Italie : Les “sardines” antifascistes – une mobilisation spectaculaire…

Parti d’une flash-mob lancée par quelques-uns à Bologne, le mouvement des “sardines” fait tâche d’huile 😀 en Italie.

Première manifestation des sardines à Bologne

15000 à à Bologne, 45000 à Florence quelques jours plus tard… Initialement réaction à la victoire de l’extrême-droite de Mateo Salvini en Ombrie, région depuis 50 ans à gauche, et à sa volonté de conquérir l’emilie-romaine, autre région de gauche depuis longtemps, le mouvement s’étend. maintenant à toute l’Italie : ils étaient ainsi 10000 à Naples.

A Florence
A Naples

Pour mieux comprendre ce mouvement, au-delà de l’émotion qu’il y a à réentendre Bella ciao illuminer les places italiennes, voici le manifeste de ce mouvement nouveau :

C’est une synthèse en dix points des idées et des valeurs d’un mouvement qui oppose à la politique de la haine et des insultes la non-violence et la créativité.

  1. Les chiffres valent plus que la propagande et les fake news, c’est pourquoi nous devons être nombreux et faire savoir aux gens qui pensent comme nous que ce groupe existe ;
  2. Il est possible de changer l’inertie d’une rhétorique populiste. Comment ? en utilisant l’art, la beauté, la nonviolence, la créativité et l’écoute.
  3. La tête vient avant le ventre, ou bien plutôt, les émotions doivent s’aligner sur la pensée critique;
  4. Les gens viennent avant les comptes sociaux. Pourquoi? Parce que nous savons que nous sommes de vraies personnes, avec des facultés de pensée et d’action. La place publique fait partie du monde réel et c’est là que nous voulons retourner;
  5. L’acteur, c’est la place, pas les organisateurs. Nous croyons à la participation.
  6. Aucun drapeau, aucune insulte, aucune violence. Nous sommes inclusifs ;
  7. Nous ne sommes pas seuls, mais partie des relations humaines. Mettons-nous en réseau ;
  8. Nous sommes vulnérables et nous incluons le fait de nous émouvoir dans le spectre des émotions possibles et nécessaires. Nous sommes empathiques ;
  9. Les actions motivées par des intérêts sont respectables, celles fondées sur la gratuité et la générosité sont dignes d’admiration. Reconnaître ses propres valeurs dans les yeux des autres, sur une place publique, est un fait intime mais révolutionnaire ;
  10. Si je change, cela ne change pas le monde, mais quelque chose commence à changer. Il nous faut de l’espoir et du courage.
Bella ciao…

Non aux conflits d’intérêt des commissaires européens

Nos eurodéputés se sont battus cette semaine contre les conflits d’intérêt des commissaires européens. L’UE, si exigeante envers les peuples, l’est beaucoup moins avec celles et ceux qui s’en gavent. Ci-dessous le post que Manon Aubry a mis sur sa page Facebook, pour relater cette folle semaine.

Alors qu’en France, tous les regards sont tournés vers la famille Chirac, une situation inédite se produit dans l’histoire du parlement européen : nous parvenons à bloquer la nomination de deux commissaires européens (qui composeront la future commission européenne, l’équivalent du gouvernement européen) pour cause de conflits d’intérêt. Une victoire historique (à en croire la foule de médias européens qui nous attendait à la sortie de la salle), avec de nombreux rebondissements que je vais tenter de vous résumer !

Les Commissaires européens sont parmi les personnages politiques les plus puissants de l’Union européenne. Eux seuls peuvent déposer les projets de loi européens (directive ou règlement). C’est pourquoi les traités exigent que leur indépendance soit au-delà de tout soupçon. En théorie.

La commission des affaires juridiques du parlement dans laquelle je siège est en charge de l’examen des conflits d’intérêt des futurs commissaires. Une procédure pensée comme une formalité. Un tampon à apposer au bas de leur feuille de mission. C’est sans compter notre détermination à éplucher leurs déclarations d’intérêt et à traquer leurs affaires.

