GRÈCE : L’ENFER DU CAMP DE MORIA FACE À LA MENACE DU CORONAVIRUS

Des réfugiés montent un hôpital de fortune
© Mortaza Behboudi / CdB
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Comment confiner le plus grand camp de réfugiés d’Europe ? Depuis une semaine, les volontaires des ONG qui travaillent dans le complexe de Moria sont en quarantaine et, depuis lundi, le confinement a été décrété par le gouvernement grec. Alors que plus de 20 000 réfugiés s’entassent dans l’île de Lesbos, la situation sanitaire déplorable fait craindre une progression rapide de l’épidémie de Covid-19. La Grèce dénombre officiellement 695 personnes touchées par la maladie, et 17 décès sont déjà à déplorer, mais ces chiffres pourraient rapidement augmenter.

Dans le camp de Moria, des milliers de tentes sont installées les unes à côté des autres, et les migrants dorment serrés comme des sardines. L’entrée dans la zone est interdite aux organisations humanitaires et aux visiteurs depuis quelques jours, mais il est toujours possible d’y pénétrer en se faisant passer pour un réfugié. Les habitants du camp tentent de survivre, sans médicament, parfois sans eau et sans électricité. Ici, on manque de médecins, mais aussi de savon pour se laver les mains.

e camp de la Moria ne dort jamais et la violence couve au sein de la population. La police grecque préfère ne plus intervenir. Certains sont ici depuis des mois voire des années, les procédures de demande d’asile trainent et s’éternisent. « Nous ne pouvons pas dormir quand l’obscurité tombe. Des hommes viennent avec des couteaux pour nous voler ce qu’il nous reste. Mon mari est électricien, il travaille bénévolement pour une ONG, ici, dans le camp de Moria. Mais cela lui cause des problèmes, des gens nous menacent pour qu’il les raccorde au réseau électrique », raconte une mère de famille afghane.

“Si on ne fait rien, beaucoup de gens vont mourir avec le coronavirus. Ils nous ont abandonné mais on ne baisse pas les bras.”

Désormais, toutes les entrées du camp sont surveillées par la police grecque. Personne ne peut sortir, sauf les personnes ayant des rendez-vous médicaux dans le centre de Mytilène. Aucun médecin ne travaille dans le camp le week-end et la permanence de Médecins sans frontières (MSF) est restée fermée durant deux jours. Dans ce chaos, quelques réfugiés ont commencé à construire une clinique de fortune pour accueillir ceux qui ne manqueront pas d’être atteints par le Covid-19. Quatre personnes ont déjà contracté la maladie sur l’île de Lesbos et tout le monde redoute que la pandémie se propage dans le camp, où l’hygiène est désastreuse.

Deux cas suspects ont bien été identifiés parmi les réfugiés du camp de Moria, le 12 mars dernier, mais ces derniers se sont finalement avérés négatifs. Ce qui n’empêche pas la peur de roder, surtout parmi les personnes âgées. « Le coronavirus est déjà là mais personne n’en sait rien car nous n’avons pas les moyens de le détecter », raconte une migrante congolaise, arrivée depuis quatre mois. « Il faut faire la queue trois ou quatre heures pour voir un médecin. Il faut faire la queue pour tout, pour manger, pour prendre une douche ».

Certaines femmes ont commencé depuis la semaine dernière à coudre des masques de protection, mais ces derniers ne sont pas efficaces, expliquent les volontaires de MSF. En attendant, les enfants jouent dans les poubelles ou restent prostrés dans leurs tentes, puisque les écoles ont fermé depuis deux semaines. « Si on ne fait rien, beaucoup de gens vont mourir avec le coronavirus. Ils nous ont abandonné, mais on ne baisse pas les bras. Je suis jeune et fort mais il nous faudrait au moins de l’eau et du savon », continue un demandeur d’asile somalien, qui aide à monter l’hôpital de fortune.

“Il faut évacuer les réfugiés vers le continent pour lutter efficacement contre la propagation de l’épidémie.”

