Meeting du 28 février : covoiturage depuis Chaumont et depuis Bar sur Aube !

Afin de permettre au plus grand nombre de participer au meeting du 28 février à Saint Julien les Villas, les Insoumis-e-s de Chaumont et de Bar sur Aube mettent en place des covoiturages pour s’y rendre.

Si vous avez besoin d’une place, inscrivez vous avec le formulaire ci-dessous . Merci !

Et au 28, nous espérons !

 

Meeting du 28 février : on a besoin de vous !

Le meeting du 28 février sera un élément d’importance nationale, sous le regard de nombreux journalistes, et avec des orateurs et oratrices qui nous aideront à faire rayonner la parole insoumise dans notre département qui en a bien besoin…
Aussi avons-nous besoin de toutes les forces pour organiser un accueil digne de ce nom !
Il nous faudra du monde pour transporter les invités, pour aménager la salle, pour assurer le bon fonctionnement et le service d’ordre du meeting !
Si vous avez même un peu de temps, c’est déjà beaucoup et grand merci… Aidez nous à organiser ce travail en répondant au questionnaire ci-dessous…
Au 28 février… 

 

 

 

 

 

Manon répond à l’Aube insoumise…

A l’occasion de sa venue à Saint-André les Vergers, Manon Aubry a répondu aux interrogations qui pouvaient être les nôtres, ici dans le département, sur les enjeux de l’élection européenne.

 

Manon Aubry auprès des gilets jaunes

Nous empruntons à Manon ce post de sa page Facebook. Mieux que nous, elle raconte ce qu’elle a ressenti à la rencontre des gilets jaunes. Nous qui sommes insoumis et gilets jaunes, on lui dit merci… d’éteindre la seule, avec enthousiasme et simplicité… Merci et bravo !

Manon et Laure sur le rond-point du Bricorama

Ils s’appellent Roger, Jean, Alexandre et Patricia*. En ce 13ème acte des Gilets Jaunes, petit récit d’une rencontre marquante cette semaine sur un rond-point.
Ils sont présents tous les jours depuis 13 semaines en gilet jaune sur un rond-point de Saint-André-les-Vergers, à côté de Troyes. Lorsque je les rencontre, la première chose qu’ils me disent est : “aucun responsable politique n’est venu nous voir, ils nous abandonnent”. Leur colère est forte à l’encontre de l’ensemble de la classe politique tellement la rupture semble consommée. Mais il y en a un qui cristallise plus que tout leur colère : Emmanuel Macron.

Très vite, la conversation s’engage sur la politique du monarque : “Tout pour les riches, rien pour nous”. “Il ne connaît rien à ce qu’on vit au quotidien”. “Du mépris, c’est tout ce qu’il a pour nous”. “On peine à survivre et c’est à nous qu’il demande un effort”. Notre conservation est ponctuée de nombreux klaxons des camions et voitures qui manifestent leur soutien en passant.

Ces mots raisonnent comme une analyse cinglante de la politique du gouvernement. Et tellement juste. Tout autour du rond-point, des pancartes ont été confectionnées pour rappeler les principales revendications des gilets jaunes : rétablissement de l’ISF, hausse du SMIC et des minimas sociaux, référendum d’initiative citoyenne. Bref, partage des richesses et partage du pouvoir.

La plupart d’entre eux sur le rond-point ne sait pas s’ils vont voter aux prochaines élections européennes. Ni pour qui ils vont voter s’ils y vont. Mais ils s’accordent sur une chose : infliger une défaite sévère à Emmanuel Macron et sa politique. L’un d’eux pense à voter pour le Rassemblement National, car “c’est la deuxième liste derrière Macron”. Et lorsque je lui fais remarquer que la Rassemblement National ne défend pas les intérêts des gilets jaunes : ni la hausse du SMIC, ni le partage des richesses, ni un changement de constitution pour sortir de la Vème République, il répond qu’il “est prêt à tout pour dégager Macron”. Mais un débat vif s’engage sur qui peut au mieux représenter les intérêts du peuple et certains sont prêts à soutenir la France Insoumise “car ils nous comprennent eux au moins”. Je serai de retour à Troyes pour une réunion publique le 28 février avec Adrien Quatennens et tous s’accordent pour venir. En gilet jaune bien sûr. Car la brêche ouverte par ce mouvement social ne peut s’arrêter, tous veulent un vrai débat et il faut maintenant un changement politique.