Et pourtant, le parcours était semé d’embûches. Des déclarations d’intérêt lacunaires, au champ d’application extrêmement limité et aucun moyen d’investigation pour vérifier des informations très parcellaires. Sans compter la forte politisation de la procédure où chaque bloc politique défend ses poulains (les commissaires issus de leur mouvement politique). Résultat : notre française Sylvie Goulard s’en sort sans même une question sur ses 10 000€ perçus par mois de la part d’un think tank américain alors qu’elle était eurodéputée ou ses démêlés avec la justice. Les commissaires espagnols et italiens qui possèdent des centaines de milliers d’euros dans des actions dans des grandes entreprises comme Amazon, LVMH, Bayer ou des banques n’auront même pas de recommandation de les vendre illico-presto. Une somme « dérisoire » nous répond-on. Et puis c’est vrai qu’ils seront vraiment incités à réguler les entreprises dans lesquelles ils possèdent des actions.

Mais à force de recherche, de travail à éplucher les déclarations d’intérêt et le parcours des commissaires, d’indignation et de mobilisation, nous sommes tout de même parvenus à faire tomber deux commissaires (il faut dire qu’il y avait du choix) : la roumaine Rovana Plumb pour des prêts litigieux (un prêt bien généreux d’une « amie » pour sa campagne électorale) et le hongrois Lazlo Troscany (poulain de Orban) dont le cabinet d’avocat est impliqué dans de nombreuses affaires de corruption. Visiblement insatisfait du résultat de notre décision, la présidente de la commission et le président du parlement vont convoquer au pied levé une nouvelle réunion, prétextant un manque de clarté dans la décision. Histoire surtout de provoquer un nouveau vote dans une réunion qu’ils espèrent plus clairsemée et espérant peut-être un « délai de réflexion » (comprendre pression).

C’est sans compter notre détermination. Mobilisation maximum pour s’assurer qu’un maximum de membres soit là. Demande de vote sur l’agenda de la réunion malgré leur opposition. Un vote remporté qui nous permet de faire tomber l’agenda de la réunion et donc une nouvelle délibération sur les conflits d’intérêt. Mais comme ils ne sont plus à cela prêt, ils nous imposent tout de même un nouveau vote. Qu’ils perdent. Ouf ! Nous confirmons notre décision de jeudi dernier : les deux commissaires sont recalés pour conflit d’intérêt. Mais dans quelle démocratie force-t-on les députés à revoter ? Jusqu’à ce obtenir le résultat voulu ?

Que la leçon soit retenue : nous ne nous laisserons pas ainsi marcher sur les pieds. Il est temps de tirer tous les enseignements de cette procédure rocambolesque (ou abracadabrantesque pour rendre hommage à Chichi) qui a viré à la mascarade : nous en appelons à une haute autorité en charge d’un examen transparent, approfondi et indépendant des conflits d’intérêt. Alors que la défiance n’a jamais été telle des citoyens européens à l’égard de leurs dirigeants, la « démocratie européenne » ne nécessite-t-elle pas à minima cela ?

L’éviction inédite de ces deux commissaires est une première bataille ardemment gagnée. Mais force est de constater un deux poids deux mesures dans la procédure – certains doivent aujourd’hui pousser un gros ouf de soulagement. Pour le moment. Car on ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Jusqu’à obtenir un cadre fiable d’examen des conflits d’intérêt – on continue ! 

Ps : pour les curieux qui veulent plonger avec nous dans les entrailles des conflits d’intérêt des commissaires européens, on vous a fait un petit thread twitter sur la base de leurs déclarations d’intérêt qu’on a épluchées à la loupe https://twitter.com/ManonAubryFr/status/1178631841827434496…

Européennes : analyse des votes sur Troyes

La liste France Insoumise aux élections européennes fait ses meilleurs scores sur Troyes dans les quartiers populaires : Quartier des Marots, Quartier des Chartreux, Quartier du Point du jour, Quartier Jules Guesde, Quartier des Blossières, Quartier des Lombards.
C’est également dans ces quartiers que le taux de participation est le plus faible et où le RN fait ses meilleurs scores.
Si on prend parar exemple le quartier des Chartreux, on constate que la participation y est de 39.2% seulement, avec les résultats suivants en pourcentages)

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Pub.
Gén.SPCF  
9,3640,284,4411,76,79 5,52,342,1

On sait que les quartiers populaires de Troyes sont habités par une population très multiculturelle et que le rejet de la politique de Macron s’est sans doute focalisé sur les thèses anti-immigration du RN.
Quant aux autres ils se sont soit abstenus soit ont espéré en votant en priorité France Insoumise qui arrive bien devant EELV, Place Publique, Génération.S et le PCF.
LR et son représentant Baroin payent quant à eux la politique du maire d‘abandon de ces quartiers.
Nos militants ont été bien présents sur 3 de ces quartiers (Chartreux, Point du Jour, Lombards). Il nous faudrait maintenant pouvoir atteindre également les trois autres quartiers où nous représentons un espoir.

