Soutenez les lanceurs d’alerte de La Chapelle Saint-Luc

Parce que le projet d’incinérateur est une folie d’un autre âge, qui n’a d’actualité que les profits de Véolia, il faut soutenir toutes les mobilisations citoyennes contre ce projet ruineux et écocide…

A la France Insoumise, nous savons ce que c’est que d’être persécutés par le pouvoir judiciaire, malgré la justesse et la pertinence des luttes.

Tout notre soutien à ces citoyens qui allient conscience et résolution dans l’intérêt de tous … 

Soutenez-les pour leur permettre de se défendre !

Pour accéder à la cagnotte, cliquez sur l’image …

La télémédecine ne remplacera pas les moyens humains !

Grande nouvelle annoncée par Agnès Buzyn lors de sa venue à Troyes vendredi dernier : l’Aube sera un des plus grands centres de télémédecine du Grand-Est, selon Agnès Buzyn…

Bon, même en admettant que les promesses en ces temps de vote du budget de la sécu se concrétisent, ça va nous donner quoi ? Eh bien l’Est-éclair assure encore une fois le service après-vente de la politique gouvernementale : “La télémédecine se développe à grande vitesse car elle semble être l’un des moyens permettant de lutter contre les déserts médicaux.” Encore une fois, la technologie au service des économies comme solution à tous nos maux !

Qu’on nous permette d’être prudent… Un insoumis à qui j’en parlais me disait le scepticisme d’un de ses amis, exerçant dans le secteur libéral en milieu rural. Comme le dit cet excellent document de l’université suisse de Fribourg, “La qualité de la relation entre le patient et son médecin est un des déterminants majeurs de son succès et conditionne la réussite du traitement médical. La médecine est, par essence, un métier relationnel où toute erreur relationnelle mène à l’insatisfaction du patient et de son médecin. Plus grave, une mauvaise relation initiale peut conduire à une prise en charge inadéquate du patient susceptible de nuire à ce dernier.” Aussi notre ami évoquait-il deux difficultés réelles : la difficulté à évaluer la partie non verbale du questionnement à cause de la distance, et aussi la réticence que pourraient avoir des personnes le plus souvent éloignées des techniques nécessaires à ce type de procédure…

Et donc on va mettre la télémédecine en EHPAD… Mais de quoi donc se plaignent les personnels, qui sont en souffrance sans être entendus depuis des mois ?

Ce point de vue de la raison a été évoqué dans les débats sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale par Adrien Quatennens.

Pour la France insoumise, les réponses aux déserts médicaux se doivent d’être humaines. Parce que nous voulons faire passer la santé d’abord  et pour tous , nous proposons une mesure concrète pour lutter contre les déserts médicaux.

Combler les déserts médicaux et créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pendant leurs études, afin de pallier l’insuffisance de médecins dans certaines zones.

Pour en savoir plus sur nos propositions, lisez le livret programmatique sur la santé en cliquant sur l’image !

Justice bafouée… ou bafoueuse ?

A l’heure où les perquisitions qui visent le mouvement posent plus de questions politiques qu’autre chose (nus y reviendrons), n’oublions pas que cette insitutionalisation de la violence judiciaire concerne toutes les luttes d’émancipation et de protection de l’environnement.

Résistance !

COORDINATION STOP CIGEO

COMMUNIQUE COMMUN du Mercredi 17 octobre

CEDRA, EODRA, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, Habitants Vigilants de Void-Vacon, des habitant-e-s de Bure et des environs. Burestop 55, Meuse Nature Environnement et Mirabel Lorraine Nature Environnement

Nous, associations nationales et locales, collectifs, comités, personnalités, dénonçons la politique de criminalisation et de répression systémique qui s’abat sur les opposant-e-s à la poubelle nucléaire CIGEO à Bure depuis plus d’un an et demi. Pour détruire ce mouvement de résistance vieux de 25 ans, il y a déjà eu plus d’une cinquantaine de procès. Des centaines de mois de sursis distribués. Près de 2 ans de prison ferme. 26 interdictions de territoire. 7 personnes interdites de se voir et rentrer en relation, et ce pour des années, dans le cadre d’un contrôle judiciaire dans une instruction pour “association de malfaiteurs”. Des milliers d’euros d’amende. Une vingtaine de perquisitions réalisées en Meuse, à Paris, en Isère. Une trentaine de gardes à vue – dont celle, le 20 juin 2018, de l’avocat Maître Étienne Ambroselli. Un escadron de gendarmes mobiles installé sur place depuis l’été 2017. Chaque jour, depuis plus d’un an, les habitant-e-s de Bure et autour sont suivis, fichés, filmés, et contrôlés, et parfois à plusieurs reprises en l’espace de quelques heures.

