JEFTA : interpellez vos eurodéputé·e·s maintenant !

Nous relayons ci-dessous un appel urgent du collectif Stop-TAFTA concernant le traité de libre échange UE-Jaoin, le JEFTA.

Démarrées en 2012, les négociations avec le Japon sont restées opaques jusqu’à leurs conclusions en septembre 2017. Un an plus tard, l’Accord de commerce entre le Japon et l’Union européenne (JEFTA) a été approuvé par le Conseil européen. Il doit être soumis à la ratification du Parlement européen entre le 11 et le 13 décembre prochain.

Or, seul le Parlement européen votera pour ou contre cet accord : à l’inverse du CETA, le JEFTA ne contient pas de partie sur les tribunaux d’arbitrages, les Parlements nationaux ne sont donc pas consultés. L’Union européenne négocie un autre accord en parallèle pour étendre les droits des investisseurs et l’instauration d’un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États.

Alors que la Commission européenne justifie ce traité au nom de la croissance, espérant un gain de 0,76 % de PIB par an, une étude commanditée par le Gouvernement allemand prévoit quant à elle une croissance de 0,04 % du PIB de l’Union européenne. En revanche, les risques pour les citoyens sont réels :

  • Le JEFTA comporte un chapitre sur la coopération réglementaire, voie ouverte aux entreprises transnationales pour influer sur les réglementations nationales, notamment en matière d’agriculture, de droits sociaux, de protection de l’environnement, du consommateur et des données personnelles.
  • Il adopte l’approche des « listes négatives » pour la libéralisation des services : tout service qui n’est pas explicitement exclu de l’accord est considéré comme un marché ouvert. La défense des hôpitaux, écoles et transports publics n’est plus garantie si ces services ne sont pas explicitement protégés par les États.
  • Le JEFTA ne comporte pas de mécanisme de sanctions rendant contraignantes les normes sociales et environnementales référencées dans le chapitre sur le développement durable. Or le Japon n’a pas ratifié toutes les conventions fondamentales de l’OIT. Comment l’Union européenne peut-elle négocier un traité commercial avec un pays qui n’a pas signé la Convention 105 sur l’interdiction du travail forcé de 1957 ni la Convention 111 concernant la discrimination (emploi et profession) ?

Le Collectif Stop TAFTA-CETA France demande aux eurodéputé·e·s français·e·s de voter contre le JEFTA et de s’opposer à la logique des accords commerciaux secrets qui font passer les intérêts des entreprises avant tout !

Cliquez sur l’image pour aller sur la page, et signer l’interpellation à vos eurodéputés pour qu’ils disent non à cette nouvelle machine de guerre du libéralisme.

 

La colère du trop plein : assemblée citoyenne à Bar sur Aube.

Parce que la hausse des carburants n’est que la partie émergée de l’iceberg, le GA de Bar sur Aube a décidé d’organiser une assemblée citoyenne sur le thème : “Transition écologique et transition sociale” le jeudi 15 novembre à 18 h 30 salle 1 de l’Espace Davot à Bar sur Aube.

La colère du trop plein !

On ne va pas se foutre en l’air parce que Macron, son Gouvernement et ses Députés godillots se moquent de nous !

Ils augmentent les taxes sur le gas-oil sous prétexte d’agir contre le réchauffement climatique, mais c’est un mensonge de plus puisque l’orientation de cette manne va en grande partie au  budget général de l’Etat ! En 2019, seuls 19% de la taxe sur les produits pétroliers ira à la transition écologique, contre 21 % en 2018…

On nous fait payer plus pour polluer plus !

Dans les faits, ils continuent de servir les riches et le capital.

Après les dommages faits aux conditions de travail, au pouvoir d’achat, aux prestations sociales, ils poursuivent leur saccage des conditions de vie des gens, en particulier les plus précaires d’entre nous !.