Sans surprise, LR font leurs meilleurs scores dans les beaux quartiers Hôtel de Ville et Diderot. Mais, y compris en terre de Baroin,  ils y sont platement battus par LREM.
Les quartiers mixtes reflètent les scores les plus élevés de LREM et de Place Publique : Paul Bert, 14 Juillet, Jules Ferry et Preize.
EELV, quant à eux, ne font de beaux scores que dans les beaux quartiers de l’Hôtel de ville et de la Cathédrale.

En conclusion, l’espoir que nous pouvons être pour les populations des quartiers populaires doit être amplifié. Nous devons porter un message clair où ils puissent envisager un changement de leur quotidien difficile.
Pour les municipales, on voit nettement le rejet de la politique municipale actuelle. Faisons-en sorte que le RN ne cristallise pas toutes les colères. Proposons une liste avec des propositions parlantes et des élus dans lesquelles la multitude des habitants puissent se reconnaitre.

En conclusion, ma vision de Troyes en deux images

Marche pour le climat (Vote vert)

Marche Vérité et Justice pour Zakaria

 

 

 

 

 

Ces deux marches ont réuni  chacune environ 300 personnes qui ne se mélangent pas. A nous de construire les ponts, en fédérant le peuple !

Même dans la nuit la plus noire se faufile toujours un trait de lumière…

Ci-dessous un communiqué des groupes d’action dans l’Aube, à propos des élections européennes.

Les Insoumis-e-s du département remercient chaleureusement les 4802 citoyens qui ont porté leur suffrage sur la liste menée par Manon Aubry. Ils ont ainsi contribué à envoyer au parlement européen six députés de combat, pour défendre les peuples d’Europe dans une perspective de justice sociale et de protection écologique.

C’est le résultat d’une campagne où chacun a donné beaucoup, des militants de terrain aux candidats et équipes nationales. Merci à toutes et tous !

La France Insoumise n’a qu’un peu plus de trois ans d’existence, et elle est aujourd’hui présente au parlement européen.

Toutefois, ces députés auraient pu être bien plus nombreux pour y lutter contre le désastre annoncé de la concurrence généralisée si les forces politiquement les plus proches de la FI ne s’étaient pas entêtées dans des stratégies partidaires, souvent bien plus hostiles à son égard qu’à l’encontre de nos véritables adversaires politiques. La conséquence en a été de disperser les voix des citoyens qui ne veulent plus de cette Europe-là, anti-démocratique, anti-sociale et anti-écologique, et qui partagent les valeurs communes de lutte contre la prédation du capitalisme. Il est bien beau aujourd’hui, après les élections, d’appeler au rassemblement…

Dans l’Aube, qui n’affiche pas une santé éclatante, ces élections sont un désaveu cinglant pour la droite qui en occupe tous les postes de commande. Dans ce département qui a connu nombre de délocalisations, où on entasse déchets nucléaires et industriels, où fleurit le travail précaire, , la farce du prétendu duel Macron-Le Pen amène en tête de liste trois formations opposées à la hausse du SMIC et complices dans le vote et l’application des dispositifs répressifs contre le mouvement des Gilets Jaunes, authentique expression de la colère populaire.

Pour notre part, c’est donc encore et toujours qu’il faut fédérer le peuple dans les luttes indispensables à la sauvegarde de l’humanité, en rassemblant tous ceux qui se découvrent exclus et veulent être vus et entendus.

Même dans la nuit la plus noire se faufile toujours un trait de lumière… Les Insoumis-e-s du département continueront de nourrir cette espérance, au plus près des luttes sociales et écologiques, avec une exigence de démocratie réelle, en œuvrant sans relâche pour sortir au plus vite de la 5ème République et instaurer un véritable pouvoir populaire.

Dans cette perspective, d’autres échéances nous attendent. Au plus près des citoyen-en-s aubois, faisons de nos municipalités un laboratoire pour la 6ème République dont la France toute entière a plus que jamais besoin !

Jean-Luc Mélenchon : “C’est l’heure des combats et des caractères.”

La réaction de Jean-Luc Mélénchon aux résultats des actions européennes.

