L’insurrection en Équateur prend l’Assemblée Nationale et la radio publique

Les milliers de manifestants qui sont sortis dans les rues de Quito et les cortèges indigènes qui sont arrivés depuis toutes les parties du pays occupent l’organe législatif et la radio Pichincha aux cris de ‘Dehors Lénine Moreno” !

Lénine Moreno est le traître de la révolution citoyenne équatorienne, qui a vendu au FMI l’honneur de son pays en abandonnant Julien Assange aux mains de la CIA et en revenant sur les conquêtes sociales du gouvernement de Rafael Correa pour complaire à la ritournelle austéritaire du FMI…

Comme en France, l’étincelle qui a mis le feu aux poudres est l’abandon, dans le cadre des réformes exigées, de la subvention pour faire baisser les prix des carburants.

Des secteurs entiers de l’armée ont pris fait et cause pour les manifestants. A Guayaquil, ville où s’est réfugié le gouvernement de Lenin Moreno, des militaires se sont affrontés à la police pour protéger les manifestants.


Comme vous n’en entendrez sans doute pas parler, ou bien peu, sur les media français, sauf en lisant l’Humanité, voici rapidement ce qu’en dit l’agence Anred sur son site. Pour les lecteurs hispanophones, c’est en cliquant sur l’image, ça vous permettre en plus de suivre l’actualité sur un fil twitter.

Dans un sorte de double pouvoir, le mouvement indigène et les forces populaires ont défié une à une les mesures répressives prises par le pouvoir.

La CONAIE (Confédération des nationales indigènes de l’Equateur) a déclaré son “état d’urgence” contre les forces de sécurité qui abusent de la violence, en avertissant qu’elles appliqueront leur justice, en défiant l’état de siège décrété par Lénin Moreno, quelques jours après avoir supprimé les subventions sur les carburants. Ensuite des dizaines de policiers et de militaires ont été retenus par les concentrations indigènes qui ont intercepté les véhicules et ont fait reculer les avancées militaires.

Avec la prise de préfectures, de moyens de communication, de commissariats et de routes, les manifestants ont soutenu la grève nationale, bien que certains secteurs des directions syndicales aient suspendu la grève : c’est le cas des transports qui se sont vus débordés par leur base dans différents endroits du pays.

Excusez nous dans cet article de ne pas vous parler du Vénézuela !

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