Ce mardi 16 octobre, dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Bar-le-Duc une nouvelle atteinte aux droits de la défense a eu lieu, un nouveau pas franchi dans la répression. Ce matin-là, parmi d’autres procès, le tribunal a jugé en absence et par défaut le militant et journaliste Gaspard d’Allens. Pourtant ce dernier n’a jamais été informé qu’un procès le concernait. Il ne savait pas qu’il y avait des accusations portées contre lui. Il n’a donc pas pu préparer sa défense ni choisir un avocat. Néanmoins, il a quand même été jugé : au mépris des garanties les plus élémentaires des droits de la défense.

Le procureur Olivier Glady a expliqué devant une assistance et des avocats outrés qu’il lui avait envoyé une convocation à une adresse à Paris. Or cela fait 5 ans que Gaspard n’y habite plus et le procureur le savait pertinemment. Gaspard est domicilié à Mandres-en-Barrois, à proximité de Bure, où il a été filmé durant des semaines presque quotidiennement par les gendarmes. Le procureur a pourtant affirmé qu’il était “radicalement introuvable”.

Mais qui à Bure pourrait encore être « introuvable » alors qu’une surveillance généralisée traque les opposants à CIGEO ? Qu’entre 15 et 50 téléphones sont sur écoute de façon ponctuelle ou permanente ? Que les communications sont espionnées et les déplacements traqués ? Que toutes les amitiés qui sont nées au coeur de cette résistance sont soupçonnées de relever d’une « association de malfaiteurs » à finalité criminelle ? Des millions d’euros d’argent public sont dépensés pour traquer les opposants, et le Parquet n’aurait pas pu actualiser son adresse de résidence ?

Depuis le mois de juin 2017, dans le cadre d’une instruction judiciaire pour “association de malfaiteurs”, une « cellule Bure », basée entre Nancy et Commercy, fait travailler à temps plein entre 5 et 10 officiers de police judiciaire. Leur mission : enquêter et consigner toute la vie des opposants dans des milliers de procès-verbaux. Un seul but : surveiller et détruire le mouvement de lutte par l’asphyxie policière et judiciaire. 

Avec une autre personne, Gaspard a été accusé d’avoir fait opposition “par violence ou voie de fait” le 23 janvier 2017, aux travaux publics de l’ANDRA  dans le bois Lejuc occupé. Le procureur réclame 3 mois de sursis simple. Une peine devenue classique pour quiconque refuse l’ordre nucléaire en Meuse. Gaspard s’est interposé physiquement quelques minutes devant un bulldozer. Mais où est la “violence”, puisqu’à cette époque, le 30 janvier 2017, le chef de chantier de l’Andra, Emmanuel Hance versait de l’huile inflammable sur des opposants accrochés à une barricade (https://www.youtube.com/watch?v=kzit6sJjt-E) ?

Cette violation évidente des droits de la défense n’est qu’une goutte d’eau de la politique de karcher répressif qui vise à “nettoyer” intégralement toute forme de contestation à Bure. Le 16 octobre, six nouveaux procès absurdes ont également eu lieu, principalement pour des “outrages” générés par le climat de militarisation irrespirable qui s’est installé dans le sud-Meuse. Trois mois de prison ferme ou avec sursis ont été requis en fonction des cas.

D’étranges pratiques s’installent en Meuse. Que penser d’un tribunal où les gendarmes mobiles encadrent les arrivées et les départs à chaque procès concernant Bure, et finissent régulièrement par vider la salle d’audience ? Quelles conclusions devons-nous tirer lorsque des avocats commis d’office refusent de se déplacer pour assister certaines personnes gardées à vue à Bure ? Comment juger le fait que l’avocate de l’Andra, Carine Bourrel, soit également la batônnière de la Meuse ? Que devons-nous conclure lorsqu’en garde à vue un officier de police judiciaire appelle le juge d’instruction M. Le Fur par son prénom, « Kevin », lorsqu’elle lui passe des coups de téléphone ?

Nous dénonçons fermement la mise en place depuis 2 ans en Meuse d’un système mafieux qui ne dit pas son nom, où les libertés fondamentales et les droits de la défense sont chaque jour piétinés. Au nom de l’avancée forcée d’un projet nucléaire démentiel qui ne présente aucune garantie de sécurité et de faisabilité. Au nom de la destruction d’un mouvement de lutte pluriel pour commencer les travaux imminents de CIGEO. Au nom de la mise en place d’un laboratoire répressif servant d’expérimentation pour mieux neutraliser de futures luttes.

