Pourquoi les Libanais manifestent-ils depuis 4 mois ?

Photo Jad Chaoul

Depuis plus de quatre mois, des centaines de milliers de Libanaises et de Libanais descendent dans le rue pour protester contre la détérioration de leurs conditions de vie qu’ils attribuent au système politique marqué par le clientélisme à grande échelle et la corruption endémique. La situation économique est catastrophique, 40 % de la population serait passé en dessous du seuil de pauvreté et le nombre de suicides augmente de façon alarmante. Pressenza a interrogé un militant libanais sur le contexte et les raisons de cette vague de contestation sans précédent au pays du cèdre.

Interview de Jad Chaoul, militant libanais, par Olivier Flumian pour Pressenza Toulouse

Pressenza : Pourquoi les Libanais manifestent-ils depuis plus de quatre mois ?

Jad Chaoul : La population manifeste contre la corruption et pour le respect de ses droits élémentaires. Nous voulons des conditions de vie dignes : accéder au logement, au travail, à l’eau courante, à l’électricité, à la santé, à l’éducation dans des conditions normales. Tout cela est complètement empêché par la corruption massive et le détournement des biens publics par les responsables politiques. Actuellement par exemple la justice libanaise enquête sérieusement sur des prêts importants accordés par le gouvernement français. Les fonds ont été détournés de façon évidente. Le gouvernement français a appuyé un gouvernement corrompu en connaissance de cause.

P. : Ce mouvement est-il nouveau dans l’histoire du Liban ?

J-C. : Le système a été mis en place après la fin de la guerre civile en 1990. A ce moment, les chefs de guerres se sont partagés le pays. Ces gens, qui étaient responsables du conflit et de la mort de milliers de gens, n’auraient jamais dû accéder au pouvoir. Je rappelle que cette guerre qui a duré de 1975 à 1990 a fait 200 000 victimes libanaises. Après la guerre ils ont continué à régner en divisant les Libanais entre eux en fonction de la religion. Ce qui est nouveau depuis le 17 octobre dernier c’est que les manifestations rassemblent les citoyens par delà les différences politiques et confessionnelles. C’est remarquable dans un pays où il y a 18 confessions religieuses. C’est un mouvement qui regroupe l’ensemble de la population. Les jeunes sont très mobilisés, notamment à travers leurs écoles et universités et les femmes aussi bien sûr sont très nombreuses.

P. : On se souvient des manifestations de 2015 contre la mauvaise gestion des ordures. Y a-t-il un rapport avec le mouvement actuel ?

J-C. : En effet, en 2015 des manifestations importantes contre la gestion catastrophique des ordures ont eu lieu et ont duré des semaines. En apparence c’est terminé. Mais le problème n’a pas été réellement réglé. On s’est contenté d’enfouir sous terre les déchets. Les responsables veulent sans doute se partager plus tard le marché de la gestion de ces déchets… Comme toujours l’intérêt personnel prime sur l’intérêt public.

P. : On présente souvent la politique libanaise comme divisée entre un camp pro-saoudien et occidental et un camp pro-iranien. Est-ce vrai ?

J-C. : Comme je le disais plus haut, le Liban est dirigé par des politiciens corrompus qui représentent en fait les intérêts des chefs de guerres. Ces anciens chefs de guerre sont plus ou moins liés à des pays étrangers. Certains partis sont donc financés par des pays étrangers. L’exemple le plus significatif est le Hezbollah, financé par l’Iran. On pourrait dire ironiquement qu’il n’a donc pas besoin de la corruption pour se financer ! Les autres partis se financent par la corruption massive et le détournement de l’argent public…

P. : En 2005 a eu lieu la « Révolution du Cèdre », vague de gigantesques manifestations ayant entraîné le départ de l’armée syrienne qui occupait le pays depuis 1976. Quelles en ont été les conséquences ?

J-C. : L’armée syrienne est partie mais les politiciens à son service sont restés. Aujourd’hui il est temps que les gens honnêtes et compétents qui sont nombreux au Liban dirigent le pays. C’est pour cela que nous manifestons. Les droits humains du peuple libanais doivent être enfin respectés.

Escalade militaire à la frontière gréco-turque

Regards 2020-03-13 15:25:45

Des tirs sur un véhicule militaire grec stationné sur la rive occidentale du fleuve Evros qui délimite la frontière avec la Turquie, des avions de combat F-16 violant l’espace aérien au nord de la Grèce, ou encore un navire turc enfonçant un bateau des garde-côtes helléniques au large de Kos, île de la mer Égée orientale : ces informations des deux derniers jours sont passés quasiment inaperçues dans les médias européens focalisés par la guerre contre le coronavirus. Pourtant, tout au long de la frontière gréco-turque, terrestre comme maritime, la tension ne cesse de croître. L’escalade militaire prend le pas sur la bataille de communication qui se joue depuis deux semaines avec, comme seule constante, l’utilisation d’êtres humains comme chaire à négociation.