Le Président des riches donne un nouveau coup de boutoir qui ne touche pas les nantis ! Les plus aisés et les grosses entreprises continuent et continueront de profiter :

– de la détaxation du kérosène pour des déplacements de confort ;

– d’un minimum d’impôts (3,6% pour les multinationales contre 30% pour les PME)

– de cadeaux pour les entreprises du CAC40 ( en2019, les entreprises vont bénéficier d’un transfert de 38,8 milliards d’euros au titre du CICE)

Non aux tartuffes de l’écologie !

Transition écologique et transition sociale

Pour un avenir en commun, il est primordial de respecter les engagements signés lors de la COP21 et la loi de transition énergétique pour la croissance verte, votée en 2015.

D’après l’association “Respire”, 48 000 décès prématurés sont attribuables aux particules fines chaque année en France. 

Si l’’utilisation du diesel est un facteur aggravant, que peut une personne au SMIC qui doit faire des dizaines de kilomètres par jour pour aller travailler alors que Emmanuel Macron continue à fermer les gares et à détruire le maillage des transports publics ? Comment accepter l’appauvrissement de millions de gens alors que les plus gros pollueurs et notamment le secteur aérien ne sont pas taxés sur le carburant ? Comment peut-on donner des leçons aux personnes en milieu rural alors que le gouvernement Macron continue de les empoisonner en soutenant une agriculture glyphosatée et liée au lobby de la chimie ?

La mobilité, les transports, la qualité de l’air, notre planète, tout cela est trop important pour le laisser aux lobbys, quels qu’ils soient.

Reprenons la parole comme en 1789…

Exprimons nos doléances, posons nos revendications

Télécharger le tract en cliquant sur l’image :

𝗘𝗡 𝗠𝗔𝗥𝗖𝗛𝗘 ! 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗖̧𝗔 𝗕𝗟𝗢𝗤𝗨𝗘, 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗖̧𝗔 𝗗𝗘𝗕𝗟𝗢𝗤𝗨𝗘.

Ci-dessous l’avis d’un Insoumis critique par rapport à l’idée de participer. au mouvement du 17 novembre…

