Hôpital : 3 ans d’alertes !

… dans l’hémicycle !

Ci-dessous une vidéo édifiante des multiples interventions, de Caroline Fiat, aide-soignante, élue députée en 2017 et membre du groupe LFI à l’Assemblée Nationale.

Puisque M. Macron veut à tout prix, et en même temps, parler de guerre et de solidarité, il faut préciser qu’il ment.
Non ! Nous ne sommes pas en guerre, car le coronavirus ne nous a fait aucune déclaration de guerre que je sache, ni n’a précisé le moindre élément au motif duquel il nous déclarerait la guerre.
La ficelle est un peu grosse quand même. Le jeune homme croit ainsi qu’il va pouvoir quitter sa panoplie de Pétain pour endosser, comme ça, en un clin d’œil celle de De Gaulle ?
Bon j’en vois d’ici qui trouvent que je pousse le bouchon un peu loin ? 
Pétain était défaitiste à tel point qu’il a plutôt opté pour la collaboration que pour la résistance. Aujourd’hui et depuis plusieurs décennies, le défaitisme s’appelle TINA. Pas Tina Turner (dommage), mais le fameux « There Is No Alternative » de la dame de fer. Et tous les dirigeants politiques libéraux qui se sont succédés dans le Monde et en France depuis les années 80 n’ont eu de cesse que de se plier à cette injonction défaitiste en collaborant sans réserve ni résistance aucune avec la finance et les grands groupes privés pour marchandiser nos vies.
Si vous trouvez encore que j’exagère, je vous livre quelques petites citations que j’avais pris l’habitude de rappeler lorsque j’animais des réunions sur le TAFTA et le CETA :

  • « Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. » (David Rockefeller – 1er février 1999)
  • « Le gouvernement n’est pas la solution à nos problèmes, le gouvernement est le problème ! » (R. Reagan –  20 janvier 1981)
  • «  […] qui est la société ? Cela n’existe pas ! Il n’y a que des individus, hommes et femmes et des familles. » (M. Thatcher – septembre 1987)
  • «  Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens. » (Jean-Claude Juncker – 28 janvier 2015)
  • « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui la mène et nous sommes en train de la gagner. » (Warren Buffet – 26 novembre 2006)

Cette dernière citation a été le point de départ du livre de François Ruffin, paru en octobre 2008, « La Guerre des classes : pour en finir avec la gauche molle ». Depuis, François Ruffin est devenu député, membre lui-aussi du groupe LFI à l’assemblée, mais la situation a continué de se dégrader, car cette guerre est longue. Et celles et ceux qui auraient pu jouer à plusieurs occasions le rôle des alliés pour combattre ces ennemis du bien commun et de l’intérêt général, ont préféré opter pour le repli de classe, tout en apaisant leur conscience par un vote de « gôche raisonnable ».
Alors oui, nous sommes en guerre, mais pas contre le coronavirus. Une crise comme celle que nous traversons aujourd’hui montre à quel point la guerre déclarée aux services publics, aux plus démunis et aux plus fragiles d’entre nous existe bel et bien et l’ennemi est connu et clairement identifié : Sarkozy, Fillon, Lagarde, Pécresse, Le Maire, Hollande, Valls, El Khomri, Macron (déjà), Macron (encore), Philippe, Castaner, Dussopt, Buzyn, Blanquer, Pénicaud, Juncker, Moscovici, Merckel, Blair…

Certes, cette guerre de classe a commencé bien avant Macron et sa clique, mais celui qui nous parle aujourd’hui de solidarité et de guerre ferait bien de faire profil bas, car comme le rappelle la vidéo des interventions de Caroline Fiat, c’est par le plus grand mépris que ces gens-là ont accueilli jusqu’à présent les signaux d’alerte lancés par des acteurs de terrain qui ont été parfois jusqu’à payer de leurs vies.
Mais attention, le mépris n’est pas un argument en politique, c’est un aveu de faiblesse pour les colosses aux pieds d’argile et c’est donc dès maintenant que nous devons préparer l’après. Dans cette perspective les parlementaires de la France insoumise à l’Assemblée nationale et au Parlement européen ont mis en place une commission d’enquête de suivi du Covid-19.

Dans cette situation, il n’y a plus aucune possibilité de se tromper de camp et à celles et ceux qui regardent avec méfiance et défiance la France Insoumise, je demande juste de bien réfléchir et de ne pas se tromper d’ennemi.

En 2017, Jean-Luc Mélenchon prévoyait « un véritable krach sanitaire » à cause d’une vision de la santé « absolument absurde, mercantile, entrepreneuriale ».
Alors il est temps de se demander de quel côté se trouve réellement l’amateurisme politique qui nous mène droit dans le mur.

Bon confinement les amis, nous ne pouvons pas physiquement circuler librement, mais ça ne concerne pas les idées et on n’en manque pas 😎

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