Tout a commencé fin février quand le Président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé ouvrir les frontières avec la Grèce. Or, 3,5 millions de migrants vivent actuellement en Turquie et nombre d’entre eux espèrent franchir la porte d’entrée de l’Union européenne. Fin février, au poste frontalier d’Ipsala, en Turquie, des centaines de réfugiés sont ainsi regroupés sur un parking aux allures de terrain vague. Parmi eux, un Afghan de 20 ans, Mohamad, explique : « Erdogan a dit que nous pouvions passer ! Nous sommes venus et nous sommes bloqués. Les Grecs ont fermé les frontières. » Le jeune homme est dépité. Il est là avec 14 autres membres de sa famille. Tous sont arrivés le matin même. Mais à Ipsala, juste avant le pont permettant de franchir l’Evros, leur chemin s’est transformé en impasse. Auparavant, dans l’Afghanistan natal qu’ils ont fui, pourchassés par les talibans, ils vivaient un calvaire. Désormais, désespéré, Mohamad se demande quand lui et sa famille pourront gagner l’Europe. Et surtout l’Allemagne où son oncle est arrivé il y a « quelques années ». Mohamad répète : « Pourquoi le gouvernement turc a-t-il dit que la frontière était ouverte ? C’est un mystère ! »

À midi, une rumeur se répand : « La frontière est ouverte au nord ». Pour ces exilés en détresse apparaît une nouvelle lueur d’espoir. Comme dans un ballet bien orchestré, pick-up et bus déboulent sur le parking. Les migrants négocient avec leurs conducteurs pour être conduits à Pazarkule, dans la province d’Edirne à une centaine de kilomètres. Là-bas, les scènes sont identiques. Des migrants arrivent, en bus, en taxi, en tracteur, à pied. Pourtant, leur espoir échouera sur les mêmes portes closes. Aujourd’hui, nul ne sait combien de migrants attendent à Pazarkule – journalistes et humanitaires sont interdits de se rendre sur la rive – mais le lieu semble transformer en camp à ciel ouvert. que les migrants ne peuvent pas quitter, bloqués là par les autorités turques selon différents témoignages. Elles font, ainsi, monter la pression sur l’Union européenne, via la Grèce.

La peur des migrants

De l’autre côté de Pazarkule, dans le village grec de Kastaniès, le ras-le-bol est à son comble. Il mêle sentiment de solitude – voire d’abandon – sur la question migratoire et craintes démultipliées sur les motivations réelles du Président turc. Vangelis tient une supérette dans le village frontalier : « Le problème, c’est la Turquie. Nous ne pouvons pas accueillir tous ces migrants. Mais que peut faire le gouvernement grec ? Pas grand chose », enchaîne le cinquantenaire. Pour lui, « c’est un problème européen, or, la Grèce doit se débrouiller seule ». À quelques pas, la patronne d’une taverne, elle, veut « renvoyer ces migrants chez eux ». Elle se félicite que militaires et policiers grecs aient renforcé leurs patrouilles. En effet, tout au long du fleuve Evros défilent des jeeps militaires grecs dont les hauts-parleurs crachent l’interdiction de pénétrer le territoire « aux envahisseurs » – ce sont les mots de la patronne de la taverne. « Il était temps d’agir », lance-t-elle tout en se félicitant que son fils, âgé de 16 ans, ait rejoint les « patrouilles de citoyens qui défendent la patrie ». Officiellement, ces groupes d’hommes aux allures de milices apportent leur soutien à l’armée et à la police en leur divulguant leur connaissance de ce terrain frontalier et marécageux, en distribuant du café et de la nourriture. Dans la pratique, ils sont sur les rives, armes à la main, repoussant les migrants « de l’autre côté » et suppléant un État qu’ils jugent défaillant. Pour la tenancière du lieu, des années ont été perdues : celles pendant lesquelles le parti de la gauche grecque, Syriza, a été au gouvernement de janvier 2015 à juillet 2019.

D’ailleurs, le successeur d’Alexis Tsipras, Kyriakos Mitsotakis, de Nouvelle Démocratie (droite), avait notamment surfé, pendant sa campagne, sur la peur des migrants. Il proposait la création de « centres fermés », l’accélération des renvois dans le pays d’origine. Sauf que quand il a voulu les établir sur les îles à quelques encablures de la Turquie, comme sur le continent, il s’est heurté à une farouche opposition de la population. Sur les îles de Lesbos et de Chios, des manifestations violentes ont même eu lieu.

Les migrants comme moyens de pression sur l’UE

Déstabilisé sur les îles, le gouvernement grec est-il en proie d’une déstabilisation à sa frontière nord ? Il a, en tout cas, foncé tête baissée dans la bataille de chiffres engagée par Recep Tayyip Erdogan. Les premiers jours de la crise, le gouvernement turc a annoncé que près de 80.000 migrants avaient passé les frontières, puis près de 150.000. Tous les jours, les autorités grecques annoncent avoir « empêché » des migrants d’entrer. Entre le 29 février et le 11 mars, 45.000 migrants auraient donc été refoulés sur les près de 200 kilomètres de frontière terrestre ; seuls 348 ont été arrêtés sur le sol hellène. Ces chiffres contribuent à renforcer la peur de l’invasion. Pourtant, l’agence de l’ONU en charge de la question (HCR), estime à 20.000 le nombre de migrants attendant aux frontières turques, terrestres comme maritimes.