“Jᴇ ᴠᴏɪs ᴅᴇ́ᴊᴀ̀ ʟᴇs ʀᴇᴠᴀɴᴄʜᴀʀᴅs, ʟᴀ ʙᴀᴠᴇ ᴀᴜx ʟᴇ̀ᴠʀᴇs ᴇᴛ ʟᴀ ʀᴀɢᴇ ᴀᴜ ᴠᴇɴᴛʀᴇ ᴠᴇɴɪʀ ᴍᴇ ᴛʀᴀɪᴛᴇʀ ᴅᴇ “ᴛʀᴏʟʟ ᴍᴀᴄʀᴏɴɪsᴛᴇ”. Rɪᴇɴ ǫᴜᴇ ᴘᴏᴜʀ ᴄ̧ᴀ, ᴊᴇ ᴍᴇ ᴍᴀʀʀᴇ ᴛᴏᴜᴛ sᴇᴜʟ ᴇɴ ᴇ́ᴄʀɪᴠᴀɴᴛ ᴍᴇs ᴄᴏɴɴᴇʀɪᴇs. Mᴀɪs sᴏʏᴏɴs sᴇ́ʀɪᴇᴜx. C’ᴇsᴛ ᴘᴇᴜᴛ-ᴇ̂ᴛʀᴇ ʟᴇ sᴇᴜʟ ᴍᴏʏᴇɴ ᴅ’ᴀʀʀɪᴠᴇʀ ᴀ̀ ǫᴜᴇʟǫᴜᴇ ᴄʜᴏsᴇ ǫᴜɪ ᴀᴜʀᴀɪᴛ ᴅᴇ ʟᴀ ɢᴜᴇᴜʟᴇ, ᴛᴏᴜᴛ ᴇɴ sᴇ ғᴏᴜᴛᴀɴᴛ ᴅᴇ ʟᴀ ʟᴇᴜʀ, ᴅᴇ ɢᴜᴇᴜʟᴇ. Bᴀʜ ᴏᴜᴀɪs, “ᴇɴ ᴍᴀʀᴄʜᴇ !”. Eᴛ ᴇɴᴄᴏʀᴇ ᴜɴᴇ ғᴏɪs, ᴠᴀ ғᴀʟʟᴏɪʀ ǫᴜᴇ ᴊ’ᴛ’ᴇssᴘʟɪǫᴜᴇ ʟᴀ ᴄʜᴏsᴇ. Pᴏᴜʀǫᴜᴏɪ “ᴇɴ ᴍᴀʀᴄʜᴇ !” ᴛᴇ ᴅᴇᴍᴀɴᴅᴇs-ᴛᴜ ? C’ᴇsᴛ sɪᴍᴘʟᴇ. Pᴏᴜʀᴛᴀɴᴛ ʟᴇs ᴅᴇᴜx ɴᴇᴜʀᴏɴᴇs ᴅᴇ ʀᴇ́ᴠᴏʟᴛᴇ ᴇɴᴄᴏʀᴇ ᴅɪsᴘᴏɴɪʙʟᴇs ᴅᴀɴs ᴄᴇ ǫᴜᴇ ʟᴇ ᴄᴏʀᴘs ᴍᴇ́ᴅɪᴄᴀʟ ᴀᴘᴘᴇʟʟᴇ ᴛᴏɴ ᴄᴇʀᴠᴇᴀᴜ, ɴ’ᴏɴᴛ ᴇɴᴄᴏʀᴇ ᴘᴀs ᴅᴏɴɴᴇ́ ʟ’ᴀʟᴇʀᴛᴇ. Pᴀs ᴅᴇ sᴏᴜᴄɪs, ᴊ’ᴠᴀɪs ᴅᴇ ᴄᴇ ᴘᴀs ᴀʟʟᴇʀ ʟᴇs ʏ ᴀɪᴅᴇʀ.

