L'Aube Insoumise

De Jospin à Macron, la pente descendante vers la médiocrité politique !

macrontrump

Souvenons-nous de Jospin qui déclarait en septembre 1999 sur TF1 « il ne faut pas tout attendre de l’État », Sarkozy qui prétendait « tout régler du haut de l’État », Hollande qui dans son programme annonçait « Réguler, contrôler, sanctionner » et enfin, Macron qui, sous couvert de modernité (tu parles !) déclare tout énervé en évoquant le cas GM&S, «bien connu dans la région», qu’on ne pouvait pas prétendre «protéger tous les emplois», y compris ceux qui n’ont «plus de destin économique». Ce serait, dit-il, «une mauvaise politique».

C’était il y a 2 jours en Corrèze, le mercredi 4 octobre 2017, lors de son déplacement qui portait sur la formation professionnelle et l’apprentissage. Juste avant sa déclaration il avait déclaré en off (capté par les caméras de BFMTV) «Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne pourraient avoir des postes là-bas […] parce qu’il y en a qui ont des qualifications pour le faire». C’était à propos des salariés de GM&S à La Souterraine qui étaient venus en car avec des élus en demandant à le rencontrer.

Pour toute réponse ils ont été accueillis par les lacrymos des CRS et le mépris de classe du Président. Il est bien en Marche, dans les pas de ses prédécesseurs, vers la médiocrité croissante en politique où le «destin» du Monde n’est «qu’économique».

S’il veut le bordel, il ne s’y prendrait pas mieux ! Reste plus qu’à tous les faignants à se réveiller !

Manuel Valls se radicalise, et, se ridulise.

dans Actualités, Assemblée nationale, Communiqués de presse, Le groupe

Communiqué du groupe LFI à l’Assemblée nationale

Manuel Valls a une nouvelle fois usé d’insultes insupportables envers la France insoumise.
Depuis le début des discussions sur la loi antiterrorisme, les députés de la France insoumise se sont employés à conduire un débat sérieux, à la hauteur de la gravité du sujet.

Nous aurions aimé que monsieur Valls démontre sa volonté réelle de lutter contre les actes terroristes en appuyant nos amendements visant à s’attaquer aux sources de son financement : réquisition de Lafarge, commission d’enquête sur le Qatar, etc.

Au lieu de ça, il préfère se vautrer dans l’outrance en maniant les amalgames et en adoptant le point de vue de l’extrême droite, qui l’a d’ailleurs chaleureusement applaudi dans l’hémicycle.

Cette attitude irresponsable est indigne d’un ancien Premier ministre.

Décidément, monsieur Valls ne sait plus quoi faire pour continuer à exister, alors que son élection dans l’Essonne risque l’invalidation par le Conseil constitutionnel. Préparer cette élection de cette façon en dit long sur l’angle qu’il a choisi contre son adversaire lésée de la France insoumise.

Indemnités prud’homales : les trois mensonges de Pénicaud face à Elise Lucet

pc3a9nicaud-muriel
Muriel Pénicaud, le 31 août à Matignon. Photo Alain Jocard. AFP

Tiré de Libération Pauline Moullot

Dans «Cash Investigation» sur France 2, la ministre du Travail a tenté de justifier l’instauration d’un barème des indemnités prud’homales, au prix de grosses contre-vérités.

C’était l’une des séquences attendues de l’émission Cash Investigation, mardi soir sur France 2. Après avoir constaté pendant deux heures les conditions de travail épouvantables chez Lidl ou chez Free sur lesquelles ont enquêté les équipes d’Elise Lucet, la ministre du Travail allait devoir justifier sa réforme, qui risque d’aggraver la situation de bon nombre de personnes.
Interrogée sur les indemnités prud’homales et le barème contraignant mis en place par les ordonnances, Muriel Pénicaud a notamment dû s’expliquer sur la situation de Nelson, licencié abusivement alors qu’il avait moins d’un an d’ancienneté. Aux prud’hommes, il a touché six mois de salaire d’indemnités, alors qu’avec le nouveau barème il n’aurait touché qu’un mois. Elle a donc essayé de s’en sortir au prix de plusieurs mensonges.

Continuer la lecture de « Indemnités prud’homales : les trois mensonges de Pénicaud face à Elise Lucet »

Macron et le CETA ou la politique « En même temps »

Maintenant on a bien compris, puisque les éditocrates nous le disent à longueur de temps, avec Macron on est dans l’ère du chamboule-tout politique. C’est forcément nouveau et frais puisqu’il est jeune !
Et gare à ceux qui voudraient promouvoir le maintien de droits acquis au prix de conquêtes plus que réformatrices puisque révolutionnaires.
Gare à ceux qui se réclament de la laïcité quand on évoque la religion du Marché et du Libre-échange.
Des ringards, des partisans du vieux monde qu’on vous dit !

Bon soit, mais regardons de plus près la logique macronienne. Durant la campagne, il fait de la communication davantage que de la politique. Il parle de projet, mais, même dans les débats publics, il parvient à ne pas parler politique. Il est déjà «en même temps» et on ne s’en rend pas encore compte.

