Déposez plainte contre Castaner pour entrave au droit de manifestation

Le député insoumis Ugo Bernalicis a déposé plainte devant la Cour de justice de la République contre Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, au titre de l’article 431-1 pour entrave à l’exercice de la liberté de manifestation. 

Dans un entretien pour Brut, en date du vendredi 11 janvier, le ministre de l’Intérieur avait déclaré que les manifestant·e·s présent·e·s lors de la nouvelle mobilisation des Gilets jaunes du samedi 12 janvier seraient considéré·e·s comme complices des casseur·se·s. Une menace claire visant à décourager les Gilets jaunes et une nouvelle étape dans la réponse autoritaire du gouvernement au mouvement. Une stratégie qui n’aura encore une fois pas payé puisque les Gilets jaunes étaient présent·e·s en très grand nombre ce weekend un peu partout en France.

Les propos scandaleux de M. Castaner portent atteinte à la liberté de manifestation. Les menaces répétées à l’encontre des citoyen·ne·s qui souhaitent afficher leur mécontentement vis-à-vis du gouvernement ont pour unique but de mettre fin au mouvement. 

Les déclarations sur Brut inventent par ailleurs l’infraction de complicité de violences en manifestation. Cela n’existe nulle part dans le droit français et constitue une menace envers celles et ceux qui veulent manifester pacifiquement et légitimement.

C’est pourquoi Ugo Bernalicis a établi le courrier de dépôt de plainte contre Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur pour la déposer devant la Cour de justice de la République.

Vous aussi vous pouvez déposer plainte en cliquant sur le lien suivant :

Renationalisons les autoroutes !

Une initiative lancée par le groupe FI de Tours, un bon moyen de sensibiliser  au scandale de la privatisation des services publics !

On va pas leur piquer leur travail ! Alors allez leur rendre visite en cliquant sur le ticket téléchargeable à apposer partout !

Un atelier d’écriture du RIC

Une expérience dont s’emparer dans notre département !

C’est à La Carmagnole, à Montpellier, le jeudi 3 janvier 2019. Local associatif en soutien des mobilisations, il s’est transformé le temps d’un atelier en rond-point des gilets jaunes.

Voici ce que dit de cette expérience le comité d’animation de la Carmagnole, qui montre à quel point les citoyens sont capables de prendre en main leur avenir et de l’écrire…

“La Carmagnole, devient le rond-point des ronds-points. S’y retrouvent les gilets jaunes, verts, rouges et les «sans-gilets», ceux qui squattent leur voiture pour avoir de quoi manger jusqu’à la fin du mois et faire le plein pour aller bosser. En un tour de main, on dispose une dizaine de tables pour accueillir les 75 personnes présentes qui viennent plancher sur le RIC : référendum d’initiative citoyenne. Distribution de tableaux-repères, quelques conseils d’utilisation de mots précis et c’est parti pour 45 minutes de débats à 7 par table. Une fois le temps écoulé, les tables se regroupent par 3 et on remet ça. A ce stade, les maîtres- mots sont l’écoute, l’échange, la réflexion, la patience, le consensus. On a travaillé à 7, puis à 21 personnes et enfin en plénière, pour faire route commune vers le seul rond -point qui compte ce soir : celui de la Constituante citoyenne. Alors, entrent en jeu, le médiateur de la soirée et 3 juristes citoyen.ne.s qui collectent les propositions concrètes consignées aussitôt dans la proposition de RIC ci-jointe.

En 2 heures, montre en main, les Gilets jaunes et les personnes solidaires de Montpellier, ont rédigé leur mouture du RIC susceptible d’enrichir la proposition nationale. Du coup, cette capacité de travailler vite, la main dans la main, de découvrir un outil démocratique permettant de desserrer l’étau économique néo libéral et de remettre en cause le comportement laxiste de certains élus vis à vis des règles en vigueur, donne des idées.

Comme certains l’ont exprimé, parmi les 4 types de référendum abordés lors de cette soirée du 3 janvier à la Carmagnole, législatif, abrogatif, révocatoire et constitutionnel, les trois premiers peuvent être déclinés localement pour être force de proposition ou poser des garde-fous face à des grand projets inutiles.