Il est interdit de filmer et de photographier à l’intérieur du camp. Les réfugiés peuvent se voir refuser leur demande d’asile si une image est diffusée sur les réseaux sociaux. La police n’hésite pas à casser les portables de ceux qui veulent filmer leur vie quotidienne. « Je veux parler de ce qui se passe ici, de la situation désastreuse du camp. Nous ne vivons pas bien, il ne faut pas cacher cela », veut croire Olivier, un journaliste congolais arrivé à Lesbos il y a quatre mois.

Lundi matin, un bateau est encore arrivé à 7h du matin avec plus de 50 migrants à son bord. Mais les autorités grecques n’acceptent plus aucune demande d’asile depuis début mars. Ces derniers vont donc être directement transférés au nord d’Athènes, dans le camp de Malakasa. Depuis lundi matin, les migrants du camp de Moria n’ont également plus l’autorisation de se rendre en ville. Il n’y a plus aucun transport, sauf des taxis, qui sont autorisés à prendre une seule personne, et seulement pour aller à l’hôpital.

Depuis début mars, les migrants qui arrivent sur les îles grecques sont séparés des migrants déjà présents sur place, afin d’éviter une propagation de l’épidémie de Covid-19. MSF le répète inlassablement aux dirigeants européens : évacuer les réfugiés vers le continent et vers d’autres pays de l’Union européenne est indispensable pour lutter efficacement contre la propagation de l’épidémie.

“J’ai la rage”

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C’est le titre d’une tribune qu’un médecin psychologue de l’hôpital de Mulhouse publie ce jour dans Libération. Tout notre soutien au personnel hospitalier, dans la lutte contre le libéralisme comme contre le Covid-19… et, parce que nos vies valent mieux que leurs profits, il faudra vaincre au plus vite ces deux ennemis !

Une victime du Covid-19 évacuée de l’hôpital de Mulhouse, le 17 mars 2020
Photo Sebastien Bozon.AFP

Un psychologue de l’hôpital de Mulhouse crie sa révolte contre ceux qui ont détruit le système de santé au nom des restrictions budgétaires. Une fois la pandémie passée, ceux-là mêmes rendront des comptes.

Tribune. Je suis en colère et j’ai la rage, quand ils défilent dans les médias, montrent leur trogne à la télévision, font entendre leur voix parfaitement maîtrisée à la radio, livrent leur discours dans les journaux. Toujours pour nous parler d’une situation dont ils sont un facteur aggravant, toujours pour pérorer sur la citoyenneté, sur le risque de récession, sur les responsabilités des habitants, des adversaires politiques, des étrangers… Jamais pour nous présenter leurs excuses, implorer notre pardon, alors même qu’ils sont en partie responsables de ce que nous vivons.

Je suis en colère et j’ai la rage, car en tant que psychologue dans l’hôpital le plus touché, celui de Mulhouse, je vois toute la journée des dizaines de personnes arriver en urgence dans nos locaux, et je sais que pour une bonne partie d’entre elles, elles n’en ressortiront pas vivantes, souriantes, insouciantes, comme ce pouvait être le cas il y a encore deux semaines.

Je suis en colère et j’ai la rage, car je sais que ces personnes, ces êtres vivants, ces frères et sœurs, pères et mères, fils et filles, grands-pères et grands-mères, mourront seules dans un service dépassé, malgré les courageux efforts des soignants ; seules, sans le regard ou la main de ceux et celles qui les aiment, et qu’ils aiment.

Je suis en colère et j’ai la rage, devant cette situation folle qui veut que nous laissions nos aînés, nos anciens, ceux et celles qui ont permis que notre présent ne soit pas un enfer, ceux et celles qui détiennent un savoir et une sagesse que nul autre n’a ; que nous les laissions donc mourir par grappes dans des maisons qui n’ont de retraite que le nom, faute de pouvoir sauver tout le monde, disent-ils.