En réalité, « Erdogan fait pression sur le gouvernement grec. Or celui-ci ne peut pas trouver, seul, une réponse à cet enjeu », explique Menelaos Maltezos, un des responsables de Syriza pour la région de l’Evros. Lui en appelle à l’UE, à une solidarité européenne et à un partage des responsabilités entre les différents États-membres. Car dans le fond, les migrants sont utilisés comme outils par un pouvoir turc qui doit affronter une double crise, économique et social, qui risque d’écorcher sa légitimité. Depuis plusieurs mois, il utilise donc les questions géopolitiques pour renforcer son assise dans la population et a besoin des Européens pour arriver à ses fins sur différents dossiers (Syrie, exploitation pétrolière et gazière, etc.).

Lors d’un discours à Ankara, le 11 mars, Erdogan a d’ailleurs prévenu : « Nous maintiendrons les mesures actuellement mises en place à la frontière jusqu’à ce que les attentes de la Turquie […] reçoivent une réponse concrète ». Conscient que laisser passer les migrants revient à agiter une peur sur laquelle de nombreux dirigeants ont surfé pendant des années, et continuent de le faire. La réponse apportée, avec le soutien des institutions européennes, est une militarisation de la frontière. Reste que dans ce rapport de forces, les migrants sont pris en étau. Au prix, parfois, de leur vie.

Fabien Perrier, envoyé spécial à la frontière Evros

Syrie • Nouveau chantage d’Erdoğan autour des réfugiéEs

Un article de Kedistan, à lire sur le site original en cliquant sur le logo…

L’article a été publié le 28 février 2020, p

Depuis plusieurs semaines, le régime de  Bachar en Syrie, avec l’aide de la Russie, tente de réduire la dernière “poche” d’Idlib. 

Cette offensive militaire était attendue et constitue le dernier acte paradoxal des accords de dits de Sotchi, sur fond des changements intervenus depuis la défaite militaire de Daech et l’annonce du retrait américain.

Ces accords, conclus avec comme partenaires l’Iran, la Russie, la Turquie, et sans signature explicite du régime de Bachar, instituaient entre autres des zones dites “de désescalade” et de cessez le feu. Ces zones, reprises une à une par le régime, dont les plus connues sont celles d’Alep et de la Ghouta, étaient aux mains de groupes et milices, qui, bien que se réclamant du soulèvement originel contre Bachar, constituent des mouvances djihadistes et combattantes à dynamiques et intérêts propres depuis 2012.
Ces combattants et leurs familles, de zone en zone évacuées ont été repoussés ou acheminés vers cette zone géographique d’Idlib, elle même déjà gérée par des groupes d’opposition syrienne, alliés ou solidaires des factions djihadistes, depuis qu’en 2016 le régime avait repris la ville d’Alep. Cette zone, à 50km de la frontière de Turquie, (région d’Antioche et province de Hatay proche) a toujours constitué une porosité et joué un rôle important dans l’intervention du régime turc dans la guerre syrienne. Daech n’avait pu s’y établir.

En 2017, c’était Jabhat al Nosra, qui s’était allié à d’autres factions, pour créer Hayat Tahrir al Sham (HTS), qui contrôlait avec d’autres cette région d’Idlib. La Turquie était chargée en principe du désarmement de ces groupes dans le cadre des accords. C’était oublier la stratégie du régime turc qui aujourd’hui a recyclé et armé lourdement nombre d’entre eux. Certains furent d’ailleurs envoyés en Libye comme mercenaires récemment.

Porosité frontalière, acheminement de logistique, commerce, armement. Aux frontières de cette géographie, se situe également un axe routier majeur, la M5, reliant Damas à Alep, via Homs, qui fut également un foyer de contestation du régime de Syrie.
La présence militaire de forces turques ou de ses “proxys mercenaires” autour du point névralgique d’Idleb s’est vue renforcée ces derniers mois, et réarmée massivement, alors que les accords visaient le contraire, et que la Turquie était chargée de la désescalade. Côté régime de Syrie, la reconquête militaire violente a toujours été à l’ordre du jour, dès lors où la présence et le soutien russe y aidait

On ne peut détacher la stratégie du régime turque dans la zone de ce que furent également les accords de cessez le feu plus au Nord, instituant une “zone tampon” imposée par les armes contre le Rojava, et de fait une présence armée turque, tout comme une politique d’épuration ethnique menée contre les Kurdes, dans le prolongement de l’occupation d’Afrin l’année précédente.
Le régime syrien, de son côté, poursuit donc la reconquête militaire du territoire syrien, hors de sa “zone utile” d’hier, aidé par la logistique et la force militaire russe. Et cette reconquête passe par une trêve tacitement imposée avec le mouvement kurde. On sait ce que fut le désengagement américain et le blanc seing donné au régime turc pour ses occupations, qui, avec la pression de la Russie, a contraint le Rojava à se replier sur la protection des populations, tout en demandant son intégration dans de futurs processus de paix en Syrie, perspective lointaine.
Les états européens sont les grands absents, et l’UE de fait, sans rôle diplomatique, n’interfère pas dans les affaires d’un membre de l’OTAN qu’est la Turquie.