Cela fait maintenant 13 semaines qu’ils occupent ce rond-point de Saint-André les Vergers. 13 semaines qu’ils font régulièrement face au démantèlement de leur petit camp par les forces de l’ordre et qu’ils reviennent. 13 semaines que la solidarité s’exprime aussi et que les habitants viennent leur amener des vivres et du bois pour se chauffer. Un feu de bois qui les maintient à flot. Pour l’une d’elle: “sans ce feu, je ne tiendrai pas, il fait trop froid”. Face à un gouvernement impassible, voilà ce qu’a apporté ce mouvement : de la chaleur humaine.

Roger, Jean, Alexandre, Patricia et tous les autres gilets jaunes : vous êtes d’un extraordinaire courage. Vous avez montré qu’il est possible de reprendre notre destin en main. Cette flamme allumée sur ce rond-point de Saint-André les Vergers ne s’éteindra pas !

*leurs prénoms ont été modifiés pour assurer leur anonymat

Opération 471 : première étape du circuit nord à Saint-André les Vergers

Saint-André les Vergers, place centrale du quartier Maugou… Plus de trois mille habitants, au coeur de l’agglomération troyenne… C’est là que le comité électoral de la France Insoumise a organise l’étape de lancement du circuit nord de l’holovan de la France Insoumise, une prouesse technologique au service d’une politique qui se rapproche du peuple…

Lucas, le cameraman de la FI, vous présente l’opération en quelques images :

Pour l’occasion, Manon Aubry, tête de la liste de la France Insoumise “Maintenant le peuple” était là, ainsi que Laure Manesse, candidate originaire de Reims…

Discussion avec les militants, rencontres avec les habitants, porte à porte, une politique auprès des gens, et pour les gens…

 

“Sommes-nous en démocratie ?”

Les impressions d’un insoumis qui s’est rendu au premier “grand débat” dans l’Aube, à Arcis, sur le thème de la démocratie.

Pour informations, vous pouvez consulter l’article de l’Est-éclair (édition réservée aux abonnés) ou bien regarder le reportage de Canal 32.

“Chers amis du groupe d’action.
Je suis donc allé à Arcis au 1er grand débat de l’Aube. J’y ai compté 5 rangs de 12 personnes.  Beaucoup de retraités, des élus, des syndicalistes et 6-8 gilets jaunes. Quelques jeunes, des journalistes…

J’ai apprécié l’animation faite au nom de l’association “Elu – citoyen”
Il y a unanimité à mains levées pour refuser la facture de location de la salle : cela devrait devait même être dénoncée dans la presse.
Vraiment tout le monde a pu s’exprimer.
Pour ma part j’avais sollicité d’y assister, pour me rendre compte de son intérêt  et pour y apporter une contribution, afin de ne pas laisser monopoliser la campagne des européennes

“Aquoibonite” ou autre avenir possible au “Je ne changerai pas de cap.”
La soumission à l’argent rend inhumain. Pour ceux qui ne se remettent pas en cause, c’est toujours de la faute des autres. La fin ne justifie pas les moyens. Répression – Dissuasion…
Quand une règle s’avère néfaste, il faut pouvoir la changer : Résister ou collaborer !!!
Légitimité de la violence d’état ?

 

En fin de rencontre, j’ai remis à Mr Charles Desguy mon tract corrigé du janvier. Cliquez sur la miniature pour le lire !

Solutions retenues par la presse : La reconnaissance du vote blanc, plus de proportionnelle, un vote obligatoire, une décentralisation législative (la France est le seul pays aussi hyper centralisé), évaluer l’efficacité d’une loi et éventuellement l’abroger. Développer la culture du consensus en France.

J’ajouterai d’abord la justice sociale, la présence des élus, une seule paye à temps complet, la révocation de ceux qui ne respectent pas leurs promesses, le comportement infantile (jusqu’où trop loin) de celui qui nous traite d’enfants, seuls droits du citoyen : voter et payer + pétitions, comment se faire écouter, reprendre l’ascendant ?