Fait tout aussi inquiétant, cette répression massive s’installe également partout ailleurs en France et dans le monde, dans les mouvements sociaux, les quartiers, les luttes migratoires, les luttes territoriales et environnementales… Nous ne devons pas rester silencieux ni courber l’échine par peur d’être les prochain-e-s sur la liste.

Nous appelons à ce qu’un maximum d’organisations, de comités, de collectifs et de personnalités publiques signent et relaient cette tribune pour :

mettre fin à la criminalisation de la lutte à Bure et des autres mobilisations et espaces d’opposition en France

construire une résistance à cet effet

en finir avec la peur et le silence

Nous appelons à densifier partout les solidarités et à ne pas nous laisser enfermer dans l’isolement.

 Nous ne serons pas les prochain-e-s sur la liste ! 

Nous refusons de céder à l’intimidation !

Marche pour la forêt, notre bien commun : protégeons-la !

L’ensemble des organisations syndicale de l’ONF organise une marche intersyndicale pour la forêt.

Voici les raisons de cette marche, telles que vous les trouverez exposées dans le site consacré à l’initiative : https://marche-pour-la-foret.webnode.fr

Pour défendre les forêts publiques

Pour qu’à l’avenir, elles continuent :

de protéger notre eau, notre climat, nos paysages et la biodiversité,

de nous protéger contre les risques naturels …

de nous accueillir gratuitement tous les jours

d’approvisionner la filière bois et ses 400.000 emplois

Parce qu’elles sont aujourd’hui menacées par les décisions de la direction de l’Office National des Forêts (ONF) et du Ministère de l’Agriculture.

Ces décisions conduisent : 

à privatiser la gestion des forêts publiques

à réduire leur protection et l’accueil des citoyens

à transformer ces forêts en usines à bois

à les mettre au seul service des lobbies financiers

Toutes les infos sur le site de la marche : https://marche-pour-la-foret.webnode.fr

La marche passera dans l’Aube du 5 au 10 octobre.

Voici le calendrier des étapes dans l’Aube

En cliquant sur leur nom, vous pouvez contacter les GA qui envisagent de soutenir l’initiative : Bar sur Aube et Bouilly.

 

Caravane rurale à Bar sur Aube : une réussite !

Cliquez sur l’image, et le camion des Insoumis de Troyes Nord Ouest vous emmènera sur le site de la FI de Bar sur Aube pour lire le compte-rendu de cette initiative réussie grâce à la mobilisation de tous !

Et profitez-en pour voir ce qui se passe dans l’Est du département …

Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarnac !

COMMUNIQUÉ COMMUN DU RÉSEAU “SORTIR DU NUCLÉAIRE”, BURE ZONE LIBRE, BURESTOP55, CEDRA 52, EODRA

Communiqué du 22 juin 2018

Ce mercredi 20 juin, le mouvement d’opposition au projet Cigéo à Bure a été frappé par la vague de répression la plus massive que nous ayons jamais connue en plus de 20 ans de lutte. 11 lieux militants, lieux de vie et lieux de travail ont été perquisitionnés, des portes ont été défoncées sans sommation, des militants jetés à terre et menottés, des intimités ont été violées, du matériel et des documents personnels et militants ont été embarqués. 10 personnes de notre mouvement ont été arrêtées. À l’heure où nous écrivons, plusieurs sont encore en garde à vue et nous ne savons pas si elles vont être libérées ou placées en détention.

Militant.e.s membres des associations ou sans-étiquette, investi.e.s de longue date ou ayant fait le choix récemment de s’installer sur le territoire pour y vivre : dans leur diversité, les personnes arrêtées ont en commun une forte implication contre le projet Cigéo. Parmi elles, on compte également un avocat de la lutte, qui assistait nombre de militant.e.s. Son bureau a été perquisitionné, suite à quoi il a été arrêté : or comme l’ont rappelé 50 de ses confrères, cette arrestation porte atteinte au droit de défendre et d’être défendu. Il s’agit donc d’un acte extrêmement grave.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami.e.s sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteur, violence en réunion… Ce à quoi rime ce délire, nous le savons trop bien : en réponse aux critiques fondées formulées à l’encontre de Cigéo, à la montée d’une exaspération légitime contre ce projet imposé, les promoteurs du projet n’ont d’autre recours que de saisir n’importe quel prétexte et instrumentaliser des faits isolés pour criminaliser les opposant.e.s. Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle “affaire Tarnac”, dont l’objectif est de détourner l’attention des risques réels du projet Cigéo, de construire de toute pièce des suspects et d’affaiblir la lutte. En s’attaquant à des personnes engagées, l’état criminalise celles et ceux qui s’organisent et tente de semer la peur et la division dans les milieux militants.

