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Un soldat ne tire pas contre le peuple
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Lucas ROCHETTE-BERLON a lancé cette pétition adressée à António Guterres (Secretary General of the United Nations) et à 1 autre

Pas de COP25 à Santiago sous le couvre-feu et la menace des balles !

À António Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies
À Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques 

Monsieur, Madame

Le Chili connaît actuellement un mouvement social de très grande ampleur. Le gouvernement a décrété l’état d’urgencedans plusieurs régions du pays, déléguant ainsi le maintien de l’ordre aux autorités militaires, et a instauré un couvre-feu. Le pouvoir a ainsi fait le choix d’une répression brutale. À ce jour, on déplore 18 morts et plus de 2000 arrestations.

Les femmes et les hommes qui protestent sont accusés par le Président Piñera « d’avoir fomenté une guerre », alors qu’elles et ils manifestent contre des mesures d’augmentation du ticket de métro dans une ville, Santiago, devenue irrespirable du fait de la pollution automobile. Ces personnes ont été traitées comme des délinquantes alors qu’elles contestaient – comme en Équateur, au Liban, au Soudan, en Égypte, ou encore en France – les conséquences des politiques néo-libérales autoritaires qui jettent dans la pauvreté et dans la lutte quotidienne pour la survie, des millions de personnes. 
Ces femmes et ces hommes désignés comme “terroristes” n’ont pourtant fait que s’indigner de leurs conditions de vie. Leur mobilisation pour une vie digne est un exemple pour les générations futures.

Obnubilés par les enjeux de profit à court terme, les États et les entreprises multinationales restent insensibles aux innombrables cris d’alarme des populations, tant en matière de justice sociale que de justice climatique, alors que les investissements nécessaires pour remédier à la crise écologique devraient être une priorité. Le financement de ces politiques en faveur du climat et de la vie devrait se faire à proportion des moyens de chacun, sur des bases de justice, tandis que nous vivons aujourd’hui un processus de concentration de la richesse insupportable.

La lutte contre le changement climatique ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles. C’est, et vous le savez pour l’avoir souvent dit, l’un et l’autre, l’un des enjeux de la COP 25 : qui doit financer les politiques publiques de lutte contre la crise climatique ?

La COP25 ne saurait se tenir dans un pays en état de siège, dans une ville soumise au couvre-feu militaire, dans un Chili où manifester pour des conditions de vie dignes peut valoir la mort. Nous vous demandons d’agir pour que cessent ces violences militaires et policières. 
Dans la dramatique situation actuelle, provoquée par les mesures répressives mises en place par le gouvernement chilien, nous, initiateurs et signataires de cette pétition, estimons que le Chili ne peut accueillir dans ces circonstances la COP25.

Nous vous demandons Monsieur le secrétaire général, Madame la secrétaire exécutive, de le signifier au gouvernement chilien et de prendre les mesures adéquates.

Nous, initiateurs et signataires, appelons solennellement au boycott du Chili comme pays hôte de la COP25.

Justice sociale et justice climatique sont liées indissolublement. Ce serait cynique et caricatural d’organiser la COP25 sous la menace des balles d’une armée qui s’est funestement illustrée sous la dictature d’Augusto Pinochet. Ce serait une faute de faire ainsi un chèque en blanc à un gouvernement qui a décidé de réprimer avec la pire des brutalités celles et ceux qui veulent que le système change pour le bien commun. Ce serait un soutien à un gouvernement qui a violé dans un même mouvement les droits à une vie digne, les libertés fondamentales et les droits humains.


Nous sommes sûrs que vous vous ferez les messagers de cette pétition auprès des pays membres de l’Organisation des Nations Unies.


Nous vous prions de croire, Monsieur le secrétaire général, Madame la secrétaire exécutive, à nos sentiments respectueux.

Liste des 100 premières personnes signataires :

