Chloroquine : en pleine crise du Covid-19, l’État laisse mourir son industrie pharmaceutique

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La chloroquine va-t-elle nous sortir de la pandémie ? Pour l’heure, rien de sûr. Mais la seule usine en France capable d’en produire est en redressement judiciaire. Quand bien même le gouvernement volerait à son secours, n’est-il pas déjà trop tard ?

Frédéric Gibert est élu du CSE, délégué CGT et magasinier de FAMAR Lyon.

 

Regards. Comment votre usine en est-elle arrivée au redressement judiciaire ?

Frédéric Gibert. On a eu une perte de deux clients courant 2019, qui a fait que le groupe voulait se séparer de Saint-Genis-Laval. En juin 2019, le groupe FAMAR a décidé, dans le cadre d’une cessation de paiement, de placer l’usine de Saint-Genis-Laval en redressement judiciaire. Le groupe l’a fait car elle avait le souhait de vendre l’entité FAMAR auprès de groupes industriels ou de fonds d’investissement, ce qui a été fait : la partie Nord a été vendue à Delpharm – qui est aussi un acteur de la sous-traitance pharmaceutique en France – et la partie Sud à un fonds d’investissement américain York/ECM. Aujourd’hui, cette usine emploie 250 salariés, une trentaine d’intérimaires et une quinzaine de salariés d’entreprises extérieures. Et nous n’avons pas de repreneur, nous n’avons reçu aucune offre permettant un avenir au site industriel. L’audience au tribunal, qui devait avoir lieu le 17 mars, demandait un renouvellement de l’activité jusqu’à juillet. Le tribunal étant fermé pour raison de confinement, on dépend de cette situation. Quoi qu’il arrive, il y a de fortes chances que l’usine soit fermée après juillet.

 

On ne sait pas encore si la chloroquine peut aider à vaincre le Covid-19. Mais l’urgence est là, tant pour la santé des Français que pour l’avenir de votre usine. Que dites-vous de cette situation ?

Le risque, c’est qu’on découvre que la chloroquine soigne après la fermeture de l’usine. Et encore, pour pouvoir fabriquer la Nivaquine – dont le principe actif est la chloroquine sulfate –, on passe par un tiers, Sanofi, qui est détenteur de ce produit. Donc avant de commencer la production de la Nivaquine, il faut permettre au fabricant du principe actif de pouvoir nous le livrer. Or, le délai d’approvisionnement est important, d’autant plus que le fabricant est en Inde…

C’est tout le principe d’une crise : si elle n’est pas anticipée, c’est fichu…

Exactement. Tant qu’une situation n’est pas critique, on reste sur la même politique. Le jour où, dans leurs rouages, il y a un blocus, des questions se posent et on remet à plat les problématiques d’indépendance et de besoins sanitaires. Je ne suis pas certain que la crise sauve notre usine, car nous ne savons pas si la chloroquine est le produit certifié pour éradiquer le Covid-19. On a des chances de pouvoir donner un souffle au site de Saint-Genis-Laval, le temps de la crise puis le temps de retrouver un repreneur, mais de là à dire que ça sauvera le site… Le chemin est long.

« Il n’y a aucune projection, aucune résonance, en termes de santé publique, sur le besoin sanitaire en France. La crise du Covid-19 ne change rien pour l’instant. Mais le débat va se poser. »

Votre usine produit 12 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, dont la Nivaquine, un antipaludéen à base de chloroquine. En pleine crise du Covid-19, vos adresses au gouvernement se font plus pressantes. Avez-vous eu des retours ?

Avant même notre redressement judiciaire, on a adressé des lettres aux ministères de la Santé et de l’Économie. Nous n’avons eu aucun retour de leur part. Jusqu’à ce jour. On commence juste à avoir des retours de quelques sénateurs et députés, du fait de la pandémie.

Mettons le Covid-19 de côté. Votre usine fabrique des médicaments, notamment contre le paludisme. Or, la pandémie de coronavirus montre les dangers d’une dépendance envers d’autres pays pour assurer le soin des Français. Cette situation est paradoxale, non ?