En réponse à cette construction politique et policière délirante, nous réaffirmons notre unité et notre solidarité. N’en déplaise aux promoteurs de Cigéo, notre mouvement ne se laissera pas écraser ainsi et nos associations ne plieront pas par peur d’être les prochaines sur la liste.

Nous constatons qu’il n’est pas anodin que ce coup de force survienne précisément maintenant, quelques jours après la plus grande manifestation contre Cigéo survenue à Bar-le-Duc depuis une douzaine d’années, marquant un renouveau du soutien populaire à l’opposition à ce projet qui révèle de jour en jour son infaisabilité. Alors même que des ateliers devaient avoir lieu cette semaine à Bure pour ancrer la mobilisation dans la durée. Si cette mobilisation – qui prend de l’ampleur- gêne, c’est bien que le gouvernement est aux abois ! L’État réprime aujourd’hui ce qu’il a tenté d’étouffer pendant des années.

Il n’est pas anodin non plus que la répression frappe alors que la filière nucléaire est en pleine déconfiture, les failles de Cigéo ne faisant que s’ajouter aux retards de l’EPR de Flamanville et aux difficultés économiques d’EDF, qui poursuit sa fuite en avant et refuse de fermer des réacteurs.

Enfin, cette vague répressive survient alors que le gouvernement, suite à l’expulsion du Bois Lejus et à la vague d’émotion qu’elle a suscitée, a annoncé de nombreuses “consultations” et un débat sur les déchets radioactifs à l’automne. De qui se moque-t-on ? Qui peut prétendre que les conditions du débat sont réunies, alors que des personnes fortement impliquées contre Cigéo sont jetées en garde à vue pendant des jours et blessées dans les manifestations ?

Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous appelons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette lutte à dénoncer cette répression et à ne pas être dupes des discours du gouvernement.

Nous appelons d’ores et déjà à des rassemblements de protestation et de solidarité mercredi prochain 27 juin dans toute la France à partir de 19h pour soutenir nos ami.e.s., les modalités pratiques seront précisées au fur et à mesure.

• La répression ne nous fera pas taire, nous sommes solidaires !

• Déchets radioactifs : ni à Bure, ni ailleurs. Ne pas enfouir, arrêter d’en produire !

• On ne nous atomisera jamais !

Contacts presse :

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire” : Laura Hameaux – 06 85 23 05 11

Pour le CEDRA 52 : Juliette Geoffroy – 06 50 69 72 61

Pour l’EODRA : Jean-Marc Fleury – 06 16 27 14 91

Texte signé initialement par le Réseau “Sortir du nucléaire”, Bure Zone Libre, BureStop55, Cedra 52, EODRA

Mais aussi soutenu par :

Des organisations nationales :

 ACDN (action des citoyens pour le désarmement nucléaire)
 ADN (arrêt du nucléaire)
 Agir pour l’environnement
 les Amis de la Terre
 Alternative Libertaire
 ATTAC
 Collectif “la fête à Macron”
 Confédération paysanne
 DAL (Droit Au Logement)
 EELV
 Groupe d’Action France Insoumise
 Greenpeace France
 Émancipation tendance intersyndicale
 Jeunes écologistes
 RAP – Résistance à l’agression publicitaire
 Sud-Rail
 SUD Culture Solidaires
 Union syndicale Solidaires

et des collectifs et associations locales :

Alternative libertaire Nancy / Les Amis de la Terre Moselle / les Amis de la Terre Poitou / Art Debout / Arrêt du nucléaire Savoie / ASTRE Transition Energ’éthique / ATTAC 88 / BI Lüchow-Dannenberg (Allemagne) / Bure Stop Jura / Bür’s de Colmar / Centre Culturel Autogéré de Nancy / CNT interco 54 / Collectif Bure NDDL de Tours / collectif NDDL Paris IDF / Collectif SDN79/ Comité angevin de soutien à Bure / Comité de soutien Bure de Montmédy / Comité de soutien zad 82 / Comité de soutien à Bure 27 / Comité de soutien Bure Longwy / Comité NDDL beauvaisis / Comité Bure de Poitiers / des occupant.e.s de la zad de Notre Dame-des-Landes / les Engraineurs / France Insoumise en Loire Atlantique / Ligue des droits de l’Homme de Perpignan / Nuit Debout Cergy / RAN (Réveil Anti Nucléaire) / Résistance Terre / Solidaires 54 / Sortir du nucléaire Berry-Giennois-Puisaye / SORTIR DU NUCLÉAIRE 27 / STOP EPR Ni à Penly Ni ailleurs / Stop Golfech

 

Gauche pa[t]éthique !

