Une nouvelle marche pour le climat

Dimanche 27 janvier aura lieu à Troyes une “Marche de réveil pour le climat”.

https://www.facebook.com/events/1091016371080004/

Voici un manifeste qui a été établi par l’ensemble des associations et particuliers participants à l’organisation de la marche.

Ce texte sera utilisé de 2 manières :

– manifeste remis au élus le jour de la marche.
– pétition à faire signer dès aujourd’hui autour de vous et aussi le jour de la marche. L’ensemble des signatures sera ensuite envoyé aux élus après la marche.

Alors, pour la réussite de l’opération, quelqu’un a dit : “on-compte-sur-vous” !

Cliquez sur l’image pour télécharger le texte de la pétition 

Stop à l’impunité des multinationales !

Une coalition de plus de 150 organisations de 16 pays européens rend publique ce mardi 22 janvier une pétition pan-européenne demandant aux dirigeants européens de mettre fin au système de justice d’exception dont bénéficient les entreprises multinationales et d’introduire des régulations contraignantes pour qu’elles respectent les droits humains et l’environnement.

Cliquez sur l’image pour aller sur la page de la pétition !

Non au grand débat !

Des Insoumis-e-s aubois ont rédigé la position collective suivante. La FI n’étant pas un mouvement, il est l’expression de certain-e-s d’entre eux, sans aucune remise en cause d’autres choix faits en fonction des situations locales.

Il n’est d’autre insoumission que de promouvoir l’intérêt général humain !

Aussi, cette fois-ci plus encore que d’autres, n’hésitez pas à commenter !

Insoumis-e-s dans l’Aube, nous ne participerons pas au grand débat national décidé par Emmanuel Macron. Cela fait deux mois que le peuple discute, propose et revendique… Poser que cette activité est nulle quand elle ne se déroule pas sous les ors du pouvoir est un premier signe de mépris.Dans le cadre de son programme L’Avenir en Commun, qui converge pour l’essentiel avec les revendications des gilets jaunes, la France Insoumise propose que le pouvoir soit rendu au peuple pour qu’il organise un vrai partage des richesses.Cela veut dire l’augmentation du pouvoir d’achat dans le cadre d’une société débarrassée de la compétition à outrance et du dumping planétaire, première condition à une transition écologique indispensable pour l’intérêt général humain.

Dans ce contexte, et au vu des sacrifices consentis par les Français en ces temps de répression, se contenter de hochets serait insulter la mémoire.

C’est pourquoi, contrairement au Rassemblement National, nous disons qu’il faut augmenter le SMIC.

C’est pourquoi, contrairement aux libéraux rose bleu vert, nous disons qu’aucun accord électoral ne mérite d’empoisonner la population, et qu’il faut interdire immédiatement le glyphosate.

C’est pourquoi, contrairement aux libre-échangistes qui transportent à tout va, au péril de la planète, des marchandises que l’on pourrait produire au plus près en donnant du travail à tous, nous disons qu’il faut un protectionnisme solidaire et dénoncer tous les traités de libre-échange (CETA, JEFTA, TAFTA)

C’est pourquoi nous continuerons le vrai débat, celui des ronds-points et des piquets de grève, celui des associations et des assemblées citoyennes, et ne participerons pas à cette énième mascarade d’un pouvoir aux abois.

« Il est grand temps d’interdire les Flash-Ball et les grenades de désencerclement »

dans À la une, Actualités du mouvement

Tribune initialement publiée dans Le Monde daté du 18 janvier 2019 .

La répression contre les Gilets Jaunes a été massive. Les chiffres en donnent toute l’étendue : plus de 5 600 interpellations et gardes à vue, plus de mille condamnations. Le bilan officiel fin 2018 recensait environ 3 000 blessés et mutilés. Des femmes et des hommes dont la vie aura été brisée. 

