Retraites en Croatie : l’impasse du modèle libéral !

Voici ce que l’on peut lire dans Ensemble, le mensuel de la CGT (n° 124). Mais cette victoire bienvenue cache aussi la difficulté du système capitaliste à assurer la solidarité !

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Pour mieux comprendre la situation, quelques remarques tirées d’un article du Courrier des Balkans.

UNE VIEILLESSE VOLÉE : LE SOMBRE AVENIR DES RETRAITÉS EN CROATIE

Les syndicats croates ont remporté leur pari, récoltant assez de signatures pour imposer un référendum sur la réforme des retraites. Néanmoins, le modèle libéral d’une retraite par capitalisation est intenable dans un pays qui se vide de ses jeunes travailleurs. Va-t-on devoir faire travailler le troisième âge dans les métiers épuisants du tourisme ?

Tu ne veux pas travailler jusqu’à être invalide? 67 ans c’est trop !
Signe pour le référendum

Le droit à la retraite ne fait bon pas ménage avec le capitalisme. On a beau tourner le problème dans tous les sens, le premier élément n’arrive jamais à s’ajuster à l’autre. Cela fait 30 ans que la Croatie échoue à mettre en place un système de retraites satisfaisant, avec pour résultat des pensions de misère, une paupérisation croissante des personnes du troisième âge et des écarts de revenus de plus en plus prononcés entre les retraités eux-mêmes, entre les bénéficiaires de pensions « préférentielles » et les autres… Autant de failles auxquels le système de retraites est confronté depuis l’indépendance de la Croatie.

Pour une fois unis, les Syndicats croates indépendants, l’Union des syndicats autonomes de Croatie et la Fédération des syndicats croates ont réussi, ce printemps, à recueillir, plus de 740 000 signatures en faveur de la convocation d’un référendum sous le slogan : « 67, c’est trop ! ». Les signatures sont plus qu’assez nombreuses pour convoquer un référendum et remettre en cause certains des principaux éléments de la réforme des retraites, menée en 2018 sous la houlette de Marko Pavić, le ministre du Travail et des Assurances-retraites.

L’initiative référendaire porte sur quatre points : un retour de l’âge du départ à la retraite de 67 à 65 ans, une baisse des pénalités pour les retraites anticipées (selon la réforme, un homme qui prendrait sa retraite cinq ans plus tôt se verrait pénalisé à hauteur de 18%, tandis que les organisateurs du référendum exigent une baisse limitée à 12%), l’impossibilité de faire passer à 61 ans l’âge à compter duquel on peut faire valoir ses droits à la retraite et une prolongation de la période de transition pour l’harmonisation des conditions entre les hommes et les femmes.

Par contre, l’initiative référendaire n’aborde pas la question de la privatisation du système des retraites, à savoir l’introduction d’un deuxième pilier capitalisé, et la prolifération incontrôlée d’une partie des retraites préférentielles qui menace de vider le régime de sa substance.

DES ANNÉES DE PILLAGE

Il est intéressant de constater que même le ministre de tutelle actuel ne semble plus tellement convaincu du succès de ce fameux deuxième pilier, tant vanté par les fonctionnaires étrangers comme par la Banque mondiale et leurs adeptes locaux. Ce deuxième pilier, c’est la partie de notre retraite dont nous devrions, paraît-il, nous occuper nous-mêmes, en plaçant notre épargne dans des fonds privés. La récente réforme (ou plutôt l’une des huit lois de réforme) prévoit que les assurés sociaux qui n’auraient pas capitalisé suffisamment d’épargne dans ce deuxième pilier reviennent au premier pilier, celui de la solidarité intergénérationnelle, afin de réduire le risque d’une retraite trop faible. Autrement dit, qu’ils dorment sur leurs deux oreilles sans réfléchir à la manière dont les gestionnaires des fonds jouent avec l’argent des assurés, et diversifient les risques sur le « versant revenus » du fonds, euphémisme à la mode pour désigner la bonne vieille spéculation. Sans surprise, la droite libertarienne, de concert avec les médias qui lui sont inféodés, a poussé de hauts cris à cette annonce, et elle n’en finit plus d’accuser le ministre de vouloir renationaliser les retraites, de nous replonger dans les affres du socialisme…

D’un autre côté, on peut comprendre la peur du citoyen lambda à l’idée d’une caisse des retraites dirigée par le HDZ (NDLR : Union démocratique croate, parti de centre droit, conservateur et démocrate-chrétien), qui s’est déjà illustré en la matière dans les années 1990 : après avoir dérobé des sommes non négligeables aux retraités, le gouvernement a refusé pendant des années d’appliquer l’arrêt du Tribunal constitutionnel imposant de restituer cet argent, considérant la caisse de retraites comme un distributeur de billets au service du parti. De fait, ces individus méritent qu’on s’en méfie.