Cette situation paradoxale où la Russie est la force militaire dominante, alliée du régime syrien, mais aussi “partenaire” de la Turquie belligérante, ne pouvait que déboucher sur le renforcement de la guerre, une escalade militaire, et des menaces graves et effectives contre les populations civiles prises en étau.

Ces populations, pour beaucoup composées déjà de déplacéEs, fuient comme elles le peuvent les zones d’affrontements directs et de bombardements par centaines de milliers. Beaucoup d’entre elles se retournent vers la frontière turque, d’autres ont été accueillies quand cela été possible plus au Nord, en des points déjà surchargés de réfugiéEs. Ces civils font l’objet de chantage et manipulation désormais.

Et, bien sûr, dans cette situation où le régime turc attendrait de ses alliés européens qu’ils l’appuient maintenant contre la Russie, voilà que ressurgit le chantage aux réfugiés syriens contre l’Europe, dans les propos d’Erdoğan.

En effet, depuis une semaine, la situation militaire de la Turquie, qui menaçait encore hier de conquérir Alep, a considérablement changé du fait de la Russie, qui a contribué aux bombardements massifs des troupes turques et ses alliés, et à la guerre de reconquête du régime. L’enlisement des forces turques guette, et le régime Erdoğan ressort l’arme des “réfugiéEs” pour obtenir une porte de sortie avec une implication diplomatique européenne. Des rencontres vont avoir lieu en ce sens. Le Conseil de Sécurité est saisi une nouvelle fois.

Ces derniers jours, le régime turc a donc laisser filtrer des populations réfugiées et s’est montré plus ouvert envers celles et ceux qui continuent à fuir vers l’Europe. Des images récentes en témoignent, ainsi que des arrivées plus nombreuses vers la Grèce.

Cette utilisation ignoble des vies de familles entières, partant de la guerre qui se mène sur leurs têtes, et allant vers une instrumentalisation des exodes, comme vers l’utilisation de flux de réfugiés pour transformer la composition ethnique de zones géographiques, est l’arme diplomatique des nationalistes bigots turcs et de Recep Tayyip Erdoğan. Elle est confortée par la désormais politique d’étanchéité européenne, source de cimetières marins en Méditerranée ou de cloaques où l’on entasse les migrants en périphérie.Et le thème de la “fermeture des frontières” fait recette dans les extrêmes droites européennes, y compris lors de cette crise sanitaire autour du coronavirus. Erdoğan, soyons-en certain, en usera et en abusera encore.

Il espère ainsi obtenir un cadre de négociations où il pourra faire valoir les prérogatives qu’il avance en Syrie, concernant sa présence directe ou par proxys interposés au Nord syrien. Le prétexte de zone tampon où installer les millions de réfugiés syriens d’hier et d’aujourd’hui, avec l’aide financière d’états européens, nécessite un cadre d’accords pour lequel la Russie n’a à ce jour donné aucun quitus, encore moins le régime de Bachar.

Aucune source de paix ne peut jaillir de cette autre guerre en Syrie. Le Rojava lui, qui se bat et se battait hier pour la cohabitation démocratique et la reconnaissance des Peuples de Syrie, se retrouve pris aussi entre marteau et enclume, sommé de disparaître politiquement ou de choisir son camp, alors qu’aucune porte de sortie n’est ouverte.

La menace, à nouveau brandie, va, soyons-en certains, renforcer aussi en Europe les idéologies xénophobes et identitaires. Et on peut même s’attendre de leur part à une croisade anti-Erdoğan.

Mise à jour 2 mars 2020

La Grèce annonce avoir refusé l’entrée à plus de 10 000 migrants à sa frontière avec la Turquie. Ces migrants se retrouvent sans ressources, dans le plus grand dénuement, entassés dans des no mans land. Ils ont été poussés par les autorités de Turquie ces dernières 48h00, qui a favorisé des passeurs pour les faire partir, ou même mis des moyens de transport en place. Vidéos et photographies sont abondamment diffusées par la presse du régime elle-même. Dans certaines villes des chasses aux réfugiés de longue date, “pour les faire fuir” et prendre leurs peu de biens, ont été organisées par les Loups Gris (ultra-nationalistes), liés au MHP, partie prenante du régime turc. 


Nous ne laisserons pas la Palestine disparaitre de la carte !

Alors même que des groupes juifs américains dénoncent le plan d’apartheid proposé par Trump pour la Palestine, l’Union Européenne et la France s’illustrent encore par leur lâcheté vis-à-vis de leur “allié” américain. Il faut faire front, en soutien au peuple palestinien, en signant la pétition suivante (vous arriverez à la page en cliquant sur la carte. Morceler un état, le rendre invivable, au point d’entretenir ressentiment et guerre, ce n’est pas un plan de paix !

