Départementales / Régionales : La France insoumise propose un cadre national

Communiqué national du 1er septembre 2020

La France insoumise poursuit sa préparation pour les élections départementales et régionales de mars 2021.

Nous publions ce jour un texte ouvert à la contribution des insoumis·es jusqu’au 10 septembre.

Le rendez-vous électoral de mars 2021 est l’occasion de proposer la mise en place d’un bouclier social et sanitaire par les régions et les départements, d’engager la bifurcation écologique et de revitaliser la démocratie au sein des collectivités territoriales.

Afin d’éviter la dispersion et la géométrie variable région par région, nous voulons avancer avec la mise en place d’un cadre national permettant d’aboutir à la composition de listes représentatives de la diversité de celles et ceux qui portent un programme de rupture sociale, écologique et démocratique dans les départements et régions du pays.

4 Commentaires

  1. Voici ci-dessous, les propositions que j’ai dépposées :

    Alliances tous azimuts ou force politique de LFI ?
    Le préambule du texte en trois paragraphes n’est franchement pas attirant ni excitant pour celles et ceux qui ont déserté les urnes depuis un moment et qui, en plus, ne voient LFI que par l’icône mélenchonienne, peinte, repeinte et malmenée (parfois à juste titre) par les médias dominants. Tout ça, en revanche, les militants le savent bien à force de se le prendre dans la figure à chaque tractage.
    En dépit de nos 7 millions d’électeurs passés (chiffre à revoir probablement à la baisse aujourd’hui et sûrement pas du fait des militants), il me semble qu’il est non seulement inopportun, mais risqué de mettre en avant la possibilité d’alliances politiques pour les élections, surtout quand il est fait référence à GRS, Génération.s, et Place publique qui ne sont que des sous-marins du moribond PS. Comment croire un seul instant qu’on va attirer des gens de gauche en pactisant avec Place publique ? Pourquoi pas prendre contact avec Laurent Joffrin tant qu’on y est ? La présence de R. Glücksman aux AMFIS m’a parue plus qu’incongrue et je pèse mes mots. Je ne suis d’ailleurs pas le seul, à en croire les échanges que j’ai pu avoir avec d’autres militants sur place.
    Du coup, je proposerais plutôt (ben oui, à LFI on est aussi force de propositions) de mettre en avant le travail de nos élus et de rappeler qu’ils et elles sont des élus de combat. Ce ne sont pas que des mots et de la comm’. Nos élus à l’assemblée nationale font un boulot énorme et ce serait bon de le rappeler dans ce préambule en citant éventuellement quelques exemples. Il serait tout aussi nécessaire de rappeler que les députés européens insoumis sont les élus français les plus actifs au Parlement européen ! (https://d-fi.lafranceinsoumise.fr/2020/07/29/les-insoumis-francais-plus-actifs-parlement-europeen/). Même avec de faible effectifs d’élus dans ces instances, n’ayons pas peur d’afficher, preuves à l’appui, notre ambition et notre capacité à incarner une véritable force politique alternative, y compris à l’échelon départemental et régional.
    Par ailleurs, plutôt que de perdre du temps et de l’énergie à chercher de vaines alliances scabreuses avec des formations politiques qui nous tireront dans le dos à la moindre occasion, pourquoi ne pas nous appuyer sur les organisations, déjà très actives et déterminées, qui sont proches de nous et acceptent d’ores et déjà de discuter avec nous. Je pense en particulier au collectif « Plus jamais ça » au sein duquel on trouve notamment ATTAC et la CGT aux côtés d’une vingtaine d’autres associations. Ce n’est pas rien.
    À propos des propositions
    1 – Sur le premier item, je suis d’accord avec le bouclier social et sanitaire et tout ce qui en découle. En revanche, pour un plan de formation et d’emploi, pourquoi ne le destiner qu’aux jeunes. Il y a bien entendu une priorité vers les jeunes dans ces secteurs, mais si on vise à moyen ou long terme, puisqu’on parle souvent de planification, il me semble qu’il faut réellement interroger le devenir du travail plutôt que celui de l’emploi et ça concerne une bien plus large tranche d’âge. Dans cette perspective, puisque les régions ont des compétences au niveau du système éducatif, secondaire et supérieur,
    pourquoi ne pas faire des propositions d’un système d’accès à la formation professionnelle et/ou universitaire à tout âge,
    mettre en place des structures gratuites permettant une remise à niveau scolaire pour toutes celles et ceux qui le souhaitent,
    soutenir et faciliter les interventions de l’éducation populaire dans les établissements scolaires avec le concours des équipes pédagogiques afin de sensibiliser les jeunes au décryptage des médias, à l’écologie, à la démocratie, au droit du travail, aux biens communs, à l’art, à la culture…
    2 – Sur le second item, la phrase « création d’emplois par le développement de l’agriculture biologique et paysanne, formation professionnelle pour permettre la reconversion dans les métiers de l’environnement, arrêt de l’artificialisation des terres agricoles », est très mal formulée. J’y lis, pêle-mêle, une liste de propositions qui devraient en principe être reliées et qui apparaissent comme déconnectées. La « création d’emplois par le développement de l’agriculture biologique et paysanne » nécessite dans la majorité des cas une étape de formation, donc la formation professionnelle ne doit pas s’adresser qu’au seul secteur de l’environnement. Par ailleurs, pour accéder aux métiers de l’agriculture bio ou à la permaculture ou autres variantes « propres », il faut pouvoir accéder à des terres agricoles, ce qui n’est pas sans poser de problèmes. Je connais quelques exemples de jeunes qui, « grâce » à la SAFER, n’ont pas pu s’installer ou accéder aux terres qui leur auraient permis de développer leur activité bio. Il faut donc repenser le mode de fonctionnement de la SAFER à l’échelon local, voire sa structure, et rendre ses délibérations plus transparentes et ouvertes à un plus large public ainsi qu’aux demandeurs de terres (lire à ce sujet le très bon article publié sur BASTA le 21 juillet dernier https://www.bastamag.net/Safer-terres-agricoles-agroecologie-fermes-candidats-a-l-installation).
    3 – Sur le troisième et dernier item, pour la partie « vie associative », j’ajouterais bien un volet indiquant l’incitation et l’aide au développement et au fonctionnement des associations et des structures d’éducation populaire.