Le gouvernement a fait le choix d’un maintien de l’ordre brutal et disproportionné face au mouvement : dispositifs policiers démesurés, journalistes bousculés et empêchés de travailler, gardes à vue et arrestations préventives, gazages et matraquages systématiques, évacuations violentes, tirs de Flash-Ball et de grenades de désencerclement, drones et hélicoptères, déploiement de blindés… En annonçant le retour de la loi « anticasseurs », invention de la droite après Mai 68, le premier ministre affiche la couleur. La désescalade n’est pas l’option du gouvernement. La matraque est désormais sa seule réponse politique !

Le choix de la force et de l’affrontement est toujours la tentation d’un pouvoir affaibli, ébranlé par une exigence démocratique et sociale qui vient des profondeurs du pays et qui le conteste. L’escalade répressive et l’utilisation intensive des moyens de police finissent d’ailleurs par mettre en danger les gendarmes et les policiers eux-mêmes.

Le président, le gouvernement, la majorité parlementaire et leurs relais médiatiques en appellent aujourd’hui à la défense des institutions et de la République pour mieux se protéger et justifier la criminalisation d’un mouvement qui ne saurait se résumer aux violences que nous condamnons. Ce faisant, ils nourrissent la logique infernale de la « provocation-répression » et minent en fait encore un peu plus les bases de notre pacte républicain.

Incompréhension de classe

Nous sommes bien en face d’une incompréhension de classe, doublée d’une tentative désespérée de mettre à l’abri une oligarchie qui a permis à Emmanuel Macron d’accéder au pouvoir. Ce choix de la répression et de la violence policière est à l’œuvre depuis longtemps dans les quartiers populaires et touche particulièrement les pauvres, les précaires, les jeunes, les migrants. Il est également à l’œuvre contre les ZAD et les mouvements d’écologie radicale. Les victimes de ces politiques avaient une vie, des familles, des rêves. Elles ont aussi des noms : Rémi Fraisse à Sivens (Tarn), Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).

La « maladie sécuritaire » ne date pas d’aujourd’hui. Emmanuel Macron n’est qu’un accélérateur de particules. Il est le digne héritier des gouvernements précédents, qui avaient bien commencé le travail de régression en matière de libertés publiques et d’attaques contre le pacte social. Rappelons toutes les lois votées qui ont relégué le juge derrière le préfet, le procureur et le policier, suivies par le basculement, par cette nouvelle majorité, de dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun. Aujourd’hui, Edouard Philippe n’a plus qu’à « piocher » dans cet arsenal répressif, « coconstruction » de la droite et du gouvernement Hollande-Valls, pour réprimer et diaboliser un mouvement auquel il ne veut pas répondre.

Les « gilets jaunes » ont mis le doigt sur tout ce qui ne va pas et le rappellent à chaque rond-point. Il est temps de trouver des remèdes pour soulager ce corps malade qu’est devenue la France et d’apporter des réponses concrètes aux attentes de justice et de démocratie exprimées par les manifestants, notamment le rétablissement de l’ISF, la mise en place du RIC (dont les modalités restent à définir), une fiscalité plus juste pour les PME et TPE, notamment celles travaillant pour la transition écologique, une réelle augmentation du smic et des minima sociaux, la baisse du prix des produits de première nécessité.

En finir avec l’arbitraire

Nous devons, et nous allons, combattre la nouvelle étape annoncée par le premier ministre dans la mise sous tutelle du droit de manifester, inspirée de la proposition de loi du sénateur Les Républicains Bruno Retailleau. Aujourd’hui, ce sont les « gilets jaunes » qui sont visés. Demain, nous pourrons l’être toutes et tous.

Il est grand temps d’abandonner et d’interdire toutes les armes dites non létales dont l’utilisation conduit à des mutilations ou à des morts, telles que les Flash-Ball et les grenades de désencerclement, et d’en finir avec l’arbitraire de l’Etat policier, des lois et de la justice à deux vitesses, qui garantissent aux puissants et aux forces de l’ordre l’impunité et imposent à celles et ceux qui contestent l’ordre établi la répression sans limites.

Mais au-delà de ce combat contre la criminalisation et la répression de masse, et pour nos libertés, une autre responsabilité nous incombe à toutes et à tous, qui exige la mobilisation la plus déterminée possible : celle de pousser au changement que les « gilets jaunes » et tant de citoyens exigent à raison aujourd’hui.

