Mobilisons nous contre “la grande cheminée qui ne sert à rien”

C’est en ces termes, fort justes, qu’un ami désigne le projet démesuré de grand incinérateur à L Chapelle Saint-Luc.

Opinion que conforte le dernier rapport du CESER (Conseil économique, social et environnemental régional du Grand Est) qui demande un moratoire sur ce projet  “surdimensionnée”. Pour celles et ceux qui n’ont pas le temps de se plonger dans la prose administrative, la capacité de l’incinérateur a été calculée sur des chiffres très anciens (d’avant-hier”, dit le rapport) et aurait pour effet d’entraver la mise en place de pratiques de diminution des déchets.

Celles-ci étant de plus en plus nécessaires, et heureusement progressivement mises en place, l’incinérateur risque fort, en plus, de se retrouver en sous-capacité et donc non-viable : un investissement de 78 millions d’euros, pour une débâcle sociale et environnementale…

Quelques courageux-ses se sont lancé malgré tout dans la lutte. Nous vous appelons à les soutenir dans une nouvelle étape de leur lutte en signant une pétition à l’adresse du Préfet pour demander la mise en place de ce moratoire.

Clic sur l’image pour signer la pétition

Cette pétition sera un appui de poids pour mener à bien le recours nécessaire contre le projet devant le tribunal administratif. Vous pouvez contribuer au financement solidaire de cette initiative !

“C’est la survie du lycée qui serait menacée”

C’est l’enjeu de la mobilisation des enseignants du lycée Gaston Bachelard, à Bar sur Aube, face aux conséquences catastrophiques pour l’établissement baralbin de la mise en place de la réforme des lycées.

Devant des parents, des citoyens, des élus et des gilets jaunes, explication de la situation et de la mobilisation…

Deux absents de taille (si on peut dire !) :

  • le maire de Bar sur Aube, qui doit penser que puisque l’on ferme Clairvaux pour ouvrir Lavau, il peut bien offrir quelques élèves aux lycées de son ami Baroin ;
  • le député, qui n’a sans doute toujours par reçu le mail d’alerte envoyé par les enseignants en grève à 100% le 6 décembre, et qui avait sereinement répondu aux lycées venus le voir le vendredi 7 décembre qu’il n’était au courant de rien !

En Macronie (pas si) triomphante, la même réponse aurait été faite par la Rectrice : “les enseignants, les parents, les gens quoi… n’auraient pas compris la réforme !” Fonder sa raison en supposant la bêtise des autres, la forme la plus répandue du mépris…

On a vu à quoi cela mène !

Les militant-e-s de l’Aube Insoumise apportent tout leur soutien à cette mobilisation pour le service public d’éducation à Bar sur Aube.

Les gilets jaunes contre la loi travail !

C’est en Hongrie, pays de Viktor Orban, grand ami de Marine Le Pen.

“Des milliers de Hongrois ont manifesté ce samedi 5 janvier 2019 à Budapest pour protester contre la réforme travail du premier ministre Viktor Orban.

Les manifestants, appelés par les syndicats et les partis politiques d’opposition, ont occupé les rues de la capitale, Budapest, pour exprimer leur refus d’une loi qui impose aux salariés des centaines d’heures supplémentaires à l’année.

La mesure est qualifiée par ses détracteurs de “loi de l’esclavage” et est considérée comme une mesure autoritaire du premier ministre. Les manifestants ont appelé à la grève nationale pour s’opposer à la modification du code du travail.

La nouvelle loi, dont l’effet pourrait être que les employés puissent se voir obligés de travailler 400 heures supplémentaires par an, a été approuvée le mois passé par le Parlement hongrois.”

Source : 

Comme quoi les fausses solutions de la droite extrême ne sont qu’une façon de plus de soumettre les travailleurs à la loi du profit ! Et pour ce qui est de l’autoritarisme méprisant…

Lycée rural = lycée sacrifié ?

C’est ce qu’on pouvait lire sur la banderole des lycéens qui se sont mobilisés à Bar sur Aube, le vendredi 7 décembre 2018. C’était le lendemain d’une grève de 27 enseignants (sur 29) du lycée sur les conséquences concrètes de la réforme des lycées pour l’établissement baralbin.