Ali Aguado, militant pour les droits des personnes LGBTQI+
Eliane Assassi, sénatrice communiste 
Jean-Christophe Attias, universitaire 
Marianne Auffret, élue municipale
Clémentine Autain, députée FI
Rusen Aytac, avocate 
Sébastien Barles, Marseille en commun 
Esther Benbassa, senatrice EELV de Paris
Ugo Bernalicis, député FI
Olivier Besancenot, militant révolutionnaire, NPA
Martine Billard, ancienne députée
Fred Bladou, activiste SIDA
Michel Bock, maire adjoint honoraire de Guyancourt
Nathan Boumendil, activiste SIDA
Arthur Cahn, auteur 
Christian Camerlynck, chanteur 
Erika Campelo, co-présidente de Autres Bresils
Damien Carême, eurodeputé EELV
Rolando J. Carmona, commissaire d’art
Leila Chaibi, eurodeputée FI
Florian Chavanon, chef d’édition
Cécile Ciekerman, sénatrice communiste
Alexis Corbière, député FI
David Cormand, eurodeputé, secrétaire national d’EELV
Ricardo Coronado, militant écologiste
Sergio Coronado, ancien député EELV, Pour une écologie populaire et sociale (PEPS)
Laurence Debril, journaliste
Laurence De Cock, enseignante
Edouard Denouel, fonctionnaire, Bagnolet en Commun 
Philippe Donadieu, éleveur
Philippe Doux-Laplace, journaliste
Matthieu Dupas, maître de conférence
Gabrielle Durana, directrice d’association
Konstantinos Eleftheriadis, professeur
Cayetano Espinosa, cinéaste
Gwen Fauchois, activiste et blogueuse
Elsa Faucillon, députée communiste 
Caroline Fesselier, professeur des écoles, militante insoumise
Caroline Fiat, députée FI
Fabien Gay, sénateur communiste 
Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère
Anne Lise Hering, responsable de bibliothéque
Frederic Hocquard, maire-adjoint de Paris, 
Vincent Jarousseau, photographe-documentaire
Marion Jobert, juriste franco-chilienne
Samy Khaldy, conseiller fédéral EELV
Bastien Lachaud, député FI
Geoffroy de Lagasnerie, philosophe et sociologue
Thomas Lalire, expert en politiques publiques
Jean-Charles Lallemand, militant pour le climat et l’écologie sociale
Cécile Lavergne, conseillère consulaire de Colombie
Stéphane Lavignotte, théologien protestant, militant écologiste
Pierre Lebret, consultant 
Cy Lecerf-Maulpoix, journaliste
Gildas Le Dem, journaliste
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris 
Thomas Linard, militant
Francois Longerinas, journaliste, écologiste insoumis,
Noël Mamère, ancien député écologiste
Gilles Martinet, doctorant 
Alexis Mazade, adjoint au maire de Tremblay-en-France
Jean-Luc Mélenchon, député FI
Gilles Monsillon, écologiste insoumis 
Ricardo Montserrat, écrivain
Benedicte Monville, conseillère régionale FI
Corinne Morel Darleux, auteur, conseillère régionale Auvergne-Rhônes Alpes
Danielle Obono, députée FI
Mehet Ozguner, étudiant
Mathilde Panot, députée du val de Marne, vice-présidente du groupe France Insoumise 
Anne Pauly, journaliste et auteure
Yann Pedler, avocat
Manuela Picq, journaliste
Cassandre Pinto, enseignante
Claudio Pulgar Pingaud, architecte urbaniste
Adrien Quatennens, député FI
Jean-Hugues Ratenon, député FI
Giovanna Rincon, directrice d’Acceptess-T, militante pour les droits des personnes LGBTQI+
Michele Rivasi, eurodéputée EELV
Lucas Rochette-Berlon, étudiant, cadre associatif, militant écolo
Christian Rodriguez, militant internationaliste
Gilbert Roger, sénateur de Seine-Saint-Denis
Barbara Romagnan, ancienne députée, Génération.s
Roberto Romero, conseiller régional, Génération.s
Sabine Rubin, députée FI
Michele Rubirola, conseille départementale écologiste
Anne de Rugy, militante écologiste
Eros Sana, journaliste 
Judith Silberfeld, militante LGBTI
Karine Solene Espineira, sociologue, militante transfeministe
Sophie Taillée-Pollan, sénatrice du Val-de-Marne, Génération·s
David Thomas, journaliste, militant insoumis
Benjamin Toix, militant pour les droits des personnes LGBTI
Marie Toussaint, eurodéputée EELV
Valerie Sandrossian, responsable en collectivité territoriale 
Herve Segata, comédien
Pierre Serne, conseiller régional, porte-parole de Génération·s
Gabriel Serville, député de Guyane
Luc Stanescou, architecte
Rabaté Ulysse, élu local, président d’association
Stéphan Vernhes, activiste dans le la lutte contre le VIH

Chili : Nous ne sommes pas en guerre

Réponse impressionnante du peuple chilien à son président, milliardaire nostalgique de Pinochet, suppôt du libéralisme, et invité de Macron au G7 de Biarritz, qui avait déclaré froidement, face aux mobilisations contre les inégalités sociales, “nous sommes en guerre”.

4 000 000 de personnes dans les rues, dont 1,5 à Santiago, qui reprennent en choeur le chant de Victor Jara, chanteur assassiné par les fascistes chiliens lors du coup d’état de 1973, “el derecho de vivir en paz” : le droit de vivre en paix !

Le montage est réalisé par nos soins à partir de photos sur Pressenza

Le droit de vivre

Poète Ho Chi Minh,

Qui frappe du Vietnam
A toute l’humanité.
Aucun canon n’effacera
Le sillon de ta rizière.
Le droit de vivre en paix.
 