Clic sur la carte pour accéder à la pétition

Syrie : Le HCDH dénonce les crimes commis contre les civils par les mercenaires turcs

Dans un communiqué de presse, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a dénoncé les attaques menées contre la population civile par les forces alliées de la Turquie, les qualifiant de possibles violations graves du droit international humanitaire et de crimes de guerre. Il a appelé en conséquence les États qui soutiennent les parties au conflit à respecter et faire respecter le droit international humanitaire.

Rupert Colville, porte-parole du HCDH s’est dit, dans un communiqué publié le 6 décembre, préoccupé par l’évolution inquiétante de la situation et son impact direct sur les civils malgré le fragile cessez-le-feu dans le nord-est du pays.

Mentionnant l’utilisation aveugle d’engins explosifs improvisés (EEI) dans les quartiers résidentiels et les marchés locaux, M. Colville a souligné que ces attaques avaient été menées principalement dans des zones sous contrôle des forces turques et des groupes armés affiliés.

Il a indiqué également que l’instance onusienne avait observé une nouvelle recrudescence des opérations militaires après une relative accalmie des hostilités en octobre, dans la zone dite de « désescalade », à Idlib et dans certaines parties d’Alep.

« Nous sommes gravement préoccupés par l’utilisation accrue des engins explosifs improvisés dans les zones peuplées. Une telle utilisation peut constituer une attaque aveugle, une violation grave du droit international humanitaire et un crime de guerre. Depuis l’accord de cessez-le-feu du 22 octobre, nous avons enregistré une augmentation du nombre d’attaques à l’aide d’engins explosifs improvisés, y compris des engins explosifs improvisés placés à bord de véhicules (EEIV)  dans les zones peuplées, y compris les quartiers résidentiels et dans au moins 12 marchés et zones commerciales animés à Hassakê, Raqqa et Alep ».

Selon le responsable onusien, entre le 22 octobre et le 3 décembre, il y a eu au moins 49 attaques avec divers types d’engins explosifs improvisés, dont 43 dans des zones sous le contrôle des forces turques et des groupes armés affiliés. « À la suite de ces attaques, nous avons enregistré au moins 78 morts civiles (dont 53 hommes, 7 femmes et 18 enfants) et 307 blessés. Soixante-douze des morts et 258 des cas de blessure sont survenus dans des zones sous le contrôle des forces turques et des groupes armés affiliés », a ajouté M. Colville.

Le communiqué de presse publié sur le site du HCDH indique encore ce qui suit : « Le 26 novembre, au moins 12 civils, dont huit hommes, deux femmes et deux garçons, ont été tués à la suite de ce qui aurait été un EEIV qui aurait explosé dans un quartier résidentiel de la ville de Tel Halaf, dans la zone rurale de Ras al-Aïn, à Hassakê. Le même jour, six civils, dont quatre hommes et deux garçons, ont été tués lorsqu’un EEIV a explosé près d’une station-service, dans le quartier al-Sina’a de la ville de Tall Abyad, dans le nord de Raqqa.

Malgré le cessez-le-feu, des combats intermittents continuent d’être signalés dans le nord-est de la Syrie. Rien que le 2 décembre, 10 civils, dont 8 garçons, ont été tués et 12 civils, dont 2 femmes et 7 garçons, blessés à la suite de ce qui aurait été des frappes terrestres menées par des groupes armés turcs affiliés qui ont frappé près d’une école dans un quartier résidentiel de la ville de Tall Rifaat, au nord d’Alep. Toutes les victimes étaient des civils déplacés du district d’Afrin, dans le nord-ouest d’Alep, et les enfants tués et blessés étaient âgés de 3 à 15 ans. »

M. Colville a souligné que toutes les parties au conflit devaient immédiatement cesser les attaques indiscriminées contre des civils et des biens de caractère civil, et enquêter sur tous ces incidents.

Le porte-parole a ajouté : « Les États qui soutiennent les parties au conflit, même lorsqu’ils ne participent pas directement aux hostilités, sont tenus de respecter et de faire respecter le droit international humanitaire, en toutes circonstances. Nous exhortons les États à prendre toutes les mesures possibles pour mettre fin à toute violation par leurs alliés. Nous rappelons à toutes les parties au conflit qu’elles ont la responsabilité de protéger les civils et de s’acquitter des obligations que leur impose le droit international. »

Déjà le 15 octobre dernier, le HCDH avait pointé la responsabilité de la Turquie dans de « possibles crimes de guerre » commis au nord de la Syrie par des milices djihadistes pro-turques, faisant en particulier référence à l’assassinat par des mercenaires d’Ahrar al-Sharqiya de la responsable politique kurde Hevrîn Khalaf.