Dans le projet inégalitaire de Blanquer, analysé ici par Paul Vannier, responsable du livret programmatique sur l’éducation, les lycées ne fourniront pas à tous les publics la même offre de formation, une façon de plus de fractionner le territoire républicain.

El les plus éloignés sont les plus lésés. Ainsi la non-création de la spécialité “Sciences de l’ingénieur”, qui s’inscrit dans la parfaite continuité de l’option qui était en place jusqu’à présent, et attirait de nombreux élèves des filières scientifiques, constitue à terme une menace grave pour le lycée Gaston Bachelard.

Une première initiative a été de lancer la pétition suivante.

La mise en place de la réforme du Lycée entraîne la suppression des filières traditionnelles (L, ES, S) remplacées par des enseignements de spécialités parmi lesquels les élèves auront à faire un choix (3 spécialités en classe de Première, 2 en Terminale).

A ce jour, il est prévu de proposer 8 spécialités à Bar-sur-Aube (Humanités-littérature-philosophie ; Langues-littératures et cultures étrangères ; Histoire-géographie-sciences politiques ; Mathématiques ; Physique-chimie ; Sciences économiques et sociales ; Sciences de la vie et de la terre ; Arts (cinéma-audiovisuel).

Afin de proposer une offre de formation équivalente à l’offre actuelle, les signataires demandent l’ouverture de la spécialité “Sciences de l’ingénieur” à la rentrée 2019, en plus des 8 spécialités ci-dessus citées. Il en va de la sauvegarde du lycée rural de Bar-sur-Aube.

 

La pétition est à signer à cette adresse : https://www.mesopinions.com/petition/social/sauvegarde-offre-formation-qualite-lycee-bar/55705

 

Des gilets jaunes en protestation contre la dictature !

Plus peut-être encore qu’à la grande révolution de 1789; le mouvement des gilets jaunes fait penser à la fièvre révolutionnaire qui s’empare de toute l’Europe en 1848…

La preuve dans de nombreux pays, à commencer par la Serbie où la population se bat contre un autocrate soutenu par les capitales occidentales, dans le même état d’aveuglement que celui qui a conduit à la catastrophe que l’on ne peut déjà pas décemment oublier.

Dans une Serbie qui compte sept millions d’habitants, des milliers de manifestants se sont rassemblés à Belgrade pour la quatrième semaine consécutive afin de protester contre la manière dont l’actuel président serbe exerce sa politique

Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le gouvernement et son dirigeant de facto, le président du pays, Aleksandar Vucic. Le mouvement d’opposition, appelé « Protester contre la dictature », appelle à une réforme électorale et à la liberté des médias, il s’oppose à un gouvernement de plus en plus autoritaire.

« Je soutiens ces personnes, mon peuple, mon pays, contre la dictature et la violence perpétrées par ce gouvernement », a déclaré l’un des manifestants, Daliber Kocic.

« Tout est faux. Les médias n’ont aucune liberté, il n’y a pas de liberté pour les journalistes », a déclaré une manifestante, Natasa Vranic.

Mardi, Boško Obradović, le chef du parti de droite souverainiste Dveri, a revêtu un gilet jaune au Parlement serbe pour protester contre la hausse du prix des carburants et les attaques répétées du pouvoir d’Aleksandar Vučić envers l’opposition. Il a appelé à une manifestation samedi à Belgrade. L’opposition citoyenne et les mouvements de gauche appellent aussi à manifester.

Les manifestations ont été déclenchées par la violente attaque contre un opposant politique dans une petite ville du centre de la Serbie, fin novembre. Elles ont aussi été alimentées par le ras le bol fiscal.

Il y a une semaine, le 22.12.2018, on estimait qu’entre 35 à 40000 personnes étaient descendues dans la rue. Cette fois, leur nombre est passé à 50000, selon les médias locaux.

Le président Vucic a nié toutes les accusations qui l’impliquaient dans une attaque contre l’homme politique qui était à l’origine des manifestations. Il a également déclaré qu’il était prêt à se rendre aux urnes, et que même si cinq millions de personnes manifestaient, il ne répondrait pas aux demandes du mouvement de contestation et de l’opposition.

Dans l’Europe de l’intolérance, on compte beaucoup de prétendants au trône !

