvernement Nord-américain, dans une stratégie de recolonisation évidente.

Selon le quotidien argentin La Nación, « le chancelier Felipe Solá et le secrétaire des Affaires Stratégiques Gustavo Beliz, ont reçu hier dans la Maison Rose, siège du pouvoir exécutif argentin, une délégation du gouvernement nord-américain qui a fait part de son mal-être quant à l’agenda public qu’est en train de développer l’ex-président bolivien Evo Morales depuis l’Argentine ».

C’est une preuve claire de son intérêt et de son soutien au gouvernement bolivien et c’est avec une grande audace que les émissaires de l’ambassade nord-américaine ont déclaré au quotidien argentin conservateur de droite : « Nous demandons à l’administration d’Alberto Fernández de travailler et de garantir que Morales n’abuse pas de son statut en Argentine ».

Les auteurs du coup d’état prétendent attribuer au TSE de Bolivie et aux élections prévues pour le 3 mai seulement un rôle de nettoyage du gouvernement constitué nouvellement.

Après le coup d’état du 10 novembre contre Evo Morales, le gouvernement constitué a destitué et emprisonné les membres du TSE. Ensuite de nouvelles autorités ont été nommées, ces autorités ont été présentées par la presse de droite comme des garanties de transparence. Mais comme il arrive très souvent dans ce genre de cas, la propagande officielle des dictatures est la grande vainqueur, et ce qui est dit est très loin de la réalité.

L’exemple de Salvador Romero en est une exemple très clair : il a été désigné comme président du TSE par le gouvernement d’Añez et qui apparaît dans plusieurs cas révélés par WikiLeaks comme lié très étroitement avec le Secrétariat d’État nord-américain et avec l’Agence des États-Unis pour le Développement International.

Le rôle de l’USAID est bien connu, tout comme celui de la Fondation Nationale pour la Démocracie, la NED, en tant qu’organisme à travers lequel les services de renseignement Nord-américains et tout particulièrement la CIA (l’Agence centrale de renseignement) canalisent des fonds ou exécutent des opérations visant à déstabiliser les processus démocratiques ou à soutenir leurs pantins à l’étranger.

Les cas exposés par WikiLeaks montrent dans quelle mesure, au moins depuis 2008, Salvador Romero avait un lien étroit avec les fonctionnaires de l’Ambassade nord-américaine, comment il avait été promu pendant des discours organisés par l’USAID contre le gouvernement d’Evo Morales et comment il avait débuté une campagne contre le Mouvement Socialiste (MAS) dans le but de tenter d’influencer lors des référendums et élections présidentielles à venir.

Romero a été décrit comme un fervent militant contre la nouvelle Constitution Bolivienne qu’a impulsée Evo Morales. Et ce fut le président bolivien lui-même qui à l’époque a souligné que la Cour Nationale Électorale (CNE) était un organe subordonné à l’Ambassade des États-Unis. Romero avait été nommé à la tête de cet organisme en 2003 par le président de l’époque Carlos Mesa, autre personnage responsable du coup d’état du 10 novembre 2019.

Lors d’un entretien avec Contexto, Stella Calloni, auteur du livre Evo en ligne de mire – CIA et DEA en Bolivie, soutient : « Le gouvernement constitué est en train de nettoyer les registres électoraux boliviens. Ces registres avaient déjà été épurés. Tout indique qu’il s’agit d’une stratégie pour supprimer des registres des milliers d’indigènes qui avaient récemment obtenu leur carte d’identité et qui soutiennent le MAS. De plus, beaucoup d’argent a circulé pour coopter les dirigeants et diviser le MAS. »

« On a mis en route la stratégie typique des États-Unis pour détruire les processus populaires et lancer des élections. C’est une stratégie qui tente de maquiller démocratiquement un gouvernement pantin » déclare-t-elle.

Calloni fait remarquer que « cela s’est déjà produit au Honduras, où après le coup d’état contre Manuel Zelaya, les fraudes se sont succédées, toutes commanditées par les États-Unis et rendues possibles par le secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro ».

« Une stratégie similaire a été utilisée au Brésil. Là-bas, après le coup d’état contre Dilma Rousseff, le président nommé Michel Temer a convoqué des élections desquelles le principal candidat Luiz Inácio ‘Lula’ da Silva a été banni. De plus, tout le processus électoral étant dans les mains des auteurs du coup d’état, aucune transparence n’a pu être garantie et ils ont pu imposer le candidat dans la lignée du coup d’état, Jair Bolsonaro », ajoute-t-elle.

Cette spécialiste soutient que « ce gouvernement aujourd’hui en place en Bolivie convoque des élections, mais il y a des fuites qui montrent que les gens qu’Añez a imposés au Tribunal Suprême Électoral répondent directement à l’Ambassade des États-Unis et a ses organismes comme la CIA et l’USAID ».

Elle conclut : « Ils ont préparé un scénario typique pour la fraude en faveur des secteurs qui concernent Washington. C’est ainsi qu’après le coup d’état toute la structure nord-américaine a repris place en Bolivie, structure qui avait été bannie par le président Evo Morales, par acte de souveraineté ».

Traduction de l’espagnol : Frédérique Drouet

Chili : le cauchemar des retraités soumis à la finance !

Tout est dans le titre… Le nouveau monde de Macron a un sinistre goût de déjà vu, avec un système de retraites élaboré par le frère du président éborgner que Macron voulait inviter à Biarritz … pour comparer leurs faits d’armes !