L’espoir initial, en privatisant les caisses de retraite au début des années 1990, était que ces dernières se remplissent suffisamment pour tenir le choc de la période de transition et de guerre. Or, étant donné l’appétit insatiable des partis, cela n’a pas été le cas. Ensuite, en 1993, quand il apparut que le diable menait la danse, que la chance était volage et la crise à son paroxysme, le gouvernement de Nikica Valentić (1993-1995) a gelé les salaires et les retraites afin de lutter contre l’hyperinflation, laissant ces dernières en l’état pendant quelques années, ce qui a mis les retraités à genoux, ce dont ils ne se sont toujours pas remis aujourd’hui.

Mais alors, pourquoi ces retraités continuent-ils à voter HDZ ? Le paroxysme de l’arnaque fut « l’indexation croate », c’est-à-dire l’indexation des retraites non, comme il convient, sur le salaire brut, mais sur le salaire net. Ajoutons que les feuilles de salaire faisaient à l’époque l’objet d’une falsification généralisée, sans parler de l’évasion des cotisations. Cependant, les associations de retraités ont tout de même fini par remarquer cette épique gabegie (il s’agissait en tout de plus de dix milliards de kunas – 1,350 Md €). Elles ont porté plainte contre le gouvernement auprès du Tribunal constitutionnel, et remporté le procès en 1998. Les retraités n’ont toutefois commencé à recevoir les retraites qui leur étaient dues selon la Justice que sous la coalition Kukuriku (centre-gauche), au pouvoir de 2011 à 2015, étant donné que le HDZ a toujours refusé de se plier au jugement.

Les retraites préférentielles (accordées aux vétérans des guerres de 1990, d’un montant environ deux fois supérieur aux autres retraites), quant à elles, représentent le nid de guêpes dont il vaut mieux ne pas parler, au risque de déclencher, au sens propre du terme, une véritable guerre civile. Seul Fred Matić, ministre des Vétérans dans le deuxième gouvernement de centre-gauche, a montré des intentions un tant soit peu sérieuses de faire évoluer la situation. Après avoir publié le registre des vétérans, il a opéré un distinguo entre les retraites des travailleurs et les retraites préférentielles, annonçant que ces dernières, celles des vétérans, allaient elles aussi être alignées sur le niveau de vie. Cela lui a valu, dès le lendemain, une manifestation monstre sous les fenêtres du ministère, et les vétérans n’ont pas quitté leur campement dans la rue Savska jusqu’au départ de Fred Matić, au retour aux affaires du HDZ et à la nomination du ministre Tomo Medved, qui a exaucé les rêves les plus fous des anciens combattants.

À propos de l’opposition actuelle, précisons qu’il y règne au sujet des retraites la schizophrénie la plus totale. Mirando Mrsić, ancien ministre du Travail et des Retraites dans le gouvernement de Zoran Milanović social-démocrate 😀), est précisément celui qui a imposé l’âge de départ à la retraite à 67 ans et posé les bases des réformes actuelles. D’ailleurs, rappelons que c’est le gouvernement social-démocrate d’Ivica Račan qui, dès 2002, a inauguré la caisse de retraites en trois piliers, c’est-à-dire qui l’a en partie privatisée. Il est donc difficile de comprendre au juste à quoi s’oppose Mirando Mrsić, étant donné qu’il est le premier à avoir mis en place les mesures qui font tant de bruit aujourd’hui.

L’ÉCONOMIE EN CHEVEUX GRIS

Les retraités représentent d’ores et déjà le tiers du budget national, soit près de 40 milliards de kunas (5,4 milliards d’euros). La structure de remplissage des caisses de retraites est également mauvaise, avec 55% de contributions des travailleurs, le reste étant tiré des revenus de l’État : les retraites sont donc en grande partie financées par la fiscalité. Or, la population croate ne cesse de vieillir, les jeunes émigrent de plus en plus, et la génération des baby-boomers, la plus nombreuse d’après-guerre, arrive à l’âge de la retraite. D’autre part, les retraites sont très basses, particulièrement celles des travailleurs, et représentent seulement 38% du dernier salaire perçu.

Le chef se demande pourquoi encore une fois tu n’es pas venu au boulot ?
Le jour où la réforme su système des retraites est allée en enfer !

La seule véritable issue à ce casse-tête serait de renforcer le secteur de l’emploi. Or, la situation est alarmante. Pour preuve, on appelle les retraités capables de supporter physiquement un mi-temps à revenir dans le monde du travail. Cette « économie poivre et sel » fait d’ores et déjà partie du programme de certains partis politiques et, selon certaines estimations, dans quelques années, ce contingent du troisième âge pourrait représenter 2% de la population active. Un autre problème se pose : dans notre économie presque entièrement centrée autour de de l’hôtellerie-restauration, bien peu d’emplois sont adaptés à une main d’œuvre âgée.

