Rojava : rassemblement de soutien

Mercredi 30 octobre à 18 heures se tenait un rassemblement de soutien au Rojava agressé, au mépris du droit international, par l’armée turque, et abandonné lâchement par ceux, pays de l’Europe et Etats-Unis, pour lesquels ils ont sacrifie 11000 jeunes gens et filles pour vaincre Daesh.

Mercredi 30 octobre à 18 heures se tenait un rassemblement de soutien au Rojava agressé, au mépris du droit international, par l’armée turque, et abandonné lâchement par ceux, pays de l’Europe et Etats-Unis, pour lesquels ils ont sacrifie 11000 jeunes gens et filles pour vaincre Daesh.

Les Insoumis sur la place de l'Hôtel de Ville

Des Insoumis-e-s étaient venu-e-s de tout le département, et même trois camarades avaient fait le déplacement depuis la Haute-Marne pour affirmer notre attachement à cette expérience exceptionnelle de justice, de féminisme, de démocratie et d’écologie qu’est le projet politique du Rojava.

Des Insoumis-e-s étaient venu-e-s de tout le département, et même trois camarades avaient fait le déplacement depuis la Haute-Marne pour affirmer notre attachement à cette expérience exceptionnelle de justice, de féminisme, de démocratie et d’écologie qu’est le projet politique du Rojava.

Enquête citoyenne Forêts, bien commun

Un article de Manon Dervin, dans l’Heure du Peuple

Qui n’a pas vu, lu ou entendu parler de l’Amazonie en flammes cet été ? Ce coup de projecteur sur les forêts, nous a rappelé à quel point ces « poumons verts » sont indispensables à la survie de l’espèce humaine. Et à quel point leur situation est critique. Partout sur la planète, de l’Afrique équatoriale à la Sibérie, les forêts brûlent et se meurent. Les arbres dépérissent, et cela n’épargne pas l’Europe. Plus de 40% des espèces d’arbres présents en Europe sont ainsi menacées d’extinction, a alerté le 27 septembre 2019 l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

On a beaucoup parlé de l’Amazonie qui brûle, mais il est maintenant urgent de s’intéresser aux forêts françaises” soumises ” au même modèle qui a prévalu pour l’agriculture industrielle.” C’est sur ces mots que la députée Mathilde Panot a introduit, mardi 24 septembre 2019, le lancement d’une commission d’enquête citoyenne intitulée “Forêts bien commun”.

Celle-ci entend lutter contre la “malforestation” en proposant un contre-modèle à la gestion actuelle des forêts. Cette gestion alternative entend s’opposer aux effets délétères d’ “un modèle d’industrialisation avec l’épandage de pesticides, les coupes rases qui se multiplient, un effondrement de la biodiversité, un gaspillage d’énergie, un démantèlement du service public forestier (…) et des conditions de travail insoutenables pour les ouvriers forestiers d’aujourd’hui “. Il s’agit d’un enjeu majeur d’anticipation et d’adaptation au changement climatique.

Des députés appartenant à différents partis politiques, mais aussi des porte-paroles d’associations comme Canopée, des collectifs tels que SOS Forêts et Autun Morvan Ecologie ainsi que l’intersyndicale de l’Office national des forêts (ONF) et des associations environnementales se sont associées à ce projet.

Ce travail sera mené en “co-construction””, c’est-à-dire en étroite collaboration avec des citoyens et des experts qui seront auditionnés. L’occasion d’entendre des voix et des points de vue souvent ignorés, qui n’ont pas leurs entrées à l’Assemblée nationale ou dans les ministères, et sont moins audibles que le lobby agroforestier. Temps fort de de travail législatif, des Assises de la forêt seront organisées du 23 au 25 octobre à Chaussy (Val-d’Oise), et une marche citoyenne aura lieu à Fontainebleu le 26 octobre. L’objectif est d’aboutir à une proposition de loi d’ici à la fin de l’année.

