PROCÈS POLITIQUE DES INSOUMIS – LA VÉRITÉ FAIT SURFACE AU FIL DES HEURES

Communiqué de presse de la France Insoumise – 19/09/2019


La journée s’est ouverte par une première victoire pour les insoumis : le juge a rejeté la demande de renvoi du procès formulée par le Parquet de Belloubet. Il faut savoir que c’est le Parquet qui accuse les 6 insoumis de rébellion. C’est aussi lui qui a mené l’enquête uniquement à charge contre les insoumis.

Sa demande de renvoi était une manœuvre pour faire en sorte que le procès ait lieu au moment de la campagne des municipales et faire durer le supplice du pilori médiatique.

Nous saluons la décision du Président de rejeter cette demande infondée. 

La journée s’est poursuivie par les auditions des insoumis qui ont pu se défendre et révéler un certain nombre de mensonges et contradictions dans les déclarations des plaignants :

1. La commandante de police Andrieu a fini par retirer ses accusations contre Muriel Rozenfeld, l’attachée de presse, accusations qu’elle a portées à 3 reprises. Elle a reconnu que ces accusations sont infondées mais a refusé de présenter des excuses.

2. Le commandant Vidal se voit reprocher, à la barre, par le Président du Tribunal, d’avoir fourni une synthèse des faits qui « ne correspond pas du tout aux vidéos ».

Fait notable de la journée : l’avocat Dupont-Moretti a provoqué une suspension de séance après avoir insulté les insoumis sans raison : « tête de noeud », « énergumène »…

Bilan de la journée. Selon un sondage Odoxa Jean-Luc Mélenchon gagne 8 points d’opinion favorables ces deux derniers mois.

Au bout d’une telle journée le procès politique voulu par Belloubet tourne au vaudeville. Que faisons-nous là ? Tout sort abîmé : la police, la justice, le respect des institutions.

TOUT SAVOIR SUR L’AFFAIRE MÉLENCHON

Nous vous proposons de retrouver ci-dessous toutes les informations sur l’opération politico-judiciaire qui a lieu actuellement en France contre Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise, première force d’opposition au pouvoir.

En octobre 2018, une centaine de policiers et procureurs ont été mobilisés aux quatre coins du pays pour perquisitionner des domiciles privés, le siège de la France insoumise et celui du Parti de gauche.
Une tel déploiement de forces, d’habitude réservé au terrorisme ou au grand banditisme, dirigé contre une formation politique, est inédit. Du jamais vu en France.

Plusieurs députés de la France insoumise ont souhaité assister à la perquisition qui avait lieu au siège de leur mouvement. Ils voulaient s’assurer que les policiers ne saisissent pas le fichier des 500.000 noms, adresses et informations confidentielles, des sympathisants.

A ce jour, le Parquet refuse de répondre sur ce point : ce fichier de sympathisants politiques est-il entre les mains du Parquet soumis au gouvernement comme c’est le cas du fichier de 10.000 adhérents du Parti de Gauche ?

Jamais aucun fichier d’un parti politique, sous la 5e République, n’avait jusqu’à ce jour été saisi par les forces de police et donc par le Ministère de l’Intérieur.

Ici vous retrouverez toutes les informations sur cette opération politique : sa chronologie, le rôle des médias et des procureurs…

Le « cas Mélenchon » porte la marque de fabrique du Lawfare : l’absence de preuves, les médias à charges, les accusateurs perturbés, les violences et l’intimidation contre des militants politiques, les violations des droits et les abus d’autorité de la justice.

Nous avons rassemblé tous ces éléments dans une volonté de prouver qu’il s’agit ici d’un cas évident de lawfare, en France, en 2019.

Accéder au dossier sur lawfare.fr