Revenons au référendum. En cas de succès, ce qui est fort probable, sauf manigances inattendues du HDZ, la contre-attaque du gouvernement sera vraisemblablement de trancher dans le vif et de couper dans les retraites. Le ministre Pavić l’a d’ailleurs déjà annoncé, expliquant que si les quatre revendications passaient, elles engendreraient 45 milliards de kunas (6,07 milliards d’euros) de frais supplémentaires sur les 30 prochaines années. Il a déjà été constaté au Japon, qui n’a rien d’un pays en transition, que la paupérisation des retraités menait à une hausse de la criminalité chez cette population. L’équation est simple : il faut bien compléter les petites retraites. C’est d’ailleurs un vieux truisme des politiques sociales : une baisse des dépenses sociales a comme conséquence quasi-certaine une hausse des dépenses punitives et de contrôle. Ainsi, la politique de magouilles du HDZ aux débuts de son règne pourrait bien avoir aujourd’hui comme résultat la transformation de toute une génération en petits délinquants au cheveux blancs.

LA DÉMOCRATIE À L’ÉPREUVE DE L’AUSTÉRITÉ : ALÉXIS TSÍPRAS, UNE TRAGÉDIE GRECQUE ?

Fabien Perrier est journaliste. Il couvre l’actualité grecque pour de nombreux médias comme LibérationLe TempsLe SoirRegardsMarianne ou Le Télégramme. Il vient de publier Aléxis Tsípras – Une histoire grecque, aux éditions François Bourin. Le livre a paru en Grèce, sous le titre « Αλέξης Τσίπρας και οι μεταμορφώσεις της πολιτικής », aux éditions Topos.

Le Courrier des Balkans (CdB) : L’arrivée au pouvoir d’Aléxis Tsípras et Syriza en janvier 2015 avait soulevé une immense vague d’espoir en Grèce. Que reste-t-il aujourd’hui de ces espérances ?

Fabien Perrier (F.P.) : Avant toute chose, je voudrais souligner que ce livre est construit comme un récit qui cherche à remettre le personnage de Tsípras en perspective, car ce dernier incarne parfaitement l’histoire récente de la Grèce. Il est né quatre jours après la chute de la dictature des colonels, alors que les partis de gauche avaient été interdits. Personne ne s’attendait à ce que Tsípras devienne un jour Premier ministre. Il a su rassembler et son discours a porté, car le pays traversait une crise politique sans précédent. Son arrivée a suscité beaucoup d’espoir, mais toutes ces attentes n’ont pu être validées par l’exercice du pouvoir et beaucoup de rancunes et de rancœurs se sont accumulées, notamment au sein de Syriza. À sa décharge, il a dû composer avec un environnement extrêmement délicat. La Grèce ne compte que dix millions d’habitants et ne concentre que 2% du PIB de l’UE. Tsípras dirigeait le seul gouvernement mené par un parti issu de la gauche radicale. Cela explique que les rapports de force internes à l’UE n’aient pas été en sa faveur.

CdB : Pourquoi Aléxis Tsípras a-t-il accepté les conditions de la Troïka, malgré le « non » de la population grecque au référendum du 5 juillet 2015 ?

F.P. : Quand il arrive à la tête du gouvernement, Tsípras n’est sans doute pas préparé à la dureté des négociations entre États-membres au sein de l’UE. Fin juin 2015, quand il déclenche le référendum, il essaie de gagner du temps en différant le remboursement de la dette grecque. Ensuite, il y a deux hypothèses. Celle de Yánis Varoufákis, selon lequel Aléxis Tsípras espérait perdre le référendum, afin d’avoir les mains libres pour signer le mémorandum. Une autre : il était persuadé de pouvoir retourner à la table des négociations renforcé par le soutien de sa population. Mais il s’aperçoit vite que Bruxelles ne cédera pas et qu’il sera obligé de signer pour ne pas sortir de la zone euro, ce qui pose au passage la question de la valeur de nos démocraties nationales.

CdB : N’est-ce pas à ce moment qu’intervient la première fracture entre le Premier ministre et ses électeurs ?

F.P. : Je ne le pense pas. Aux élections législatives anticipées de septembre 2015, Syriza arrive de nouveau en tête, ce qui signifie que les électeurs étaient prêts à lui redonner une chance. Aléxis Tsípras a certainement signé le mémorandum en pensant pouvoir l’appliquer dans le sens le plus social possible, mais les conditions de la Troïka se sont faites de plus en plus dures. Dans This is a coup, le documentaire de Paul Mason, le Premier ministre grec explique qu’en refusant de signer, il aurait certainement été un héros durant deux ou trois jours, mais qu’il aurait aussi précipité l’ensemble du peuple grec dans l’inconnu, vers une sortie de la zone euro. Comment payer les retraites ? Comment nourrir la population ? Sans compter qu’à l’époque circulait des rumeurs sur un possible renversement du pouvoir par l’armée, 48 ans après le précédent renversement militaire. En revanche, je crois que l’échec principal du gouvernement Tsípras est de n’avoir pas pu, ou pas su, reconstruire une base productive dans le pays. Mais le pouvait-il vraiment en quatre ans, dans ce contexte, alors que la désindustrialisation se poursuit par exemple aussi dans un pays comme la France ?