A tous nos lecteurs et lectrices qui ont eu sous les yeux le dernier article fracassant du capitaine Tricasse dans la Dépêche de l’Aube n° 1497 du 1er juin 2018, une petite réponse que nous a fait parvenir la “mouche du coche”. Mais avant de vous en proposer la lecture, les Insoumis-e-s de l’Aube tiennent à témoigner de leur estime et de leur amitié à toutes celles et ceux qui, au-delà de leurs convictions partisanes, luttent fraternellement pour un monde meilleur et plus solidaire, en un mot pour l’humain d’abord.

Dans la rubrique « écoutez-voir » de la Dépêche de l’Aube du 1er juin 2018, la France Insoumise est mise à l’honneur par « le capitaine Tricasse ». « Mise à l’honneur » est peut-être un abus de langage de ma part. Nul n’est parfait, et encore moins s’il est « insoumis ».

La science des lettres n’étant pas ma culture de base (je suis avant tout un manuel), je vais toutefois chercher à me mettre sur le même niveau pour répondre à cet interlocuteur, possible cadre militaire d’une armée toujours en manœuvre. Nous savons tous que si nous souhaitons la paix, il faut se fier aux militaires ! ☺

Mon Capitaine !

Simple fantassin volontaire pour le renversement de la dictature du capitalisme et de ses représentants, je puis vous assurer que mes compagnons d’arme semblent être aussi valeureux que vos troupes. S’ils apparaissent intervenir comme l’armée mexicaine, ils savent toutefois aboutir à des résultats qui pourraient faire des envieux.

Leur manière d’obtenir l’adhésion des Gens (le Peuple) s’inspire de ce que vous confondez avec un lombric (espèce animale toutefois nécessaire à l’aération du terreau). Le « φ » invite les gens à prendre de la hauteur pour mener leurs actions de transformation. Mes compagnons ne se sentent en rien supérieurs ou inférieurs à ceux qui arborent « un bélier » et « un serpent », ou une fleur, qu’elle soit rose ou ensoleillée.

Ces militants amateurs sont des résistants à l’adversité, à la perversité et à l’ignominie dont savent faire preuve leurs adversaires. La difficulté que rencontrent ces battants, est de discerner le «compagnon de lutte» du «trublion de pute» (celui qui se montre vierge pour coucher). Ils souhaitent tous simplement se faire respecter dans leurs singularités sans se tromper d’adversaires.

Mon Capitaine !

De quelle engeance êtes-vous pour colporter ce que nos adversaires communs utilisent : le discrédit sur une opposition pertinente contre la tyrannie d’un système autocratique dépourvu d’humanité ?

Pourquoi jouez-vous ce jeu d’insulter nos militants qui ne font rien d’autre que de chercher à se faire respecter pour mener à bien leur objectif ?

Pourquoi vous installez-vous comme donneur de leçons en insultant le travail qu’ils réalisent, une première fois en le détruisant, puis une seconde fois en les rendant responsables de vos propres insuffisances ?

La conclusion de votre texte est du même tonneau.

Arrêtez vos mensonges et vos supercheries !

Ayez un peu d’éthique, s’il vous plait !

Il faut que vous soyez en grande souffrance pour utiliser de vils propos méprisants à l’endroit de notre mouvement et de ceux qui le composent. Ces derniers, bonne pâte, ne manquent pas d’empathie envers les Communistes que vous représentez.

Quel avenir pourront construire nos mouvements pour contrer nos adversaires communs ?

Conservons que la situation des gens est une préoccupation commune.

(Parce que ça nous chatouille et nous gratouille)

La mouche du coche (moins prédatrice que le « moustique-tigre »)

***

Petite remarque additionnelle du rédacteur (pas en chef, surtout pas chez nous !) du blog : ce genre de métaphore animale et reptilienne nous rappelle de bien tristes errements oratoires et politiques…. Cliquez sur l’image pour voir un texte tout en finesse (ça nous changera) du site mots surannés sur cette tristissime vipère lubrique que nous pensions avoir enterrée, et disons-le tout net, pour reprendre ce genre de vocabulaire, nous préférons de loin la version de Jean Ferrat, dont nous partageons la conception glorieuse de la France, notre France !

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Privé-public tous ensemble !

Merci à Reynald por ces quelques images de la mobilisation du 22 mai, qui a réuni 650 personnes à Troyes conscientes que, “quand tout sera privé, on sera privé de tout! ” 

 

22 mai 2018