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Dans ce reportage poignant, Nicolas Margerand et Erasmos Salas nous donnent à voir un Chili en pleine insurrection, dressé contre le système économique néolibéral mis en place sous la dictature d’Augusto Pinochet. Focus sur les seniors chiliens, poussés à la misère, contraints de travailler jusqu’à leurs dernières forces, pressurisés par un système de retraites privatisé, au seul bénéfice de puissants fonds de pension.

Manifestations aux États-Unis pour s’opposer à une guerre contre l’Iran

En réponse à l’ordre insensé de Trump d’attaquer Bagdad, qui menace d’être le début d’une guerre contre l’Iran, le collectif ANSWER [Act Now to Stop War and End Racism : Agir maintenant pour stopper la guerre et en finir avec le racisme] et d’autres organisations pacifistes appellent tous les citoyens des États-Unis à se mobiliser ce samedi 4 janvier pour une journée nationale d’action.

L’administration Trump et le Pentagone ont décidé de déclencher une guerre contre l’Iran en assassinant Qassem Soleimani, le plus haut dirigeant militaire de ce pays.

« Si l’Iran assassinait un général américain de haut rang et s’en vantait, il ne fait aucun doute que les États-Unis déclencheraient une guerre à grande échelle. Trump et le Pentagone ont agi illégalement, en violation de la Constitution, de la loi sur les pouvoirs de guerre et du droit international », a déclaré Brian Becker, coordonnateur national du collectif ANSWER.

L’assassinat ciblé et le meurtre d’un dirigeant central de l’Iran vise à déclencher une nouvelle guerre. À moins que la population des États-Unis ne se lève et ne l’arrête, cette guerre embrasera toute la région et pourrait rapidement se transformer en un conflit mondial d’une ampleur imprévisible et aux conséquences potentiellement les plus graves.

Le haut commandement du Pentagone se vante imprudemment de cet assassinat illégal et ciblé de la manière la plus brutale et la plus fallacieuse qui soit. « Cette attaque visait à dissuader les futurs plans d’attaque iraniens », ont déclaré les généraux menteurs. Ils savent que l’objectif de la frappe est tout le contraire. Ils veulent une guerre avec l’Iran – un pays de plus de 80 millions d’habitants. Trump la veut aussi parce qu’il pense que cela garantira sa réélection en 2020.

Pour tous ceux qui croient en la paix, pour tous ceux qui sont opposés à une nouvelle guerre catastrophique, le moment est venu d’agir. Samedi 4 janvier, dans des villes de tout le pays, il y aura des manifestations contre une nouvelle guerre au Moyen-Orient et pour demander le retrait de toutes les troupes et bases des États-Unis dans la région.

Les forces armées stationnées à Cochabamba

Ci-dessous, traduit par nous, un article du media citoyen bolivien Primera Linea…

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Ou les manoeuvres de l’extrême-droite bolivienne pour organiser des élections qui n’auront de “libres” que le nom !

Le MAS sera interdit. Les nouvelles autorités du Tribunal suprême électoral (TSP) ont reçu l’instruction expresse de retirer la personnalité juridique du Mouvement pour le socialisme d’ici au 24 décembre, raison pour laquelle les autorités autoproclamées “ont ordonné aux militaires de ne laisser entrer ou sortir personne de Cochabamba”.

Des sources dignes de foi confirment le déplacement de contingents des départements de Santa Cruz et de La Paz, qui se sont rendus les jours précédents à Cochabamba, afin de resserrer l’encerclement jusqu’à la ville de la vallée.

Dans le cadre d’une action coordonnée, après que le nouveau Tribunal électoral suprême aura prononcé la déchéance du Mouvement pour le socialisme, les forces armées encercleront la ville et empêcheront la mobilité des gens en direction de La Paz.

“Le nouveau tribunal électoral doit procéder à la radiation du MAS. Ils vont devoir statuer sur un parti politique qui a commis une fraude électorale”, a déclaré Añez, lors de son premier jour de gouvernement, entourée par l’état-major des forces armées et de la police.

Les “autoproclamés” savent qu’ils ne pourront en aucun cas gagner des élections régulières, et ils ont donc décidé de passer à la phase suivante du coup d’état, qui consiste à bannir le MAS.

“Les pitites”(surnom que donnent les opposants au coup d’état à la bande de Jeanine Áñez) et les militaires se préparent à asséner le coup de grâce : ils ont d’abord banni Evo, maintenant ils vont rendre le MAS illégal.

En foulant au pied les accords conclus, et en laissant pantoisles Nations Unies, l’Union européenne., l’Église catholique et les parlementaires du MAS, qui, dans une attitude d’ingénuité suprême, ont cru aux putschistes.

Les États-Unis paieront les militaires et les policiers, les morts et les médias.

La population est démobilisée et fatiguée, ils ne manqueront pas cette occasion.

Vingt années de nuit vont revenir (et aucune lumière du jour)…

L’Aube insoumise réitère son appel à toutes les organisations humanistes et progressistes de l’Aube pour lever la chape de plomb qui pèse sur la tragédie bolivienne. Il n’est que temps… nos avons trop tardé à manifester notre solidarité !

Chili : 50 jours d’espoir

Nous publions ici la vidéo de Claudia Aranda, qui montre l’atmosphère qui régnait hier sur la Plaza de la Dignidad (ex-Plaza Italia), dans le centre de Santiago, où une fois de plus il y avait foule, 50 jours après une explosion sociale sans précédent dans notre histoire. Un mouvement qui a unifié les revendications de millions de Chiliens et qui continue à se transformer en expression d’une manifestation populaire. Le reportage photo est également de Claudia Aranda :

Et une video de Ricardo Morinai

L’article original en cliquant sur le logo