  • Fabien Perrier, Alexis Tsipras – Une histoire grecque, Paris 2019, éditions François Bourin, 280 pages
  • PRIX : 20.00 €
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CdB : Aléxis Tsípras a réussi à rassembler au sein d’une même coalition, puis d’un même parti, les principales composantes de l’extrême gauche grecque. Après sa défaite lors des législatives de juillet 2019, cette union va-t-elle pouvoir se maintenir ?

F.P. : Je connais beaucoup de dirigeants politiques en Europe qui aimeraient obtenir 32% au premier tour d’une élection ! C’est un score important, après quatre années passées sous le contrôle des émissaires de la Troïka. La décision a été prise de manière collégiale de convoquer ce scrutin anticipé après les européennes, alors que Syriza venait d’être sanctionné. En revanche, lors des deux dernières consultations électorales, Syriza s’est présenté comme un « front progressiste », et si les mots ont un sens, cela pourrait augurer du recentrage du parti qui a perdu le soutien des classes moyennes aux législatives de juillet. La bataille pour le pouvoir se joue au centre.

CdB : Au niveau européen, après la victoire de Kyriákos Mitsotákis, vous expliquez que certains dirigeants allemands ont déclaré être prêts à desserrer l’étau budgétaire qui enserre la Grèce. Aléxis Tsípras pouvait-il trouver un terrain d’entente avec les Européens ?

F.P. : Je me rappelle qu’en 2014, un ministre allemand m’avait affirmé que Tsípras n’arriverait jamais au pouvoir. Ce qui est sûr c’est que beaucoup de diplomates européens ont eu peur que la victoire de la gauche en Grèce ne s’étende dans d’autres pays de l’UE, comme ce fut le cas au début des années 2000 avec Lionel Jospin en France, Gerhard Schröder en Allemagne, Tony Blair en Angleterre, si l’on considère que ces derniers étaient de gauche. Bref, début 2015, beaucoup craignaient un « effet domino » en Espagne, au Portugal… L’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel est membre du Parti populaire européen (PPE), tout comme Nouvelle démocratie (ND) en Grèce, ce qui autorise une certaine forme de solidarité. Des critiques se sont d’ailleurs faites entendre, parfois même au sein de la formation de la Chancelière allemande, pour expliquer que l’augmentation de la production allemande s’était faite sur le dos de ses partenaires européens.

CdB : Le dernier film de Costa-Gavras, Adults in the Room, semble avoir été fraîchement accueilli en Grèce…

F.P. : Dans un entretien, Costa-Gavras m’a expliqué que Yanis Varoufakis lui envoyait ses chapitres directement après les avoir écrits. Le livre de l’ancien ministre de Finances a donc été rédigé pour servir de base au scénario d’une fiction. Il me semble que c’est important d’avoir cela en tête. Mais quoi qu’il en soit, à mon sens, le grand mérite du film de Costa-Gavras est de montrer de façon accessible ce qui se passe dans les coulisses de Bruxelles. Pourquoi a-t-il été « fraîchement » accueilli ? Je ne sais pas, peut-être cela illustre simplement une divergence de perception de cette époque entre une grande partie de la population grecque et Yanis Varoufakis. Son mouvement du Front de désobéissance réaliste européen (MéRA25) n’a d’ailleurs récolté qu’environ 3% des suffrages aux législatives du 7 juillet.

Italie : Les “sardines” antifascistes – une mobilisation spectaculaire…

Parti d’une flash-mob lancée par quelques-uns à Bologne, le mouvement des “sardines” fait tâche d’huile 😀 en Italie.

Première manifestation des sardines à Bologne

15000 à à Bologne, 45000 à Florence quelques jours plus tard… Initialement réaction à la victoire de l’extrême-droite de Mateo Salvini en Ombrie, région depuis 50 ans à gauche, et à sa volonté de conquérir l’emilie-romaine, autre région de gauche depuis longtemps, le mouvement s’étend. maintenant à toute l’Italie : ils étaient ainsi 10000 à Naples.

A Florence
A Naples

Pour mieux comprendre ce mouvement, au-delà de l’émotion qu’il y a à réentendre Bella ciao illuminer les places italiennes, voici le manifeste de ce mouvement nouveau :

C’est une synthèse en dix points des idées et des valeurs d’un mouvement qui oppose à la politique de la haine et des insultes la non-violence et la créativité.

