18 mars : nos candidat(e)s aux législatives y étaient !

 

Julie Lapeyre, candidate dans la première circo

“Cette marche pour la 6° République a été une réussite. Plus de 130 000 personnes ont bravé le vent et le mauvais temps pour réclamer la fin d’un régime taillé sur mesure par de Gaulle et pour de Gaulle, pour réclamer la fin d’un régime usé et pourri jusqu’à la moelle. Je suis fière et honorée d’avoir pu participer à cette marche et n’hésiterai nullement à recommencer à la prochaine occasion !”

 

 

 

Yves Bouteiller, candidat dans la troisième circo

“Quel monde! quelle énergie! quelle jeunesse! Comme ils ont eu tort les absents. Comme ils étaient heureux ceux qui, samedi, marchaient ensemble pour une 6ème république.
Ensemble, sans se connaître, partageant l’espoir d’un lendemain meilleur, d’une justice sociale affirmée, d’une planète sauvegardée, d’une liberté retrouvée.
Tout cela en un seul après-midi… Et ce n’est qu’un début, continuons ……”

Venue de Christian Audoin : la force de la conviction au service de l’enthousiasme

Il est des signes qui ne trompent pas, et le succès de la réunion publique organisée mardi 7 mars à Troyes est bien le signe que l’Aube insoumise s’est inscrite de manière forte et durable dans le paysage politique aubois.

Une bonne quarantaine de personnes se sont retrouvées pour un échange toujours passionnant, parfois un peu passionné, sur les questions de fond que pose cette campagne électorale, bien loin du climat des “affaires” et autres alliances de circonstance… Une façon d’affirmer que faire de la politique autrement est un long travail, de patience et de rigueur…

Christian nous en a donné une preuve éclatante…

Deux extraits vidéos ci-dessous, car la batterie est tombée en panne ! Pas trop tôt heureusement…

Une première réponse de Christian à une question qui est à l’esprit de tout le monde : pourquoi ne pas faire un rassemblement “à gauche” qui, mathématiquement, permettrait à un candidat (lequel ?) d’être au second tour ? Dans les images qui suivent, Christian précise à quel point notre projet est d’une autre envergure, soucieux de construire dans les têtes et les coeurs le rapport de force nécessaire à nourrir la dynamique sociale d’émancipation à mettre en place et à soutenir contre les assauts de la réaction et du patronat après la victoire électorale, première étape certes, mais simplement une étape.

Dans un deuxième temps, Christian a répondu à toute une quantité de questions, portant sur les services publics, l’éloignement des gens de leur lieu de travail, la pollution… Beaucoup de réponses, et une méthode : faire intervenir et travailler les gens autrement, en les associant aux prises de décision dans la perspective de l’ntérêt général humain.

Et pour vous consoler de cette fin trop brusque, le livret programmatique “Pour la justice et l’égalité territoriale” dont Christian est le co-auteur.

Si le livret ne s’affiche pas, vous pouvez le consulter et le télécharger sur le site de L’Avenir en commun

Où est donc passée la culture ?

Ci-dessous l’intervention de Julie Lapeyre, lors de la présentation de sa candidature dans la première circonscription.

julieOù est donc passée la culture ?

En tant qu’étudiante de la licence professionnelle Métiers du Livre et du Patrimoine dispensée au Centre Universitaire de Troyes, la culture est quelque chose qui me tient à cœur. J’entends et je lis depuis une vingtaine d’années que les subventions pour la culture diminuent d’années en années, et cela me conduit à m’investir pour la culture au niveau du territoire.
La culture est quelque chose de fondamental pour la démocratie. La culture doit en effet permettre à tous de s’émanciper, de pouvoir faire son propre avis sans subir celui des autres. En tant que future professionnelle de la culture, je suis alarmée par la non-présence de la culture dans les programmes des candidats à la présidentielle, à l’exception de celui de la France Insoumise qui remet la culture au cœur du débat.
La culture n’est plus aussi démocratisée qu’avant, à présent de grands groupes se mêlent à des institutions culturelles comme Vivendi, Sony ou Pinault, pour ne citer qu’eux, qui se font passer pour des mécènes – ce dont les institutions culturelles ont réellement besoin – pour ne pas payer d’impôts parce qu’ils « aident à promouvoir la culture ». Des œuvres sont confisquées au public du fait de la spéculation dont elles sont victimes. Les institutions culturelles se concentrent dans les grandes villes. La culture n’est plus une priorité politique depuis les années 1990 et c’est encore plus flagrant de nos jours.
La culture, et en particulier l’art, est à présent dévoyée pour servir le marketing et la culture de masse homogène à laquelle les dirigeants aspirent. L’exception culturelle française, celle qui nous permettait de nous affirmer comme puissance de la culture sans la mettre au service du mercantilisme que proposaient les Etats-Unis, est menacée.
L’Aube, département dont le patrimoine remonte aux temps antiques, doit pouvoir faire reconnaître la culture qui est la sienne. Elle a déjà commencé en numérisant la bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux, mis en avant son patrimoine médiéval, mais cela ne suffit pas. Les Aubois ne sont pas forcément au fait de l’immense richesse de leur patrimoine, et la France Insoumise peut les y aider avec son programme consacré à la culture.
Nous proposons d’étendre la gratuité dans les musées et autres lieux culturels recevant des subventions publiques nationales, en ouvrant notamment les institutions culturelles gratuitement tous les dimanches. Cela passe notamment par la sortie des indicateurs tels que les recettes, qui ne sont que quantitatifs, et imposer la diversité des publics, notamment grâce aux visites scolaires. Pour cela, embaucher des personnels est nécessaire, et nous proposons d’augmenter le nombre des enseignant.e.s spécialisé.e.s dans l’enseignement artistique qui fait cruellement défaut à l’Education nationale. Enfin, l’investissement public en matière de culture sera de 1% du PIB, demandé depuis 1956 par André Malraux, premier Ministre de la Culture, et jamais atteint depuis.
Pour que la France soit enfin reconnue comme puissance culturelle, c’est à nos candidatures, celle de la France Insoumise, celle de Jean-Luc Mélenchon, qu’il faut faire confiance.