Plus de 6000 membres ont déjà participé

Répression des Gilets jaunes : le groupe parlementaire LFI s’engage

dans Le groupe, Nos parlementaires

Face aux multiples témoignages de violences policières et au nombre sans cesse croissant de blessés recensés depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les députés du groupe La France insoumise s’engagent.

Après la plainte d’Ugo Bernalicis contre le ministre de l’Intérieur, Alexis Corbière dépose aujourd’hui au nom du groupe une proposition de loi demandant la suspension immédiate de l’utilisation des flashballs et grenades explosives types GLI F4, assortie d’une demande d’ouverture de commission d’enquête.

D’autres propositions de loi sont en cours d’élaboration, et une table ronde sur la répression du mouvement des gilets jaunes, coordonnée par Daniele Obono, Ugo Bernalicis et Éric Coquerel, suivie d’une conférence de presse, aura lieu le 24 janvier à l’AN, à notre initiative.

En Colombie, les référendums d’initiative citoyenne stoppent les mines

“En Colombie, la lutte contre les projets d’exploitation minière et pétrolière s’organise à l’échelle municipale par le biais de référendums. Une pratique qui déplaît au gouvernement mais qui dynamise les territoires où elle se déroule.”

C’est le début d’un article que Reporterre consacre à la pratique du référendum… A l’heure du débat sur le RIC, une expérience dont s’enrichir, en lisant l’article complet sur leur site: cliquez sur la photo !

Luc Ferry doit être traduit en justice

Les propos scandaleux de Luc Ferry appelant à tirer sur les manifestant-e-s sont inadmissibles, encore plus d’un ancien ministre qui a la prétention de jouer les intellectuels…

D’où cette pétition que nous vous invitons à rejoindre, en cliquant sur l’image :

Déposez plainte contre Castaner pour entrave au droit de manifestation

Le député insoumis Ugo Bernalicis a déposé plainte devant la Cour de justice de la République contre Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, au titre de l’article 431-1 pour entrave à l’exercice de la liberté de manifestation. 

Dans un entretien pour Brut, en date du vendredi 11 janvier, le ministre de l’Intérieur avait déclaré que les manifestant·e·s présent·e·s lors de la nouvelle mobilisation des Gilets jaunes du samedi 12 janvier seraient considéré·e·s comme complices des casseur·se·s. Une menace claire visant à décourager les Gilets jaunes et une nouvelle étape dans la réponse autoritaire du gouvernement au mouvement. Une stratégie qui n’aura encore une fois pas payé puisque les Gilets jaunes étaient présent·e·s en très grand nombre ce weekend un peu partout en France.

Les propos scandaleux de M. Castaner portent atteinte à la liberté de manifestation. Les menaces répétées à l’encontre des citoyen·ne·s qui souhaitent afficher leur mécontentement vis-à-vis du gouvernement ont pour unique but de mettre fin au mouvement. 

Les déclarations sur Brut inventent par ailleurs l’infraction de complicité de violences en manifestation. Cela n’existe nulle part dans le droit français et constitue une menace envers celles et ceux qui veulent manifester pacifiquement et légitimement.

C’est pourquoi Ugo Bernalicis a établi le courrier de dépôt de plainte contre Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur pour la déposer devant la Cour de justice de la République.

Vous aussi vous pouvez déposer plainte en cliquant sur le lien suivant :

Les gilets jaunes aubois à Saint-Dizier

Bon, d’accord, on était plus de mille à Troyes et on n’a pas encore trouvé le temps de vous en parler…

Alors, avant que les gaz lacrymo ne se dissipent complètement, quelques images de la manifestation de ce samedi à Saint-Dizier.

Le rendez-vous était fixé à 10 h ce samedi matin devant le Cube à Troyes. Une quarantaine de gilets jaunes aubois ont pris un car pour représenter le département lors de la grande manifestation régionale prévue l’après-midi dans les rues de Saint-Dizier.

D’autres manifestants aubois se sont rendus dans la cité bragarde par leurs propres moyens.