  2. Commentaire d’Alain Drot via Aube Insoumise

    Ce texte de propositions de programme me semble être porté premièrement par un constat et deuxièmement par une interrogation.
    1- Constat : le constat de l’état dramatique de notre pays( de l’UE et du monde : mondialisation capitaliste sans limite)
    a) « sur tous les terrains des défis inédits se présentent au pays.Le temps presse pour engager le changement de cap salvateur »
    b) « pour mettre en œuvre des programmes de rupture sociale écologique et démocratique »
    2- Interrogation : l’association problématique avec les partis de la gauche traditionnelle
    a) « il est certain que ce programme n’est pas compatible avec certaines orientations. »
    b) « certes les choix d’orientation fondamentaux pour le pays concernant, par exemple, le projet de la 6ème République, l’UE, le nucléaire,le système des retraites nous séparent d’autres organisations politiques »

    Effectivement, « l’alliance politique ne se confond pas le compromis idéologique »
    Comment engager le changement de cap salvateur sans avoir comme perspective la nécessité impérative du dépassement du capitalisme, mode de production transitoire comme ceux qui l’ont précédé, comme l’a très bien expliqué JL Mélenchon ?

    – Comment mettre en œuvre des programmes de rupture sociale, écologique et démocratique dans le capitalisme qui est dans l’impossibilité intrinsèque de de s’auto-limiter dans son expansion-accumulation et ses dégâts dramatiques  ?

    – Comment les jeunes et les classes populaires que nous prétendons rallier à notre programme pourraient-ils comprendre ces alliances électorales ( dès les municipales) si nous n’affirmons pas dès à présent notre volonté impérative du dépassement du capitalisme ? Il nous faudra alors expliquer que le capitalisme est d’abord un système d’exploitation, -même si sa crise est plus globale-(Exploitation : le vol du travail d’autrui pour le profit dont les dividendes , les énormes salaires etc) dont souffrent principalement les jeunes et les classes populaires. Cela compris, ce système apparaîtra à juste titre comme insupportable, et les jeunes , les classes populaires ainsi que les perdus politiques égarés à l’extrême droite où ils espèrent retrouver de la considération, sauront faire la différence avec la gauche traditionnelle le moment venu.

    Conclusion.
    Ce texte de notre mouvement devrait affirmer et expliquer sa nécessaire politique anti-capitaliste,afin que jeunes et classes populaires puissent s’approprier notre programme et à travers lui et défendre leur destin et celui de l’humanité à devenir.

  3. Sur le fond je suis entièrement d’accord…. Sauf qu’il s’agit d’un texte sur les régionales et les départementales… La question en filigrane est alors de savoir si on se présente à des élections intermédiaires pour essayer de mener une politique de proximité et essayer d’agréger du monde dans un projet qui aura de la peine à apparaître comme globalement anti-capitaliste, ou si on ne se présente pas à ces élections… ce que le national a peut-être tranché un peu vite pour nous en général, et dans l’Aube en particulier où j’ai bien peur que les résultats soient très décevants, et guère encourageants dans la perspective de la présidentielle.

    La deuxième erreur fondamentale du texte – mais je ne pense pas que ce soit involontaire, malheureusement – c’est, tout en prétendant s’en défendre, de confondre les processus de fédération populaire et d’union des partis… Et ça si ça n’est pas clarifié on est bon pour y laisser des plumes…

  4. Commentaire d’Alain Drot via Aube Insoumise

    Bien sûr les régionales et départementales ne peuvent contenir des programmes concrètement anti-capilistes.
    En revanche ,je crois vraiment, que la FI devrait néanmoins annoncer la “couleur “(rouge )à l’occasion de ces élections,(sous forme peut-être d’un texte d’accompagnement qui reprendrait simplement le discours de JL Melenchon,donc sans surprise pour la gauche traditionnelle ,et ainsi gagner la confiance des jeunes et des classes populaires et dès à présent mobiliser pour la présidentielle.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.