Le deuil impossible des familles

Je suis en colère et j’ai la rage, en pensant à toutes ces familles qui vivront avec la terrible douleur d’un deuil impossible, d’un adieu impossible, d’une justice impossible. Ces familles auxquelles on ne donne pas accès à leur proche, ces familles qui appellent sans cesse les services pour avoir des nouvelles, et auxquelles aucun soignant ne peut répondre, trop occupé à tenter une intervention de la dernière chance. Ces familles qui sont ou pourraient être la nôtre…

Je suis en colère et j’ai la rage, quand je vois mes collègues soignants se battre, tous les jours, toutes les minutes, pour tenter d’apporter de l’aide à toutes les personnes qui se retrouvent en détresse respiratoire, y perdre une énergie folle, mais y retourner, tous les jours, toutes les minutes. Je suis en colère et j’ai la rage, devant les conditions de travail de mes collègues brancardiers, ASH, secrétaires, aides-soignants, infirmiers, médecins, psychologues, assistants sociaux, kinés, ergothérapeutes, cadres, psychomotriciens, éducateurs, logisticiens, professionnels de la sécurité… car nous manquons de tout, et pourtant, il faut aller au charbon.

Je suis en colère et j’ai la rage, car, lorsque je me rends à mon travail, et lorsque j’en pars, je croise en quelques minutes trois ou quatre véhicules d’urgence, transportant une personne pleine de l’espoir d’être sauvée… Comment ne pas avoir confiance dans nos hôpitaux ? Ils sont à la pointe, ils sont parfaitement en état de fonctionner, de protéger, de guérir… et pourtant, combien de ces ambulances mènent leur passager vers leur dernier lieu ? Combien de ces patients refranchiront la porte sains et saufs ?

Je suis en colère et j’ai la rage, car cela fait des années que nous crions notre inquiétude, notre incompréhension, notre dégoût, notre mécontentement, devant les politiques de santé menées par les différents gouvernements, qui ont pensé que l’hôpital était une entreprise comme une autre, que la santé pouvait être un bien spéculatif, que l’économie devait l’emporter sur le soin, que nos vies avaient une valeur marchande.

Je suis en colère et j’ai la rage quand je constate que nos services d’urgences demandent de l’aide depuis si longtemps, quand je pense que les personnes qui arrivent avec le Samu posent leur regard (souvent le dernier sur l’extérieur) sur ces banderoles disant «URGENCES EN GRÈVE», qu’elles se trouvent face à des médecins traitants à la retraite du fait du départ des urgentistes, ces spécialistes de l’urgence qui seraient tant nécessaires en ces jours sombres…

De l’exploitation des étudiants infirmiers

Je suis en colère et j’ai la rage devant la manière dont on exploite nos étudiants en soins infirmiers ou aides-soignants, qui se retrouvent à faire des travaux d’une dureté que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi, qui, a à peine 20 ans, doivent mettre les corps de nos morts dans des sacs mortuaires, sans préparation, sans soutien, sans qu’ils et elles aient pu se dire volontaires. Pourquoi demander ? Cela fait partie de leur formation, voyons ! Et ils devraient s’estimer heureux, ils reçoivent une gratification de quelques centaines d’euros, vu qu’ils interviennent en tant que stagiaires.

Je suis en colère et j’ai la rage, car la situation actuelle est le fruit de ces politiques, de ces fermetures de lits comme ils aiment le dire, oubliant que sur ces lits, il y avait des humains qui en avaient besoin, de ces putains de lits ! De ces suppressions de postes, parce qu’un infirmier, c’est cher, ça prend de la place sur le budget prévisionnel ; de ces externalisations de tous les métiers du soin, puisqu’un ASH en moins dans les chiffres du nombre de fonctionnaires, c’est toujours un fonctionnaire en moins dont ils peuvent s’enorgueillir.

Je suis en colère et j’ai la rage, car celles et ceux qui sont au boulot tous les jours, malgré la peur ancrée au ventre, peur d’être infecté, peur de transmettre le virus aux proches, peur de le refiler aux autres patients, peur de voir un collègue sur le lit de la chambre 10 ; celles-ci et ceux-là se sont fait cracher dessus pendant des années dans les discours politiques, se sont retrouvés privés de leur dignité lorsqu’on leur demandait d’enchaîner à deux professionnels tous les soins d’un service en quelques minutes, bousculés dans leur éthique et leur déontologie professionnelle par les demandes contradictoires et folles de l’administration. Et aujourd’hui, ce sont ces personnes qui prennent leur voiture, leur vélo, leurs pieds, tous les jours pour travailler malgré le risque continu d’être frappées par le virus, alors que ceux qui les ont malmenés sont tranquillement installés chez eux ou dans leur appartement de fonction.