« Ce n’est pas une soirée heureuse que celle-ci. Pour la seconde fois en France, l’extrême-droite gagne l’élection européenne. Ainsi se confirme que la France prend une pente que nous continuerons à combattre par tous les moyens dont nous disposons.

Monsieur Macron semble avoir perdu le match qu’il avait voulu installer de façon si irresponsable. De fait, la victoire de l’extrême-droite, l’effondrement du pouvoir dans le match qu’il avait engagé et le niveau de l’abstention qui reste considérablement élevée montrent que notre pays s’enfonce dans une crise profonde.

Nul n’en aperçoit à cette heure d’issue positive. Cela restera notre responsabilité de tâcher de l’ouvrir. De continuer à tracer le chemin que nous avions d’abord inauguré si vaillamment.

Dans ce contexte, notre résultat est très décevant. Il n’est pas à la hauteur de nos espérances, cela va de soi, et encore moins de nos efforts. Mais je veux saleur Manon Aubry et ses colistières et colistiers qui ont, dans cette bataille, jeté toute leur force de conviction et d’espérance.

Je veux saluer les milliers de femmes et d’hommes qui ont pris leur place dans la bataille et qui ont déployé tous les efforts pour convaincre, convaincre, convaincre encore.

Quoi qu’il en soit, ce résultat assure la présence des insoumis au Parlement européen. Dans ces conditions, conjointement avec le groupe des parlementaires de l’Assemblée nationale nous allons continuer la bataille contre les menaces écologistes qui s’avancent et les injustices sociales qui s’aggravent. Nous le ferons comme d’habitude avec toute notre énergie. Avec ce point d’appui essentiel que sont tous ces jeunes élus femmes et hommes qui sont entrés dans la lutte à nos côtés. Nous saurons assumer nos responsabilités.

Et j’invite à ce que se fédèrent tous ceux qui partagent cette volonté et qui comprennent à quel point la lutte engagée dépend de la force de conviction de chacun.

La pente qui est prise est mauvaise. Il est possible de l’inverser. Mais cela reste impossible si chacun, en conscience, ne prend pas pour lui même ses responsabilités.

C’est l’heure des combats et des caractères. La France en a toujours disposé en abondance. Je forme le vœux qu’elle sache se manifester et se rassembler pour parvenir aux objectifs qu’elle doit se donner : libérer une bonne fois le pays, le système de notre pays, de la pesanteur économique anti-écologique qui pèsent sur lui et des ombres que projette sur son destin l’extrême-droite.

Vive la République, vive la France.»

Manon Aubry : “Nous serons des parlementaires de combat”.

La réaction de Martien Aubry aux résultats des actions européennes.

 

 
“Bonsoir à toutes et à tous,

Un petit mot sur les résultats de ce soir, qui marquent, je crois, un pas de plus dans la crise politique que connaît notre pays. Elle se matérialise par une forte abstention, certes en recul, ce qui est toujours positif, mais qui conduit à ce que près de 1 personne sur 2 s’est à nouveau détournée des urnes. Ce qui doit collectivement nous interroger.

Comment en 2014, le Rassemblement national arrive de nouveau en tête des élections. C’est toujours une mauvaise nouvelle. Alors que l’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie, la majorité présidentielle a sciemment choisi de lui donner un rôle central dans ces élections. Nous en avons une preuve de plus ce soir, que l’extrême marché nourrit l’extrême-droite. Nous continuerons à combattre pied à pied les idées antisociales et antiécologiques du Rassemblement national.

Bien sûr, les résultats de la France insoumise sont décevants compte tenu de nos espérances et efforts que nous avons déployés dans cette campagne. Mais cette campagne porte néanmoins certaines perspectives d’espoir. Elle confirme que La France insoumise, mouvement qui n’a pas 3 ans, s’est ancrée dans le paysage politique. Et malgré ce résultat décevant, nous devrions progresser de 2 à 6 ou 7 eurodéputés. De jeunes élus engagés dans des combats dans la société, divers dans leurs profils sociaux, qui porteront notre voix au Parlement européen. On peut être une jeune femme de 29 ans, militante dans une ONG, ou aide-soignante en EHPAD et être légitime pour exercer un mandat politique.

Aux côtés de nos partenaires européens, ces élus se mobiliseront pour permettre de remettre l’Europe au service des peuples. Ils seront autant de parlementaires de combat, de vigies et de lanceurs d’alertes dans une institution qui en a bien besoin.