Constat d’impuissance (à l’insu de notre plein gré)… Les députés ne font que suivre les directives de leur parti et ne sont pas tenus aux résultats.

Alerter celui qui est dans la bonne commission.

Sans les Gilets Jaunes (les sans-culottes) on ne serait pas là aujourd’hui. On a retrouvé la sociabilité, le café du village d’autrefois. Je m’intéresse à la politique depuis. On est  client, lanceur d’alerte, l’état est sans étoile, il faut évaluer régulièrement nos élus. Quel impôt sert à quoi ? Même l’homme est marchandisé. La France est-elle souveraine (en Europe) ? Quelle est la part non traçable de la dette ?…

Pourvu que les futurs autres débats soient aussi productifs.

Débattez, braves gens, le roi Macron a déjà décidé !

Dernièrement, nous vous avions fait part de notre avis sur le “Grand Débat” sauce Macron et nous en avions conclu que cet exercice devrait plutôt s’appeler en réalité La Grande Arnaque.

Et puis aujourd’hui, nous nous sommes connectés sur le site gouvernemental dédié à cet événement…et là, la grande arnaque s’est muée en grande fumisterie.

On nous demande de répondre en quelques minutes à des questions rapides… C’est bien vu, plus vite vous répondez , moins vous réfléchissez !

Depuis trois mois, des revendications émergent des rond-points, et sont reprises par une très grande partie de la population qui réclame une vraie justice sociale avec l’augmentation des salaires , le rétablissement de l’ISF, une véritable démocratie et le partage des richesses , dont une grande part est confisquée par les gros actionnaires qui se vautrent dans la fange boursière.

Et pourtant, braves gens, vous n’y comprenez rien, le Gouvernement pense pour vous.

Vous avez le choix entre réduire les dépenses publiques ou augmenter les impôts.

IL FAUT CHOISIR ENTRE LA PESTE ET LE CHOLERA.

MOINS DE SERVICES PUBLICS OU PLUS D’IMPOTS.

En vérité, Macron, le VRP du CAC 40, veut nous faire avaliser qu’il ne faut surtout pas toucher à la fortune de ses bons amis qui l’ont porté au pouvoir.

Pourtant, il faut savoir que les 500 plus grosses fortunes du pays totalisent, vous ne rêvez pas … 573 milliards d’euros, c est à dire qu’elles possèdent l’équivalent de plus de 80% du budget total des dépenses sociales(environ 700 milliards). C est pour celles là que Macron a supprimé l’ISF.

Quand Sa majesté Macron 1er (et dernier, on l’ espère) nous parlait de « pognon de dingue », on avait pensé à ces fortunes obscènes et ces nantis dont les murs des villas ruissellent d’argent…

Mais non, il nous visait nous, les plus pauvres , les RMistes, les retraité(e)s les RIENS, les chômeurs, ces fainéants qui ne voulons pas traverser la rue pour trouver un emploi, les salarié(e)s qui, tout en travaillant , n’arrivons pas à boucler la fin du mois, ces femmes , bien souvent seules avec des enfants et qui n’avons que pour horizon la précarité et les salaires sous payés, les jeunes qui somes bien souvent la génération No Future, les paysans aux revenus de misère avec trop souvent le suicide comme seule solution.

Quant à la démocratie, et à la citoyenneté : c’est je ne veux voir qu’une seule tête !

La proportionnelle intégrale …Poubelle. Nous devons répondre sur l’introduction d’une dose de proportionnelle… et encore pour certaines élections !

Bien sûr, la réduction du nombres de parlementaires , c’est le jackpot pour Macron. A moindre frais, il pourra obtenir , par un référendum cousu main, une légitimité pour reprendre la main et continuer sa politique libérale.

A propos de l’écologie, il lui faut noyer le poisson avec des questions insipides et, au passage, il nous parle de la sacro sainte compétitivité dans le secteur de l’agriculture, quand on sait les ravages de la culture intensive sur notre santé.