C’est clair. Il n’y a aucune projection, aucune résonance, en termes de santé publique, sur le besoin sanitaire en France. La crise du Covid-19 ne change rien pour l’instant. Mais le débat va se poser. Je ne sais pas si les décisions qui seront prises par la suite permettront de redistribuer les cartes du besoin sanitaire en France, du besoin d’indépendance, mais le débat aura lieu. Après, à qui profitera-t-il ? Ce qui est certain, c’est que l’industrie est mise à mal, dont l’industrie pharmaceutique. On se retrouve dans une situation où le manque industriel devient criant.

IL FAUT NATIONALISER FAMAR

Manifestation des salariés de FAMAR le 4 juillet

Talis : Les profs français, les plus méprisés du monde ?

Depuis les “riens”, on n’en est plus à une insulte près ! Mais la twitteuse ci-dessous a raison par rapport aux propose de la porte-parole d’un gouvernement qui, à défaut de maîtriser quoi que ce soit, a le souci du contrôle de sa communication. Et c’est pour ça que le rapport Talis, qui démontre que les professeurs français sont les plus méprisés du monde, tombe à pic !

Si les professeurs français sont parmi ceux qui se sentent les moins estimés parmi les pays de l’OCDE cela a peut-être  à voir aussi avec la façon dont leur propre institution les traite. C’est la leçon qu’on peut retenir de la publication par l’OCDE d’un nouveau volume de Talis, une enquête touchant 260 000 professeurs de 48 pays. En 2013 l’OCDE estimait qu’il y avait urgence à valoriser les enseignants français. En 2018, Talis démontre que les enseignants français ne sont pas seulement isolés, sous payés mais aussi méprisés par leur institution.

Voilà l’introduction de l’article que François Jarraud consacre à cette question sur le site du Café pédagogique. Si les enseignants François sont parmi les premiers à aimer leur travail, la France se qualifie en queue de peloton quant au sentiment de reconnaissance éprouvé par la profession.

Et François Jarraud de préciser : “La grande particularité du système français c’est d’avoir totalement marginalisé dans leur institution les enseignants. Ce que montre Talis c’est que les professeurs français sont les moins écoutés du monde. Eux le savent. Talis le démontre.”

Il ne s’agit pas de se lamenter, il s’agit de se demander ce que sera l’école le jour d’après… Mais la politique menée par le ministre Blanquer ne peut pas continuer, car, comme le conclut l’article cité :

Le métier est encore perçu chez beaucoup comme un métier à vie et une fonction sociale et non comme un job. Ce sont ces conceptions qui pourraient sauter avec le « nouveau métier enseignant » et « le management de proximité ».

Lire l’article complet sur le site du Café pédagogique en cliquant sur le logo

NATIONALISONS LUXFER !

Pour aider nos soignants face au coronavirus COVID19: les remercier c’est bien, leur fournir du matériel c’est mieux! La dernière usine d’Europe à produire des bouteilles d’oxygène ferme. Ne laissons pas faire! Nationalisons Luxfer!


Faites comme vous voulez, lisez l’article d’abord et signez ensuite, ou le contraire, mais pour la santé de tous, signez.
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C’est à l’heure actuelle un symbole de plus de l’incurie de notre gouvernement. L’usine Luxfer, à Gerzat dans le Puy de Dôme, est la dernière de l’Union Européenne à fabriquer des bonbonnes d’oxygène pour les pompiers de les hôpitaux. Précieuse depuis toujours, indispensable maintenant, qu’à cela ne tienne ! Elle va fermer et tous ses ouvriers ont été licenciés.

Sans doute ne les avait-on pas prévenus, au gouvernement, qu’une épidémie allait arriver. Et donc le 20 février 2020 les dix derniers ouvriers (délégués syndicaux) se voyaient confirmer leur licenciement par le ministère du travail ! 136 emplois sur le carreau…

Mieux que nous, voici pour en parler Florent NARANJO, élu de la France Insoumise à la ville et métropole de Clermont-Ferrand.