Dans une vie démocratique saine, les trois referendums, législatif, abrogatif, révocatoire, pourraient redonner aux citoyens résidents, le pouvoir de co-construire l’avenir de leur ville, de leur département, de leur région, de leur pays.”

Quelques images…

“C’est la survie du lycée qui serait menacée”

C’est l’enjeu de la mobilisation des enseignants du lycée Gaston Bachelard, à Bar sur Aube, face aux conséquences catastrophiques pour l’établissement baralbin de la mise en place de la réforme des lycées.

Devant des parents, des citoyens, des élus et des gilets jaunes, explication de la situation et de la mobilisation…

Deux absents de taille (si on peut dire !) :

  • le maire de Bar sur Aube, qui doit penser que puisque l’on ferme Clairvaux pour ouvrir Lavau, il peut bien offrir quelques élèves aux lycées de son ami Baroin ;
  • le député, qui n’a sans doute toujours par reçu le mail d’alerte envoyé par les enseignants en grève à 100% le 6 décembre, et qui avait sereinement répondu aux lycées venus le voir le vendredi 7 décembre qu’il n’était au courant de rien !

En Macronie (pas si) triomphante, la même réponse aurait été faite par la Rectrice : “les enseignants, les parents, les gens quoi… n’auraient pas compris la réforme !” Fonder sa raison en supposant la bêtise des autres, la forme la plus répandue du mépris…

On a vu à quoi cela mène !

Les militant-e-s de l’Aube Insoumise apportent tout leur soutien à cette mobilisation pour le service public d’éducation à Bar sur Aube.

Gilets jaunes : JLM répond à Macron

Lundi 10 décembre 2018, Jean-Luc Mélenchon répondait à l’allocution du président de la République en pleine révolution citoyenne des gilets jaunes. Il a analysé les nouvelles duperies d’Emmanuel Macron. Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a ainsi pointé du doigt le fait que toutes les mesures annoncées seraient payées par l’impôt des Français ou par de nouvelles coupes dans les services publics et non par les riches comme le demandent pourtant les gilets jaunes. Il a aussi listé les oubliés des mesures annoncées par Macron : les chômeurs, les salariés à temps partiel (qui sont souvent des femmes), les jeunes et les fonctionnaires. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a souligné l’absence de réponse aux aspirations démocratiques du peuple en insurrection civique.

Les gilets jaunes interpellent les députés aubois


Eh bien camarade, tu peux être content … Y en a un sur trois qui t’a répondu…

Et tu pourras en profiter pour te réchauffer, vu que manifestement ces gens-là n’ont pas l’intention de venir se geler avec nous !

Pour nous, la France Insoumise, notre rôle n’est pas d’attendre le peuple, c’est d’en faire partie là où il lutte et où il porte la République…

On lâche rien ! Bravo à vous toutes et tous !

JLM : “Nous sommes les dindons de la farce!”

“La France doit jouer un rôle constructeur. Elle ne doit pas accompagner la débandade”

Intervention de Jean-Luc Mélenchon sur l’Union européenne à l’Assemblée nationale le 22 octobre 2018. Il a expliqué que l’Europe risquait désormais l’explosion après le Brexit et a dit que la France devait «jouer un rôle constructeur». Il a rappelé que l’Europe avait été construite pour la paix, pour le progrès social et pour l’écologie mais qu’aujourd’hui elle agissait contre ces trois idéaux. Jean-Luc Mélenchon a également parlé de la contribution de la France au budget de l’Union européenne : 9 milliards d’euros par an. Il a expliqué que nous payions pour le rabais britannique et pour le rabais sur le rabais de l’Allemagne. Il a aussi dit pourquoi le budget européen était mal géré entre les impayés et la coûteuse bureaucratie des institutions de l’Union. Enfin, il a appelé à mettre en place une conférence sur les dettes souveraines ainsi que sur les frontières et a dit qu’il fallait de la coopération plutôt que de la compétition.