Un constat d’autant plus alarmant quand on lit, dans le Courrier des Balkans, cet interview du sociologue Jovo Bakić :

C.d.B. : Le slogan des manifestations de samedi 29 décembre, c’est « jusqu’au bout ». Le régime d’Aleksandar Vučić peut-il tomber alors que les capitales occidentales continuent à le soutenir ?

J.B. : Les puissances occidentales ont peur que ces manifestations gâchent tout alors qu’elles croient être tout près d’un règlement du problème avec le Kosovo dont Aleksandar Vučić est aujourd’hui le garant. Ils savent que c’est un autocrate, qu’il étouffe les médias, tout cela les gêne bien un peu, mais ils s’attendent à ce qu’il honore sa promesse concernant le Kosovo et achève le processus de « normalisation ». C’est une vision court-termiste, la même vision court-termiste qu’en 1996, quand les pays occidentaux n’ont pas soutenu les milliers de personnes qui ont manifesté contre le régime de Slobodan Milošević pendant trois mois, parce qu’il était considéré comme le « garant » des accords de paix de Dayton. Et ce sera comme ça tant que les capitales occidentales ne seront pas forcées de se rendre compte de l’importance des manifestations, tant qu’elles n’auront pas compris que leur si chère « stabilité » peut s’écrouler d’un seul coup.

Plus que jamais, l’avenir de la paix, c’est la paix entre des nations contrôlées démocratiquement par leurs peuples !

 

 

Une députée espagnole dénonce la connivence entre les laboratoires pharmaceutiques et certains partis politiques

Ce n’est pas chez vous que l’on verrait ça !!!!

Cet article issu de Pressenza nous. montre bien que le combat contre les monstres pharmaceutiques est une nécessité qui s’impose à tous les peuples d’Europe !

(Crédit image : Barcelona En Comú – El canvi no s´atura, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=44703404)

« Bonjour. Je suis députée et j’ai besoin d’aide. » Avec ce titre, la députée du parlement espagnol Marta Sibina a dénoncé la complicité entre les compagnies pharmaceutiques et les grands partis. Ceux-ci permettent aux compagnies pharmaceutiques de prendre des gros bénéfices au détriment du système de santé publique.

La députée Marta Sibina, membre du parlement espagnol pour En Comú Podem, infirmière et militante de longue date pour la défense de la santé publique, a dénoncé le scandale de ce qu’elle a appelé « le vol des compagnies pharmaceutiques dans notre système de santé, avec la complicité du PP [N.d.T. Parti populaire, est un parti politique libéral-conservateur] et du PSOE [N.d.T.  Parti socialiste ouvrier espagnol, parti politique de centre gauche social-démocrate] ».

Elle l’a fait par le biais d’une vidéo intitulée « Bonjour, je suis député et j’ai besoin d’aide », dans laquelle il explique clairement et simplement comment un médicament coûte beaucoup plus cher en Espagne qu’en Allemagne, par exemple, parce que cela est autorisé par les partis qui ont gouverné en Espagne. Elle demande du soutien pour diffuser la vidéo, en espérant que lorsque son contenu sera connu par des millions de personnes, le PSOE – parti de gouvernement – décidera au Congrès des députés de confronter les entreprises pharmaceutiques.

 

Pour les non-hispanophones, la transcription de la vidéo :

“Bonjour, je m’appelle Marta Sibina, je suis infirmière, je suis députée dans le parlement et j’enregistre cette vidéo parce que j’ai besoin d’aide pour découvrir un scandale dont personne ne veut parler : le vol par d’entreprises pharmaceutiques, dans notre système de santé, avec la complicité du PP et du PSOE.

Il y a plus d’un an, en tant que députée, membre de la Commission de santé du Congrès, j’ai réussi à obtenir qu’une sous-commission s’occupe de cette question. Mais d’abord le PP et maintenant le PSOE l’ont bloqué. Face à ce pacte de silence fait avec la complicité des médias, appartenant à la banque, la seule arme qui me reste est d’enregistrer cette vidéo dans l’espoir qu’elle soit diffusée au maximum de personnes.