  1. Les chiffres valent plus que la propagande et les fake news, c’est pourquoi nous devons être nombreux et faire savoir aux gens qui pensent comme nous que ce groupe existe ;
  2. Il est possible de changer l’inertie d’une rhétorique populiste. Comment ? en utilisant l’art, la beauté, la nonviolence, la créativité et l’écoute.
  3. La tête vient avant le ventre, ou bien plutôt, les émotions doivent s’aligner sur la pensée critique;
  4. Les gens viennent avant les comptes sociaux. Pourquoi? Parce que nous savons que nous sommes de vraies personnes, avec des facultés de pensée et d’action. La place publique fait partie du monde réel et c’est là que nous voulons retourner;
  5. L’acteur, c’est la place, pas les organisateurs. Nous croyons à la participation.
  6. Aucun drapeau, aucune insulte, aucune violence. Nous sommes inclusifs ;
  7. Nous ne sommes pas seuls, mais partie des relations humaines. Mettons-nous en réseau ;
  8. Nous sommes vulnérables et nous incluons le fait de nous émouvoir dans le spectre des émotions possibles et nécessaires. Nous sommes empathiques ;
  9. Les actions motivées par des intérêts sont respectables, celles fondées sur la gratuité et la générosité sont dignes d’admiration. Reconnaître ses propres valeurs dans les yeux des autres, sur une place publique, est un fait intime mais révolutionnaire ;
  10. Si je change, cela ne change pas le monde, mais quelque chose commence à changer. Il nous faut de l’espoir et du courage.
Bella ciao…

Non aux conflits d’intérêt des commissaires européens

Nos eurodéputés se sont battus cette semaine contre les conflits d’intérêt des commissaires européens. L’UE, si exigeante envers les peuples, l’est beaucoup moins avec celles et ceux qui s’en gavent. Ci-dessous le post que Manon Aubry a mis sur sa page Facebook, pour relater cette folle semaine.

Alors qu’en France, tous les regards sont tournés vers la famille Chirac, une situation inédite se produit dans l’histoire du parlement européen : nous parvenons à bloquer la nomination de deux commissaires européens (qui composeront la future commission européenne, l’équivalent du gouvernement européen) pour cause de conflits d’intérêt. Une victoire historique (à en croire la foule de médias européens qui nous attendait à la sortie de la salle), avec de nombreux rebondissements que je vais tenter de vous résumer !

Les Commissaires européens sont parmi les personnages politiques les plus puissants de l’Union européenne. Eux seuls peuvent déposer les projets de loi européens (directive ou règlement). C’est pourquoi les traités exigent que leur indépendance soit au-delà de tout soupçon. En théorie.

La commission des affaires juridiques du parlement dans laquelle je siège est en charge de l’examen des conflits d’intérêt des futurs commissaires. Une procédure pensée comme une formalité. Un tampon à apposer au bas de leur feuille de mission. C’est sans compter notre détermination à éplucher leurs déclarations d’intérêt et à traquer leurs affaires.

Et pourtant, le parcours était semé d’embûches. Des déclarations d’intérêt lacunaires, au champ d’application extrêmement limité et aucun moyen d’investigation pour vérifier des informations très parcellaires. Sans compter la forte politisation de la procédure où chaque bloc politique défend ses poulains (les commissaires issus de leur mouvement politique). Résultat : notre française Sylvie Goulard s’en sort sans même une question sur ses 10 000€ perçus par mois de la part d’un think tank américain alors qu’elle était eurodéputée ou ses démêlés avec la justice. Les commissaires espagnols et italiens qui possèdent des centaines de milliers d’euros dans des actions dans des grandes entreprises comme Amazon, LVMH, Bayer ou des banques n’auront même pas de recommandation de les vendre illico-presto. Une somme « dérisoire » nous répond-on. Et puis c’est vrai qu’ils seront vraiment incités à réguler les entreprises dans lesquelles ils possèdent des actions.

Mais à force de recherche, de travail à éplucher les déclarations d’intérêt et le parcours des commissaires, d’indignation et de mobilisation, nous sommes tout de même parvenus à faire tomber deux commissaires (il faut dire qu’il y avait du choix) : la roumaine Rovana Plumb pour des prêts litigieux (un prêt bien généreux d’une « amie » pour sa campagne électorale) et le hongrois Lazlo Troscany (poulain de Orban) dont le cabinet d’avocat est impliqué dans de nombreuses affaires de corruption. Visiblement insatisfait du résultat de notre décision, la présidente de la commission et le président du parlement vont convoquer au pied levé une nouvelle réunion, prétextant un manque de clarté dans la décision. Histoire surtout de provoquer un nouveau vote dans une réunion qu’ils espèrent plus clairsemée et espérant peut-être un « délai de réflexion » (comprendre pression).

C’est sans compter notre détermination. Mobilisation maximum pour s’assurer qu’un maximum de membres soit là. Demande de vote sur l’agenda de la réunion malgré leur opposition. Un vote remporté qui nous permet de faire tomber l’agenda de la réunion et donc une nouvelle délibération sur les conflits d’intérêt. Mais comme ils ne sont plus à cela prêt, ils nous imposent tout de même un nouveau vote. Qu’ils perdent. Ouf ! Nous confirmons notre décision de jeudi dernier : les deux commissaires sont recalés pour conflit d’intérêt. Mais dans quelle démocratie force-t-on les députés à revoter ? Jusqu’à ce obtenir le résultat voulu ?

Que la leçon soit retenue : nous ne nous laisserons pas ainsi marcher sur les pieds. Il est temps de tirer tous les enseignements de cette procédure rocambolesque (ou abracadabrantesque pour rendre hommage à Chichi) qui a viré à la mascarade : nous en appelons à une haute autorité en charge d’un examen transparent, approfondi et indépendant des conflits d’intérêt. Alors que la défiance n’a jamais été telle des citoyens européens à l’égard de leurs dirigeants, la « démocratie européenne » ne nécessite-t-elle pas à minima cela ?

