Venue de Christian Audoin : la force de la conviction au service de l’enthousiasme

Il est des signes qui ne trompent pas, et le succès de la réunion publique organisée mardi 7 mars à Troyes est bien le signe que l’Aube insoumise s’est inscrite de manière forte et durable dans le paysage politique aubois.

Une bonne quarantaine de personnes se sont retrouvées pour un échange toujours passionnant, parfois un peu passionné, sur les questions de fond que pose cette campagne électorale, bien loin du climat des “affaires” et autres alliances de circonstance… Une façon d’affirmer que faire de la politique autrement est un long travail, de patience et de rigueur…

Christian nous en a donné une preuve éclatante…

Deux extraits vidéos ci-dessous, car la batterie est tombée en panne ! Pas trop tôt heureusement…

Une première réponse de Christian à une question qui est à l’esprit de tout le monde : pourquoi ne pas faire un rassemblement “à gauche” qui, mathématiquement, permettrait à un candidat (lequel ?) d’être au second tour ? Dans les images qui suivent, Christian précise à quel point notre projet est d’une autre envergure, soucieux de construire dans les têtes et les coeurs le rapport de force nécessaire à nourrir la dynamique sociale d’émancipation à mettre en place et à soutenir contre les assauts de la réaction et du patronat après la victoire électorale, première étape certes, mais simplement une étape.

Dans un deuxième temps, Christian a répondu à toute une quantité de questions, portant sur les services publics, l’éloignement des gens de leur lieu de travail, la pollution… Beaucoup de réponses, et une méthode : faire intervenir et travailler les gens autrement, en les associant aux prises de décision dans la perspective de l’ntérêt général humain.

Et pour vous consoler de cette fin trop brusque, le livret programmatique “Pour la justice et l’égalité territoriale” dont Christian est le co-auteur.

Si le livret ne s’affiche pas, vous pouvez le consulter et le télécharger sur le site de L’Avenir en commun

Débat de l’ACR : les interventions de nos représentantes…

A noter d’entrée de jeu, la dimension collective nous est bien spécifique, puisque nous sommes les seuls à ne pas avoir délégué à un seul représentant la tâche de défendre notre programme.

Anne et Julie s’y sont attachées, avec efficacité et pugnacité. Merci à toutes celles et ceux qui, par leur contribution lors des travaux préparatoires, ont permis de nourrir leur intervention.

Premier thème : l’économie

anne-disc-acrAprès son intervention, Anne a pu, dans un débat plus que rapide (trois question du public !) réaffirmer notre volonté d’une retraite à taux plein à 60 ans avec quarante annuités de cotisation, ainsi que notre volonté de développement d’une agriculture nouvelle, respectueuse de l’environnement et de la santé, exigeante en qualification professionnelle et créatrice de 300 000 emplois.

Elle a pu insister aussi, quand le public a demandé si on ne “leurrait” pas les électeurs en prétendant lutter contre le chômage, sur la nécessité d’abandonner les vieilles recettes libérales, promues par tous nos concurrents, et que ce n’est qu’au prix de cette rupture que la lutte contre le chômage deviendra enfin une dynamique pour le plein emploi…

Télécharger l’intervention d’Anne

Deuxième thème : Jeunesse et éducation

julie-disc-acrDans son intervention, Julie, en réponse aux questions posées par les jeunes du MRJC, a bien insisté sur notre revendication d’une réelle égalité homme-femme. Mais, au contraire des autres candidats, qui ont réduit la jeunesse à l’école (et dans le pire des cas libéraux à un apprentissage au service de l’exploitation – quel sens donner au  mot ?), elle a été la seule à aborder la question de la jeunesse dans sa globalité, abordant les thèmes de la contraception, du respect légitime que les forces de l’ordre doivent témoigner à la jeunesse, et, parce que cela tient à son coeur d’étudiante en licence professionnelle de patrimoine, d’une réelle démocratisation de la culture.

Télécharger l’intervention de Julie

18 mars … mode d’emploi !

Je participe à la marche du 18 mars !

Afin d’envisager une participation importante de l’Aube lors de la marche pour la 6ème République du 18 mars à Paris, nous nous intégrons au dispositif national de cars mis en place et proposons un tarif de 22€ aller/retour en bus.