Pour en savoir plus sur ce conflit social qui dure depuis quatorze mois, cliquez sur la photo de François Ruffin, qui est allé les soutenir. Vous pourrez lire un article de La Montagne : “Au coeur de dix mois de lutte avec les salariés de Luxfer à Gerzat

Retraites, élections municipales, niche parlementaire : conférence de presse de la France Insoumise

Aujourd’hui, lundi 02 février à 14h30, suivez en direct la conférence de presse de la France insoumise. Cette conférence de presse abordera le thème des retraites, des élections municipales, de la prochaine niche parlementaire de La France insoumise ainsi que de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2020. Participez sur les réseaux sociaux avec #ConfPresseFi.

Adrien Quatennens : “Nous avons un contre-projet !

Le mercredi 22 janvier, dans le cadre de la mobilisation des députés Insoumis contre la réforme des retraites, Adrien Quatennens était présent à la maison des associations à Troyes. Un public nombreux !

Ci-dessous la vidéo du meeting, introduit par Anne, militante de l’agglomération de la FI, et par les témoignages de deux militants de la CGT, Josiane et Jérôme, qui ont fait état de la lutte dans le département et témoigné des initiatives auxquelles ils ont participé.

🔴 EN DIRECT de Troyes - Nouvelle réunion publique - « Réforme des retraites : Retrait ! Un point c’est tout ! »

Publiée par Adrien Quatennens sur Mercredi 22 janvier 2020

A la sortie, une collecte en soutien aux grévistes a recueilli 277 € !

847 000 européens exigent la fin de l’impunité des multinationales et de l’arbitrage entre investisseurs entre investisseurs et Etats

Depuis janvier 2019, un collectif composé de plus de 200 organisations de la société civile issues de 16 pays de l’Union européenne – dont plus de 40 en France – ont animé une grande campagne de mobilisation citoyenne intitulée “des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales”. Une pétition, réunissant 847 000 signataires à sa clôture fin janvier 2020, interpelle les dirigeants des institutions européennes et des États membres sur la nécessité d’instaurer des règles contraignantes sur le respect des droits humains et de l’environnement par les entreprises multinationales, et de mettre fin aux privilèges dont elles bénéficient via les accords d’investissement (tribunaux d’arbitrage, ISDS etc).

En France, ce sont 56 député.e.s européen.ne.s qui ont pris des engagements en la matière, lors des dernières élections. Le vote sur les accords commerce et investissement entre l’UE et le Vietnam ce mardi 11 février 2020 leur offre une première opportunité concrète de passer de la parole aux actes : il serait inconcevable que les eurodéputé.e.s ratifient des accords qui vont encore accroître le pouvoir des entreprises multinationales au détriment des droits humains et de l’environnement.

Les 46 organisations françaises membres de cette campagne ont écrit au Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, le 13 janvier dernier, pour le rencontrer afin de l’entretenir de ces exigences collectives et lui remettre la pétition. Nous attendons sa réponse.

Notes :

Clic pour lire sur le site du collectif Stop-TAFTA

Épreuves de contrôle continu du BAC Blanquer : les élèves sacrifiés

Jean-Michel Blanquer – Crédits : Ecole polytechnique Université Paris-Saclay
[CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]

Communiqué du groupe parlementaire de La France insoumise.

Les premières épreuves communes du contrôle continu (E3C) du nouveau baccalauréat de Jean-Michel Blanquer doivent se dérouler dans les lycées ces prochains jours. Elles mettent au jour les effets d’un baccalauréat à géométrie variable qui désorganise complètement l’Éducation nationale. Ce sont les lycéen·nes, mal préparé·es et stressé·es, qui en sont les premières victimes.

La mobilisation des enseignant·es, parents d’élèves et lycéen·es contre ces épreuves est exceptionnelle : les blocages d’établissements et rassemblements se sont multipliés en quelques jours de La Rochelle à Marseille, en passant par Bordeaux, Poitiers, Paris ou Lille. Ministre du chaos, Jean-Michel Blanquer refuse de les entendre.

Le groupe parlementaire de La France insoumise demande à Jean-Michel Blanquer d’annuler ces épreuves de contrôle continu et d’abandonner sa réforme du baccalauréat. Ce dernier doit rester un examen national afin de garantir l’égalité de tou·tes les bachelier·es.

