Les Insoumis à la marche pour le climat !

Vendredi 29 novembre, les Insoumis se sont joints aux citoyens qui luttaient pour le climat, contre la folie consumériste symbolisée par l’opération publicitaire Black Friday. On sait que plus du quart des objets achetés ce jour-là retourneront aux invendus ou finiront à la poubelle… et la moyenne générale de baisse, quand on fait attention aux prix de départ, aux promotions partielles, aux intérêts de prêts à la consommation, n’est que de 0,2 %.

Ou encore un bon moyen de faire tourner une machine folle, pour le bénéfice de quelques-uns, sans réelle utilité pour l’ensemble de la population.

Le point de vue des Insoumis lors de la manifestation

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Cette action s’inscrivait dans l’appel national de la France Insoumise contre le Black Friday.

À l’initiative de différentes associations, une journée de « Block Friday » a été organisée.  Elle a donné lieu à une multitude d’actions de désobéissance non-violentes contre l’événement annuel « Black Friday » de méga-promotions mondiales, symbole d’un modèle économique climaticide.

À la pointe avancée de cette dérive, Amazon. En 2018, l’entreprise a émis autant de gaz à effet de serre que le Portugal, dissimule plus de la moitié de son chiffre d’affaires français, a détruit trois millions de produits neufs et continue de faire disparaître les emplois des commerces traditionnels. Dans la continuité des marches pour le climat, ces actions concrètes de résistance et de révolte contre un système de surconsommation à bout de souffle sont salutaires. La France insoumise soutient donc ces actions. 

Les scientifiques tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme en matière d’urgence écologique. Pour garder un espoir de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6 % par an. Soit fournir chaque année, pendant 10 ans, un effort deux fois plus important que si nous avions concrètement agi il y a 10 ans. Alors même qu’au lieu de décroître, ces émissions continuent d’augmenter annuellement.

À l’origine de ces émissions de gaz à effet de serre, un cercle vicieux qui se répète : produire plus, pour consommer plus, pour produire plus… Or, nous vivons sur une planète aux ressources finies. Nous ne pouvons pas prendre plus à la planète que ce qu’elle peut reconstituer en un an, ni produire plus, y compris de déchets, que ce qu’elle peut supporter. L’urgence est donc à respecter les limites planétaires, au lieu de consommer l’équivalent de 3 planètes par an. 

Si l’on ne change pas radicalement nos manières de produire et de consommer, il est prévu un triplement de la masse de déchets dans le monde d’ici 2100. D’abord, nous croulons sous les objets, pris dans un grand déménagement du monde permanent. Puis nous croulons littéralement sous les déchets. Sans parler des 350 millions de tonnes de plastique, souvent à usage unique, qui se dispersent en millions de particules. Il y aura bientôt plus de plastique que de poissons en Méditerranée.

D’autant que ces tonnes de déchets sont massivement exportés. Réserves d’eau contaminées, récoltes perdues, maladies respiratoires, installation de mafias du plastique, des ramasseur·ses de déchets précaires exposés… des pays et des populations assument les coûts économiques, sociaux et environnementaux de notre pollution exportée. Enterrez ces déchets que nous ne saurions voir.

Il convient de rappeler que les premier·es responsables de la pollution sont les industriels, non pas les individus. La culpabilisation des consommatrices et des consommateurs est inutile. Comme le dit Paul Connet, fondateur du mouvement Zero Waste : « si un objet ne peut être ni réparé, ni composté, ni recyclé, alors il n’aurait pas dû être produit ». L’urgence est à sortir de l’ère du tout-jetable. La France insoumise défend la nécessité d’un état régulateur qui mette au pas les industriels, interdise l’obsolescence programmée et la publicité. Les messages publicitaires délivrés – à toute heure et tout au long de l’année – accaparent les regards et les pensées. 

Nous défendons un monde où chacune et chacun aurait le droit de ne pas être sollicité·e en permanence par des injonctions publicitaires à l’achat, à la consommation, à l’être par l’avoir. Stoppons Amazon et son monde !

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