L’Indochine est l’endroit
Bien au-delà de la vaste mer,
Où l’on fait sauter la fleur
A coup de génocide et de napalm.
La lune est une explosion
Que fait sauter toute la clameur
Le droit de vivre en paix.
 
Tío Ho, notre chanson
Est un feu de pur amour,
C’est un pigeon de pigeonnier
Un olivier d’oliveraie.
C’est le chant universel
Chaîne qui fera triompher
Le droit de vivre en paix.

https://lyricstranslate.com

Chili : les raisons de la colère populaire

 

S’il n’y a pas de pain pour le pauvre, il n’y aura pas de paix pour le riche

Cette semaine ( du 14 au 20 novembre 20109), il y a eu un appel massif à sauter au-dessus des tourniquets de paiement du métro de Santiago, en réponse à la quatrième hausse de l’année. La plupart des lycéens entraient en masse dans les gares, dépassant la capacité de réaction des gardes de sécurité. Peu de temps s’est écoulé avant la fermeture de certains postes et l’entrée des forces spéciales des carabiniers (police), réprimant à l’aide de bombes lacrymogènes, de matraques et même de chiens. Vendredi, il y a eu une répression à la chevrotine, qui a fait plusieurs blessés parmi les étudiants.

Le métro de Santiago (qui transporte environ 2,6 millions d’usagers par jour) est une icône du Chili sérieux, moderne et efficace qui veut se projeter vers l’extérieur, mais en même temps c’est le plus cher d’Amérique latine (un ticket à l’heure de pointe coûte environ 1,17 dollar), et les salaires du pays ne suffisent pas à maintenir le coût de la vie en hausse dans une société fortement inégalitaire, la plus marquée de l’OCDE. Cinquante pour cent des Chiliens gagnent moins de 550 dollars par mois (environ 400000 pesos), les transports représentant environ 10 % de ce montant, à quoi s’ajoutent les factures des services de base tels que l’électricité et l’eau, qui sont aussi parmi les plus hautes de la région.

Si l’on ajoute à cela les coûts du logement, de l’éducation et de la santé, nous avons une population qui vit en pratique avec des crédits de consommation, craignant de perdre son emploi et de ne pas pouvoir rembourser ses dettes. Et ceux qui ont pris leur retraite reçoivent des pensions très faibles (moins de 175000 pesos, environ 250 dollars) de leurs AFP (gestionnaires de fonds de pension)dans un système privatisé dont ils ne peuvent même pas retirer les fonds économisés de toute une vie. Telles sont les conséquences des réformes néolibérales introduites dans la société chilienne à l’époque de Pinochet (1973-1989) et approfondies par les gouvernements successifs de la Concertation pour la Démocratie, qui ont choisi de ne pas faire de changements de fond. En fait, le pays continue d’être régi par la Constitution de 1980, créée par le régime militaire.

 

Nous ne sommes ni de droite ni de gauche,
nous sommes ceux d’en bas et nous allons chercher ceux d’en haut !

Source de l’article : Chile: Evasión masiva en el Metro de Santiago, manifestaciones generalizadas en la capital y declaración de estado de emergencia

Manifestons ce lundi 21 octobre en solidarité avec le peuple chilien !

Communiqué de presse de La France insoumise.

« J’ai décrété l’état d’urgence et, à cette fin, j’ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l’état d’urgence », a ainsi déclaré le chef d’État chilien, Sebastián Piñera, dans un message au palais gouvernemental.

Suite à la hausse du prix du ticket de métro à Santiago, le peuple chilien est sorti massivement dans la rue pour exprimer son mécontentement face à la situation sociale préoccupante que traverse le pays.

Le gouvernement a annoncé suspendre cette hausse. Pour autant, le pays semble s’enfoncer dans une logique répressive croissante jours après jours et la France insoumise exprime son inquiétude face à cette situation. Le couvre-feu a été instauré dans plusieurs grandes villes, dont la capitale qui a été mise sous tutelle de l’armée. Chars et camions de l’armée patrouillent les rues, rappelant les tristes épisodes de la dictature militaire. Malgré cela, malgré le couvre-feu, la répression brutale de l’armée et des incarcérations massives, le mouvement ne cesse de s’étendre dans tout le pays. La coordination nationale des Universitaires, ainsi que des organisations sociales, la coordination féministe 8M entre autres, appellent à une journée de grève contre la répression et pour la fin de la vie chère ce lundi partout dans le pays et dans le monde. 

Nous appelons tous les militants de la France insoumise, les associations, les citoyens à venir manifester ce lundi 21 octobre à 18h30 place Salvador Allende à Paris face à l’Ambassade du Chili en solidarité avec le peuple chilien.