Les féministes s’affichent ensemble pour dire non à une réforme des retraites « sexiste »

Ci-dessous un article de Sylvia Zappi, dans le Monde du 17 décembre.

A la suite de l’article, “l’appel des grandes gagnantes”, signé entre autre par Clémentine Autain, Manon Aubry,

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“Contrer la parole gouvernementale et afficher un point de vue féministe sur les retraites. Clémentine Autain a réussi son pari en réunissant lundi 16 décembre, à la Maison des métallos à Paris, l’initiative intitulée « toutes gagnantes ».

Vingt-huit femmes, militantes associatives, syndicalistes, personnalités, chercheuses et politiques, se sont retrouvées devant 300 personnes pour dénoncer un projet gouvernemental « sexiste, injuste et discriminatoire » et lancer un appel pour son retrait. « Le gouvernement communique beaucoup sur les soi-disant avantages pour les femmes de la réforme Macron. C’est insupportable quand on sait ce que va être la réalité », a asséné la députée de Seine-Saint-Denis.

Les intervenantes se sont succédé pour souligner les inégalités femmes hommes qui vont, selon elles, se creuser avec la réforme à venir. Tout d’abord en rappelant que les pensions féminines sont, en moyenne, 25 % inférieures à celles des hommes : une différence due aux carrières hachées (temps partiel et chômage), au type d’emplois moins qualifiés occupés, aux écarts de prime et de salaires. Résultat : 37 % des pensionnées touchent moins de 900 euros, a dénoncé Caroline De Haas du collectif Nous toutes. « Cette réforme va accroître la précarité financière et réduire l’autonomie des femmes, avec toute la dépendance au mari ou au compagnon que cela entraîne », a-t-elle souligné.

« Le miroir grossissant des inégalités salariales »

La réforme annoncée par Edouard Philippe va agir comme « le miroir grossissant des inégalités salariales », a relevé Sophie Binet, responsable de la CGT chargée des droits des femmes. La dirigeante syndicale a mis en exergue les droits familiaux « rabotés » et les pensions de réversion « fragilisées ». Ajoutant : « Non, monsieur le premier ministre, les femmes ne sont pas les grandes gagnantes de la réforme ! Les femmes qui ont des carrières moins longues vont voir au contraire leur départ à la retraite repoussé. »

Meeting sur le thème « Femmes et retraites » à l'initiative de plusieurs mouvements féminisites, le 16 décembre à la Maison des métallos, à Paris.
Meeting sur le thème « Femmes et retraites » à l’initiative de plusieurs mouvements féminisites, le 16 décembre à la Maison des métallos, à Paris. LAURENCE GEAI POUR LE MONDE

Des femmes de chambre travaillant dans les hôtels, des professeurs, une danseuse de l’Opéra de Paris… les témoignages ont souligné combien l’angoisse de devoir partir à la retraite avec une santé diminuée au-delà de 62 ans est forte. « Il faut qu’on arrête la novlangue du gouvernement en proposant un contreprojet », a lancé Mme Autain y intégrant notamment la réduction du temps de travail, permettant le partage des tâches domestiques.

Les représentantes des partis de gauche ont rivalisé de suggestions pour bâtir une « réforme féministe »« Il faut des pénalités plus lourdes pour les employeurs qui ne respectent pas l’égalité professionnelle alimentant un fond de solidarité pour les femmes », a avancé Laurence Cohen, sénatrice PCF. Sandra Regol, la secrétaire nationale adjointe d’EELV, elle, a suggéré l’instauration d’un « congé parental obligatoire pour les hommes et les femmes, comptabilisée dans les retraites ». Quant à Manon Aubry, députée européenne LFI, elle a proposé de « lever du tabou des cotisations sociales, notamment sur les dividendes ».

On ne pouvait se quitter sans chanter ensemble l’hymne des #femmes Et pour poursuivre la lutte contre la #retraite à points, on se retrouve demain dans la rue ! “

L’appel des grandes gagnantes

Clic sur l’image pour lire et signer l’appel