Je tiens à adresser des remerciements chaleureux à toutes celles et tous ceux qui ont rendu cette campagne possible. Les militantes et militants de la France insoumise, mobilisés sans relâches, et tous mes colistiers, bien sûr.

Nous serons à la hauteur de votre formidable énergie. Dans cette mobilisation pour l’avenir en commun, toutes les forces seront nécessaires. Nous continuerons de porter nos idées partout, des luttes sociales locales aux institutions européennes. Alors que les forces politiques arrivées en tête jouent sur les peurs des électeurs pour prospérer, nous continuerons à avancer des solutions qui répondent aux espoirs et aux aspirations des gens. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui se retrouvent sur ces valeurs écologiques et sociales et cet objectif, à se fédérer, pour les élaborer et les pousser ensemble. Je vous remercie.”

Marina Mesure à Bar sur Aube : “Quand le patron cherche, l’Europe propose !”

Devant un auditoire venu de tous les coins du département, et même de Haute-Marne, Marina Mesure, candidate n°7 sur la liste de la France Insoumise pour les élections européennes, a présenté la thématique du travail détaché, et montré comment un tel dossier pouvait être défendu par “des députés de combat”.

Sur les 1,4 millions de travailleurs détachés que compte la France, 50000 sont Français. Une petite ville frontalière du Luxembourg, à peine plus grande que Bar sur Aube, compte 39 agences d’intérim, pour fournir l’industrie française en travailleurs français avec des protections sociales amoindries.

Au scandale du statut s’ajoute celui de la fraude… On en arrive à des situations ubuesques où un salarié reçoit un bulletin de paie avec un salaire brut de 1500 € et un salaire net de 0 €. Le stratagème : une chaine de sous-traitants, de l’Italie à la Pologne et à la Roumanie, pour en arriver jusqu’en Egypte… Alors les benêts ou les hypocrites qui nous disent qu’on va lutter contre cela à l’intérieur des traités feraient bien de faire ce que fait Marina : rencontrer vraiment des travailleurs détachés, et connaître leurs problèmes.

Le travail détaché est pour toutes les économies de l’Europe une vraie catastrophe.S’il y a des travailleurs détachés polonais en France, la Pologne n’a plus un ouvrier sur le marché en termes de bâtiment, et fait donc appel à une main d’oeuvre immigrée, de l’Est asiatique le plus souvent. Aberration sociale et écologique…

Alors redisons-le : il ne s’agit pas de s’attaquer aux travailleurs détachés, la libre circulation des personnes est fondamentale ! Mais c’est un statut créé de toutes pièces par les valets des grandes entreprises mondiales et de la finance qu’il faut abolir, car c’est le retour de l’esclavage !

Pour rappel, l’Avenir en Commun propose de “cesser d’appliquer unilatéralement la directive sur le détachement de travailleurs en France : la législation nationale doit s’appliquer totalement, y compris concernant les cotisations sociales patronales et salariales”.

Pour une Europe où le travail sera payé à sa juste valeur, où la coopération entre les peuples remplacera la libre concurrence et le dumping social, votons LFI le 26 mai prochain.

Laure Manesse à Troyes : “Non à une écologie punitive, battons-nous pour maintenant le peuple !”

Le mouvement européen  organisait à Troyes un débat entre  entre neuf candidats aux élections européennes des partis LR, UDI, LAREM, DLF, PP/PS, LFI, Génération.S, PCF et EELV.

Fidèle à sa conception vivante et approfondie du débat démocratique, le RN a refusé le débat !

C’est Laure Manesse qui représentait la France Insoumise.

Les thèmes abordés : Développement économique et social, Politique extérieure et défense, Environnement et Développement durable.

Une quinzaine d’insoumis étaient présents dans la salle pour soutenir Laure  qui a maîtrisé parfaitement ce débat. Ils ont été les seuls du public à poser deux questions, l’une sur leur futur groupe d’appartenance au sein du conseil européen, et une autre sur le CETA. La façon dont Macron nous a imposés le CETA a valu à la candidate LREM d’avoir tout le monde contre elle à ce propos.

Deux vidéos des interventions de Laure prises par un camarade Rémois.

A la place de la règle d’or des 3%, la règle verte pour le bien des peuples !
Mettre à plat les traités européens et instaurer un protectionnisme solidaire

Festival de l’Insoumission : car gratuit depuis Troyes

LA FRANCE INSOUMISE MET EN PLACE UN CAR GRATUIT !