Pas un mot, pas une question sur les traités de libre échange qui sont pourtant néfastes à la démocratie, l’intérêt général et l’environnement, et les conditions de travail.

Le grand débat, c’est discutez entre vous les gens mais le Roi décidera et continuera la même politique qui consiste à protéger les intérêts des plus riches pour qu’ils s’engraissent sur le dos des masses laborieuses .

Ce que nous devons exiger avec la France Insoumise, c’est une économie du partage en faveurs des plus démunis , une économie de solidarité qui prenne l’argent là où il est.

Gilets Jaunes de l’Aube : “Soyons réalistes… (air connu !)

Nous avons appris sur la page Facebook de la France en colère 10 qu’une lettre avait été envoyée, au nom des gilets jaunes, au Préfet. Cette entrevue a donné lieu à la publication d’un compte-rendu.

Vous pouvez consulter les deux documents en cliquant sur les images ci-dessous.

         

 

 

 

Sans doute les auteurs de cette initiative ignoraient-ils l’initiative de vote lancée sur les revendications des gilets jaunes, afin que l’expression collective soit à la hauteur des exigences de démocratie du mouvement !

Car le choix des trois revendications principales (qui a décidé ?) est plus qu’étonnant !

En effet, la première revendication est celle de la baisse des taxes… sur la nourriture, l’eau, le gaz, le fioul… Bravo : la baguette coûtera moins cher, le caviar aussi ! Et comme il n’y aura pas de taxe sur le kérosène, les bobos parisiens pourraient aller se ressourcer de l’autre côté de la planète pendant que les précaires continueront de s’empoisonner dans les embouteillages ! Cette revendication n’a aucun sens si elle ne s’accompagne pas d’une augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux et de leur indexation sur le coût de la vie !

La lutte des gilets jaunes ce n’est pas la diminution des taxes, c’est la hausse du pouvoir d’achat et une meilleure répartition des richesses !

Vient ensuite le fameux RIC, pour une réelle démocratie participative, porte d’entrée pour améliorer ensuite notre quotidien…. Eh bien voilà un préfet qui a dû être content : des manifestant-e-s qui lui déclarent gentiment qu’on réglera les problèmes plus tard.

Le RIC est un vrai outil, qui mérite un vrai débat : quel RIC avec quelles modalités et avec quelle constitution ? Si le RIC ne nous permet pas de sortir du régime existant, il ne sera qu’un instrument de plus qu’utilisera la Macronie pour nous vendre ses pseudo-réformes institutionnelles et son bradage des services publics…

C’est pourquoi la France Insoumise déposera, lors de sa niche parlementaire le 21 février, une “proposition de loi constitutionnelle visant à instaurer la possibilité de référendum d’initiative citoyenne.” C’est certes l’actualité, mais c’est aussi le programme que nous avons défendu lors de l’élection présidentielle.

 

Cette proposition de loi va donc jusqu’au bout de la logique du RIC, en proposant un référendum de convocation d’une Assemblée Constituante, au motif que “Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.”

Donner le pouvoir au peuple, comme le demandent les gilets jaunes, c’est lui donner le pouvoir de changer les règles et le système, et non d’aménager une constitution dépassée et obsolète.

La troisième revendication porte sur la transparence dans l’utilisation des fonds publics : louable initiative, mais si l’on réduit ces fonds aux émoluments des personnels politiques et de (certains ?) haut-fonctionnaires, on ne va pas aller bien loin !

A-t-on oublié l’ISF ? A-t-on oublié une répartition plus juste de l’impôt sur le revenu (14 tranches au lieu de 5 comme le propose la FI)? A-t-on oublié le refus de vendre les biens d’état comme les barrages et les aéroports ? A-t-on oublié les nécessités de financement de la santé publique en s’attaquant aux lobbies des cliniques privées et de l’industrie pharmaceutique ?

Ce que veulent les gilets jaunes, comme le veut la FI, c’est une économie du partage, en faveur des plus démunis, une économie de solidarité, qui prenne l’argent là où il est, c’est-à-dire dans les dividendes excessifs donnés aux actionnaires de multinationales qui évitent l’obligation de l’impôt par l’évasion et l’optimisation fiscale !  Justice fiscale, l’outil du peuple pour le peuple !