L’écologie, par exemple, est la grande absente de sa campagne et on a pu, mardi dernier lors du face à face entre le 1er Ministre et Jean-Luc Mélenchon, mesurer à quel point ça n’avait pas évolué dans ce domaine puisque E. Philippe a été incapable de donner des réponses claires et précises sur la sortie du nucléaire.
De la même manière on a pu voir comment le gouvernement et son faux-nez vert Nicolas Hulot ont courageusement fait face à la FNSEA pour interdire le glyphosate (Ah pardon, on me dit dans mon oreillette que le glyphosate n’est pas interdit. Au temps pour moi).
Si on évoque Notre Dame des Landes ou le site d’enfouissement de Bure ou, plus récemment ce vendredi, la grogne des élus et habitants de la vallée de l’Arve, on ne peut pas dire que ce gouvernement affiche une volonté farouche d’aller vers la transition écologique et énergétique (en même temps, à ce sujet ça me fait penser que ces gens auraient dû s’intéresser à notre programme, car le ferroutage y figure, entre autres).
Et la baisse des APL ? Qui dans un premier temps apparaît comme une attaque sociale contre les plus nécessiteux, révèle en second plan (voir ici) le désintérêt de ce gouvernement pour les questions environnementales (au passage, c’est ce que nous défendons dans «l’Avenir en commun» au titre de l’écosocialisme).
On peut aussi évoquer les états généraux de l’alimentation et la réponse du Ministre de l’agriculture à François Ruffin.

Bref, la liste est longue et à quoi nous amène-t-elle ? Eh bien au constat que ce gouvernement, aux ordres de Président Macron, fait «en même temps» le contraire de ce qu’il dit. On a au final :

Jekkyl Emmanuel qui, il y a quelques jours à l’ONU, a appelé à la fin de ses trente-cinq minutes d’intervention « à réconcilier notre intérêt et nos valeurs, notre sécurité et le bien commun de la planète » et Hyde Macron qui applaudit des deux mains l’accord CETA et qui engage ses troupes pour le défendre ardemment (voir ici).

Rappelons pour enfoncer le clou,

  • que le gouvernement avait commandé une expertise qui a été remise au Premier Ministre le 8 septembre soit deux semaines avant la mise en application provisoire du CETA;
  • que ce rapport émettait des craintes sérieuses à propos des impacts  négatifs du CETA dans les domaines environnementaux, sociaux et démocratiques;
  • que Nicolas Hulot était farouchement opposé au CETA avant de devenir Ministre «en même temps»;
  • que même la FNSEA craint le CETA (bon rassurons-nous, pas pour des raisons d’intérêt général, mais pour le manque à gagner)…

Bon, «en même temps» j’dis ça pis j’dis rien !

 

Interdiction immédiate aux dirigeants de LIDL et FREE d’exercer leurs fonctions.

 

On est mal patron !

https://img.20mn.fr/Cy88oKgsTuS57evUHUyaUw/960x614_extrait-publicite-enseigne-lidl

Nous sommes choqués du comportement des dirigeants de ces entreprises, véritables esclavagistes modernes. L’émission Cash Investigation du mardi 26 septembre nous a montré sans que cela soit discutable que la “réussite joyeuse” de certaines enseignes se fait au détriment de la santé morale et physique d’une partie des employés. Les interviews des responsables de ces entreprises prouve que personne en haut lieu affirmer “les yeux dans les yeux” ignorer ce qu’il s’y passe. Leurs réactions montrent leur hypocrisie, leur arrogance et le peu d’importance qu’ils accordent aux traitements indignes que des employés de leurs entreprises subissent au travail. Et ce serait “le marché” qui en est coupable ? Quelle honte !
Suite à la diffusion de cette émission, l’une de ces sociétés, annonce que des directeurs de magasins allaient être sanctionnés. Mais les vrais décideurs, eux, resteront bien en place. C’est inadmissible ! Si des sanctions doivent être prises, elles ne peuvent se faire qu’à l’encontre des vrais responsables et de leurs complices. C’est pourquoi nous devons réclamer haut et fort l’interdiction immédiate d’exercer leurs fonctions pour ces personnes, par mesure de précaution, en préalable à l’ouverture d’une enquête.

La justice doit se faire, des sanctions sévères doivent être prononcées et un signal très fort doit être donné à d’éventuels autres esclavagistes en herbe. Madame la Ministre vous devez vous saisir de cette affaire sans plus attendre.

Pour signer, c’est ICI

Pour voir ou revoir l’émission, c’est

30 000 ? Vous avez dit 30 000 ?

A destination de celles et ceux qui étaient là-bas, et encore plus à l’intention de celles et ceux qui n’y étaient pas, cette mise au point sur l’effarante communication gouvernementale, toute d’hypocrisie, sur les chiffres de la marche contre le coup d’état social !  C’est sur le site Acrimed

“Manifestation des « insoumis » : le journalisme de préfecture a encore frappé

par Frédéric Lemaire,

Samedi 23 septembre, la France insoumise organisait une manifestation nationale pour s’opposer aux ordonnances du gouvernement visant à réformer le code du travail. Comme d’habitude, les grands médias n’ont pas manqué de commenter l’écart entre le décompte des manifestants par les forces de police (30 000) et par les organisateurs (150 000). En oubliant de préciser que le chiffre de la préfecture n’avait rien d’officiel : celle-ci ne communique habituellement aucun chiffre de participation pour les manifestations politiques.

Lisez la suite sur le site d’Acrimed en cliquant sur l’image !

aubeinsoumise@gmail.com