Commençons par quelques données, il y a quelques mois, j’ai posé la question suivante au gouvernement : Pourquoi la santé publique espagnole paie-t-elle à la compagnie pharmaceutique Roche 597 € pour chaque unité d’un médicament appelé herceptin [N.d.T. pour traiter les patients adultes atteints du cancer du sein], quand au Royaume-Uni, ce sont 478 € qui sont payés pour ce médicament ? Pourquoi l’Espagne paye 119 € de plus par unité ? Ils ne m’ont pas répondu.

J’ai également demandé : Pourquoi le système de santé publique espagnol paie-t-il 1273 € pour chaque unité d’un médicament appelé avastin ? [N.d.E. pour le traitement du cancer rectal et du côlon métastatique], alors qu’au Royaume-Uni, 894 € sont payés pour le même médicament ? Pourquoi en Espagne nous payons 380 € de plus par unité ? le gouvernement n’a pas répondu non plus.

Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres. Que se passe-t-il ? Ce qui se passe, c’est de la fixation des prix et c’est un scandale.

Pendant des années, on nous a dit que les médicaments coûtaient cher parce que les compagnies pharmaceutiques investissent beaucoup d’argent dans la recherche et qu’elles doivent le récupérer, mais il faut le dire clairement : c’est un mensonge. Divers rapports de la Commission européenne ont révélé que le fait de payer pour la recherche est une fraude. Comme la recherche ne représente que 16% du prix, cela signifie que les compagnies pharmaceutiques nous demandent beaucoup plus que la valeur réelle des médicaments, mais le pire est que c’est possible parce que les gouvernements n’osent pas arrêter ces compagnies. En 2016, le directeur général des pharmacies du Système national de santé a été très clair : nous ne savons pas ce que coûtent les médicaments qu’elles nous vendent. Nous ignorons totalement le coût de ce que nous achetons, c’est-à-dire, que nous achetons pour des millions d’euros de médicaments, sans que nous sachions combien ils coûtent réellement. C’est comme si on vous attribuait la construction d’un ouvrage public sans savoir quel est le prix de revient réel de l’ouvrage et tout cela est illégal. C’est ce qui se passe avec les médicaments.

Dans son rapport Médicaments : Droit humain ou négoce ? l’expert en santé publique et politiques de santé, Fernando Lamata, parle aussi très clairement : dans d’autres secteurs industriels, les coûts des matériaux, les dépenses financières et une marge bénéficiaire raisonnable sont pris en compte. Mais en aucun cas ils est payé un 1000% des coûts. Parce que cela serait considéré comme un détournement de fonds publics. C’est ce qui se passe avec les médicaments. Et ce n’est pas tout, ces dernières années, les compagnies pharmaceutiques ont utilisé un argument encore plus scandaleux : elles disent qu’il faut payer pour la valeur du médicament, c’est-à-dire : pas pour ce qu’il coûte, mais pour ce qu’il fait épargner. Pour nous comprendre, c’est comme si un fabricant de feux de signalisation voulait faire payer le nombre de vies sauvées par ses feux de signalisation, au lieu de faire payer ce qui vaut la fabrication d’un feu de signalisation. Et nous en arrivons à une question fondamentale dont personne ne veut parler : si un fabricant de feux de signalisation voulait faire payer les vies qu’il sauve, il serait très facile de trouver un autre fabricant et c’est tout. Mais les produits pharmaceutiques sont protégés par des brevets, et c’est pourquoi nous ne pouvons pas chercher un autre fabricant. Et c’est là que commence le chantage auquel les gouvernements cèdent. En 2016, le groupe d’experts en santé de la Commission européenne a été absolument clair : le monopole accordé par le système des brevets est utilisé pour obtenir le maximum prix possible, qui peut aller bien au-delà des coûts de R&D [N.d.T. Recherche et Développement] et un profit raisonnable.

Le chantage fonctionne comme ceci : le brevet sert, nous dit-on, à récupérer l’investissement de la recherche, mais en profitant du brevet, qui est accordé par les gouvernements, les entreprises non seulement font payer la recherche, mais aussi mettent le prix qu’elles veulent.