Alors, de grâce, ne concluons pas ce mouvement exemplaire par un nouvel exemple de compromission, même si les élections approchent, même si la perspective d’une dissolution se dessine, même si les egos ont de nouveau tendance à se réveiller…

Continuons à ne rien lâcher …. Exigence du combat pour le peuple et envers le peuple !

“La démocratie est la lutte contre toute élite qui voudrait s’attribuer l’autorité sur autrui en vertu de sa puissance propre, que ce soit l’élite de la naissance, de l’argent ou même de l’intelligence.”

Le débat est sur les rond-points et dans la rue, pas dans les salons dorés de la République bourgeoise !

 

Les appels des gilets jaunes de Commercy

Dans cet article, les deux appels des gilets jaunes de Commercy, posant une réelle démocratie comme constituante du mouvement et nécessité pour la victoire !

Les textes des appels sont en dessous des vidéos

APPEL DES GILETS JAUNES DE COMMERCY

À DES ASSEMBLÉES POPULAIRES PARTOUT

REFUSONS LA RÉCUPÉRATION !

VIVE LA DÉMOCRATIE DIRECTE !

PAS BESOIN DE “REPRÉSENTANTS” RÉGIONAUX !

Depuis près de deux semaines le mouvement des gilets jaunes a mis des centaines de milliers de personnes dans les rues partout en France, souvent pour la première fois. Le prix du carburant a été la goutte de gasoil qui a mis le feu à la plaine. La souffrance, le ras-le-bol, et l’injustice n’ont jamais été aussi répandus. Maintenant, partout dans le pays, des centaines de groupes locaux s’organisent entre eux, avec des manières de faire différentes à chaque fois.

Ici à Commercy, en Meuse, nous fonctionnons depuis le début avec des assemblées populaires quotidiennes, où chaque personne participe à égalité. Nous avons organisé des blocages de la ville, des stations services, et des barrages filtrants. Dans la foulée nous avons construit une cabane sur la place centrale. Nous nous y retrouvons tous les jours pour nous organiser, décider des prochaines actions, dialoguer avec les gens, et accueillir celles et ceux qui rejoignent le mouvement. Nous organisons aussi des « soupes solidaires » pour vivre des beaux moments ensemble et apprendre à nous connaître. En toute égalité.

Mais voilà que le gouvernement, et certaines franges du mouvement, nous proposent de nommer des représentants par région ! C’est à dire quelques personnes qui deviendraient les seuls « interlocuteurs » des pouvoirs publics et résumeraient notre diversité.

Mais nous ne voulons pas de « représentants » qui finiraient forcément par parler à notre place !

À quoi bon ? À Commercy une délégation ponctuelle a rencontré le sous-préfet, dans les grandes villes d’autres ont rencontré directement le Préfet : ceux ci-font DÉJÀ remonter notre colère et nos revendications. Ils savent DÉJÀ qu’on est déterminés à en finir avec ce président haï, ce gouvernement détestable, et le système pourri qu’ils incarnent !

Et c’est bien ça qui fait peur au gouvernement ! Car il sait que s’il commence à céder sur les taxes et sur les carburants, il devra aussi reculer sur les retraites, les chômeurs, le statut des fonctionnaires, et tout le reste ! Il sait aussi TRÈS BIEN qu’il risque d’intensifier UN MOUVEMENT GÉNÉRALISÉ CONTRE LE SYSTÈME !

Ce n’est pas pour mieux comprendre notre colère et nos revendications que le gouvernement veut des « représentants » : c’est pour nous encadrer et nous enterrer ! Comme avec les directions syndicales, il cherche des intermédiaires, des gens avec qui il pourrait négocier. Sur qui il pourra mettre la pression pour apaiser l’éruption. Des gens qu’il pourra ensuite récupérer et pousser à diviser le mouvement pour l’enterrer.

Mais c’est sans compter sur la force et l’intelligence de notre mouvement. C’est sans compter qu’on est bien en train de réfléchir, de s’organiser, de faire évoluer nos actions qui leur foutent tellement la trouille et d’amplifier le mouvement !