Aʟᴏʀs ᴠᴏɪʟᴀ̀, ғᴏᴜs ᴛᴏɴ ɢɪʟᴇᴛ ᴊᴀᴜɴᴇ sɪ ᴛᴜ ᴠᴇᴜx, ᴍᴏɪ ᴊ’ғᴏᴜs ᴍᴀ ᴄᴀɢᴏᴜʟᴇ ᴇᴛ ᴏɴ ᴏᴜʙʟɪᴇ ʟᴀ ᴛᴀʀᴛᴜғғᴇʀɪᴇ ᴅᴜ 17 ᴏᴜ̀ ᴛᴜ ᴄᴏᴍᴘᴛᴇs ᴀʟʟᴇʀ “ʙʟᴏǫᴜᴇʀ” ᴛᴏᴜᴛ ʟᴇ ᴘᴀʏs ᴘᴏᴜʀ ᴘᴏᴜᴠᴏɪʀ ᴘᴏʟʟᴜᴇʀ ᴍᴏɪɴs ᴄʜᴇʀ ᴇᴛ ᴛᴇ ᴘᴀʏᴇʀ ᴛᴀ ʙᴏᴜғғᴇ ɢʟʏᴘʜᴏsᴀᴛᴇ́ᴇ. Oᴜʙʟɪᴇ, ǫᴜᴇ ᴊ’ᴛᴇ ᴅɪs. Tᴜ ᴠᴀs ᴊᴜsᴛᴇ ᴀʟʟᴇʀ ʙʟᴏǫᴜᴇʀ… ᴅᴇs ʙʟᴏǫᴜᴇᴜʀs ǫᴜɪ ᴅᴇ́ʙʟᴏǫᴜᴇɴᴛ. Eᴛ ǫᴜɪ ᴘʟᴜs ᴇsᴛ, ᴛᴜ sᴇʀs ʟᴀ sᴏᴜᴘᴇ ᴀ̀ ɴᴏᴛʀᴇ Mᴏɴᴀʀǫᴜᴇ sᴜᴘʀᴇ̂ᴍᴇ ᴇᴛ ᴊᴜᴘɪᴛᴇ́ʀɪᴇɴ ǫᴜɪ ɪʟʟᴜᴍɪɴᴇ ʟᴀ ʀᴏsᴇ́ᴇ ᴍᴀᴛɪɴᴀʟᴇ ᴅᴇ sᴀ ᴘᴇɴsᴇ́ᴇ ᴄᴏᴍᴘʟᴇxᴇ. Bᴇɴ ᴛᴜ ᴄʀᴏɪs ǫᴜᴏɪ ? Rᴇ́ғʟᴇ́ᴄʜɪs, ᴄ’ᴇsᴛ ᴇɴᴄᴏʀᴇ ɢʀᴀᴛᴜɪᴛ, ᴄ̧ᴀ. Tᴜ ᴠᴇᴜx ᴀʟʟᴇʀ ɢᴜᴇᴜʟᴇʀ ᴘᴏᴜʀ ᴀᴠᴏɪʀ ʟᴇ ᴅʀᴏɪᴛ ᴅᴇ ᴄᴏɴᴛɪɴᴜᴇʀ ᴀ̀ ᴀʟʟᴇʀ sᴇʀᴠɪʀ ʟᴇ sʏsᴛᴇ̀ᴍᴇ sᴀɴs ǫᴜᴇ ᴄ̧ᴀ ᴛᴇ ᴄᴏᴜ̂ᴛᴇ ᴘʟᴜs ᴄʜᴇʀ ǫᴜ’ᴀᴠᴀɴᴛ. Eɴ ɢʀᴏs, ᴄ’ᴇsᴛ ᴄᴏᴍᴍᴇ sɪ ᴛᴜ ᴅᴇᴍᴀɴᴅᴀɪs ᴀ̀ ᴛᴏɴ ᴄᴀɴᴄᴇʀ ᴅᴇs ᴘᴏᴜᴍᴏɴs ᴅᴇ sᴇ ᴛʀᴀɴsғᴏʀᴍᴇʀ ᴇɴ ʀʜᴜᴍᴇ ᴅᴇs ғᴏɪɴs ᴘᴏᴜʀ ǫᴜᴇ ᴛᴜ ᴘᴜɪssᴇs ᴄᴏɴᴛɪɴᴜᴇʀ ᴀ̀ ᴛ’ᴇɴғɪʟᴇʀ ᴛᴇs ᴅᴇᴜx ᴘᴀǫᴜᴇᴛs ᴅ’ᴄʟᴏᴘᴇs ǫᴜᴏᴛɪᴅɪᴇɴs. Bᴇɴ ᴛᴏɴ ᴄᴀɴᴄᴇʀ, ɪʟ sᴇ ᴍᴀʀʀᴇ, ɪʟ ғᴀɪᴛ ᴍɪɴᴇ ᴅᴇ ʀᴇ́sɪsᴛᴇʀ, ᴛ’ᴀᴄᴄᴏʀᴅᴇ ᴜɴ sᴜʀsɪs, ᴇᴛ ᴘᴇɴᴅᴀɴᴛ ǫᴜ’ᴛᴜ ᴄʀᴏɪs ǫᴜ’ɪʟ ғᴀɪʙʟɪᴛ, ɪʟ s’ᴇ́ᴛᴇɴᴅ, ᴘʀᴏɢʀᴇssᴇ ᴇᴛ ᴛᴇ ʀᴏɴɢᴇs.