Un cadre supérieur de la société pharmaceutique Gilead a reconnu que pour mettre le prix des médicaments, le prix de revient et le coût de la recherche n’ont pas d’importance. « Nous demandons tout ce que le client peut payer », dit-il. Pouvez-vous imaginer que les infirmières, les docteuresses et toutes les travailleuses du système de santé publique aimeraient être payées pour les vies qu’elles sauvent ? Ça ne viendrait à l’esprit de personne, n’est-ce pas ? Par contre, les compagnies pharmaceutiques le font. Et le gouvernement le permet. Si les travailleurs de la santé font la grève, le gouvernement dit qu’il n’y a pas d’argent. Si les retraités se plaignent du montant du ticket modérateur, le gouvernement dit qu’il n’y a pas d’argent. Le PSOE nous dit, dans son budget, qu’il réduira progressivement, petit à petit, le ticket modérateur. Mais cette année, comme chaque année, les compagnies pharmaceutiques vont faire du chantage au gouvernement, et le gouvernement va obéir et payer. Ainsi, alors que les compagnies pharmaceutiques font des milliards de dollars de profits, les coffres de la santé publique seront vidés. Le gouvernement doit choisir, ou continuer à céder au chantage des produits pharmaceutiques ou les arrêter.

Comme je l’ai dit au début, le PP et le PSOE bloquent depuis plus d’un an une sous-commission pour s’occuper de cette question. En tant que députée, je continuerai à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour tenter de mettre un terme à ce braquage, mais je suis sûre, à cent pour cent, que je ne pourrai rien faire du tout si les gens sont toujours dans l’ignorance de ce scandale. Si cette vidéo est vue par quelques personnes, l’industrie et le gouvernement vont se taire, comme ils le font depuis des décennies. Les médias, entre les mains de la banque, ne le diront pas non plus. Ils gagnent des millions aussi, grâce à ce scandale. D’un autre côté, si cette vidéo parvient à des millions de personnes, la machinerie éteinte par l’industrie va se remettre à fonctionner et dire que tout ce que j’explique n’est que mensonge.

Eh bien, discutons-en au Congrès ! Ils y ont acheté quelques sièges, mais pas tous. Le PSOE doit choisir. Soit il continue à étouffer ce scandale, soit il a le courage d’arrêter les compagnies pharmaceutiques. Faites passer le message.”

L’article original est sur 

Journée internationale des migrants

Clic sur l’image pour accéder à la page officielle de la Journée internationale des migrants

A l’initiative du MRAP, de la Ligue des droits de l’Homme, de la Cimade, de la CGT, du collectif de veille et d’autres, dans le cadre de la journée des Migrant

 

Rassemblement à Troyes

18 décembre 18h

devant la préfecture

Témoignages, prises de parole, suivi d’un temps d’échange et de débat

Info :

Nous, Collectifs de Sans-papiers et Migrant.e.s, Syndicats, Associations et Marche des Solidarités appelons à des manifestations et rassemblements dans tout le pays le 18 décembre à 18h à l’occasion de la Journée Internationale des Migrant.e.s.

Nous marcherons toutes et tous ensemble, contre la montée des nationalismes, des racismes et des fascismes qui s’étendent sur l’Europe et le monde.

Nous marcherons aux flambeaux en mémoire des dizaines de milliers de femmes, hommes et enfants mort.e.s sur les routes de la migration victimes des frontières et des politiques anti-migratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.

Nous marcherons pour en finir avec ces mort.e.s, pour la liberté de circulation et la fermeture des centres de rétention.

Nous marcherons contre l’idée que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits.

Nous marcherons pour la ratification par la France de la « convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée par l’ONU le 18 décembre 1990 et qui vise à garantir l’égalité de traitement entre travailleurs français et immigrés.

C’est la précarisation générale, la remise en cause des acquis sociaux par les politiques d’austérité menées par nos gouvernants qui nourrissent les sentiments de mal-être et de repli sur soi dans la population. C’est en luttant ensemble que nous pourrons nous battre efficacement pour une société meilleure et égalitaire.