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Des syndicalistes de 36 pays soutiennent Marina Mesure, candidate insoumise aux élections européennes

Dans À la une, A la Une – Européennes 2019, Actualités, Marina Mesure

Des syndicalistes de 36 pays ont tenu à soutenir la candidature de Marina Mesure, présente en position éligible sur la liste France insoumise pour les élections européennes. Avant la forte mobilisation syndicale attendue ce 1er mai, ils ont réaffirmé leur attachement au combat porté par la candidate pour « la primauté des droits humains (le travail décent, la santé et la sécurité au travail, l’accès à l’emploi, etc.) sur les considérations économiques et financières ! ».

Marina Mesure, syndicaliste européenne, sera présente à Marseille ce mercredi 1er mai aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, Manon Aubry et d’autres candidat·e·s pour la fête des travailleur·se·s.

« Syndicalistes de différents pays et de différents secteurs professionnels, nous soutenons la candidature de Marina Mesure aux élections européennes du 26 mai 2019. Dans les 10 dernières années, nous avons mené à ses côtés de nombreuses luttes pour défendre les droits humains, sociaux et environnementaux en Europe et dans le monde. Nous savons qu’elle les portera comme députée européenne.

Partout en Europe, les réformes du marché du travail se succèdent. Des gouvernements libéraux ou d’extrême droite mènent une même politique : ordonnances Pénicaud en France, journée de 12 h en Autriche, « Job Act » en Italie, disparition des cotisations patronales en Roumanie… Le Code du travail est la cible commune de tous ces régimes.

Face à cela, le mouvement syndical européen se mobilise en combattant la précarisation de l’emploi et la mise en concurrence des salariés, dans chaque entreprise et entre chaque pays. Nous avons organisé de nombreuses actions devant la Commission européenne sous le même slogan « STOP au Dumping Social », repris dans nos usines, sur nos chantiers, dans nos champs et dans nos entreprises. Face à l’inaction des institutions européennes et de nos gouvernements respectifs, nous avons créé aux côtés de Marina des réseaux syndicaux en Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal et Roumanie, afin de lutter contre la fraude patronale (notamment sur le détachement des travailleurs) et informer les salariés de leurs droits. Nous avons été de tous les combats pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, pour les droits des travailleurs migrants, pour l’interdiction des contrats précaires, pour une formation professionnelle librement choisie, pour l’augmentation des salaires et l’accès à de meilleures conditions de vie.

Plusieurs de nos combats ont dépassé le cadre européen. Ainsi, nous avons combattu les accords de libre-échange qui mettent en péril nos services publics et notre environnement, comme le TAFTA ou le CETA, en menant des journées de mobilisation transatlantiques. Mêmes périls, même résistance !

Face à l’irresponsabilité de certaines organisations internationales, nous avons aussi mené aux côtés de Marina des actions « Carton Rouge à la FIFA » devant le siège des Nations Unies, refusant l’attribution de grands événements sportifs à des pays comme le Qatar où 1400 travailleurs migrants sont morts pour construire les infrastructures de la Coupe du Monde de Football 2022. Au Népal, en Inde et aux Philippines, nous avons lutté ensemble pour faire reculer le gouvernement qatari sur la confiscation des passeports des travailleurs migrants. Plusieurs victoires aussi, en sa compagnie, contre des multinationales qui utilisent la sous-traitance pour exploiter les salariés : gain de cause pour plus de 20 salariés détachés espagnols sous-traitants de Bouygues après 1 mois de grève, pour 14 salariés détachés roumains sous-traitants d’une filiale d’EDF après 6 mois de mobilisation pour non-paiement des salaires, et plus d’une cinquantaine de victoires similaires en Europe contre la fraude sociale et fiscale. Nous avons également conduit des mobilisations internationales contre les fusions de grands groupes qui se font au détriment des droits des salariés, comme chez LafargeHolcim.

Chacune, chacun dans notre pays, et tous ensemble au niveau international, nous revendiquons la primauté des droits humains (le travail décent, la santé et la sécurité au travail, l’accès à l’emploi, etc.) sur les considérations économiques et financières !