Dᴏɴᴄ, “ᴇɴ ᴍᴀʀᴄʜᴇ !” ǫᴜᴇ ᴊᴇ ᴛᴇ ᴅɪs ! D’ᴀʙᴏʀᴅ, ʟᴀ ᴍᴀʀᴄʜᴇ ᴄ’ᴇsᴛ ʙᴏɴ ᴘᴏᴜʀ ᴛᴏᴜᴛ : ᴛᴏɴ sᴏᴜғғʟᴇ, ᴛᴇs ᴍᴜsᴄʟᴇs, ᴛᴏɴ ᴘᴏʀᴛᴇ-ғᴇᴜɪʟʟᴇs, ᴇᴛ ᴄ̧ᴀ ᴘᴏʟʟᴜᴇ ᴘᴀs. Bᴏɴ, ᴛ’ᴇs ʀᴇʟᴏᴜ, ᴛᴜ ᴠᴇᴜx ʀɪᴇɴ ᴄᴏᴍᴘʀᴇɴᴅʀᴇ, ᴍᴀɪs ᴄ̧ᴀ, ᴊᴇ ʟᴇ ғᴀɪs ᴇxᴘʀᴇ̀s ᴘᴏᴜʀ ᴛ’ᴇ́ɴᴇʀᴠᴇʀ. Bᴇɴ ɴᴏɴ, ᴊ’ᴛᴇ ᴘᴀʀʟᴇ ᴘᴀs ᴅᴜ ɴᴏᴍ ᴅ’ᴜɴ ᴘᴀʀᴛɪ ʀᴇ́ᴜɴɪssᴀɴᴛ ᴜɴ ᴛᴀs ᴅᴇ ᴄʀᴇ́ᴛɪɴs ᴀʀʀɪᴠɪsᴛᴇs ᴇᴛ ᴄᴏʀʀᴏᴍᴘᴜs, ɪɴᴄᴜʟᴛᴇs, ᴘʀᴇᴍɪᴇʀs ᴅᴇ ᴄᴏʀᴅᴇ́ᴇs ǫᴜɪ ᴛʀᴀᴠᴇʀsᴇɴᴛ ʟᴇs ʀᴜᴇs ᴇᴛ ǫᴜɪ sᴇ sᴏɴᴛ ᴀᴘᴘʀᴏᴘʀɪᴇ́ ᴄᴇᴛᴛᴇ ᴇxᴘʀᴇssɪᴏɴ. J’ᴀɪ ᴘᴀs ᴠɪʀᴇ́ ᴅ’ʙᴏʀᴅ. Jᴇ ᴛᴇ ᴘᴀʀʟᴇ sɪᴍᴘʟᴇᴍᴇɴᴛ ᴅᴇ ᴍᴀʀᴄʜᴇʀ. ᴘᴀʀ ᴇxᴇᴍᴘʟᴇ, ʟᴇ ʟᴜɴᴅɪ 19, ᴀᴜ ʟɪᴇᴜ ᴅᴇ ᴘʀᴇɴᴅʀᴇ ᴛᴀ sᴀᴄʀᴏsᴀɪɴᴛᴇ ʙᴀɢɴᴏʟᴇ, ᴛᴜ ᴠᴀs ᴀ̀ ᴘɪᴇᴅ ᴀᴜ ᴛᴀғ ᴏᴜ ᴀ̀ ᴘᴏ̂ʟᴇ ᴇᴍᴘʟᴏɪ. Pʀᴇ́ᴛᴇxᴛᴇ ? Cᴀʀʙᴜʀᴀɴᴛ ᴛʀᴏᴘ ᴄʜᴇʀ, ᴘʟᴜs ᴅ’sᴏᴜs. Aʟᴏʀs ᴛᴜ ᴍᴀʀᴄʜᴇs. Çᴀ ʏ ᴇsᴛ, ᴛᴜ ᴄᴏᴍᴍᴇɴᴄᴇs ᴀ̀ ᴄᴀᴘᴛᴇʀ ? Sɪ ᴛ’ᴇs ᴀ̀ ᴅᴇᴜx ʙᴏʀɴᴇs ᴅᴇ ᴛᴏɴ ᴊᴏʙ, ᴛᴜ sᴇʀᴀs ᴜɴ ᴘᴇᴜ ᴇɴ ʀᴇᴛᴀʀᴅ, ᴘᴀs ɢʀᴀᴠᴇ. Sɪ ᴛ’ᴀs ᴛʀᴇɴᴛᴇ ᴋɪʟᴏᴍᴇ̀ᴛʀᴇs ᴀ̀ ғᴀɪʀᴇ, ʙᴇɴ ᴘʀᴇ́ᴠᴏɪs ᴜɴ sᴀᴄ ᴀ̀ ᴅᴏs, ᴅᴇs ᴘʀᴏᴠɪsɪᴏɴs ᴇᴛ ɴ’ᴏᴜʙʟɪᴇs ᴘᴀs ᴅᴇ ᴘʀᴇ́ᴠᴇɴɪʀ ᴛᴏɴ ʙᴏss ᴇɴ ʟᴜɪ ᴇɴᴠᴏʏᴀɴᴛ ʀᴇ́ɢᴜʟɪᴇ̀ʀᴇᴍᴇɴᴛ ᴅᴇs sᴍs ᴅᴇ ᴛᴏɴ ɪᴘʜᴏɴᴇ ᴀ̀ 1000 ʙᴏᴜʟᴇs ǫᴜᴇ ᴛᴜ ғᴀɪs ᴛᴏᴜᴛ ᴄᴇ ǫᴜᴇ ᴛᴜ ᴘᴇᴜx ᴘᴏᴜʀ ᴛᴇ ᴘʀᴇssᴇʀ ᴍᴀɪs ǫᴜᴇ ᴛ’ʏ ᴘᴇᴜx ʀɪᴇɴ, ǫᴜ’ʏ’ᴀ ᴅᴇs ᴇᴍʙᴏᴜᴛᴇɪʟʟᴀɢᴇs ᴅᴇ ᴘɪᴇ́ᴛᴏɴs.