> Manifestation à Paris à République : https://www.facebook.com/events/203005990596271/

> Autres manifestations  : https://www.facebook.com/pg/18decembre/events/?ref=page_internal

> PREMIERS SIGNATAIRES :

CESP Paris1, CISPM, CSP 17-St Just, CSP59, CSP75, CSP92, CSP93, CSP95, CSP de Livry Gargan, CSP Paris 20, Collectif Schaeffer Aubervilliers, CTSP Vitry, Droits Devant !!, Intégration 21,

CGT, CNT, CNT-SO, Emancipation tendance intersyndicale, FSU, SAF, Syndicat de la Magistrature, Syndicat de la Médecine Générale, UEKF, UNEF Paris1, Union syndicale Solidaires,

100 pour 1 Vienne, Accueil de merde, Accueil des réfugiés dans le Cap, Act For Ref, ActUp-Paris, AC !, Ah Bienvenus Clandestins !, Alternatives et Autogestion 06, AIDES, Artisans du monde 06, Asil accueil 88, Assemblée des blessé-e-s, Association Bread and Roses, Association “Chemins Pluriels”, ACORT, ACTIT, Association collégiale l’Aubière (35), ADN, ADTF, AFAPREDESA, AFD International, AFJD, AID, ALIFSI, AMDH-Paris /IDF, AMF, AIDDA, Association Jarez Solidarités, Association Kolone, Anafé, Amnesty international Nimes, Association Pour la Paix en Syrie, APICED, ASEFRR, ASIAD, Association Stop Précarité, ATF, ATMF, ATTAC, Association Unjourlapaix, Auber sans la peur, Autremonde, Bagagérue, CMCAS Pays de Savoie, Centre d’Information Inter-Peuples, CRID, Cercle de silence d’Hazebrouck, Cercle Louis Guilloux, CIMADE, Citoyens solidaires 06, Collectif 20eme Solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, Collectif Accueil Migrants Valfleury, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif aide aux réfugiés d’Epone et alentours, Collectif 3 C, Collectif Chabatz d’Entrar, Collectif citoyen Bevera, Collectif Faty Koumba, Collectif Fontenay diversité, Collectif inter-associatif du Livre Noir de St Denis, Collectif Justice & Libertés 67, Collectif Justice et Vérité pour Babacar, CIVCR 94, Collectif JUJIE, Collectif Les Voisins Solidaires de Versailles, Collectif Loire « Pour que personne ne dorme à la rue », Collectif migrants 44, Collectif Migrants 47, Collectif Migrants 83, Collectif Migrants Isère, Collectif migrants bienvenue 34, Collectif Mosellan de Lutte contre la Misère, Collectif Outils du soin, Collectif poitevin « D’ailleurs Nous Sommes d’Ici », Collectif pour l’avenir des foyers, Collectif pour l’égalité des droits-rive droite 33, Collectif réfugiés du Vaucluse, Collectif respect des droits des étrangers – solidarité migrants Pau, Collectif Romeurope du Val Maubuée, Collectif Rosa Parks, Collectif Sarthois “Pour une Terre plus Humaine”, Collectif Solidarité Migrant-es Paris Centre, Collectif Sorbonne Sans Frontières, Collectif de soutien aux migrants de Bégard, Collectif de soutien migrants Nantes, Collectif de soutien de l’EHESS aux sans-papiers et aux migrant-es, Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor, Collectif Urgence Welcome de Mulhouse, Collectif Vérité et Justice pour Lamine Dieng, Collectif Vigilance pour les Droits des Etrangers 12ème, Comité d’Accueil 72, Comité Adama, CADTM, CCFD -Terre solidaire 93, CDKF, Comegas, Comité de Soutien aux Migrants du Goelo, CRLDHT, Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants, D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 67, DTC, Des Lits Solidaires du Havre, DIEM25, DAL, DIEL, Ecole THOT, Éducation.World 86, EGM 58, EGM de Blois, Emmaüs International, Emmaüs France, FASTI, FCPE Nice, FEP, FETAF, FTCR, Femmes en Lutte 93, Flandre Terre Solidaire, Fondation Frantz Fanon, Football Club Phenix de Versailles, FAL, Fraternité Douarnenez, FUIQP, Grèce France Résistance, GISTI, Habitat et Citoyenneté, ICARE 05, Identité plurielle, Infléchir, IPAM-Cedetim, La Boussole 02, La cabane juridique, LCD, L’Auberge des Migrants, Le Mouvement de la Paix, Le paria, LDH, Maghrébines sans frontières, MAN, MDS, MDDM, MRAP, Organisation de Femmes Egalité, Paris d’Exil, Planning familial 06, Planning familial de Paris, Réseau AMY, Réseau Chrétien-Immigrés, RESF, REMCC, RESOME, Réseau Euromed France, Réseau européen pour une santé mentale démocratique, Réseau Foi et Justice Afrique Europe, Réseau IDD, Réseau RITIMO, RUSF Paris1, RUSF Paris 8, Romans International, Roya citoyenne, SOS Racisme de la Vienne, Survie, Système B, TADAMOON, Terre des Hommes France, Tous Citoyens !, Tous Migrants, TPC Maison Solidaire, Unaterra74, UJFP, United Migrants, UNRPA Paris, UTAC, Un Toit C’est Tout, Utopia56, Vallées solidaires 06, Vies Volées, Voix des Migrants, Welcome Poitiers, WISE, Yvelines Entraide, ZSP18,