En savoir plus en vidéos…

Conférence de presse de présentation de la commission d’enquête citoyenne “Forêts biens communs” pour une gestion alternative de la forêt dont Mathilde Panot anime le groupe de travail avec Gaspard D’Allens, journaliste et auteur du livre “Main basse sur nos forêts”.
Intervention de Jean-Luc Mélenchon en commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale le 16 octobre 2019 dans le cadre du débat sur le projet de loi de finances concernant les crédits de la mission « Écologie, développement et mobilité durables ».
Dans le cadre de la commission d’enquête citoyenne “forêts, biens communs”, mon collègue Ugo Bernalicis auditionne Xavier Morin du CNRS et Nicolas Martin de l’INRA.
Mathilde Panot auditionne Jacques Hazera, expert forestier, dans le cadre de la commission d’enquête citoyenne “forêts, biens communs”, pour un modèle alternatif de gestion des forêts.

Equateur : la révolte historique a forcé la main du gouvernement

Clic pour l’article en espagnol

Le président de l’Equateur Lenin Moreno a dû faire marche arrière à propos du décret 883 et le paquet de mesures d’austérité proposées par le FMI, après onze jours de mobilisations intenses, d’occupations de préfectures, de commissariats  et de puits de prétoire qui ont ébranlé le pays.

Ce dimanche, lors de la réunion sous la médiation de l’ONU et de la Conférence Episcopale entre le Gouvernement et le mouvement indigène, Lenin Moreno a annoncé l’abrogation du décret 883 (qui entraînait la hausse de plus de 100% des carburants par abandon des subventions – Note de l’AI).

L’exigence de l’abrogation du décret a été un des mots d’ordre qu’on a le plus entendus durant les onze jours de mobilisation du peuple équatorien, qui est allé jusqu’à demander la démission du président. Il y a quelques temps, on a annoncé la fin des manifestation, dont la répression à ce jour a fait 10 morts, plus de 2000 blessés et mille prisonniers, d’après les estimations qui ont cours.

La veille de l’appel au dialogue, la participation de toute la ville s’était ajoutée aux acteurs indigènes de la mobilisation, : cela s’est traduit par des barricades dans les quartiers populaires, et un concert de casseroles toute la nuit.

Lors de la conférence, Jaime Vargas, leader indigène du peuple achuar, qui est actuellement président de la Confédération des Nationalités Indigènes d’Equateur (CONAIE) s’est élevé contre les ministres de la Défense et de la Guerre dont il a exigé la démission, et amis l’accent sur le fait que les mobilisations n’était pas une révolte des indigènes seulement, mais bien du peuple équatorien dans son ensemble. : il a dénoncé « plus de quatre assassinats lors des manifestations, plus de 100 disparus. Nous tenons le registre des méthodes de torture dans les prisons. Un écrasement des droits de l’homme. »

Voici les points de l’accord :

1  – Elimination de l’article 883

2 – On crée une commission mixte pour élaborer un nouveau décret.

3 – On met fin aux mobilisations dans tut l’Equateur.

4 – On lance un appel pour ramener le calme au travers de l’accord.

Après l’accord, la liesse populaire ne s’est pas fait attendre et a occupé toues les rues, après 11 jours de lutte intense.

Kurdistan : Contre le fascisme, le machisme et l’intolérance religieuse, soutenons les combattantes de la laïcité, de l’égalité et de l’humanité !

Parce que la guerre que vient de lancer la Turquie est une offensive contre un projet révolutionnaire d’émancipation des peuples, des hommes et des femmes, un rappel en vidéo de ce que sont ces combattantes qui font l’honneur de l’humanité !

Un projet à l’extrême opposé de ce que représente l’AKP d’Erdogan, artisan d’un retour en arrière d’un pays qui avait porté, le premier, aux confins et au sein de l’Europe, les valeurs de laïcité et d’égalité hommes-femmes.

En Turquie – mais c’était hier ! – , la loi sur l’unification de l’enseignement (Tedrisat Kanunu) adoptée le 3 mars 1924, ne fait pas que reconnaître le droit à l’enseignement pour les deux sexes, elle supprime aussi les écoles religieuses et l’enseignement religieux qui avaient constitué une entrave considérable à l’émancipation féminine.

En Turquie – mais c’était hier ! – , les femmes furent parmi les premières à obtenir le droit de vote, bien avant que cela ne se produise en France : la première loi en ce sens est promulguée le 6 décembre 1929 !

En Turquie – mais c’est aujourd’hui ! – un imbécile fascisant est capable de déclarer que l'”égalité homme-femme est contre-nature” !