Vᴏɪʟᴀ̀, ᴄ’ᴇsᴛ ᴘᴀs ᴄᴏᴍᴘʟɪǫᴜᴇ́. Tᴜ ᴘᴇᴜx ᴍ’ᴅɪʀᴇ ᴍᴇʀᴄɪ. Pᴀʀᴄᴇ ǫᴜ’ᴇɴ ᴘʟᴜs ᴅᴇ ғᴀɪʀᴇ ᴄʜɪᴇʀ ᴛᴏᴜs ᴄᴇᴜx ǫᴜɪ sᴏɴᴛ ʀᴇ́ᴇʟʟᴇᴍᴇɴᴛ ʟᴀ ᴄᴀᴜsᴇ ᴅᴇ ᴛᴀ ᴍɪsᴇ̀ʀᴇ ᴘᴇ́ᴛʀᴏʟɪғᴇ̀ʀᴇ, ᴛᴜ ғᴇʀᴀs ᴜɴ ᴇғғᴏʀᴛ ᴘᴏᴜʀ ᴛᴀ ᴘʟᴀɴᴇ̀ᴛᴇ. Nᴏᴛᴇ ʙɪᴇɴ ǫᴜᴇ ᴘᴏᴜʀ ᴍᴇ ʀᴇᴍᴇʀᴄɪᴇʀ, ᴛᴜ ᴘᴇᴜx ғᴀɪʀᴇ ᴜɴ ᴅᴏɴ, ᴊ’ᴀɪ ᴀᴜssɪ ʙᴇsᴏɪɴ ᴅ’ᴏsᴇɪʟʟᴇ ᴘᴏᴜʀ ᴀʟʟᴇʀ ғᴀɪʀᴇ ʟᴇ ᴘʟᴇɪɴ.
Eɴ ᴍᴀʀᴄʜᴇ ! Pʟᴜs ᴄ̧ᴀ ʙʟᴏǫᴜᴇ, ᴘʟᴜs ᴄ̧ᴀ ᴅᴇ́ʙʟᴏǫᴜᴇ.”