Je suis en colère et j’ai la rage, parce qu’aujourd’hui, mon hôpital fait face à une crise sans précédent, tandis que celles et ceux qui l’ont vidé de ses forces sont loin. Parce que mon hôpital a été pris pour un putain de tremplin pour des directeurs aussi éphémères qu’incompétents qui ne visaient que la direction d’un CHU et qui sont passés par Mulhouse histoire de prouver qu’ils savaient mener une politique d’austérité bête et méchante… Parce que mon hôpital a été la cible d’injonctions insensées au nom d’une obscure certification, pour laquelle il semblait bien plus important de montrer une traçabilité sans faille plutôt qu’une qualité de soin humain.

Parce qu’en gros, mon hôpital ne fut rien de plus qu’un cobaye pour des administrateurs dont seule l’autovalorisation égoïste avait de l’importance. Parce qu’au-delà de mon hôpital, ce sont les personnes qui y sont accueillies qui ont été considérées comme des valeurs négligeables, des chiffres parmi d’autres, des variables sur la ligne recettes/dépenses. Parce que dans l’esprit bêtement comptable de la direction générale de l’organisation des soins, patients et soignants sont tous dans le même panier d’un lean management des plus écœurants…

Les premiers de cordée et leur respirateur

Je suis en colère et j’ai la rage, quand je me souviens des premiers de cordée censés tenir notre pays, censés être le fer de lance de notre pays, censés nous amener, nous, petites gens, vers des sommets ; et que ce sont ces petites gens, ces caissières de supermarché, ces éboueurs dans nos rues, ces ASH dans nos hôpitaux, ces agriculteurs dans les champs, ces manutentionnaires amazone, ces routiers dans leurs camions, ces secrétaires à l’accueil des institutions, et bien d’autres, qui permettent aux habitants de continuer de vivre, de se nourrir, de s’informer, d’éviter d’autres épidémies… Pendant que les premiers de cordée lorgnent leur respirateur artificiel personnel, le prospectus de la clinique hi-tech dernier cri qui les sauvera au cas où, regardent les fluctuations de la Bourse comme d’autres comptent les cadavres dans leur service.

Tweet rajouté par l’Aube Insoumise :
L’hommage de la Marconie aux personnels soignants !

Je suis en colère et j’ai la rage envers ces hommes et ces femmes politiques qui n’ont eu de cesse de détruire notre système social et de santé, qui n’ont eu de cesse de nous expliquer qu’il fallait faire un effort collectif pour atteindre le sacro-saint équilibre budgétaire (à quel prix ?) ; que «les métiers du soin, c’est du sacrifice, de la vocation»… Ces politiques qui aujourd’hui osent nous dire que ce n’est pas le temps des récriminations et des accusations, mais celui de l’union sacrée et de l’apaisement… Sérieux ? Vous croyez vraiment que nous allons oublier qui nous a mis dans cette situation ? Que nous allons oublier qui a vidé les stocks de masques, de tests, de lunettes de sécurité, de solutions hydroalcooliques, de surchaussures, de blouses, de gants, de charlottes, de respirateurs (de putain de respirateurs tellement primordiaux aujourd’hui) ? Que nous allons oublier qui nous a dit de ne pas nous inquiéter, que ce n’était qu’une grippe, que ça ne passerait jamais en France, qu’il ne servait à rien de se protéger, que même pour les professionnels, les masques, c’était too much ?