L’éviction inédite de ces deux commissaires est une première bataille ardemment gagnée. Mais force est de constater un deux poids deux mesures dans la procédure – certains doivent aujourd’hui pousser un gros ouf de soulagement. Pour le moment. Car on ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Jusqu’à obtenir un cadre fiable d’examen des conflits d’intérêt – on continue ! 

Ps : pour les curieux qui veulent plonger avec nous dans les entrailles des conflits d’intérêt des commissaires européens, on vous a fait un petit thread twitter sur la base de leurs déclarations d’intérêt qu’on a épluchées à la loupe https://twitter.com/ManonAubryFr/status/1178631841827434496…

Européennes : analyse des votes sur Troyes

La liste France Insoumise aux élections européennes fait ses meilleurs scores sur Troyes dans les quartiers populaires : Quartier des Marots, Quartier des Chartreux, Quartier du Point du jour, Quartier Jules Guesde, Quartier des Blossières, Quartier des Lombards.
C’est également dans ces quartiers que le taux de participation est le plus faible et où le RN fait ses meilleurs scores.
Si on prend parar exemple le quartier des Chartreux, on constate que la participation y est de 39.2% seulement, avec les résultats suivants en pourcentages)

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Pub.
Gén.SPCF  
9,3640,284,4411,76,79 5,52,342,1

On sait que les quartiers populaires de Troyes sont habités par une population très multiculturelle et que le rejet de la politique de Macron s’est sans doute focalisé sur les thèses anti-immigration du RN.
Quant aux autres ils se sont soit abstenus soit ont espéré en votant en priorité France Insoumise qui arrive bien devant EELV, Place Publique, Génération.S et le PCF.
LR et son représentant Baroin payent quant à eux la politique du maire d‘abandon de ces quartiers.
Nos militants ont été bien présents sur 3 de ces quartiers (Chartreux, Point du Jour, Lombards). Il nous faudrait maintenant pouvoir atteindre également les trois autres quartiers où nous représentons un espoir.

Sans surprise, LR font leurs meilleurs scores dans les beaux quartiers Hôtel de Ville et Diderot. Mais, y compris en terre de Baroin,  ils y sont platement battus par LREM.
Les quartiers mixtes reflètent les scores les plus élevés de LREM et de Place Publique : Paul Bert, 14 Juillet, Jules Ferry et Preize.
EELV, quant à eux, ne font de beaux scores que dans les beaux quartiers de l’Hôtel de ville et de la Cathédrale.

En conclusion, l’espoir que nous pouvons être pour les populations des quartiers populaires doit être amplifié. Nous devons porter un message clair où ils puissent envisager un changement de leur quotidien difficile.
Pour les municipales, on voit nettement le rejet de la politique municipale actuelle. Faisons-en sorte que le RN ne cristallise pas toutes les colères. Proposons une liste avec des propositions parlantes et des élus dans lesquelles la multitude des habitants puissent se reconnaitre.

En conclusion, ma vision de Troyes en deux images

Marche pour le climat (Vote vert)

Marche Vérité et Justice pour Zakaria

 

 

 

 

 

Ces deux marches ont réuni  chacune environ 300 personnes qui ne se mélangent pas. A nous de construire les ponts, en fédérant le peuple !

Même dans la nuit la plus noire se faufile toujours un trait de lumière…

Ci-dessous un communiqué des groupes d’action dans l’Aube, à propos des élections européennes.

Les Insoumis-e-s du département remercient chaleureusement les 4802 citoyens qui ont porté leur suffrage sur la liste menée par Manon Aubry. Ils ont ainsi contribué à envoyer au parlement européen six députés de combat, pour défendre les peuples d’Europe dans une perspective de justice sociale et de protection écologique.

C’est le résultat d’une campagne où chacun a donné beaucoup, des militants de terrain aux candidats et équipes nationales. Merci à toutes et tous !

La France Insoumise n’a qu’un peu plus de trois ans d’existence, et elle est aujourd’hui présente au parlement européen.

Toutefois, ces députés auraient pu être bien plus nombreux pour y lutter contre le désastre annoncé de la concurrence généralisée si les forces politiquement les plus proches de la FI ne s’étaient pas entêtées dans des stratégies partidaires, souvent bien plus hostiles à son égard qu’à l’encontre de nos véritables adversaires politiques. La conséquence en a été de disperser les voix des citoyens qui ne veulent plus de cette Europe-là, anti-démocratique, anti-sociale et anti-écologique, et qui partagent les valeurs communes de lutte contre la prédation du capitalisme. Il est bien beau aujourd’hui, après les élections, d’appeler au rassemblement…

Dans l’Aube, qui n’affiche pas une santé éclatante, ces élections sont un désaveu cinglant pour la droite qui en occupe tous les postes de commande. Dans ce département qui a connu nombre de délocalisations, où on entasse déchets nucléaires et industriels, où fleurit le travail précaire, , la farce du prétendu duel Macron-Le Pen amène en tête de liste trois formations opposées à la hausse du SMIC et complices dans le vote et l’application des dispositifs répressifs contre le mouvement des Gilets Jaunes, authentique expression de la colère populaire.