À travers la candidature de Marina Mesure, nous soutenons les luttes syndicales européennes et internationales. Nous leur permettons d’accéder, enfin, au Parlement européen. Contre la loi des multinationales, élisons une eurodéputée qui place les droits humains, sociaux et environnementaux au-dessus de tout ! »

Signataires : 

Flutura Lamçe, syndicaliste de SPPNSHPSH (Independent Trade Union of Construction Workers and Public Service of Albania), Albanie
Michael Wögerer, syndicaliste Austrian Trade Union Federation (ÖGB), Autriche
Pierre Cuppens, secrétaire général du syndicat CSC BIE, Belgique
Patrick Vandenbergue, président du syndicat CSC BIE, Belgique
Denilson Pestana, président du syndicat STICM Londrina, Brésil,
Reinaldim Barboza Pereira, président du syndicat FETRACONSPAR Paraná, Brésil
Josemar Bernardes, président du syndicat FSCM CUT Sao Paulo, Brésil
Gelson Santana, président du syndicat STICC Porto Alegre, Brésil
Amilton Mendes, Political Coordinator du SINTICOM Campinas, Brésil
Raimundo Suzart, président du syndicat Sindicato Químicos ABC, Brésil
Yordan Yordanov, syndicaliste FCIW Podkrepa, Bulgarie
Tsvetelina Ivanova, présidente du syndicat FITUC, Bulgarie
Tsvetelina Bikarska, vice-présidente du syndicat FITUC, Bulgarie
Vasil Mihalkov, vice-président FITUC, Bulgarie
Hristina Dimova, syndicaliste du syndicat FITUC, Bulgarie
Ivan Dimitrov, syndicaliste du syndicat FITUC, Bulgarie
Gergana Stavrova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Rumen Paunov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Dari Cekov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Mariya Damyanova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Temenuzhka Nikolova, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Lilyana Domuschieva, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Emil Dragomirov, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Daniela Haralampieva, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Boris Stoychev, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Ventzislav Vasilev, syndicaliste FITUC, Bulgarie
Alexis Zoma, Syndicat National des Travailleurs (es) du Bâtiment et Bois (SNTBB), Burkina Faso
Nabyouré Constant Michel Bruno, FTBBT, Burkina Faso
Sok Kin, Président du syndicat Building and Wood Workers Trade Union Federation of Cambodia, Cambodge
Jorge Hernández, secrétaire général de FETRACOMA, Chili
Domagoj Ferdebar, syndicaliste Sindikat graditeljstva Hrvatske, Croatie
GTUBWW General trade union for building and wood workers, Égypte
Jesús Antonio Fernández Béjar, Coordinador de Internacional y Cooperación du syndicat CC OO construccion y servicios, Espagne
Paloma Vázquez Laserna, Secretaría Participación Institucional y Sostenibilidad du syndicat CC OO construcción y servicios, Espagne
Mª Angeles Romero, syndicaliste CC OO Construcción y servicios, Espagne
Claude Mesure, syndicaliste retraité CGT énergie, France
Bernard Filippi, syndicaliste CGT des cadres de la Ville de Marseille, France
Marielle Jappiot, syndicaliste de SUD Recherche, France
Agnès Saunier, syndicaliste CGT éducation, France
Sylvie Knockaert, syndicaliste CGT Caisse d’Épargne PAC, France
Luc Talassinos, syndicaliste CGT, France
Sandra de Marans, syndicaliste CGT éducation, France
Virginie Gressins, syndicaliste CGT santé France
Dominique Guimonet, syndicaliste FNSCBA CGT France
Claire Bletterie, syndicaliste SNUDI FO 13, France
Chantal Boller Langlais, syndicaliste CGT service public, France
JP Avier Simonetti, syndicaliste CGT branche banque et assurance groupe BPCEIT, France
Pascale Mesure, syndicaliste CGT des cadres de la Ville de Marseille, France
Catherine Roubaud, syndicaliste CGT Caisse d’Épargne, France
Léon Mebiame, UTB TP BSP, Gabon
Gyula Pallagi, Président Fédération des Syndicats du Bâtiment, du Bois et des Matériaux de Construction de la Hongrie
Ponkumar Ponnuswamy, Président du syndicat Thamizhaga Kattida Thozhilalargal Mathiya Sangam (TKTMS), Tamil Nadu State, Inde
R. Karnan, Président du syndicat Indian National Rural Labour Federation (INRLF), Tamil Nadu State, Inde
Sitaram Saini, Président du syndicat All Himachal PWD & IPH Contractual Workers Union (AHPWDIPHCWU), Himachal Pradesh State, Inde