Et puis surtout, c’est sans compter qu’il y a une chose très importante, que partout le mouvement des gilets jaunes réclame sous diverses formes, bien au-delà du pouvoir d’achat ! Cette chose, c’est le pouvoir au peuple, par le peuple, pour le peuple. C’est un système nouveau où « ceux qui ne sont rien » comme ils disent avec mépris, reprennent le pouvoir sur tous ceux qui se gavent, sur les dirigeants et sur les puissances de l’argent. C’est l’égalité. C’est la justice. C’est la liberté. Voilà ce que nous voulons ! Et ça part de la base !

Si on nomme des « représentants » et des « porte-paroles », ça finira par nous rendre passifs. Pire : on aura vite fait de reproduire le système et fonctionner de haut en bas comme les crapules qui nous dirigent. Ces soi-disant «représentants du peuple» qui s’en mettent plein des poches, qui font des lois qui nous pourrissent la vie et qui servent les intérêts des ultra-riches !

Ne mettons pas le doigt dans l’engrenage de la représentation et de la récupération. Ce n’est pas le moment de confier notre parole à une petite poignée, même s’ils semblent honnêtes. Qu’ils nous écoutent tous ou qu’ils n’écoutent personne !

Depuis Commercy, nous appelons donc à créer partout en France des comités populaires, qui fonctionnent en assemblées générales régulières. Des endroits où la parole se libère, où on ose s’exprimer, s’entraîner, s’entraider. Si délégués il doit y avoir, c’est au niveau de chaque comité populaire local de gilets jaunes, au plus près de la parole du peuple. Avec des mandats impératifs, révocables, et tournants. Avec de la transparence. Avec de la confiance.

Nous appelons aussi à ce que les centaines de groupes de gilets jaunes se dotent d’une cabane comme à Commercy, ou d’une « maison du peuple » comme à Saint-Nazaire, bref, d’un lieu de ralliement et d’organisation ! Et qu’ils se coordonnent entre eux, au niveau local et départemental, en toute égalité !

C’est comme ça qu’on va gagner, parce que ça, là haut, ils n’ont pas l’habitude de le gérer ! Et ça leur fait très peur.

Nous ne nous laisserons pas diriger. Nous ne nous laisserons pas diviser et récupérer.

Non aux représentants et aux porte-paroles autoproclamés ! Reprenons le pouvoir sur nos vies ! Vive les gilets jaunes dans leur diversité !

VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, POUR LE PEUPLE !

Si vous vous retrouvez dans les bases de cet appel chez vous, dans votre groupe local de gilets jaunes, ou autre, contactez-nous sur giletsjaunescommercy@gmail.com et coordonnons-nous sur la base d’assemblées populaires et égalitaires !

Notre deuxième appel s’adresse :
A tous les Gilets Jaunes.
A toutes celles et ceux qui ne portent pas encore le gilet
mais qui ont quand même la rage au ventre. 

Cela fait désormais plus de six semaines que nous occupons les ronds-points, les cabanes, les places publiques, les routes et que nous sommes présents dans tous les esprits et toutes les conversations.

Nous tenons bon !

Cela faisait bien longtemps qu’une lutte n’avait pas été aussi suivie, aussi soutenue, ni aussi encourageante !

- Encourageante car nos gouvernants ont tremblé et tremblent encore sur leur piédestal
- Encourageante car ils commencent à concéder quelques miettes.
- Encourageante car nous ne nous laissons désormais plus avoir par quelques os à ronger.
- Encourageante car nous apprenons toutes et tous ensemble à nous respecter, à nous comprendre, à nous apprécier, dans notre diversité. Des liens sont tissés. Des modes de fonctionnement sont essayés. Et ça, ils ne peuvent plus nous l’enlever.
- Encourageante aussi, car nous avons compris qu’il ne faut plus nous diviser face à l’adversité. Nous avons compris que nos véritables ennemis, ce sont les quelques détenteurs d’une richesse immense qu’ils ne partagent pas : les 500 personnes les plus riches de France ont multiplié par 3 leur fortune depuis la crise financière de 2008, pour atteindre 650 milliards d’€ !!! Les cadeaux fiscaux et sociaux faits aux plus grandes sociétés s’élèvent également à plusieurs centaines de milliards par an. C’est intolérable !
- Encourageante enfin, car nous avons compris que nous étions capables de nous représenter nous mêmes, sans tampon entre les puissants et le peuple, sans partis qui canalisent les idées à leur seul profit, sans corps intermédiaires davantage destinés à amortir les chocs, à huiler le système, plutôt qu’à nous défendre.