Pour notre part, c’est donc encore et toujours qu’il faut fédérer le peuple dans les luttes indispensables à la sauvegarde de l’humanité, en rassemblant tous ceux qui se découvrent exclus et veulent être vus et entendus.

Même dans la nuit la plus noire se faufile toujours un trait de lumière… Les Insoumis-e-s du département continueront de nourrir cette espérance, au plus près des luttes sociales et écologiques, avec une exigence de démocratie réelle, en œuvrant sans relâche pour sortir au plus vite de la 5ème République et instaurer un véritable pouvoir populaire.

Dans cette perspective, d’autres échéances nous attendent. Au plus près des citoyen-en-s aubois, faisons de nos municipalités un laboratoire pour la 6ème République dont la France toute entière a plus que jamais besoin !

Jean-Luc Mélenchon : “C’est l’heure des combats et des caractères.”

La réaction de Jean-Luc Mélénchon aux résultats des actions européennes.

« Ce n’est pas une soirée heureuse que celle-ci. Pour la seconde fois en France, l’extrême-droite gagne l’élection européenne. Ainsi se confirme que la France prend une pente que nous continuerons à combattre par tous les moyens dont nous disposons.

Monsieur Macron semble avoir perdu le match qu’il avait voulu installer de façon si irresponsable. De fait, la victoire de l’extrême-droite, l’effondrement du pouvoir dans le match qu’il avait engagé et le niveau de l’abstention qui reste considérablement élevée montrent que notre pays s’enfonce dans une crise profonde.

Nul n’en aperçoit à cette heure d’issue positive. Cela restera notre responsabilité de tâcher de l’ouvrir. De continuer à tracer le chemin que nous avions d’abord inauguré si vaillamment.

Dans ce contexte, notre résultat est très décevant. Il n’est pas à la hauteur de nos espérances, cela va de soi, et encore moins de nos efforts. Mais je veux saleur Manon Aubry et ses colistières et colistiers qui ont, dans cette bataille, jeté toute leur force de conviction et d’espérance.

Je veux saluer les milliers de femmes et d’hommes qui ont pris leur place dans la bataille et qui ont déployé tous les efforts pour convaincre, convaincre, convaincre encore.

Quoi qu’il en soit, ce résultat assure la présence des insoumis au Parlement européen. Dans ces conditions, conjointement avec le groupe des parlementaires de l’Assemblée nationale nous allons continuer la bataille contre les menaces écologistes qui s’avancent et les injustices sociales qui s’aggravent. Nous le ferons comme d’habitude avec toute notre énergie. Avec ce point d’appui essentiel que sont tous ces jeunes élus femmes et hommes qui sont entrés dans la lutte à nos côtés. Nous saurons assumer nos responsabilités.

Et j’invite à ce que se fédèrent tous ceux qui partagent cette volonté et qui comprennent à quel point la lutte engagée dépend de la force de conviction de chacun.

La pente qui est prise est mauvaise. Il est possible de l’inverser. Mais cela reste impossible si chacun, en conscience, ne prend pas pour lui même ses responsabilités.

C’est l’heure des combats et des caractères. La France en a toujours disposé en abondance. Je forme le vœux qu’elle sache se manifester et se rassembler pour parvenir aux objectifs qu’elle doit se donner : libérer une bonne fois le pays, le système de notre pays, de la pesanteur économique anti-écologique qui pèsent sur lui et des ombres que projette sur son destin l’extrême-droite.

Vive la République, vive la France.»

Manon Aubry : “Nous serons des parlementaires de combat”.

La réaction de Martien Aubry aux résultats des actions européennes.

 

 
“Bonsoir à toutes et à tous,

Un petit mot sur les résultats de ce soir, qui marquent, je crois, un pas de plus dans la crise politique que connaît notre pays. Elle se matérialise par une forte abstention, certes en recul, ce qui est toujours positif, mais qui conduit à ce que près de 1 personne sur 2 s’est à nouveau détournée des urnes. Ce qui doit collectivement nous interroger.

Comment en 2014, le Rassemblement national arrive de nouveau en tête des élections. C’est toujours une mauvaise nouvelle. Alors que l’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie, la majorité présidentielle a sciemment choisi de lui donner un rôle central dans ces élections. Nous en avons une preuve de plus ce soir, que l’extrême marché nourrit l’extrême-droite. Nous continuerons à combattre pied à pied les idées antisociales et antiécologiques du Rassemblement national.