Subhash Bhatnagar, secrétaire du Nirman Mazdoor Panchayat Sangam (NMPS), Delhi, Inde
Jogendranath Tripathy, Secrétaire Général, Orissa Kendupatra Karmchari Sangha (OKKS) & président d’Orissa Nirman Mazdoor Sabha (ONMS), Odisha State & vice-président de Hind Mazdoor Sabha (HMS), Inde
K.P. Thampi Kannadan, président du syndicat Kerala Kettida Nirmana Thozhilali Congress (KKNTC), Inde
Kulwant Kaur, Chairperson, National Women’s Committee-Indian Affiliates Council and Secretary, Bhatha Mazdoor Sabha (BMS), Punjab State, Inde
R.C. Khuntia, président de l’Indian National Building Construction and Wood Workers Federation – INBCWWF, Odisha State and Chair, Inde
Chandra Prakash Singh, président du syndicat Construction Labour Union (CLU), Bihar State and State President, INTUC, Inde
Tularam Sharma, président d’Uttar Pradesh Grameen Mazdoor Sangathan (UPGMS), Uttar Pradesh State, Inde
Manali Shah, vice-présidente, Self Employed Women’s Association (SEWA), Gujarat State, Inde
Khamid Istakhori, secrétaire général du syndicat SERBUK, Indonésie
Mercedes Landolfi, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Antonio Panucci, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Serena Morello, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Romano Baldo, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Ermira Behri, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Gianni Fiorucci, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Antonio Di Franco, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Graziano Gorla, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Ezio Giorgi, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Marco Benati, syndicaliste Fillea CGIL, Italie
Elena Manuela Paraschivoiu, syndicaliste FILLEA CGIL Roma e Lazio, Italie
Franco Turri, secrétaire général Filca Cisl Nazionale, Italie
Claudio Sottile, responsable de l’International Filca Cisl nazionale, Italie
Collin Virgo, syndicaliste BITU, Jamaïque
Mahmoud Salem Al heyari, président de la General Union of Construction Workers in Jordan, Deputy Secretary General of the Arab Professional Union for Construction Workers, Jordanie
Rajabu Mwondi, Secrétaire général du syndicat KUPRIPUPA, Kenya
Wafula Musamia, Secrétaire général du syndicat Kenya Quarry and Mine Workers Union, Kenya
Francis Murage, Kenya Building, Construction, Timber & Furniture Industries employees union, Kenya
Network Construction Unions in Lebanon, Liban
Antoun, Syndicats des employés et ouvriers Holcim-Lafarge, Liban
Samuel Devadasan, Chairperson and Executive Secretary, Malayan Technical Services Union, Malaisie
Engrit Siew, Secrétaire Général du syndicat Sabah Timber Industry Employees Union, Malaisie
Fatimah Mohamad, Council Member, Union of Forest Employees Union of Sarawak, Malaisie
Nor Azlan Yacob, secrétaire général du syndicat Timber Employees Union Peninsular Malaysia, Malaisie
UMT Maroc
Justina Jonas, MANWU – Metal & Allied Namibian Workers’ Union, Namibie
Binod Shrestha, Président du syndicat GEFONT, Népal
Naranath Luitel, Présidente du syndicat CUPPEC, Népal
Jhapat Bahadur Gurung, Président du syndicat Construction and Allied Workers Union in Nepal (CAWUN), Népal
Uganda Building Construction, Civil Engineering, Cement & Allied Workers Union, Ouganda
Saul Méndez, secrétaire général du syndicat SUNTRACS, Panama
Mary Jane Vargas, syndicaliste Women Workers in the Construction Industry, Philippines
Santiago Nolla, Secrétaire général du syndicat National Union of Building and Construction Workers (NUBCW), Philippines
Pedro Jorge, syndicaliste CGTP, Portugal
Syndicat Trade Union of Civil Engineering, Industry and Planning – SGIP, République de Macédoine
Gheorghe Balaceanu, syndicaliste FGS Familia, Roumanie
Ramona Veleanu, syndicaliste FGS Familia, Roumanie
Habyarimana Evariste, secrétaire général du syndicat STECOMA, Rwanda
Snezana Karamarkovic, syndicaliste Autonomous Trade Union of Road Maintenance Workers, Serbie
Boonsom Tawijit, Chairperson du syndicat Building and Wood Workers Industrial Council of Thailand, Thaïlande
FGBB UGTT, Tunisie
Vasyl Andreyev syndicaliste, Ukraine