Lire sur le site ROJINFO zn cliquant sur le logo

Kurdistan syrien. « Nous n’avons aucune confiance dans les acteurs sur le terrain »

Nous reproduisons ci-dessous un article de Sylvain Mercadier et Raphaël Lebrujah, journalistes indépendants, sur la situation dans le Rojava et sur les enjeux politiques de la résistance à l’invasion turque.

Cet article est publié sur le site Orient XXI. Pour lire l’article sur le site original, cliquez sur le logo…

En direct du Rojava · L’opération militaire baptisée « Source de paix » a vu déferler l’armée turque et ses supplétifs de l’Armée nationale syrienne sur le nord-est de la Syrie. De violents combats ont déjà coûté la vie à des centaines de combattants mais aussi de civils et engendré une complexe bataille diplomatique. Prise en étau, l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie semble toutefois déterminée à préserver son autonomie chèrement acquise. Réactions des habitants sur place.

À Qamishli, la bannière des Forces démocratiques syriennes (FDS) flotte encore. Quasi quotidiennes, les manifestations rassemblent des habitants de la ville devant le siège de l’ONU où ils brandissent le drapeau jaune de la milice comme un pied de nez à l’accord russo-turc qui prévoit son retrait de la zone. « Nous sommes-là pour soutenir les FDS. C’est pour cela que nous venons devant les bureaux de l’ONU, pour faire entendre notre voix, afin que la Turquie arrête son offensive, que celle-ci soit condamnée de manière plus ferme, plus officielle et plus cohérente par la communauté internationale », explique Mohamed Ahmed, le coprésident du Conseil de la jeunesse kurde du Rojava, l’un des organisateurs de la manifestation du 28 octobre.

Depuis le début de cette opération1, l’armée turque s’est emparée d’un large corridor le long de sa frontière allant de Ras Al-Ayn à Tell Abyad, en coupant l’autoroute M4. C’est sur cette voie reliant Qamishli à Manbij que des djihadistes s’étaient illustrés en assassinant des civils désarmés, dont la femme politique kurde Hevrin Khalaf.

ACCORD TACTIQUE

En parallèle à l’accord russo-turc qu’appliquent les FDS, et depuis la trahison de leur parrain américain, l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (Aanes)2 a fait appel au régime syrien via une médiation russo-iranienne pour renforcer ses défenses. Cet accord tactique a permis le déploiement de soldats du régime sur de nombreux fronts, mais n’a pas pour autant rendu caduque l’administration autonome, qui continue de gérer la région appuyée par ses services de sécurité.

« Le régime est venu dans le cadre d’un dialogue de Syrien à Syrien […]. Il souhaite revenir et se réinstaller. C’est un problème pour l’auto-administration. Nous n’avons pas discuté de ce projet, mais uniquement de la venue de soldats pour protéger la frontière »,précise Berivan Khaled, la coprésidente du Conseil démocratique syrien, la plus haute instance politique de l’Aanes. Comme elle, la plupart des cadres de l’administration autonome de Ayn Issa se sont repliés à Rakka, désormais menacée par l’offensive turque. La dernière route reliant l’ancienne capitale de l’organisation de l’État islamique (OEI) aux villes de l’est passe plus au sud, via Hassakeh notamment.

Dans la ville encore ravagée par la bataille contre l’OEI, l’administration autonome s’est installée dans les locaux du conseil cantonal de Rakka, lui-même situé dans une ancienne université reconvertie en bâtiment administratif et placé sous haute surveillance. De nombreuses fois visés par les attentats de l’OEI ces derniers jours, les représentants rencontrés semblaient particulièrement tendus. « J’ai survécu à un attentat il y a deux jours », raconte Abd El Salem Hamsourak, le coordinateur local des affaires humanitaires, visiblement éprouvé par l’incident. Il nous explique que l’opération turque a engendré une résurgence soudaine des actes terroristes orchestrés par des cellules dormantes de l’OEI.

Dans un bureau voisin, nous rencontrons Ibrahim Hassan, un Turkmène de la région de Tell Abyad. Un an et demi plus tôt, il a survécu à un attentat qui lui a coûté l’usage de ses jambes. « Je suis le coresponsable3 des travaux de reconstruction de la ville. Depuis la libération, nous avons bien entamé la reconstruction de la ville. Mais cette nouvelle guerre va interrompre nos efforts pour les mois à venir. »

Même analyse pessimiste de la part d’Abd El Kader Mowahed, le coprésident du bureau pour les affaires humanitaires de la région. « Avec l’arrivée du régime, les organisations internationales qui travaillaient dans le nord-est ont brusquement évacué leurs employés étrangers, souvent les plus qualifiés, et mis un terme à de nombreux projets, alors que la crise humanitaire enfle de jour en jour », déplore-t-il. « En plus de cela, l’ONU se retrouve coincée par le régime qui n’a pas donné son accord pour la construction de nouveaux camps dans la région alors qu’elle en a grandement besoin. On est obligé de trouver des places dans les camps déjà existants ou chez l’habitant. Avec l’hiver qui approche, la crise humanitaire risque d’être dramatique »,conclut Mowahed, amer.