Bien sûr, les résultats de la France insoumise sont décevants compte tenu de nos espérances et efforts que nous avons déployés dans cette campagne. Mais cette campagne porte néanmoins certaines perspectives d’espoir. Elle confirme que La France insoumise, mouvement qui n’a pas 3 ans, s’est ancrée dans le paysage politique. Et malgré ce résultat décevant, nous devrions progresser de 2 à 6 ou 7 eurodéputés. De jeunes élus engagés dans des combats dans la société, divers dans leurs profils sociaux, qui porteront notre voix au Parlement européen. On peut être une jeune femme de 29 ans, militante dans une ONG, ou aide-soignante en EHPAD et être légitime pour exercer un mandat politique.

Aux côtés de nos partenaires européens, ces élus se mobiliseront pour permettre de remettre l’Europe au service des peuples. Ils seront autant de parlementaires de combat, de vigies et de lanceurs d’alertes dans une institution qui en a bien besoin.

Je tiens à adresser des remerciements chaleureux à toutes celles et tous ceux qui ont rendu cette campagne possible. Les militantes et militants de la France insoumise, mobilisés sans relâches, et tous mes colistiers, bien sûr.

Nous serons à la hauteur de votre formidable énergie. Dans cette mobilisation pour l’avenir en commun, toutes les forces seront nécessaires. Nous continuerons de porter nos idées partout, des luttes sociales locales aux institutions européennes. Alors que les forces politiques arrivées en tête jouent sur les peurs des électeurs pour prospérer, nous continuerons à avancer des solutions qui répondent aux espoirs et aux aspirations des gens. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui se retrouvent sur ces valeurs écologiques et sociales et cet objectif, à se fédérer, pour les élaborer et les pousser ensemble. Je vous remercie.”

Marina Mesure à Bar sur Aube : “Quand le patron cherche, l’Europe propose !”

Devant un auditoire venu de tous les coins du département, et même de Haute-Marne, Marina Mesure, candidate n°7 sur la liste de la France Insoumise pour les élections européennes, a présenté la thématique du travail détaché, et montré comment un tel dossier pouvait être défendu par “des députés de combat”.

Sur les 1,4 millions de travailleurs détachés que compte la France, 50000 sont Français. Une petite ville frontalière du Luxembourg, à peine plus grande que Bar sur Aube, compte 39 agences d’intérim, pour fournir l’industrie française en travailleurs français avec des protections sociales amoindries.

Au scandale du statut s’ajoute celui de la fraude… On en arrive à des situations ubuesques où un salarié reçoit un bulletin de paie avec un salaire brut de 1500 € et un salaire net de 0 €. Le stratagème : une chaine de sous-traitants, de l’Italie à la Pologne et à la Roumanie, pour en arriver jusqu’en Egypte… Alors les benêts ou les hypocrites qui nous disent qu’on va lutter contre cela à l’intérieur des traités feraient bien de faire ce que fait Marina : rencontrer vraiment des travailleurs détachés, et connaître leurs problèmes.

Le travail détaché est pour toutes les économies de l’Europe une vraie catastrophe.S’il y a des travailleurs détachés polonais en France, la Pologne n’a plus un ouvrier sur le marché en termes de bâtiment, et fait donc appel à une main d’oeuvre immigrée, de l’Est asiatique le plus souvent. Aberration sociale et écologique…

Alors redisons-le : il ne s’agit pas de s’attaquer aux travailleurs détachés, la libre circulation des personnes est fondamentale ! Mais c’est un statut créé de toutes pièces par les valets des grandes entreprises mondiales et de la finance qu’il faut abolir, car c’est le retour de l’esclavage !

Pour rappel, l’Avenir en Commun propose de “cesser d’appliquer unilatéralement la directive sur le détachement de travailleurs en France : la législation nationale doit s’appliquer totalement, y compris concernant les cotisations sociales patronales et salariales”.

Pour une Europe où le travail sera payé à sa juste valeur, où la coopération entre les peuples remplacera la libre concurrence et le dumping social, votons LFI le 26 mai prochain.

Laure Manesse à Troyes : “Non à une écologie punitive, battons-nous pour maintenant le peuple !”

Le mouvement européen  organisait à Troyes un débat entre  entre neuf candidats aux élections européennes des partis LR, UDI, LAREM, DLF, PP/PS, LFI, Génération.S, PCF et EELV.

Fidèle à sa conception vivante et approfondie du débat démocratique, le RN a refusé le débat !

C’est Laure Manesse qui représentait la France Insoumise.

Les thèmes abordés : Développement économique et social, Politique extérieure et défense, Environnement et Développement durable.

Une quinzaine d’insoumis étaient présents dans la salle pour soutenir Laure  qui a maîtrisé parfaitement ce débat. Ils ont été les seuls du public à poser deux questions, l’une sur leur futur groupe d’appartenance au sein du conseil européen, et une autre sur le CETA. La façon dont Macron nous a imposés le CETA a valu à la candidate LREM d’avoir tout le monde contre elle à ce propos.

Deux vidéos des interventions de Laure prises par un camarade Rémois.

A la place de la règle d’or des 3%, la règle verte pour le bien des peuples !
Mettre à plat les traités européens et instaurer un protectionnisme solidaire