Covid-19 : URGENCE «SALAIRES» : 100% du salaire habituel pour les salariés et du revenu mensuel moyen pour les indépendants

Le problème : 

Le gouvernement s’est engagé à « ne pas rajouter de la détresse économique à l’inquiétude sanitaire ». Pourtant, si Bruno Le Maire a promis que les salariés mis au chômage partiel ne perdraient pas un centime d’euro, en réalité ceux-ci ne toucheront que 84 % de leur salaire net dans la limite de 35 heures payées (à l’exception des salariés au SMIC qui eux toucheront l’intégralité de leur salaire). Les travailleurs des plateformes (Deliveroo, Uber…) vivent de plein fouet les conséquences du confinement de la population. Pourtant, leur statut précaire les protège mal en cas de maladie ou d’interruption d’activité. Autre catégorie de travailleurs particulièrement exposés, les indépendants et libéraux ne sont pas suffisamment protégés par les annonces déjà faites. Enfin, du fait des annulations d’événements, les intermittents ont vu disparaître leurs sources de revenus.

Nos mesures : 

  • Porter à 100% du salaire net la prise en charge par l’État du chômage partiel, dans la limite de 4,5 fois le SMIC. La même logique doit s’appliquer aux employés à domicile et aux stagiaires (maintien des revenus à 100%) ;
  • Toute personne qui perçoit des revenus inférieurs au SMIC doit recevoir un chèque qui couvre la différence ;
  • Garantir que les travailleurs en situation de handicap, notamment dans les ESAT (Établissement et service d’aide par le travail), bénéficient des mêmes droits que l’ensemble des salariés ;
  • Enfin faire reconnaître aux plateformes le statut de salariés de leurs travailleurs, avec les mécanismes de protection sociale qui en découlent. Sinon leur assurer l’accès au « Fonds de solidarité pour les entrepreneurs », donnant droit à une aide forfaitaire de 1500 euros ; 
  • L’État doit verser à tous les indépendants un revenu à hauteur de ce qu’ils ont touché en moyenne lors de la dernière année, et allonger leurs droits à l’indemnisation chômage de 30 jours ;
  • Les intermittents qui bénéficient du régime doivent voir celui-ci prolongé aussi longtemps que la crise et ses conséquences dureront. Ceux qui n’en bénéficient pas encore doivent toucher une allocation forfaitaire de 1500 euros. Ce dispositif doit être étendu aux artistes-auteur.rice.s
  • Interdiction des licenciements pendant la crise ;
  • Versement d’une prime exceptionnelle pour les travailleurs des services essentiels (santé, alimentaire, logistique, etc.) et prise en charge des frais de garde d’enfants.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.