Prompt à envoyer ses soldats sécuriser les frontières de la Syrie, mais beaucoup moins à collaborer pour une assistance humanitaire, le régime syrien espère pouvoir enfin reprendre le contrôle de la région qui lui échappe en majeure partie depuis le début de la guerre en 2011. Depuis l’annonce de l’accord entre les FDS et le régime, l’éventualité d’un retour de l’appareil d’État baasiste est sur toutes les lèvres. Dans Amoudeh, lors d’un conseil des communes qui gèrent les affaires de quartier, regroupant chacun environ 1 500 habitants, un cadre politique est venu expressément rassurer la population et le personnel enseignant que l’accord en vigueur n’ouvrait pas la voie à un retour du régime. « Nous avions peur que ce soit la fin de notre programme scolaire. Nous ne voulons pas être forcés d’enseigner le programme de Damas qui est idéologique et nie la pluralité de la nation syrienne », nous explique une directrice d’école. Dans ses déclarations, le régime semble avoir mis l’éducation en troisième priorité derrière l’armée et la police concernant la réintégration dans le giron baasiste des institutions de la région autonome.

« Nous n’avons aucune confiance dans les acteurs sur le terrain quel qu’ils soit », explique Abd El Karim Omar, le responsable des relations diplomatiques de l’Aanes. Malgré la position extrêmement délicate de l’administration, les institutions semblent tenir bon. Les différents accords internationaux ont cependant poussé les FDS à se replier officiellement en dehors d’une bande de 32 km de la frontière turque sous supervision russe. Savoir si ce retrait est effectif est une autre question. Les FDS se sont préparés à l’offensive turque depuis des mois. Dans toutes les villes frontalières des centaines de kilomètres de galeries souterraines ont été creusées pour soutenir un siège, se protéger des bombardements et prendre l’ennemi à revers. Ces travaux se sont fortement accélérés ces dernières semaines. « Les FDS ne se sont jamais vraiment retirées de la frontière. Ils font partie de la population. Qui défendrait nos villes si la Turquie procédait à une attaque-surprise ? », nous déclare anonymement un habitant d’Amoudeh.

IMBROGLIO MILITAIRE

L’évacuation partielle de la région par les forces américaines a permis l’entrée en action des militaires russes qui organisent désormais des patrouilles le long de la frontière avec la Turquie. Grâce au retrait américain, pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie, le drapeau russe flotte dans les rues de Qamishli, d’Amoudeh et de Hassakeh. De leur côté les marines suivent des ordres confus et contradictoires. Après avoir abandonné leurs installations dans la région de Kobané et Ayn Issa, ils ont finalement établi un nouvel objectif de contrôle des champs de pétrole situés entre la région de Deir Ezzor et Jezireh, dans l’est du pays. Cette mission difficilement justifiable permet aux États-Unis de se maintenir en Syrie.

Après avoir tenté en vain de rapprocher les FDS des rebelles djihadistes d’Idlib, les Américains semblent désormais vouloir éloigner les contingents arabes des Kurdes pour garder le contrôle de la zone, pendant que la population de la région manifeste régulièrement contre un retour du régime syrien.

LE POIDS DE L’AVIATION

Désormais, la frontière syro-turque vit au rythme des curieuses allées et venues de patrouilles militaires tantôt russo-baasistes, russo-turques, russo-Asaysh4, baasiste-Asaysh, quand ce ne sont pas des convois militaires américains escortés par des hélicoptères qui vont et viennent sans que personne ne comprenne vraiment quelle est leur destination. Malgré la présence pléthorique de ces forces de maintien de l’ordre censées faire appliquer l’accord de cessez-le-feu, les forces turques ont continué leur poussée dans certains secteurs.

« Si les avions turcs n’opéraient pas en Syrie, leurs forces au sol ne pourraient pas prendre une seule ville. Il n’y a pas de doutes là-dessus. À Ras Al-Ayn, ils ont avancé dans la ville de jour et les FDS ont repris le dessus la nuit », soutient Zaidan Al-Assi, le coprésident du conseil de la Défense de l’Aanes. Renforcée par des contingents de djihadistes, l’armée turque menace désormais la région de la rivière Khabbour, peuplée entre autres de populations chrétiennes. « La communauté syriaque du Khabbour subit une menace existentielle du fait des opérations turques. Sa sécurité doit être assurée », nous alerte Kino Gabriel, porte-parole des FDS et commandant du Conseil militaire syriaque.

Mais il n’y a pas que les minorités chrétiennes qui luttent pour se maintenir dans la région. Les Arabes sont également inquiets et ont été tout aussi prompts à se mobiliser pour contrer la menace turco-djihadiste. « Les Arabes forment plus de 70 % des FDS. Il ne faut pas l’oublier. Venez voir les martyrs tombés ces derniers jours, la majorité d’entre eux sont arabes », lance Zaidan Al-Assi, lui-même un ancien commandant arabe d’une milice laïque de l’Armée syrienne libre (ASL) originaire d’Hassakeh et ayant rejoint les FDS après l’islamisation de l’opposition syrienne.

