Equateur : la révolte historique a forcé la main du gouvernement

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Le président de l’Equateur Lenin Moreno a dû faire marche arrière à propos du décret 883 et le paquet de mesures d’austérité proposées par le FMI, après onze jours de mobilisations intenses, d’occupations de préfectures, de commissariats  et de puits de prétoire qui ont ébranlé le pays.

Ce dimanche, lors de la réunion sous la médiation de l’ONU et de la Conférence Episcopale entre le Gouvernement et le mouvement indigène, Lenin Moreno a annoncé l’abrogation du décret 883 (qui entraînait la hausse de plus de 100% des carburants par abandon des subventions – Note de l’AI).

L’exigence de l’abrogation du décret a été un des mots d’ordre qu’on a le plus entendus durant les onze jours de mobilisation du peuple équatorien, qui est allé jusqu’à demander la démission du président. Il y a quelques temps, on a annoncé la fin des manifestation, dont la répression à ce jour a fait 10 morts, plus de 2000 blessés et mille prisonniers, d’après les estimations qui ont cours.

La veille de l’appel au dialogue, la participation de toute la ville s’était ajoutée aux acteurs indigènes de la mobilisation, : cela s’est traduit par des barricades dans les quartiers populaires, et un concert de casseroles toute la nuit.

Lors de la conférence, Jaime Vargas, leader indigène du peuple achuar, qui est actuellement président de la Confédération des Nationalités Indigènes d’Equateur (CONAIE) s’est élevé contre les ministres de la Défense et de la Guerre dont il a exigé la démission, et amis l’accent sur le fait que les mobilisations n’était pas une révolte des indigènes seulement, mais bien du peuple équatorien dans son ensemble. : il a dénoncé « plus de quatre assassinats lors des manifestations, plus de 100 disparus. Nous tenons le registre des méthodes de torture dans les prisons. Un écrasement des droits de l’homme. »

Voici les points de l’accord :

1  – Elimination de l’article 883

2 – On crée une commission mixte pour élaborer un nouveau décret.

3 – On met fin aux mobilisations dans tut l’Equateur.

4 – On lance un appel pour ramener le calme au travers de l’accord.

Après l’accord, la liesse populaire ne s’est pas fait attendre et a occupé toues les rues, après 11 jours de lutte intense.

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