La planification écologique, thème de la troisième assemblée citoyenne à Bar sur Aube

Une quarantaine de personnes ont participé à la réunion !

Michel a rapidement présenté les grandes lignes de la planification écologique. Un résumé avec les diapositives de présentation.

D’abord le constat…

Puis la parole à JLM pour nous expliquer la règle verte

Quelques précisions enfin, et nos propositions…

Ensuite Josiane a  présenté les dangers de l’énergie nucléaire : elle a démonté les arguments de ses défenseurs.

1. “Le nucléaire garantit l’indépendance énergétique de la France” FAUX :   il ne peut y avoir aucune indépendance, puisque, pour faire fonctionner un réacteur on a besoin d’uranium, qui sera ensuite transformé en plutonium dans le cœur du réacteur. Or l’uranium ne se trouve pas chez nous mais dans les pays africains et on imagine parfaitement les tractations et les soutiens aux dictateurs en place pour récupérer l’uranium à bas prix. Sans compter les conditions de travail, celles des enfants en particulier.

Josiane expose les dangers du nucléaire

2. “Le nucléaire est une énergie sûre” FAUX : Nous avons très peu de renseignements fiables de la part d’EDF en ce qui concerne la sécurité des centrales, puisque nous nous trouvons face à un système très opaque qui fonctionne en vase clos, sans contrôle démocratique des élus.
Le nucléaire et l’Etat sont intimement liés à tel point que critiquer le nucléaire relève quasi du crime contre l’Etat. Tous les accidents sont minimisés ou cachés. En 1999, lors de la fameuse tempête, une vague a coupé tous les circuits électriques de la centrale de Blaye à côté de Bordeaux. Résultat : 2 réacteurs s’arrêtent et menacent d’exploser. C’est grâce à l’intervention rapide d’un technicien que nous n’avons pas eu de Fukushima ! La ministre de l’Ecologie de l’époque, Dominique Voynet n’avait même pas été prévenue.  On ne compte plus le nombre de cuves fissurées, susceptibles de laisser passer des radiations  (Il y a 18 réacteurs en arrêt pour fissures).
Se rappeler de Tchernobyl, mensonge d’Etat.
Il suffit d’un dérèglement climatique important (inondations : toutes les centrales sont construites près de cours d’eau) ou d’une erreur humaine (comme à Three Miles Island) pour que nous soyons face à un risque majeur.

3. “C’est l’énergie la moins chère” FAUX : 80% des centrales ont plus de 30 ans. Fessenheim en a 40 ! Un grand carénage est prévu par EDF jusqu’en 2022. Il faudra alors trouver 31 milliards pour les pousser jusqu’à 40 ans. Cela se répercutera forcément sur le prix du Kwatt.
Après la catastrophe de Tchernobyl, de nombreux pays ont décidé un moratoire sur le nucléaire. En France, l’Etat a décidé de créer des centrales encore plus puissantes, les EPR. Pour celui de Flamanville, 3,3 milliards étaient prévus. On en est à 8,5 milliards et 4 ans de retard. Qui va payer ?
Le coût du nucléaire ne cesse d’augmenter et celui des énergies renouvelables de diminuer.
Le démantèlement va coûter très cher, d’autant plus que les ingénieurs ne savent pas démanteler intégralement une centrale. L’Etat a joué aux apprentis sorciers en créant une structure qu’il ne sait pas arrêter.A Prébilis, dans le Finistère, la centrale est en phase de démantèlement depuis 25 ans. C’est très compliqué car tout est radioactif. De 20 millions prévus au départ, ils en sont à 400 millions.
Le prix bas du nucléaire est faux car il ne prend pas en compte le démantèlement, l’enfouissement des déchets et l’assurance, car le nucléaire ne peut être assuré car trop dangereux.

4. “C’est une énergie propre” FAUX : problème des déchets radioactifs qui polluent les nappes phréatiques . Problème de santé avec la recrudescence de cancers de la thyroïde. Problème de protection des salariés employés par les entreprises de sous-traitance, souvent intérimaires, dont on ne peut contrôler la santé à long terme.

5. “Supprimer le nucléaire, c’est en supprimer les emplois” FAUX : Les centrales ne pourront pas être arrêtés dans l’immédiat, pas avant que la recherche n’ait trouvé les moyens de les démanteler proprement. Les salariés conserveront donc leur travail, ils seront formés au démantèlement des centrales et au développement des énergies renouvelables (c’est un gisement de création de 300 000 emplois).

En conclusion, le nucléaire arrive en bout de course :

  • il devient très cher, dangereux
  • c’est une énergie de guerre puisque qqs grammes de plutonium peuvent faire des dégâts irréversibles. (A relier avec les attentats.)
  • la recherche sur les énergies renouvelables s’amplifie dans les autres pays, sauf la France, à cause du monopole d’EDF
  • le photovoltaïque commence à devenir moins cher à l’investissement et permet une véritable indépendance.
Alexandre Faou, candidat de la France insoumise dans la première circonscription

Enfin Alexandre est intervenu sur l’intérêt de la planification écologique en termes de relocalisation d’emploi (éoliennes, agriculture paysanne)

Un débat animé s’en est ensuivi… Face à quelques auditeurs un peu sceptiques, nous avons évoqué le scénario Negawatt comme hypothèse crédible de travail (il y en a d’autres !)

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