Instants Vidéo Numériques et Poétiques, Revue A, Revue Vacarme

AL, Ecologie Sociale, Ensemble, EELV, FA, Génération.s, Mouvement ECOLO, NPA, PCF, PCOF, PG, PIR, Réfugiés-Migrants FI 35, SKB, Unité Populaire Paris, UPC-MANIDEM

Gilets jaunes : JLM répond à Macron

Lundi 10 décembre 2018, Jean-Luc Mélenchon répondait à l’allocution du président de la République en pleine révolution citoyenne des gilets jaunes. Il a analysé les nouvelles duperies d’Emmanuel Macron. Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale a ainsi pointé du doigt le fait que toutes les mesures annoncées seraient payées par l’impôt des Français ou par de nouvelles coupes dans les services publics et non par les riches comme le demandent pourtant les gilets jaunes. Il a aussi listé les oubliés des mesures annoncées par Macron : les chômeurs, les salariés à temps partiel (qui sont souvent des femmes), les jeunes et les fonctionnaires. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a souligné l’absence de réponse aux aspirations démocratiques du peuple en insurrection civique.

Président des riches ? ce que révèlent les comptes de campagne d’Emmanuel Macron

On le savait, mais ces chiffres font bien comprendre pourquoi Macron est sourd à la colère populaire qu’expriment les gilets jaunes.

Nous empruntons l’article à Anti-k.org

Qui sont les donateurs ayant financé la campagne d’Emmanuel Macron ? C’est le JDD de ce dimanche 2 décembre qui révèle une liste sur laquelle apparaissent 74.702 dons reçus par En marche, soit 14 millions d’euros pour financer sa course à la présidentielle. Selon la Commission nationale des comptes de campagne, 1,2% des dons ont rapporté à eux seuls 48% du montant total reçu par Emmanuel Macron pour financer sa campagne. Une donnée qui confirme qu’Emmanuel Macron a majoritairement été financé par « la France d’en haut ». Ces sommes ont été versées par quelques centaines de mécènes fortunés. Des soutiens financiers qui se concentrent qui plus est sur Paris et sa proche banlieue à hauteur de 56%. Un président donc financé par les Parisiens et les urbains. Un signe de la fracture entre France des villes et des campagnes.

14% des dons proviennent en outre des Français vivant à l’étranger, dont la moitié résidant en Grande-Bretagne. Le JDD précise que les équipes d’En marche ont ciblé la City. En pratique, la finance londonienne a donc donné plus d’argent pour la campagne d’Emmanuel Macron que les contributions des neuf plus grandes villes de province réunies (4,3% du budget de campagne). Le candidat Macron a échoué à convaincre les classes populaires. Le JDD précise que parmi les adhérents du parti de La République en marche, 80% sont des diplômés, 60% des cadres, et seulement 8% des ouvriers et des employés.

Les donateurs d’Emmanuel Macron sont donc peu nombreux et très fortunés. Si on en croit la limite légale de 7.500 euros par donateur pour un parti politique, les plus de 300 dons de cette somme en 2016, et 359 en 2017, laissent à supposer que certains donateurs ont contribué plusieurs fois. C’est notamment le cas de la commune iséroise de Sappey-en-Chartreuse qui a effectué quatre dons de 7.500 euros.