Nous pleurons aujourd’hui les victimes de la répression, plusieurs morts et des dizaines de blessés graves. Maudits soient ceux qui ont permis cela, mais qu’ils sachent que notre détermination est intacte, bien au contraire !

Nous sommes fiers de ce chemin accompli si vite et de toutes ces prises de conscience qui sont autant de victoires sur leur système écrasant.

Et nous sentons très bien que cette fierté est partagée par énormément de gens.

Comment pourrait-il en être autrement, alors que ce système et ce gouvernement qui le représente n’ont de cesse de détruire les acquis sociaux, les liens entre les gens, et notre chère planète ?

Il nous faut donc continuer, c’est vital. Il nous faut amplifier ces premiers résultats, sans hâte, sans nous épuiser, mais sans nous décourager non plus. Prenons le temps, réfléchissons autant que nous agissons.

Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent cette rage et ce besoin de changement, soit à continuer à porter fièrement leur gilet jaune, soit à l’enfiler sans crainte.

Il faut désormais nous rassembler partout, former des assemblées citoyennes, populaires, à taille humaine, où la parole et l’écoute sont reines.

Des assemblées dans lesquelles, comme à Commercy, chaque décision est prise collectivement, où des délégués sont désignés pour appliquer et mettre en musique les décisions. Pas l’inverse ! Pas comme dans le système actuel. Ces assemblées porteront nos revendications populaires égalitaires, sociales et écologiques.

Certains s’autoproclament représentants nationaux ou préparent des listes pour les futures élections. Nous pensons que ce n’est pas le bon procédé, tout le monde le sent bien, la parole, notre parole va se perdre dans ce dédale ou être détournée, comme dans le système actuel.

Nous réaffirmons ici une fois de plus l’absolue nécessité de ne nous laisser confisquer notre parole par personne.

Une fois ces assemblées démocratiques créées, dans un maximum d’endroits, elles ouvriront des cahiers de revendications.

Le gouvernement a demandé aux maires de mettre en place des cahiers de doléances dans les mairies. Nous craignons qu’en faisant ainsi nos revendications soient récupérées et arrangées à leur sauce et qu’à la fin, elles ne reflètent plus notre diversité. Nous devons impérativement garder la main sur ces moyens d’expression du peuple ! Pour cela, nous appelons donc à ce qu’ils soient ouverts et tenus par les assemblées populaires !

Qu’ils soient établis par le peuple et pour le peuple !

Depuis Commercy, nous appelons maintenant à une grande réunion nationale des comités populaires locaux.

Fort du succès de notre 1er appel, nous vous proposons de l’organiser démocratiquement, en janvier, ici à Commercy, avec des délégués de toute la France, pour rassembler les cahiers de revendications et les mettre en commun.

Nous vous proposons également, d’y débattre tous ensemble des suites de notre mouvement.

Nous vous proposons enfin de décider d’un mode d’organisation collectif des gilets jaunes, authentiquement démocratique, issu du peuple et respectant les étapes de la délégation.

Ensemble, créons l’assemblée des assemblées, la Commune des communes.

C’est le sens de l’Histoire, c’est notre proposition.

VIVE LE POUVOIR AU PEUPLE, PAR LE PEUPLE, ET POUR LE PEUPLE !

Si vous êtes intéressés par notre démarche, nous proposons que l’assemblée des assemblées se tienne le samedi 26 janvier à 14h à Commercy (ou endroit proche, selon la disponibilité des lieux).

L’ordre du jour, le lieu, et les modalités pratiques seront bientôt annoncés sur sur la page Facebook “Les Gilets Jaunes de Commercy ” : https://www.facebook.com/Les-Gilets-Jaunes-de-Commercy-440617629803047/