Le car, en provenance de Chaumont, passera par Troyes puis Sens. Un co-voiturage peut être mis en place à partir de Bar sur Aube, Bar sur Seine, Brienne… mais aussi depuis l’Ouest du département (Aix-en-Othe, Romilly, Nogent, puisque le car prendra l’autoroute)

Vu le budget investi, et la symbolique très lourde de cette manifestation, il est important de mobiliser le plus vite et le plus largement possible.

INSCRIVEZ VOUS SANS TARDER !

Première étape : Vous inscrire et payer votre trajet sur le site national (c’est la seule façon légale de procéder !) Si cela vous arrange localement, vous pouvez vous organiser pour qu’une seule personne passe commande pour plusieurs !

Clic sur l'image pour accéder au site national
Clic sur l’image pour accéder au site national

Deuxième étape : Remplir le formulaire suivant (Indispensable pour réussir la mobilisation, en particulier essayer de remplir le car au mieux !)

Pour toute question, difficulté, demande particulière, envoyez nous un mail en cliquant sur l’image ci-dessous :

mail

Où est donc passée la culture ?

Ci-dessous l’intervention de Julie Lapeyre, lors de la présentation de sa candidature dans la première circonscription.

julieOù est donc passée la culture ?

En tant qu’étudiante de la licence professionnelle Métiers du Livre et du Patrimoine dispensée au Centre Universitaire de Troyes, la culture est quelque chose qui me tient à cœur. J’entends et je lis depuis une vingtaine d’années que les subventions pour la culture diminuent d’années en années, et cela me conduit à m’investir pour la culture au niveau du territoire.
La culture est quelque chose de fondamental pour la démocratie. La culture doit en effet permettre à tous de s’émanciper, de pouvoir faire son propre avis sans subir celui des autres. En tant que future professionnelle de la culture, je suis alarmée par la non-présence de la culture dans les programmes des candidats à la présidentielle, à l’exception de celui de la France Insoumise qui remet la culture au cœur du débat.
La culture n’est plus aussi démocratisée qu’avant, à présent de grands groupes se mêlent à des institutions culturelles comme Vivendi, Sony ou Pinault, pour ne citer qu’eux, qui se font passer pour des mécènes – ce dont les institutions culturelles ont réellement besoin – pour ne pas payer d’impôts parce qu’ils « aident à promouvoir la culture ». Des œuvres sont confisquées au public du fait de la spéculation dont elles sont victimes. Les institutions culturelles se concentrent dans les grandes villes. La culture n’est plus une priorité politique depuis les années 1990 et c’est encore plus flagrant de nos jours.
La culture, et en particulier l’art, est à présent dévoyée pour servir le marketing et la culture de masse homogène à laquelle les dirigeants aspirent. L’exception culturelle française, celle qui nous permettait de nous affirmer comme puissance de la culture sans la mettre au service du mercantilisme que proposaient les Etats-Unis, est menacée.
L’Aube, département dont le patrimoine remonte aux temps antiques, doit pouvoir faire reconnaître la culture qui est la sienne. Elle a déjà commencé en numérisant la bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux, mis en avant son patrimoine médiéval, mais cela ne suffit pas. Les Aubois ne sont pas forcément au fait de l’immense richesse de leur patrimoine, et la France Insoumise peut les y aider avec son programme consacré à la culture.
Nous proposons d’étendre la gratuité dans les musées et autres lieux culturels recevant des subventions publiques nationales, en ouvrant notamment les institutions culturelles gratuitement tous les dimanches. Cela passe notamment par la sortie des indicateurs tels que les recettes, qui ne sont que quantitatifs, et imposer la diversité des publics, notamment grâce aux visites scolaires. Pour cela, embaucher des personnels est nécessaire, et nous proposons d’augmenter le nombre des enseignant.e.s spécialisé.e.s dans l’enseignement artistique qui fait cruellement défaut à l’Education nationale. Enfin, l’investissement public en matière de culture sera de 1% du PIB, demandé depuis 1956 par André Malraux, premier Ministre de la Culture, et jamais atteint depuis.
Pour que la France soit enfin reconnue comme puissance culturelle, c’est à nos candidatures, celle de la France Insoumise, celle de Jean-Luc Mélenchon, qu’il faut faire confiance.