Que nous allons oublier l’indifférence et le mépris pour ce qui se passait chez nos sœurs et nos frères chinois, chez nos sœurs et nos frères iraniens, chez nos sœurs et nos frères italiens, et ce qui se passera sous peu chez nos sœurs et nos frères du continent africain et chez nos sœurs et nos frères latino-américains ? Nous n’oublierons pas ! Tenez-le-vous pour dit…

Je suis en colère et j’ai la rage, car je vis depuis une semaine avec cette satanée boule dans la gorge, cette envie de me prostrer, de pleurer toutes les larmes de mon corps, quand j’écoute la détresse et la souffrance de mes collègues, quand ils et elles me parlent du fait de ne pas pouvoir embrasser leurs enfants parce que personne ne peut être sûr de ne pas ramener le virus, lorsque s’expriment les moments de craquage dans la voiture avant et après la journée de travail, quand je pense aux ravages à venir, psychiquement parlant, lorsque tout ça sera derrière nous, et qu’il y aura le temps de penser…

Je suis en colère et j’ai la rage, mais surtout un désespoir profond, une tristesse infinie…

Je suis en colère et j’ai la rage, et je ne peux pas les laisser sortir pour le moment. Elles se tapissent au fond de mon âme, me consumant à petit feu. Mais sous peu, une fois que ce sera calme, je les laisserai jaillir, cette colère et cette rage, comme tous ceux et toutes celles qui les ont enfouies. Et croyez-moi, ce moment viendra. Elles flamberont, et nous exigerons justice, nous demanderons des comptes à tous ceux qui nous ont conduits dans ce mur terrible. Sans violence. A quoi bon ? Non, avec une humanité et une sagesse dont ils sont dépourvus. Entendez-vous cette petite musique ? Celle qui se murmure tout bas mais qui monte en puissance ? Ce refrain des Fugees : «Ready or not, here I come ! You can hide ! Gonna find you and take it slowly !» Nous arrivons…

Claude Baniam (pseudonyme) psychologue à l’hôpital de Mulhouse

Priorité à l’humain et à la souveraineté, pas au marché !

A l’Assemblée Nationale, le groupe des députés LFI a voté, comme tous les autres députés, en faveur du projet de loi de finances rectificative.

Certains ont critique cette démarche violemment, comme cette tribune publiée sur le site du NPA : Unanimité à l’Assemblée nationale pour voter les milliards de cadeaux au patronat, les miettes pour les soignantEs, et rien pour les salariéEs !

Et cela alors que tous les amendements proposés par la France Insoumise ont été refusés par la majorité macroniste.

Que faire devant une telle mauvaise volonté ? que faire devant cette obstination à ne pas comprendre que le vieux monde libéral est mort, et que le monde nouveau doit commencer en temps de crise, donc en temps d’éveil des consciences ? Voici l’argumentation de Jean-Luc Mélenchon, fustigeant cet égoïsme de classe gouvernemental, pour expliquer pourquoi le groupe LFI vote une loi certes insuffisante, mais pour ne rien bloquer !

C’est un argument qui peut ne pas convaincre, mais comment ne pas lui donner raison quand il adjure la classe politique et le gouvernement de ne pas priver le peuple français de la démocratie dont il a besoin pour sortir de la crise ?

Assemblée Nationale : la France Insoumise vote contre les projet de lois sur les mesures d’urgence.

LE CORONAVIRUS MARQUE LA FIN D’UNE POLITIQUE DE COURT-TERME

Le coronavirus ébranle l’humanité. Il enterre un monde, où les intérêts de l’argent prévalent sur l’intérêt général humain. Il marque la fin d’une politique de court-terme, qui pour toujours plus gaver les riches maltraite les humains et les écosystèmes, et ce sans aucune considération pour notre avenir commun.

Mathilde Panot donne l’explication du vote LFI contre le projet de loi du gouvernement pour répondre à l’urgence de la crise sanitaire du coronavirus.

Des millions de Brésiliens protestent depuis fenêtres et balcons en exigeant la destitution de Bolsonaro.

“Dehors Bolsonaro”

Au pays des borgnes libéraux , les aveugles sont les roitelets de l’absurde…
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Au Brésil, le président du Sénat a été testé positif au COVID-19, ainsi que deux ministres et 16 proches du président Jair Bolsonaro, qui se sont récemment rendus aux États-Unis pour rencontrer le président Donald Trump. Pendant le week-end, Bolsonaro –, qui aurait dû se mettre en quarantaine, selon les directives suggérées par son propre gouvernement – a participé à des rassemblements politiques, a embrassé ses partisans et a posé pour des selfies. Mercredi, Bolsonaro et les ministres du gouvernement ont porté des masques lors d’une conférence de presse au cours de laquelle ils ont annoncé de nouvelles mesures d’urgence pour contenir le virus.