À ces contingents déjà engagés se sont joints des combattants spécialement mobilisés issus des tribus arabes solidaires de la lutte contre l’invasion turque. Loin d’avoir divisé les communautés de la région autonome, l’offensive turque semble les avoir rassemblés. Comme lors de l’opération Rameau d’olivier à Afrine en 2018, l’agression par Ankara a ravivé l’unité nationale syrienne.

Livrés à eux-mêmes et malgré un rôle central joué dans la traque et l’élimination d’Abou Bakr Al-Baghdadi, calife autoproclamé de l’OEI, les FDS se retrouvent acculées par une armée turque dirigée par un président qui a juré de leur « casser la tête ». Parallèlement, la fragilisation de l’l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (Aanes)5 pourrait aider à concrétiser le souhait de Damas de réimposer son autorité sur une région qui lui échappe depuis des années. Néanmoins, les représentants de l’Aanes rencontrés ces derniers jours insistent sur le fait qu’ils ne sont pas prêts à renier si facilement une autonomie si chèrement gagnée. « Nous avons eu 11 000 martyrs et 24 000 blessés pour libérer nos territoires des djihadistes, nous n’allons pas baisser les bras et continuerons de résister. […] Une fois qu’on aura stabilisé [la région] sur le plan militaire, nous aurons un dialogue avec le régime sur la question de l’auto-administration et nous espérons qu’il y aura un soutien international lorsque celui-ci aura lieu », ajoute Berivan Khaled.

SYLVAIN MERCADIERJournaliste indépendant.

RAPHAËL LEBRUJAHJournaliste indépendant.

Appel à action du 8 au 11 novembre : libérez Khalida Jarrar, Heba al-Labadi, Samer Arbeed et tous les prisonniers palestiniens !

Khalida, Heba et Sameer ont tous-tes, indépendamment les un-e-s des autres, organisé et parlé en faveur des prisonniers palestiniens. Khalida est l’une des plus importantes avocates pour les prisonniers palestiniens, ancienne vice-présidente du bureau des directeurs de l’association pour le soutien aux prisonniers et pour les droits humains Addameer. Heba a écrit et a fait campagne en faveur des prisonniers politiques palestiniens, pour inciter à leur libération, dont celle de Georges Abdallah, emprisonné en France pendant 35 ans. Samer Arbeed a été bénévole et a travaillé pour des organisations réclamant la libération de prisonniers — et il a déjà été ciblé pour ce travail. 

Du vendredi 8 novembre au lundi 11 novembre, parlez en faveur de Khalida, Heba, Samer et des milliers de Palestiniens retenus derrière les barreaux. La torture, la détention arbitraire et la violence ont lieu devant le monde entier et nous devons parler pour soutenir ces Palestiniens réclamant leurs droits les plus fondamentaux. Libérez tous les prisonniers palestiniens ! Liberté pour la Palestine !

Lire la suite de cet appel à action en date d’hier sur le site de l’Agence.

A lire aussi sur le site de l’Agence: 

« Vous voulez savoir de quoi je suis accusée ? Moi aussi ».

Et cet article publié le 31 octobre dernier:

Khalida Jarrar, figure de la gauche palestinienne, arrêtée par Israël

Rojava : rassemblement de soutien

Mercredi 30 octobre à 18 heures se tenait un rassemblement de soutien au Rojava agressé, au mépris du droit international, par l’armée turque, et abandonné lâchement par ceux, pays de l’Europe et Etats-Unis, pour lesquels ils ont sacrifie 11000 jeunes gens et filles pour vaincre Daesh.

Mercredi 30 octobre à 18 heures se tenait un rassemblement de soutien au Rojava agressé, au mépris du droit international, par l’armée turque, et abandonné lâchement par ceux, pays de l’Europe et Etats-Unis, pour lesquels ils ont sacrifie 11000 jeunes gens et filles pour vaincre Daesh.

Les Insoumis sur la place de l'Hôtel de Ville

Des Insoumis-e-s étaient venu-e-s de tout le département, et même trois camarades avaient fait le déplacement depuis la Haute-Marne pour affirmer notre attachement à cette expérience exceptionnelle de justice, de féminisme, de démocratie et d’écologie qu’est le projet politique du Rojava.

Des Insoumis-e-s étaient venu-e-s de tout le département, et même trois camarades avaient fait le déplacement depuis la Haute-Marne pour affirmer notre attachement à cette expérience exceptionnelle de justice, de féminisme, de démocratie et d’écologie qu’est le projet politique du Rojava.

Soleil Rouge

Le docteur Koroglu

Vous pouvez aider concrètement le peuple kurde ! Le docteur Alexandre Mehmet Koroglu, cardiologue dans ‘Aube, est le président d’une association de solidarité qu’il a fondée aces ces amis “pour agir dans les régions où perdurent la guerre et ses conséquences, dans les zones sinistrées, auprès des populations affectées par la pauvreté, à la lumière des principes et valeurs universels du droit humanitaire.

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DE SOLEIL ROUGE-ROJA SOR