“Non aux tartuffes de l’écologie !”

Dans cette vidéo, Mathilde Panot aborde la hausse des carburants dans le cadre plus large de la politique libérale, clonée de la commission européenne, des transports menées par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Plutôt qu’une écologie punitive ciblant les plus défavorisés, il faut une vraie planification écologique, alimentée par les impôts de ceux qui peuvent (et devraient) les payer !

 

17 novembre : une indignation légitime contre la hausse des prix

Déclaration du groupe Parlementaire La France insoumise sur l’action citoyenne du 17 novembre :

La hausse des prix du carburant engendre à juste titre l’indignation de ceux à qui elle s’applique. Elle provoque, dans le grand nombre qui ne se résigne pas, une volonté de résister contre le gouvernement Macron.

S’il y a indignation c’est parce que cette hausse intervient parmi tant d’autres sur les produits de première nécessité de la vie courante. Elle appauvrit sévèrement les personnes mises à contribution car elles n’ont aucune alternative a l’usage de leur véhicule personnel. Elles n’ont pas le choix entre des modes de transport aussi longtemps que des alternatives à la voiture et à ses carburants n’existent pas. Ni pour les déplacements de la vie quotidienne de leur famille ni pour aller travailler ou accéder aux services dont dépend leur existence.

S’il y a indignation c’est aussi parce que les personnes principalement frappées sont montrées du doigt comme irresponsables face à la crise écologique. Que peut une personne au SMIC qui doit faire des dizaines de kilomètres par jour pour aller travailler alors que Emmanuel Macron continue à fermer les gares et à détruire le maillage des transports publics ? Comment accepter l’appauvrissement de millions de gens alors que les plus gros pollueurs et notamment le secteur aérien ne sont pas taxés sur le carburant ? Comment peut-on donner des leçons aux personnes en milieu rural alors que le gouvernement Macron continue de les empoisonner en soutenant une agriculture glyphosatée et liée au lobby de la chimie ?

Pour « la France insoumise » il ne saurait être admis que les gens soient punis et appauvris en prenant hypocritement l’écologie comme prétexte. Toutes ces taxes ne vont servir qu’à financer les cadeaux aux plus riches. Rien ne sera fait pour lutter contre le dérèglement climatique. Pour nous la défense de l’éco-système est un tout qui doit être traité globalement par une politique qui offre des solutions d’ensemble aux problèmes posés par le mode actuel de production d’échange et de consommation. C’est cette politique d’ensemble que nous nommons « la planification écologique » car chaque aspect doit être traité en relation avec les autres et leur gestion doit être organisée dans la durée.

Une initiative auto-organisée est proposée pour le 17 novembre prochain. Des forces politiques tentent de la récupérer au profit de la droite extrême. On ne saurait en rendre responsables celles et ceux qui ont engagé cette initiative ou qui s’apprêtent à s’y joindre.

Pourtant les avis divergent. Certains participeront, d’autres non en raison de cette tentative de récupération politique. Il en va de même parmi les insoumis•es : si certains refusent de s’y joindre en raison de l’appel de l’extrême droite, d’autres pensent que cette action ne formule pas de demandes par rapport aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’autres enfin agiront pour s’opposer à la politique du gouvernement sans réserve ni condition. Ces deux points de vue ont leur dignité.

Dans ces conditions nous, le groupe parlementaire insoumis, nous saluons l’initiative citoyenne et les personnes qui y participeront. Nous ne la confondons pas avec la tentative de récupération politique par l’extrême-droite. Comme les initiateurs, nous la condamnons. Ainsi nous ne lancerons aucun appel distinct qui donne l’impression d’une nouvelle tentative de récupération en sens inverse faisant de l’initiative un enjeu d’influence politique qui n’a pas lieu d’être. Car rien de tel ne renforcerait le mouvement contre la vie chère et les revenus insuffisants que nous voyons naître dans cette action. Et c’est ce mouvement que nous voulons encourager.