Mercredi soir, des millions d’habitants de tout le Brésil, enfermés dans leurs maisons, sont sortis sur leurs balcons, tapant sur des casseroles et des poêles (un panelaço). et criant “Dehors Bolsonaro !” pour protester contre la gestion de la crise par le président d’extrême droite.

NATIONALISONS LUXFER !

Pour aider nos soignants face au coronavirus COVID19: les remercier c’est bien, leur fournir du matériel c’est mieux! La dernière usine d’Europe à produire des bouteilles d’oxygène ferme. Ne laissons pas faire! Nationalisons Luxfer!


Faites comme vous voulez, lisez l’article d’abord et signez ensuite, ou le contraire, mais pour la santé de tous, signez.
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C’est à l’heure actuelle un symbole de plus de l’incurie de notre gouvernement. L’usine Luxfer, à Gerzat dans le Puy de Dôme, est la dernière de l’Union Européenne à fabriquer des bonbonnes d’oxygène pour les pompiers de les hôpitaux. Précieuse depuis toujours, indispensable maintenant, qu’à cela ne tienne ! Elle va fermer et tous ses ouvriers ont été licenciés.

Sans doute ne les avait-on pas prévenus, au gouvernement, qu’une épidémie allait arriver. Et donc le 20 février 2020 les dix derniers ouvriers (délégués syndicaux) se voyaient confirmer leur licenciement par le ministère du travail ! 136 emplois sur le carreau…

Mieux que nous, voici pour en parler Florent NARANJO, élu de la France Insoumise à la ville et métropole de Clermont-Ferrand.

Pour en savoir plus sur ce conflit social qui dure depuis quatorze mois, cliquez sur la photo de François Ruffin, qui est allé les soutenir. Vous pourrez lire un article de La Montagne : “Au coeur de dix mois de lutte avec les salariés de Luxfer à Gerzat

“Sortez le carnet de chèques !”

Les larmes (de crocodile ?), fussent-elles médiatiques, n’effacent pas les sourires méprisants de la Macronie.

Pour rappel, devant la situation que nous connaissons aujourd’hui, l’intervention de François Ruffin en janvier 2018 demandant un effort financier pour l’hôpital public et les EPHAD.

De l’argent, pas des mots ! Et il est bien inquiétant que le président de la République n’ait pas entendu cet appel dans sa dernière allocution… Mener une guerre, puisque c’est comme cela qu’il a l’imbécillité de voir la situation, dans une paranoïa virilise hors d’âge, avec des soldats épuisés et affamés, c’est courir à la défaite… et qui seront les victimes ?

Il y a un siège déjà, les généraux français, ivres de boucherie, faisaient tirer sur le peuple français… Est-il sûr que la version soft de la domination de classe que nous connaissons à l’heure actuelle soit moins ignoble ?

Peut-être un film à revoir, en ces périodes de confinement, et pour aiguiser la colère nécessaire pour le jour d’après !

Comment le coronavirus remet en cause le libéralisme

Le coronavirus est en train de mettre en branle la logique néolibérale. Avec les milliers de morts qu’il provoque, et la crise économique qu’il engendre, le Covid-19 met en lumière les dysfonctionnements de notre modèle économique.  Décryptage de Salomé Saqué. Montage Eliot HB et Guillaume Cagnin.

JLM : “confinement et solidarité !”

Le lundi 16 mars 2020, le président de la République Emmanuel Macron s’exprimait sur la situation liée au coronavirus et expliquait, sans employer le mot, que de strictes mesures de confinement allaient être mises en place. Dans cette vidéo, Jean-Luc Mélenchon réagit à l’allocution du président de la République. Il appelle à respecter les consignes de confinement et à mettre en place une société de la solidarité, de l’entraide et du partage plutôt que du chacun pour soi. Il appelle également à réquisitionner au plus vite les outils permettant d’assurer la production des biens (comme les masques) nécessaires à la lutte contre le coronavirus.