Alors l’intervention d’aujourd’hui, c’est encore une fois le déchaînement de la haine et de la honte contre la construction d’une humanité apaisée et heureuse. No pasarán !

L’émancipation des femmes turques

Droit des femmes : carton jaune pour la Turquie

Chronologie du droit de vote des femmes

Hommage à Christine Renon

Environ 150 personnes se sont réunies à l’appel des syndicats pour rendre un dernier hommage à Christine Renon, directrice d’école qui s’est épuisée au travail.

Des camarades insoumis s’étaient déplacés depuis tout le département pour manifester leur solidarité aux personnels de l’éducation nationale, agressés jusqu’à l’extrême par la dégradation de leurs conditions de travail.

Dans le cadre de sa Revue de la Semaine, Jean-Luc Mélenchon a rendu un vibrant hommage à Christine Renon et aux enseignant-e-s.

A partir de la minute 30:38

Le papy de Greta ?

Ci-dessous le discours prononcé par Fidel Castro à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, à Rio de Janeiro (Brésil) le 12 juin 1992

Monsieur Fernando Collor de Mello, Président du Brésil ;

Monsieur Boutros Ghali, Secrétaire général des Nations Unies,


Une importante espèce biologique risque de disparaître à cause de la liquidation rapide et progressive de ses conditions de vie naturelles : l’homme.

Nous prenons aujourd’hui conscience de ce problème alors qu’il est presque trop tard pour l’empêcher.

Il faut signaler que les sociétés de consommation sont les responsables fondamentales de l’abominable destruction de l’environnement. Ces sociétés sont nées des anciennes métropoles coloniales et de politiques impériales qui ont engendré à leur tour le retard et la pauvreté qui frappent aujourd’hui l’immense majorité de l’humanité. Tout en ne comptant que 20 p. 100 de la population mondiale, elles consomment les deux tiers des métaux et les trois quarts de l’énergie produits dans le monde. Elles ont empoisonné les mers et les fleuves, pollué l’air, affaibli et troué la couche d’ozone, saturé l’atmosphère de gaz qui altèrent les conditions climatiques et ont des effets catastrophiques dont nous commençons à souffrir. 

Les forêts disparaissent, les déserts s’étendent, des milliards de tonnes de terre fertile aboutissent chaque année à la mer. De nombreuses espèces s’éteignent. La pression démographique et la pauvreté conduisent à des efforts désespérés pour survivre, fût-ce au prix de la nature. On ne saurait en accuser les pays du Tiers-monde, hier colonies, aujourd’hui nations exploitées et pillées par un ordre économique mondial injuste.

La solution n’est pas d’interdire le développement à ceux qui en ont le plus besoin. Le fait est que tout ce qui contribue aujourd’hui au sous-développement et à la pauvreté constitue une violation flagrante de l’écologie. Des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants en meurent chaque année dans le Tiers-monde, plus que durant chacune des deux guerres mondiales. L’échange inégal, le protectionnisme et la dette extérieure agressent l’écologie et favorisent la destruction de l’environnement. 

Si l’on veut sauver l’humanité de cette autodestruction, il faut mieux distribuer les richesses et les technologies disponibles sur la planète. Moins de luxe et moins de gaspillage dans un nombre réduit de pays pour qu’il y ait moins de pauvreté et moins de faim sur une grande partie de la Terre. Que l’on cesse de transférer au Tiers-monde des styles de vie et des habitudes de consommation qui ruinent l’environnement. Que l’on rende la vie humaine plus rationnelle. Que l’on instaure un ordre économique international juste. Que l’on utilise toute la science nécessaire à un développement durable sans pollution. Que l’on paie la dette écologique, non la dette extérieure. Que la faim disparaisse, non l’être humain.

Maintenant que les menaces que représentait censément le communisme ont disparu et qu’il n’y a plus de prétextes à des guerres froides, à des courses aux armements et à des dépenses militaires, qu’est-ce qui empêche de consacrer immédiatement ces ressources au développement du Tiers-monde et à la lutte contre la menace de destruction écologique de la planète ?

Que cessent les égoïsmes, que cessent les hégémonismes, que cessent l’insensibilité, l’irresponsabilité et les tromperies. Demain, il sera trop tard pour faire ce que nous aurions dû faire il y a déjà bien longtemps.

Je vous remercie.