Stop à l’Europe du libre-échange et du mépris des peuples

Ci-dessous l’intervention d’André Smolarz, lors de la présentation de sa candidature dans la deuxième circonscription.

ident_andre_sActivité professionnelle
Enseignant-chercheur à l’Université de Technologie de Troyes

Engagements associatifs
– Co-initiateur et animateur du collectif Stop TAFTA de l’Aube (depuis fin 2014)
– Inspirateur de l’association LÉclairCit (acronyme pour « Les Éclaireurs Ci- toyens ») et membre de son CA depuis sa création en novembre 2015. Cette association a vocation à décrypter les contenus médiatiques et à mettre en lumière les sujets mal ou pas traités par les médias dominants.
– Membre du collectif de soutien au peuple grec-Aube

Engagement politique
Je suis membre du PG10 depuis février 2012.

 

Stop à l’Europe du libre-échange et du mépris des peuples

L’Europe que nous connaissons est une institution dont le fonctionnement non démocratique n’est plus à démontrer. Il existe certes une représentation parlementaire, mais les “députés” européens, au contraire des députés de l’assemblée nationale, ne constituent pas une force de proposition. Ils ont pour mission essentielle de se prononcer sur les textes et accords divers proposés par la commission européenne qui, elle, n’est en aucun cas représentative.
L’expression populaire et citoyenne se trouve donc systématiquement tenue à l’écart pour ne pas dire totalement ignorée.
L’épisode grec a été l’occasion d’observer à quel point cette institution est dénuée d’humanisme et fait preuve du plus grand cynisme en manifestant sans vergogne  son mépris du bien commun et de l’intérêt général.

Sur un plan plus général, la volonté et l’acharnement de la commission européenne à vouloir imposer aux peuples des états membres, qui les rejettent massivement, des traités de libre-échange tels que TAFTA, CETA et TISA, montrent à quel point cette institution cherche à asphyxier toute initiative politique. Il s’agit ni plus ni moins d’instaurer en Europe un pouvoir privé en lieu et place des gouvernements démocratiquement élus et aucun échelon de nos institutions (national, régional, départemental ou communal) n’échappe à ce fléau.

Au plan professionnel, étant enseignant-chercheur à l’Université de Technologie de Troyes (UTT) depuis sa création en 1994, j’ai pu observer, au cours des deux dernières décennies, la grande détermination des gouvernements à libéraliser le monde universitaire. Le candidat Hollande devait mettre fin à la loi LRU mise en place par V. Pécresse sous N. Sarkozy. Elle a été, sous sa Présidence, renforcée par la Ministre Fioraso. Les traités de libre-échange qui nous pendent au nez tels que CETA et TAFTA, si nous ne nous y opposons pas, finiront de privatiser totalement le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Les universités telles que l’UTT finiront alors par rejoindre les écoles privées (ESC, EPF…) au niveau des frais d’inscription qui sont extrêmement élevés (plusieurs milliers d’euros). Ce processus ne fera qu’aggraver davantage l’impossibilité pour les jeunes issues des classes populaires d’accéder à l’enseignement supérieur.

Sur un plan plus militant, j’ai proposé au PG10 (Parti de Gauche de l’Aube) dont je suis membre depuis 2012,  la création d’un collectif STOP-TAFTA dans l’Aube. J’anime ce collectif depuis le début de 2015 et cela m’a permis, entre autres, d’aller à la rencontre des aubois en animant plusieurs soirées-débats à différents endroits du département. J’ai ainsi présenté les traités de libre-échange TAFTA et CETA en détaillant les mécanismes les plus redoutables qu’ils contiennent afin de montrer les menaces qu’ils représentent pour la démocratie, mais aussi sur les plans social et environnemental. Ces aspects frappent déjà durement l’Aube avec des vagues de licenciements (Sodimédical, Allia…) et le triste palmarès de ce département en termes de consommation de pesticides dans les secteurs agricoles et viticoles.
Dans cette situation, il est du devoir des députés – qui se doivent de veiller à l’intérêt des citoyens –, de s’opposer à ces traités en refusant de les ratifier. Les députés qui seront élus au nom de la France insoumise, ont pris ces engagements, contrairement à nos actuels élus de l’Aube.
Sur un plan plus global, c’est l’institution européenne armée de ses traités qui est directement à la manœuvre pour ces projets et c’est aussi la raison pour laquelle la France Insoumise propose un plan A et un plan B de sortie de cette Europe. Notre volonté n’est pas de rejeter tout projet d’union européenne, mais juste d’en finir avec le schéma actuel pour en construire un nouveau qui agisse dans l’intérêt des peuples et de leur environnement social et écologique.

La volonté et le courage politiques des députés dans un pays tel que la France seront absolument déterminants dans ce contexte, et particulièrement dans le cadre de la nouvelle et 6ème République que nous proposons. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de participer aux élections législatives pour la France Insoumise dans la deuxième circonscription de l’Aube afin de défendre le programme « l’Avenir en Commun » porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.